21 octobre, 2020 - 11:38
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BACKDRAFT: Test Blu-Ray (avant-première)

SYNOPSIS

Depuis la mort tragique de leur père au cours d’un incendie, les deux frères McCaffrey n’ont pas suivi le même chemin. Fidèle à la tradition familiale, Stephen, l’aîné, est devenu un des pompiers les plus respectés de Chicago. Pendant ce temps, Brian, le cadet, bourlinguait de petits travaux en petits travaux. Toutefois, il a décidé de reprendre lui aussi le flambeau. A son entrée dans la compagnie, il est accueilli chaleureusement par John Adcox, un pompier ami de son père, mais observé avec suspicion par Stephen, qui doute de sa vocation. Las de cette méfiance, le jeune homme se fait détacher auprès du détective Donald Rimgale.


Grand classique du début des années 90, Backdraft a hanté bien des cinéphiles et cinéphages alors adolescents. Un sujet jamais traité auparavant, un score signé Hans Zimmer mémorable, des effets visuels époustouflants en leur temps… Près de vingt ans après, l’efficacité répond toujours présente, tout en offrant une perspective narrative et psychologique somme toute désuète mais dont les bases expressives demeurent toujours aussi porteuses.


Breton de coeur et d’origine, nomade de fait, tenté par la médecine,
journaliste par passion, voyageur et observateur par curiosité, Nicolas
Hulot aime rappeler qu’il «n’est pas né écologiste, mais qu’il l’est
devenu». Son parcours, semé de découvertes, d’expériences et de
rencontres qui l’ont mené d’un bout à l’autre du globe, a petit à petit
forgé son combat pour l’écologie et plus largement en faveur d’une
approche plus humaniste du monde.
Après quelques mois passés en fac de médecine, il exerce plusieurs petits
boulots et découvre la photo. Göksin Sipahioglu, créateur de l’agence
SIPA presse lui fait confiance ; Nicolas Hulot fait du photoreportage son
premier métier. Il parcourt ainsi le monde durant 5 ans et est témoin
de faits nationaux et internationaux marquants, notamment en Afrique
Australe ou en Afrique du Sud avec les événements qui ont précédé la fin
de l’apartheid. La photo l’amène naturellement à s’intéresser à la presse
écrite et parlée, et il a l’opportunité d’entrer à France Inter. De 1978 à
1987, il sera journaliste et producteur de plusieurs émissions. Il innove
dans les méthodes de reportages, se faisant acteur d’aventures qu’il
fait vivre en direct à ses auditeurs. C’est ainsi qu’il relève certains défis
comme la descente du Zambèze à la pagaie ou se pose au pôle Nord
géographique avec le 1er aéronef monomoteur. En 1987, le hasard de
la vie le mène à l’audiovisuel, chez TF1. Une simple expérience qui ne
devait durer que quelques mois, et qui se transforme en une véritable
tranche de vie. Depuis 22 ans, Nicolas Hulot a successivement été
producteur et présentateur des émissions «Ushuaïa, le magazine de
l’Extrême» (1987-1995), «Opération Okavango» (1996-1997) et enfin
«Ushuaïa Nature» (depuis 1998).

image2

blue-dot CODEC VIDEO: VC-1, SMPTE
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1 (ouverture du film proposée en 4/3)
blue-dot Universal (France), disponibilité: 11 janvier 2011

 

Passée l;a surprise, ou plutôt l’étonnement, de constater que le générique affiche une image cadrée en 4/3 (avec deux barres noires latérales à la présence justifiée mais inexpliquée…), le film débute enfin au ratio 16/9 et Scope 2.35. Déjà disponible au format HD-DVD, sans verve particulière, Backdraft dispose d’un transfert Blu-Ray de bon aloi, qui s’évertue à restituer la chaleur de chaque image et la température colorimétrique délibérément ‘ocre’ qui fonde l’essentiel du style visuel du film. En ce sens, les couleurs et la colorimétrie se montrent fidèles en tout point aux intentions de Ron Howard, proposant même une extension colorimétrique jamais vue jusqu’à présent, y compris sur les tons de chair, légèrement trop saturés. Pour le reste, l’image affiche toute sa dimension argentique, mais dispose d’un degré de détail et d’une finition de la définition quelque peu limités. Le master ne semble pas avoir été rénové en bonne et due forme, et ce même si ce transfert HD parvient à tirer son épingle du jeu. L’image se montre parfois peu définie, granuleuse, et semble afficher une certaine simplicité, sans pour autant décevoir. Les contrastes découpent en revanche chaque scène avec un soin fort appréciable, et ce même s’ils manquent quelquefois de ce surcroît de dimension qui aurait bien pu faire toute la différence. Outre quelques poussières-pellicule et autres petites tâches, l’image se montre stable, solide et détaillée, preuve, s’il en fallait, que même si l’ensemble demeure perfectible, il n’en constitue pas moins la meilleure incarnation vidéo du film de Ron Howard à ce jour, surtout lorsque l’on sait que l’édition DVD la plus diffusée de par le monde restait limitée au 4/3.


son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais.  Français, talien etc… sont proposés en DTS 5.1 (754.75 Kbps)
blue-dot 24 Bit, 48 Khz, Bitrate audio: 4373 Kbps (moyenne)
blue-dot OFFSET: aucun

Deux ans avant l’arrivée du codec audio DTS en salles (1993), et un an avant la mise sur le marché du Dolby Digital (1992), Backdraft voyait le jour. Ron Howard a su s’entourer des plus grands spécialistes du son de l’époque, dont certains (pour ne pas dire tous) allaient contribuer à durcir le ton acoustique et à participer à l’essor de l’acoustique cinéma nord-Américaine dans les années qui suivirent. Ainsi, Randy Thom, Gary Summers mais surtout Gary Rydstrom (crédité en tant que Sound Designer et mixeur) ont été recrutés pour composer le paysage acoustique si sophistiqué du film. Backdraft a été présenté en salles en Dolby Stéréo, et cette édition Blu-Ray, comme ce fut le cas auparavant en DVD, propose un rendu multicanal en 5.1, évidemment remixé d’après les éléments orignaux, qui ont été extrapolés et remis en scène. Si les scènes principales n’exercent qu’une pression sonore relative, et disposent d’une mise en place sonore essentiellement frontale et stéréphonique, toujours dynamique et ouverte, au rendu des dialogues d’excellente facture, ce sont en revanche les séquences d’incendie qui tirent un profit maximal du son multicanaux. Fort logiquement, la dynamique grimpe de trois bons crans, et l’espace sonore tridimensionel se creuse de manière spectaculaire et agile, offrant alors un contraste vif et tranché avec le reste du métrage. Les inoubliables créations sonores de Gary Rydstrom, qui a oeuvré à personnaliser acoustiquement le feu, qui se meut dans l’espace de manière animale, avec des sonorités rauques, sournoises, liquides et « soufflantes » se montrent dithyrambiques. Chaque souffle se voit docilement projeté aux cinq points cardinaux de l’installation, appuyés par un emploi massif du caisson de graves, qui délivre un sous-grave tendu la plupart du temps,  puissamment expressif. Le feu occupe d’abord une présence sur le canal central, avant de se voir multiplexé et ventilé sur les enceintes frontales latérales et sur la scène arrière, qui dispose d’un niveau de volume souvent étonnant, et d’une intelligibilité sans faille. Celle-ci propose une diaphonie étudiée, délivrant une séparation des canaux épatante, qui conduit à la création d’une scène sonore à la fois large, détaillée, réaliste et patente.

La mobilité des sons ne pose aucun soucis lors de ces séquences d’action, qui offrent une dynamique incendiaire doublée d’un rendu spectral étonnement détaillé et cristallin. Le volume diffusé sur la scène arrière, que l’on aurait souhaité plus participatif sur les autres séquences, se montre enfin à son plus bel avantage, et décrit les chutes d’objets en tout genre, les vociférations/respirations des flammes, les craquements de structures et les déplacements des fumées de manière souvent circulaire et panoramique. Lors de ces spectaculaires séquences d’incendie, le paysage sonore se montre actif et transparent, affichant un caractère physiologique indéniable, et décrivant des arabesques sonores qui évoluent au fil des déplacements des personnages à l’écran. Une véritable écriture sonore, aux coordonnées acoustiques très précises, qui attestent de la rigueur et de l’inventivité du travail des ingénieurs du son. Les habituelles signatures sonores de Gary Rydstrom s’y montrent évidentes, et la gestion de la spatialisation globale dépasse même celle audible sur bien des production contemporaines. La réponse en fréquence laisse respirer la zone médium, tout en s’extériorisant volontiers sur le haut du spectre, qui demeure tranchant et vif, particlièrement directif et ouvert lorsque sa « présence » est requise.

 

Le codec DTS-HD Master Audio 5.1 creuse clairement l’écart avec la poste DTS 5.1 mi débit de la VF, offrant des textures plus étoffées, ainsi qu’un rendu spatial et volumétrique de la dynamique sans commune mesure. Epaisseur et directivité des sons se voient ainsi optimisés, en toutes circonstances, rendant cette piste audio HD lossless quasi-étouffante d’activité multicanaux, lorsque cela est requis. Enfin, la piste DTS-HD restitue à merveille l’ambiance sonore typique des années 90, mettant en évidence chaque intention créative, et offrant à tous ces sons créés, montés et mixés par des doigts experts toute l’étendue de leur potentiel expressif. Loin de l’anthologique, certes, perfectible sur de nombreux domaines, mais globalement forte d’impacts et de présence, cette bande-son se voit restituée de manière limpide et ambitieuse, avec du volume, de l’agilité, de l’étoffe et de la matière sonore à revendre. La surprise est indéniable, pour peu que l’on passe sur certaines séquences bien anodines. Dans l’ensemble, musique, ambiances et effets ressortent avec une efficacité plutôt étonnante, à laquelle le codec DTS-HD Master Audio insuffle une dimension acoustique réellement saisissante.

 

interactivite

  • Introduction de Ron Howard (SD)
  • Scènes coupées (SD; 43:10)
  • Igniting the Story (SD; 15:00)
  • Bringing Together the Team (SD; 19:09)
  • The Explosive Stunts (SD; 14:41)
  • Creating the Villain: The Fire (SD; 12:51)
  • Real Life Firemen: Real Life Stories (SD; 8:58)

Certains suppléments, comme le contenu proposé en PiP, sont ici absents, mais se montrent présents sur l’édition Américaine du film.

evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray


1080p 24 bit Backdraft backdraft-blu-ray-test backdraft-test-blu backdraft-test-bluray blu ray chronique dts DTS-HD Master Audio 5.1 DTS-Phile Gary Rydstrom lisible en zone B mi débit Ron Howard Sound design test blu-ray test-backdraft-blu-ray TOP SON universal

A propos de Stéphane Roger | Cornwall

Rédacteur en chef et créateur du site DTS-Phile.com. Cinéphile, enseignant.
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