30 septembre, 2014 - 21:51
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FRIGHT NIGHT: une édition 3D étrangement convaincante

FRIGHT NIGHT: une édition 3D étrangement convaincante

Charlie Brewster est au top : élève de terminale parmi les plus populaires, il sort en plus avec la plus jolie fille du lycée. Il est tellement cool qu’il méprise même son meilleur pote, Ed. Mais les problèmes vont arriver avec son nouveau voisin, Jerry. Sous les dehors d’un homme charmant, il y a chez lui quelque chose qui cloche. À part Charlie, personne ne s’en rend compte, et surtout pas sa mère. Après l’avoir observé, Charlie en vient à l’inévitable conclusion que son voisin est un vampire qui s’attaque à leur quartier… Bien sûr, personne ne croit le jeune homme, qui se retrouve seul pour découvrir d’urgence un moyen de se débarrasser du monstre…

 

Sans jamais battre le moindre record, qu’il s’agisse de l’originalité de son propos ou de la prestance de sa mise en scène, Fright Night constitue, comme notre titre l’indique, une réussite 3D incontestable, et étrangement convaincante. Et ce, pour de multiples raisons. En effet, si l’on s’en tient à la stricte stéréophonie visuelle, seules quelques très brèves scènes proposent une extraction de l’écran lors du visionnage en 3D active. Dans une plus large mesure, il sera même possible de dire que la 3D se limite à quelques vagues plans d’ensemble lors de l’essentiel du métrage. Toutefois, lorsque celle-ci survient, les jaillissements et autres perspectives visuelles le sont de manière ô combien convaincante, avec des particules de cendres et autres étincelles qui jaillissent réellement de l’écran, remplissant même parfois une bonne partie de l’espace de visionnage, très loin des bords de l’écran, comme il est rare de l’expérimenter. Au point que ces jaillissements, certes très brefs, feraient presque peur à nombre de spectateurs habitués à une vision en profondeur peu épaisse, rudimentaire et peu poussée. Ces quelques instants « spot » suffisent, à eux seuls, à convaincre, et parviendraient même à se justifier d’une réelle mise en scène. D’autres effets tridimensionnels peinent à convaincre, et se retrouvent noyés dans une masse désormais trop conformiste. 

 

Ajoutons à cela un mixage 7.1 en son numérique non compressé (DTS-HD Master Audio), et l’ensemble se montre au final bien plu réussi que prévu. A ce titre, les enjeux acoustiques, s’ils ne renouvellent aucunement le genre, accusent une finesse dans le rendu parfois stupéfiante, accompagnant ainsi les effets visuels de manière soutenue et efficace, et proposant une ouverture sonore souvent très agréablement réussie. Les différentes chansons pop-rock ainsi intégrées récupèrent une dynamique et une présence sonore particulièrement ouvertes, tandis que les effets ambiophoniques, tout d’abord sous contrôle, se montrent eux aussi dimensionnés avec soin, et dissipés avec un réel soucis de l’espace et de la franchise. Une scène sonore large et détaillée, bien qu’un peu sèche en termes de réponse en fréquence, oeuvre ainsi à composer un paysage acoustique fort original et collant totalement au propos du film. Mention spéciale à la circulation du/des son(s)s dans l’espace, en 7.1, lors des séquences finales, qui constituent autant d’occasions de créer une ‘vision sonore’ réellement saisissante.

 

 

Fright Night sera disponible le 22 février prochain en DVD, Blu-Ray et bien entendu Blu-Ray 3D, avec les caractéristiques suivantes:

  • Scéne rallongée et intégrale : « Squid man » + Le bêtisier du film ou les impondérables du tournage + Clip video de la chanson « No one Believes me » interprété par Kid Cudi + 2 mini reportages : « Peter Vincent, vampirologue » et « Le guide officiel de « Comment faire un film de vampires mordant » » + Scènes coupées ou rallongées
  • Format : 1,78 – 16:9
  • Langues : français en DTS HD haute résolution 7.1, anglais en DTS HD Master Audio 7.1
  • Sous-titres en anglais et français
  • Distribution: Dreamworks Vidéo

 

A noter: le tournage du film a eu lieu avec des caméras Red One, capable de filmer sous une résolution de 4K. Les effets 3D perdent toutefois de leur potentiel lors des scène situées en grande obscurité, comme c’est en effet souvent le cas au cours du film.

 

 

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A propos de Stéphane Roger | Cornwall

Rédacteur en chef et créateur du site DTS-Phile.com. Cinéphile, enseignant.
  • http://twitter.com/dtsphile Stéphane Roger

    Merci de ce message Stof! Tout le plaisir est pour moi, et comme tu l’as constaté, ce film se révèle très surprenant pour ce qui est de l’usage de la 3D. Sans oublier le mixage, lui aussi fort réussi à mon goût.

  • Stof

    Merci d’avoir attiré mon attention sur ce film qui m’avait échappé.
    J’ai vu quasiment tous les films 3D du marché et pour moi (hors films d’animations), il fait partie des 3 meilleurs au niveau 3D avec Avatar et Sexy Dance 3D.
    Quant au film lui-même, là aussi c’est bien une bonne surprise; pas aussi esthétisant que Daybreakers mais très soigné et avec un casting qui mélange un grand Colin Farell et des jeunes acteurs inconnus (danger dans 95% des cas) de bon niveau.

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