12 octobre, 2015 - 22:31
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L’OMBRE DU MAL: Test Blu-Ray (avant-première)

L’OMBRE DU MAL: Test Blu-Ray (avant-première)

  •  DÉTAILS TECHNIQUES  
VIDEO
– Résolution: 1080p FULL HD 2D
– Format: 2.35:1 Cinémascope
– Codec: Mpeg 4-AVC

AUDIO
-DTS-HD Master Audio 5.1 (Anglais) 24 Bit – 48 Khz.
-DTS Mi Débit 754.75 Kbps (Français etc…).
-Normalisation Dialogues: n/a

DISQUE
– Blu-Ray: 50 Go
– Copie Numérique: OUI
– Durée du film: 110 minutes
Universal, sortie France le 23 octore 2012 

Edgar Allan Poe n’aurait jamais imaginé qu’un de ses « admirateurs » serait assez fou pour recréer les horribles crimes nés de ses délires littéraires ; assez pervers pour l’obliger à devenir son biographe et à narrer par le menu ses sanglants exploits, mis en scène avec une précision diabolique ; assez cruel pour lui enlever la femme de sa vie et l’ensevelir en lui laissant tout juste quelques heures pour la sauver… Pour un écrivain, rien n’est plus troublant que de voir ses fictions prises au pied de la lettre, et ses personnages de fiction s’incarner dans le monde réel. Mais pour l’auteur des « Histoires extraordinaires », l’enjeu est de retrouver au plus vite son « double » démoniaque pour éviter de sombrer lui-même dans une folie sans retour…

Dossier de Presse

(Source: allocine)
Edgar Allan Poe a longtemps inspiré le cinéma avec ses nouvelles et son mystérieux univers. En 1915, Charles Brabin a été l’un des premiers à réaliser un film biographique, intitulé The Raven, centré sur le poète américain. De Jean-Luc Godard (Vivre sa vie : film en douze tableaux) à Francis Ford Coppola (Twixt), en passant par Tim Burton (Vincent) et bien d’autres, ses écrits ont influencé plusieurs réalisateurs de renom. L’Ombre du mal ne s’inspire pas uniquement des nouvelles mais s’attache aussi à la vie du poète : « Ce qui m’intéressait le plus était la construction impeccable de ce scénario, qui jumelle ainsi l’œuvre de Poe à sa vie et à la figure d’un serial-killer s’inspirant des nouvelles », explique le réalisateur James McTeigue.

Hannah Shakespeare et Ben Livingston, les deux scénaristes du film, n’ont pas réussi à convaincre facilement les producteurs : « On nous disait de n’en rien attendre : les films d’époque ne marchent pas », se rappellent-ils. Ce n’est qu’en 2003, quand le producteur Aaron Ryder (Memento et Donnie Darko) a contacté les deux scénaristes, que le projet a commencé à prendre forme. L’Ombre du mal a ensuite réussi à démarrer grâce aux deux autres producteurs – Marc D. Evans et Trevor Macy – qui ont fini par rejoindre Ryder. Le producteur du film Aaron Ryder a passé plusieurs années à chercher un acteur capable d’interpréter avec brio le personnage d’Edgar Allan Poe. Ayant plusieurs projets à la fois, John Cusack est finalement parvenu à se libérer pour jouer le rôle et s’est lancé dans un long travail d’investigation qui lui a permis de maîtriser son personnage : « J’ai lu des bios comme « Poe : A Life Cut Short » de Peter Ackroyd, et me suis entretenu avec des experts qui pouvaient s’accorder sur ses traits dominants. C’est à partir de cette vision consensuelle que j’ai pu me faire une image complète du personnage », confie l’acteur.

Roger Ford, le chef décorateur de L’Ombre du mal, s’est pour la première fois de sa carrière retrouvé en face d’un décor à ce point vaste et complexe. En effet, avant ce film, l’expérience de Ford se limitait à de petites productions pour les télévisions australienne et britannique. Après cette collaboration avec James McTeigue, ce dernier l’a décrit comme un décorateur « inventif, hautement créatif », surtout de par sa capacité à réaliser ses propres idées en dépit du manque de moyens financiers.

Pour la reconstitution des décors décris dans la nouvelle d’Edgar Allan Poe, il a fallu trouver un endroit obscur avec un puits très profond au milieu d’une pièce. La production a réussi à obtenir un grenier d’une école de Belgrade et l’a bien restructuré pour le film. Roger Ford, le chef décorateur, a également réalisé les plans d’une immense machinerie qui porte une lame en forme de croissant et qui bouge suivant le mouvement du pendule. Le metteur en scène James McTeigue a imaginé cette machinerie pour punir Rufus Griswold, un critique qui a beaucoup décrié l’écrivain après sa mort : « En souvenir du mal qu’il lui fit, il nous sembla approprié de lui infliger cette cruelle punition (…) Espérons que Poe nous en saura gré ! », s’amuse le réalisateur.
 

IMAGE

L’ensemble ne déçoit aucunement, proposant des contrastes travaillés la plupart du temps, importants carl’essentiel du film se déroule dans une pénombre partielle ou presque totale. Les éléments visuels de la reconstitution souhaités par le chef opérateur sont retranscrits avec une fine précision, aidés en cela par un degré de définition qui aiguise presque continuellement le niveau de détail. Le rendu général se montre plutôt argentique, nous sommes ici très loin d’une imagerie travaillée ‘à la’ numérique. Certaines scènes, entièrement éclairées à la bougie, profitent d’un rendu Haute Définition autrement inaccessible. La température de couleur s’évertue à recréer une ambiance bleutée très froide pour les scènes extérieures, et nettement plus chaude lors des nombreuses scènes intérieures. La fluidité est naturellement de mise, et l’image, dans son ensemble, est rarement prise à défaut. Certains aspects visuels évoquent les deux volets des aventures de Sherlock Holmes, mises en scène par Guy Ritchie, pour ce qui est de l’étalonnage et du rendu visuel ambiant, oscillant entre tentatives à saturer certaines zones du spectre et volonté de préserver une grisaille ambiante prégnante. Un transfert situé dans la partie haute du panier, mais qui n’éblouie jamais vraiment. Il a le mérite de respecter les choix artistiques originaux sans en dénaturer leur teneur.

SON

Si les scènes de dialogues, nombreuses et souvent trop étendues sur la durée, disposent d’une mise en scène sonore totalement plate, les séquences d’investigation ou de crimes, pour leur part, libèrent une énergie acoustique relativement importante. Loin de constituer une anthologie, ce mixage très sobre dans son grand ensemble maintient une pression sonore jamais secondaire, appuyant parfois judicieusement les visuels voulus par le cinéaste, tout en respectant les canons du genre. A ce titre, les éléments environnementaux proposent un rendu limpide et détendu, mais auxquels une plus grande franchise sonore, une dynamique plus importante n’aurait pas démérité. La dynamique, justement, oscille de passable à efficace, tout en se montrant capable de dynamiser certaines séquences clé. L’ambiophonie proposée sur ce mixage n’est pas de premier ordre: la mobilité des sons dans l’espace, jamais prise à défaut, manque assurément de volonté et d’énergie, offrant une scène sonore tant frontale que arrière relativement sobre et peu porteuse.

Toutefois, l’ensemble de la bande son vit et respire de manière harmonieuse, dans la mesure où tous les éléments sonore finissent par trouver une forme d’expressivité parfois grisante. Le recours  à la scène arrière, plutôt secondaire, se veut avant tout environnemental et discret: les extérieurs respirent de vie, mais les séquences intérieures manquent de coffre et d’envergure. L’enveloppe globale, certes présente, peine à s’exercer de manière étendue. Seuls certains éléments sonores très ciblés, à l’image de ces déplacements de chevaux, le tonnerre, certains coups de feu (particulièrement réalistes) prennent une ampleur soudaine et affichent un surcroît très net de définition sonore et de placement dans l’espace 5.1. Affiné et détaillé lorsque l’action le requiert, ce mixage accompagne le film sans excès, justement, mais avec une finesse et une justesse très à propos. Les séquences d’action, certes rares, affichent une dynamique rehaussée et s’emparent du volume avec force et conviction. Le canal de grave (LFE) suit la cadence du film avec présence mais sans réelle autorité. Les excursions du caisson de graves se feront avec tact et profondeur, discrétion et mesure, à l’exception des séquences agitées. Le rendu musical s’ouvre réellement lors du magnifique générique final, mais affiche cette même mesure lors du reste du film, avec toutefois une ouverture discrète mais présente sur la scène arrière.

SUPPLÉMENTS
 
Très sommaire, cette section est très rapidement passée en revue. Elle n’offre qu’un commentaire audio du réalisateur et de son équipe de production, assez efficace dans son genre. Suivent quelques scènes coupées, assez anecdotiques, puis des scènes rallongées.

ÉVALUATION FINALE DE CETTE EDITION
NOTE IMAGEwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
Appréciation de la qualité globale de l'image proposée sur cette édition Blu-Ray.
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Appréciation globale du rendu sonore proposé sur cette édition Blu-Ray.
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Appréciation de la qualité artistique du mixage multicanaux proposé.
NOTE DYNAMIQUEwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
Appréciation de la dynamique déployée par la piste son.
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Appréciation de la dimension sonore multicanaux et de l'ambiophonie, en particulier le recours à la scène sonore arrière, en 5.1 ou 7.1. Une note inférieure à 5/10 indique une ouverture arrière très restreinte.
NOTE FILMwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
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A propos de Stéphane Roger | Cornwall

Rédacteur en chef et créateur du site DTS-Phile.com. Cinéphile, enseignant.
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