27 novembre, 2020 - 01:09
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[Rec] 2: Test Blu-Ray

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SYNOPSIS

Les autorités viennent de perdre le contact avec les occupants de l’immeuble mis en quarantaine. Personne ne sait vraiment ce qui se passe à l’intérieur. Dehors, le chaos règne… La brigade d’intervention spéciale, équipée de plusieurs caméras et envoyée sur place pour analyser la situation, va devoir affronter une menace bien réelle…


DOSSIER DE PRESSE

Suite directe de [REC] (à la minute près), le duo Balaguero/Plaza livre avec [REC]2 une nouvelle réussite à la mise en scène virtuose et survitaminée, qui aligne moments d’angoisse pure et scènes anthologiques pour un effroi garanti ! Un redoutable sommet d’efficacité et d’angoisse, qui a ravi les plus grands festivals du monde entier (Venise, Toronto et Sitges) et réuni près de 500 000 spectateurs en salles en France.

 

Les réalisateurs racontent comment est née l’idée du second volet : « En de nombreuses occassions, alors que nous montrions le film à des publics divers, les spectateurs nous soumettaient des questions et des interprétations auxquelles personne n’avait encore songé. Des détails étranges et apparemment évidents, mais qui nous avaient échappé. Et puis un jour, nous avons commencé à échafauder des théories sur les secrets et les mystères que nous avions nous-mêmes engendrés. Nous voulions en savoir plus. Explorer les possibilités de ce que nous n’avions fait qu’esquisser (…) Si [Rec] 2 existe aujourd’hui, c’est grâce aux spectateurs qui ont donné vie à son prédécesseur. »


Dans la première partie du film, on voit les évènements à travers la télécaméra d’un des agents de l’équipe spéciale de police qui est interprété directement par le directeur de la photographie Pablo Rosso, mais ce sans jamais entrer dans le cadre, évidemment.


Lors sa sortie en Espagne, le film a attiré près de 350 000 spectateurs en trois jours ce qui constituait l’un des plus gros démarrages de l’histoire pour un film espagnol en Espagne. Le film a été présenté en sélection officielle hors compétition lors de la 66ème Mostra de Venise en 2009.




Breton de coeur et d’origine, nomade de fait, tenté par la médecine,
journaliste par passion, voyageur et observateur par curiosité, Nicolas
Hulot aime rappeler qu’il «n’est pas né écologiste, mais qu’il l’est
devenu». Son parcours, semé de découvertes, d’expériences et de
rencontres qui l’ont mené d’un bout à l’autre du globe, a petit à petit
forgé son combat pour l’écologie et plus largement en faveur d’une
approche plus humaniste du monde.
Après quelques mois passés en fac de médecine, il exerce plusieurs petits
boulots et découvre la photo. Göksin Sipahioglu, créateur de l’agence
SIPA presse lui fait confiance ; Nicolas Hulot fait du photoreportage son
premier métier. Il parcourt ainsi le monde durant 5 ans et est témoin
de faits nationaux et internationaux marquants, notamment en Afrique
Australe ou en Afrique du Sud avec les événements qui ont précédé la fin
de l’apartheid. La photo l’amène naturellement à s’intéresser à la presse
écrite et parlée, et il a l’opportunité d’entrer à France Inter. De 1978 à
1987, il sera journaliste et producteur de plusieurs émissions. Il innove
dans les méthodes de reportages, se faisant acteur d’aventures qu’il
fait vivre en direct à ses auditeurs. C’est ainsi qu’il relève certains défis
comme la descente du Zambèze à la pagaie ou se pose au pôle Nord
géographique avec le 1er aéronef monomoteur. En 1987, le hasard de
la vie le mène à l’audiovisuel, chez TF1. Une simple expérience qui ne
devait durer que quelques mois, et qui se transforme en une véritable
tranche de vie. Depuis 22 ans, Nicolas Hulot a successivement été
producteur et présentateur des émissions «Ushuaïa, le magazine de
l’Extrême» (1987-1995), «Opération Okavango» (1996-1997) et enfin
«Ushuaïa Nature» (depuis 1998).

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blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 1.85:1
blue-dot Wild Side; disponibilité: mai 2010

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Tournage chaotique, caméra au poing ou autre, mais rendu enchanteur. Entièrement plongé dans les ténèbres, le film ne donne jamais à voir des ambiances visuelles en extérieur jour. Les contrastes en imposent, avec un rendu du noir de très bon aloi, et un découpage à l’intérieur de chaque plan de très bon niveau. La définition oscille en permanence: d’excellente (en de rares occasions), elle rétrograde à acceptable, épousant ainsi le rendu spécifique des différentes caméras et objectifs employés lors du tournage. L’échelle colorimétrique, aussi limitée soit-elle, a elle aussi pensée et voulue comme telle. Les éclairs de couleurs primaires (le rouge carmin du sang) se montrent extrêmement brèves, mais génèrent un joli impact visuel, aussi saisissant qu’agressif. Enfin, signalons la fluidité de l’ensemble: les images encodées en AVC jouissent d’une superbe fluidité, et l’encodage permet de suivre la cadence infernale imposée par ce tournage avec délectation. Au grand final, l’intégrité filmique du film, jusque dans es propositions d’écriture parfois surprenants (pénible dirons certains), se voit intégralement préservée, et présentée dans une forme brut de décoffrage, avidement jouissive. Une réussite, en dépit du climat visuel particulièrement instable qui baigne le film: grain, défauts, bruit rajoutés en post-production… .


 

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blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Espagnol, DTS-HD Master Audio 7.1 Français.
blue-dot 24 Bit, 48 Khz 
blue-dot OFFSET: aucun

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Rec 2 jouit d’une présence acoustique de très haut niveau, et constitue une véritable prouesse. Délaissant le polissage 5.1 habituel et sa gestion classique de l’espace sonore, la bande-son du film se veut le plus proche possible des micro de captation des caméras et caméscopes employés sur le tournage. Là où le premier opus offrait une présence essentiellement stéréophonique et frontale (mais quelle présence), ce second volet s’octroie davantage de données événementielles, dessinant ainsi un paysage sonore d’une très grande densité, et qui agit avec une violence sonore décuplée, une ampleur certes moins réalistes mais ô combien en synergie avec le propos et les flux visuels dantesques. Le volume est d’emblée placé très haut, et le rapport signal sur bruit propose une vigueur sans faille, pour une agressivité acoustique décuplée. Le canal central se montre vigoureux et réaliste, fluide et puissant, et la scène sonore stéréophonique avant ne cesse d’activer un paysage frontal riche de nuances et de mobilité, particulièrement expansif. Une furie acoustique qui touche au conceptuel, à mi chemin entre l’univers sonore du monde des jeux video, et la construction d’une architecture sonore réaliste dont seul le cinéma est capable.

 

diapason-argentLe canal de grave(s) réalise des merveilles, appuyant sans cesse et avec une vigueur sans commune mesure la moindre action à l’écran. Ample, généreuse, glissant régulièrement vers l’infra-grave, explorant le sous-grave avec puissance et tenue, cette piste 0.1 LFE se montre gigantesque et presque assommante de présence, tapissant la pièce de bruits sourds, abstraits et prégnants, qui participent objectivement à la construction de la peur. Les différents mouvements d’appareil (caméras, glissements) récupèrent des valeurs surréelle: accentués et mis en emphase, ils envahissent l’espace sonore de toute parts, générant par la-même des ambiances sophistiquées, artificielles et poussives, mais qui propulsent le film, sans cesse, vers l’avant. La qualité de l’enregistrement (doublé  de la magnifique efficacité de la réponse en fréquence) se montre elle aussi dans le haut du panier: réalistes, précis, fins et naturellement transparents à l’écoute, les bruitages divers et variés permettent une immersion dans un monde fictionnel qui happe le spectateur dès les premiers instants pour ne finalement jamais le lâcher.

 

Cette très grande part de créativité, souvent poussée vers des valeurs extrêmes régulièrement exprimées dans le mixage, se voit appuyée et rehaussée par un usage peu modéré de la scène arrière qui, en dépit de quelques baisses de régime, offre des ambiances et des effets anthologiques et explosifs, qui permettent de redécouvrir ses enceintes arrières lors des séquences les plus chocs: la longue séquence finale, et surtout le bref passage du sniper, où les trajectoires des balles, invisibles, se voient tracées d’avant en arrière, épaulés par des impacts et des sifflements qui flirtent, de peu, avec le jamais entendu. En ce sens, chaque séquence se voit investie d’une dynamique prodigieuse et d’un réalisme scénique qui régulièrement offre son lot de frissons et de sensations, tout en proposant une localisation précise et lumineuse. Les ambiances globales, sans être panoramiques ou contemplatives, se montrent souvent judicieusement employées, reproduisant, au coeur des 5.1 (ou 7.1) canaux utilisés l’acoustique de chaque lieu, allant jusqu’à permettre, acoustiquement, de délimiter le dimensionnement des pièces de l’immeuble maudit: étroit dans les couloirs, large dans les pièces à vivre… « Sensationnelle » donc, ce bande-son se construit avant tout dans le physiologique, ambitionnant de créer des sensations physiques/organiques en proposant des images sonores plus réelles que le réel, très largement amplifiées, et puissamment représentatives des situations dans lesquelles se trouvent les protagonistes. Ce mixage produit un spectre sonore de très grande envergure, à l’énergie acoustique inépuisable. Mobiles et vifs, acérés et réactifs, les placements des effets et ambiances se montrent d’une très grande précision, et promettent, dès les premiers instants (impossible de ne pas s’en rendre compte), un spectacle vif, clair et sur-dynamisé.

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Le codec DTS-HD Master Audio 5.1 lave la bande-son de toute forme de compromission, libérant par là-même un déluge de décibels, et autorisant, par extension, une plus grande réponse en fréquence, une fidélité accrue, et un suivi du master optimal et optimisé. Le haut du spectre rayonne de précision, les médiums affirment leur caractère charnu, tandis que le canal de grave détone et regorge de subtilité. Impossible de passer à côté de ces impacts saisissants et de la propreté de leur rendu acoustique. Transparente et enjouée, la bande-son profite clairement de cette ambition sonore retrouvée, et se voit présentée ici avec ferveur, vigueur et dynamisme. Une présentation irréprochable.

 

La version Française, encodée en DTS-HD Master Audio 7.1, affiche quelques différences avec la piste espagnole proposée en 5.1. Personne ne manquera l’activité surhumaine du/des canaux central arrière, notamment lors de l’attaque des sniper: les coups de feu prennent leur origine sur ces canaux centraux arrière, qui regorgent de dynamisme et de réalisme. Par là-même, la Version Française appuie un peu plus la donne, offrant à la scène arrière une présence plus franche (pas nécessairement tout le temps), mais qui semble avoir été rehaussée artificiellement en phase de mastering. L’ajout des deux canaux centraux arrière permet de détailler les mouvements sonores avec davantage de présence, mais, en revanche, la piètre qualité du doublage Français, qui pêche d’un point de vue artistique et souffre de gros soucis d’intégration (voix nasillardes, artificieuses…), nuit totalement à l’écoute, d’une part, mais lisse aussi le rendu sonore de la façade, d’autre part. Néanmoins, la scène arrière se voit sporadiquement revigorée , jouissant de la même activité multicanaux qu’en Espagnol, mais avec une certaine tendance à alourdir le rendu à force de vouloir trop localiser et focaliser certaines sources sonores. Le placement de certains effets et ambiances se montrera tantôt plus franc en Français, tantôt plus franc en Espagnol. A signaler que le film a été mixé en 6.1 d’origine (fait rarissime de nos jours), tel qu’en atteste le générique de fin.

 

Impressionnante et agressive, à plus d’un titre, cette bande-son atteste de la créativité de certains artistes du son en Europe, tout en réservant une dose de surprises multicanaux comme on les expérimente finalement peu. Certaines perspectives sonores se montreront par ailleurs réellement subjectives, proposant, dans l’espace acoustique décrit, de pénétrer dans l’esprit de l’un des protagonistes et d’adopter sa vision et ses perceptions de l’environnement sonore. Effrayant, et tout bonnement jouissif.

 

A signaler: la présence d’une piste Stéréo 2.0 3D, permettant de s’immerger dans la bande-son du film via un simple casque stéréo.


interactivite“Un monde infecté” : making-of (112 mn)

    • Trois scènes sur le vif (52 mn)
    • Ce que vous n’avez pas vu : scènes coupées et alternatives
    • L’envers du décor : découverte des lieux de tournage avec le chef décorateur
    • Bandes-annonces
  • Disponible à l’unité mais aussi en coffret, proposant les deux volets pour un coût modique, tous deux proposés en 1080p et en DTS-HD Master Audio 5.1.


evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray

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A propos de Stéphane Roger | Cornwall

Rédacteur en chef et créateur du site DTS-Phile.com. Cinéphile, enseignant.
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