La dernière production (et réalisation) de Tim Burton, sous la houlette du studio Disney, a été annoncé par l’éditeur. La date de sortie est fixée au premier juin prochain, en zone A (aucune indication pour le zonage, mais le disque devrait être bloqué en zone A…). Point de 3D à l’horizon (pour le moment tout du moins), mais une sans doute très agréable 2D, présenté en 1080p et d’après un format de 1.78 (le format natif des productions 3D, allez comprendre…). La bande-son, Disney oblige, et l’on ne s’en plaindra pas, sera encodée en DTS-HD Master Audio 5.1 (24 Bit). A signaler que cette dernière bénéficiera sans le moindre doute d’un rendu en 6.1, puisque le film a été mixé dans ce format lors de son exploitation en salles. Deux « mixages » ont été produits: l’un destiné aux salles projetant le film en 2D, et l’autre réservé à celles le projetant en 3D. Une très haute qualité technique est attendue sur ce titre, tournage méticuleux oblige, et encodage réalisé par Disney, l’un des maîtres du rendu vidéo HD.
Voici la liste des suppléments de cette édition fort riche en contenus, qui incorporera d’ailleurs le DVD du film, pour un pack dit « combo »:
Finding Alice – It’s all things Alice. This featurette includes Tim Burton’s vision for the characters, differences from the book and Disney’s version of Alice and how she evolves as both a character and actor as she takes an adventure through Wonderland.
The Mad Hatter – Audiences are provided with a deeper look into the world of the Mad Hatter. Check out Johnny Depp’s early sketches, make-up, costumes and how they digitally enhanced his eyes.
Effecting Wonderland – A behind-the-scenes piece on the different technologies used to create some of the most beloved characters in the film – Stayne, Tweedledee, Tweedledum, Bandersnatch and the Red Queen.
Suppléments exclusifs au format Blu-Ray
The Futterwacken Dance – Futterwhat? Check out the making of the timeless dance called the Futterwacken.
The Red Queen – The creation of the Red Queen from start to finish, including early Tim Burton sketches showcasing costume designs, make-up and digital effects.
Time-Lapse: Sculpting the Red Queen – A short time-lapse piece showing Helena Bonham Carter as she gets her make-up done. A three-hour process can be watched in just a few short minutes.
The White Queen – An interview with Anne Hathaway, who plays Wonderland’s good queen, about her character’s journey throughout the process of the film.
Scoring Wonderland – Composer Danny Elfman and Tim Burton discuss the music for the movie.
Stunts of Wonderland – A featurette highlighting some of the biggest stunts in the film.
Making the Proper Size – An inside look at the visual effects process of growing and shrinking Alice. See how filmmakers used different techniques to stay true to the storyline.
Cakes of Wonderland – Take a trip to “Cake Divas” where the creators of the EAT ME cakes provide viewers with details about how they made the smallest crumb to the largest cake in scale.
Tea Party Props – Tea cups, saucers, cakes and more. Prop master Doug Harlocker gives an overview of all the props used to bring the famous tea party scene together visually.
Pour finir, voici un documentaire issu du site de notre partenaire et ami Michael Coleman, Sound Works, qui revient sur le sound design et le mixage du film. Passionnant:
Dernière mise en boîte de Martin Scorsese, Shutter Island a été annoncé et confirmé par Paramount (sortie zone A prévue le 8 juin prochain), qui, à cette occasion, proposera le film en DTS-HD Master Audio 5.1 (sous 24 Bit). Le film se verra présenté en 1080p et CinémaScope, ne sera visiblement pas zoné (donc lisible en zone B) et proposera les suppléments suivants:
Behind the Shutters—Making-of du livre au film, interviews et scènes inédites
Into the Lighthouse—Documentaire sur les thérapies psychologiques qui furent entreprises aux Etats-Unis dans les années 50
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On avril - 19 - 2010Newspreview
A l’occasion de ses 75 ans, le Studio a annoncé des sorties Haute Définition de premier ordre. Remasterisations complètes, image et son, nouveaux suppléments intégrés, menus d’accueil sophistiqués… Au programme, des pistes son DTS-HD Master Audio 5 et 7.1 toutes neuves (jusqu’à preuve du contraire), pour des éditions phare de titres de catalogue majeurs qui ne pourront que combler les cinéphiles. En voici la teneur:
Alien Anthology: Les 4 films de la saga Alien ont été entièrement remasterisés (image et son visiblement), et chaque édition comportera de nombreux suppléments.
Moulin Rouge: Nouveau transfert haute-définition, nombreux bonus + section BD-Live complète.
La Mélodie du Bonheur édition (45ème anniversaire): Entièrement remasterisé, et la bande-son profitera d’une une piste DTS-HD Master Audio 7.1 (entièrement supervisée par le studio MiCasa…), une intéractivité inédite.
Roméo+Juliet: Nouveau transfert haute-définition, suppléments récents et section BD-Live.
Le Dernier des Mohicans: »definitive cut » de Michael Mann.
The Rocky Horror Picture Show (35ème anniversaire): nouveaux suppléments et mode Karaoké.
Tous ces titres seront dans un premier temps disponible en zone A, et fort logiquement zonés. Les sorties zone B ne devraient pas tarder à suivre quelques petites semaines plus tard.
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On avril - 17 - 2010Newspreview
Arthur est au comble de l’excitation : c’est aujourd’hui la fin du dixième cycle de la Lune, et il va enfin pouvoir regagner le monde des Minimoys pour y retrouver Sélénia. Dans le village, tout est prêt pour l’accueillir : un grand banquet a été organisé en son honneur, et la petite princesse a passé sa robe en pétales de rose… C’est sans compter le père d’Arthur, qui choisit précisément ce jour tant attendu pour quitter plus tôt que prévu la maison de sa grand-mère. Au moment du départ, une araignée dépose dans les mains du jeune garçon un grain de riz sur lequel est gravé un message de détresse. Pas de doute, Sélénia est en danger, et Arthur n’a plus qu’une idée en tête : voler à son secours ! Quitte à employer un passage de fortune, tomber tête la première dans le bar de Max, se heurter aux troupes de Kröb, le nouveau tyran des Sept Terres, secourir Bétamèche, combattre des rats, des grenouilles, des araignées velues… et découvrir, une fois arrivé au village des Mimimoys, qu’aucun message de secours ne lui a été envoyé ! Mais qui donc a bien pu piéger ainsi notre jeune héros ?
DOSSIER DE PRESSE
‘Arthur et la Vengeance de Maltazard’ est le second volet de la trilogie des Minimoys réalisée par Luc Besson. Ce second film est sorti en France en décembre 2009. Sa fin est ouverte et les spectateurs se devront d’attendre la sortie du troisième volet, ’La guerre des deux mondes’, pour connaître le dénouement de l’histoire. D’ailleurs, les deux derniers films ont été tournés à la même période (l’acteur Freddie Hughman grandissant vite)
C’est l’actrice de doublage Barbara Kelsch qui a de nouveau été sollicitée pour incarner le personnage d’Arthur dans sa version « animée » (captures de mouvements). Elle avait déjà collaboré avec Luc Besson en assurant la voix française d’Arthur dans le premier épisode (c’est cette fois Yann Laboutière qui la remplace), mais également celle de Leeloo (Milla Jovovich en VO) en 1997 dansLe Cinquième élément.
Concernant la lumière, Arthur et la vengeance de Maltazard témoigne d’un souci de cohérence avec l’épisode précédent : « la continuité était essentielle à partir du moment où l’on tournait dans les mêmes décors et la même campagne normande, assure Thierry Arbogast, chef opérateur et fidèle collaborateur de Luc Besson. Il fallait reprendre le » look » du premier épisode (…) ». Pour ce qui est de son influence esthétique, la lumière est toujours très inspirée des grands peintres naturalistes américains tels Norman Rockwell ou Edward Hopper.
Breton de coeur et d’origine, nomade de fait, tenté par la médecine,
journaliste par passion, voyageur et observateur par curiosité, Nicolas
Hulot aime rappeler qu’il «n’est pas né écologiste, mais qu’il l’est
devenu». Son parcours, semé de découvertes, d’expériences et de
rencontres qui l’ont mené d’un bout à l’autre du globe, a petit à petit
forgé son combat pour l’écologie et plus largement en faveur d’une
approche plus humaniste du monde.
Après quelques mois passés en fac de médecine, il exerce plusieurs petits
boulots et découvre la photo. Göksin Sipahioglu, créateur de l’agence
SIPA presse lui fait confiance ; Nicolas Hulot fait du photoreportage son
premier métier. Il parcourt ainsi le monde durant 5 ans et est témoin
de faits nationaux et internationaux marquants, notamment en Afrique
Australe ou en Afrique du Sud avec les événements qui ont précédé la fin
de l’apartheid. La photo l’amène naturellement à s’intéresser à la presse
écrite et parlée, et il a l’opportunité d’entrer à France Inter. De 1978 à
1987, il sera journaliste et producteur de plusieurs émissions. Il innove
dans les méthodes de reportages, se faisant acteur d’aventures qu’il
fait vivre en direct à ses auditeurs. C’est ainsi qu’il relève certains défis
comme la descente du Zambèze à la pagaie ou se pose au pôle Nord
géographique avec le 1er aéronef monomoteur. En 1987, le hasard de
la vie le mène à l’audiovisuel, chez TF1. Une simple expérience qui ne
devait durer que quelques mois, et qui se transforme en une véritable
tranche de vie. Depuis 22 ans, Nicolas Hulot a successivement été
producteur et présentateur des émissions «Ushuaïa, le magazine de
l’Extrême» (1987-1995), «Opération Okavango» (1996-1997) et enfin
Les lumières de Thierry Arbogast, collaborateur habituel de Luc Besson, sont restituées avec une superbe aisance. Elles se montrent éclatantes lors des séquences dans le monde réel, tout autant que dans les décors numérique. Véritable festival de couleurs, le film bénéficie d’une gamme colorimétrique particulièrement étendue, qui laisse respirer les primaires avec un éclat frappant, tout en atteignant des sommets de colorimétrie. La définition n’est aucunement en reste, offrant un niveau de détail souvent saisissant. Autre caractéristique importante: la gestion du niveau du grain. Présent dans les décors réels, ce dernier l’est tout autant dans les scènes employant la synthèse, assurant ainsi une continuité esthétique qui pourrait dérouter, mais qui participe, au final, au projet de mise en scène du film. L’animation se montre fluide et richement saturée, même si la prévalence de mouvements et la concentration des détails animés pourront finir par « saturer » les yeux les plus fatigués, en raison d’un certain manque d’intelligibilité (remarque subjective). Au final, il s’agit là d’un pressage respectueux et des plus réussis, dont nous nous sommes régalés des plans tournés dans la vie réelle, magnifiquement captés par Arbogast dans un format Scope grandiloquent.
DTS-HD Master Audio 5.1 ES: Français et Anglais (et non PCM comme indiqué sur la jaquette) 24 Bit, 96 Khz (VO et VF) au débit de 7.3 Mbps OFFSET: aucun
Autre élément surprenant de cette édition Blu-Ray: le taux de transfert audio-numérique de sa bande-son, inédit en zone B Français, ainsi que la définition et la fréquence d’échantillonnage employés. En effet, avec ses 7.3 Mbps, ses 24 Bit réels et ses 96 Khz, cette édition s’impose comme une référence technique, à laquelle s’ajoute la présence d’un canal central arrière matricé (pour un rendu en 6.1). Derrière ces contenants de très haute facture, qui font d’emblée pénétrer dans un domaine rarement exploré par le son dit HD, il demeure, au grand final, une déception sur toute la ligne…
Et les raisons, nous les connaissons depuis fort longtemps, et nous proviennent de Didier Lozahic, responsable son auprès de Europacorp. A l’occasion d’une interview il y a quelques années, ce dernier nous avait révélé que toutes les éditions DVD Europacorp subissaient un traitement en mastering afin d’adapter la bande-son à un environnement domestique. Cette pratique, visiblement étendue au format Blu-Ray, se veut positive pour beaucoup, mais, et vous le savez, nous n’adhérerons jamais à ce principe de méthode qui consiste à épurer le mixage et à en dégrader, bien souvent, les extensions fréquentielles et la définition. Dans le cas de cette production, aussi solides que soient les chiffres invoqués, le résultat demeure relativement plat, avec une scène sonore certes bien gérée, mais qui ne matérialise aucunement l’ampleur de ses capacités en terme de définition et de résolution. Finalement assez banal, le résultat déçoit sur toute la ligne, et se montre aussi pertinent, sinon moins, que n’importe quelle autre production encodée en DTS-HD Master Audio mais présentée sous 24 Bit, 48 Khz, avec un taux de transfert de 3.5 Mbps… soit deux fois moins.
Le canal d’infragraves souffre le plus de cette castration technique: présent, il demeure plat et sans ampleur, produisant des basses neutres et peu profondes. Le reste de la scène sonore demeure en revanche largement plus convaincant, avec un rendu spatial parfois impressionnant, qui n’hésite pas à multiplexer les points d’écoute et à diffuser les informations acoustiques au coeur d’une scène sonore spacieuse et large, générant du même coup un confort d’écoute très affuté, aux sonorités plaisantes et variées. L’écoute en VO s’impose d’elle-même, la Version Française sonnant artificielle et caverneuse parfois, avec des échos résiduels disgracieux (doublage en auditorium). L’ampleur est présente, la scène arrière mise à contribution avec une certaine bonhomie, le mixage 6.1 (sans être envahissant) juste et équilibré, mobile et aéré, mais globalement, l’absence de réelle définition frappante et une certaine réserve expressive audible sur l’ensemble du spectre participent à ce sentiment de déception, où certains événement sonores voient leur substance comme ‘gommée’ et effacée…
Arthur et la guerre des deux mondes – Premières images (4.5 minutes, HD)
Making-of complet (52 minutes, proposé en HD)
Secrets des personnages
l’équipe en coulisses
Féerie des eaux au Grand Rex
Arthur en 4D (Futuroscope de Poitiers)
Miniboysband en folie
A noter que cette édition propose le film sur support Blu-Ray ainsi que sur DVD (16/9, 2.35 et Dolby Digital 5.1)
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Posted by Stéphane Roger | Cornwall On avril - 14 - 2010Newspreview
Malheureux serait celui qui croirait en la fin des Monty Python. La bande de déjantés britanniques fait de la résistance. Séparés depuis 26 ans, ils reçoivent les honneurs et remontent sur scène. À l’occasion d’une cérémonie, à New York, pour leurs 40 ans d’existence, les cinq Monty Python – John Cleese, Terry Gilliam, Eric Idle, Terry Jones, Michael Palin- ont été récompensés pour l’ensemble de leur oeuvre. Une récompense remise par la British Academy of Film and Television Arts, la BAFTA, qui décerne chaque année l’équivalent britannique des Césars. Les célèbres comiques en ont profité pour diffuser leur nouveau documentaire, Monty Python: presque la vérité . Ce n’est pas tout. Le 23 octobre dernier, quatre membres de l’équipe renoueront avec la scène et joueront Not The Messiah(« He’s a very naughty boy »), une adaptation théâtrale sous forme de comédie musicale de leur film La Vie de Brian .
La consécration de cette équipe de comiques est venue en 1969 avec la série Monty Python’s Flying Circus , qui a été diffusée sur la BBC pendant cinq ans. Ils passeront du petit au grand écran avec les très cultes Monty Python, Sacré Graal et Monty Python, la vie de Brian . Deux films primés du Prix spécial du jury à Cannes en 1982.
Sony se prépare à éditer ce spectacle unique en Haute Définition. Une édition Blu-Ray de qualité est dors et déjà prévue pour le 8 juin prochain, en zone A (lisible en zone B sans le moindre soucis). Ce show mêlant théâtre et opéra sera présenté en 1.78, et intégrera une piste son DTS-HD Master Audio 5.1, qui saura sans le moindre doute retranscrire les ambiances de scène et du public captées lors de cette prestation unique au Royal Albert Hall de Londres, en octobre dernier. Les suppléments proposeront:
movieIQ+sync and BD-Live connect you to real-time information on the cast, music, trivia and more while watching the movie.
The Road to the Albert Hall
Showtime!
The Bright Side…
6 Sing-Along Songs!
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On avril - 13 - 2010Newspreview
Disponible depuis quelques jours en zone FREE auprès de la MGM, la ressortie Blu-Ray du délicieux remake de l’Affaire Thomas Crown par le talentueux John MacTiernan n’a pas manqué de nous ravir. Si le master image ne marque pas particulièrement les rétines, il n’en reste pas moins un très agréable pressage, qui restitue toute la dynamique de la mise en scène avec un panache certain. L’image se montre fidèle et naturelle, et le cadrage en Scope merveilleux. L’édition DVD se trouve très loin derrière…
Et elle se trouve encore plus loin derrière pour ce qui est de la restitution acoustique de la bande-son du film. En 1999, nous avions pu assister à une anthologique projection cinéma du film, dans une salle certifiée THX, et équipée en DTS. Loin d’être une oeuvre ultra-démonstrative, Thomas Crown nous avait totalement emporté par la justesse de ses aspects sonores, et la puissance expressive de certaines scènes (attaque du musée, discothèque, chavirement du bateau…). Cette projection était ainsi restée dans nos mémoires. Lorsque sortit l’édition DVD zone 1, quelques années plus tard, équipée d’une simple piste Dolby Digital 5.1, le résultat demeurait pertinent, mais fut toujours à des années lumières de ce que nous avions expérimenté en salle.
Contre toute attente, cette réédition HD, qui profite d’une piste son encodée en DTS-HD Master Audio 5.1, libère le film et son mixage de toutes ses entraves antérieures. Une réussite intense et franche que, très sincèrement, nous n’attendions pas. La dynamique s’y montre puissante et profonde, les canaux comme libérés, la clarté optimisée et la fraîcheur du mixage mise en exergue comme presque jamais auparavant. La scène arrière ne manque pas d’aplomb, restituant des ambiances fouillées et détaillées, et bénéficiant d’une dynamique propre et incendiaire parfois, qui balaye l’édition DVD d’un revers de main en quelques secondes seulement. Les multiples apparitions musicales (jazzy ou salsa) se montrent vives et enjouées, ultra-dynamiques, spatialisées avec soin. La bande-son demeure impactante, et profite d’une réserve d’énergie que personne n’aurait soupçonné. Active et spatialisée avec soin, cette bande-son se voit totalement mise à neuf, et il semble impossible de dire que le codec DTS-HD Master Audio ne présente que des aspects marketing. En retirant le voile sombre et la compression très/trop perceptible des éditions DVD, cette édition Blu-Ray opère littéralement au film une renaissance acoustique inespérée, qui permet de le redécouvrir de manière inédite. Relief sonore, dynamique et spatialisation semblent ainsi retrouver leurs valeurs originelles, nous permettant de bénéficier d’un confort acoustique de premier choix.
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On avril - 13 - 2010Newspreview
Le projet a germé depuis de longs mois… mais nous sommes ravis de vous informer de la mise en ligne très prochaine du premier podcast organisé par DTS-Phile. Une autre manière de recevoir l’information, des discussions à chaud, des thèmes débattus, vos propres interventions… Un programme que nous souhaitons concevoir comme le plus riche possible, sans oublier de VOUS intégrer, aussi souvent que possible, au fil des parutions. Très prochainement, vous découvrirez sur le site des appels à participations.
Au cours des prochains épisodes, nous aborderons des points épineux et cruciaux qui touchent le Home-Cinema (et le cinéma tout simplement) au quotidien. Nous consacrerons un dossier global au sujet de la 3D (cinéma et domestique), ainsi que différents focus qui aborderont le mixage des oeuvres présentées en 3D. Des points sur les sorties HD majeures du moment seront également proposés, agrémentées d’analyses artistiques et techniques. Enfin, les meilleurs affaires du net bénéficieront aussi de leur tribune.
Vous l’aurez compris, il s’agit là d’enrichir vos visites sur le site, et de proposer l’information de manière alternative, en Stéréphonie et MP3 VBR (270-320 Kbps environ). Libre à vous de vous abonner à nos podcasts, et de les découvrir lors de vos déplacements, sur vos téléphones, baladeurs MP3 etc etc… .
En guise d’apéritif, vous pouvez découvrir aujourd’hui même notre « générique », encore provisoire, réalisé avec des logiciels libres et des extraits musicaux expérimentaux placés sous licence Creative Commons, totalement libres de droits… à l’exception, peut-être, d’un indice sonore que vous ne connaissez que trop bien…
Moscou, au début des années 80, en pleine Guerre Froide. Sergueï Grigoriev, colonel du KGB déçu du régime de son pays, décide de faire tomber le système. Il prend contact avec un jeune ingénieur français en poste à Moscou, Pierre Froment. Les informations extrêmement confidentielles qu’il lui remet ne tardent pas à intéresser les services secrets occidentaux. Mitterrand lui-même est alerté et décide d’informer le président Reagan : un gigantesque réseau d’espionnage permet aux Soviétiques de tout connaître des recherches scientifiques, industrielles et militaires à l’Ouest ! Les deux hommes d’Etat décident d’exploiter ces données ultra sensibles transmises par une mystérieuse source moscovite que les Français ont baptisée : » Farewell « . Homme sans histoires, Pierre Froment se retrouve alors précipité au coeur de l’une des affaires d’espionnage les plus stupéfiantes du XXème siècle. Une affaire qui le dépasse et qui menace bientôt sa vie et celle de sa famille…
DOSSIER DE PRESSE
« Le film évoque très bien le cynisme et la cruauté des services secrets américains qui n’ont pas hésité à sacrifier Grigoriev parce qu’ils avaient besoin d’une victime [...] C’était un témoin gênant », explique Emir Kusturica. « Cela est très révélateur de l’attitude froidement fonctionnelle des services secrets occidentaux. »
« Contrairement à la plupart des thrillers et des films d’espionnage, il y avait dans le scénario une dimension humaine et une spiritualité qui m’ont touché. C’est très rare qu’on vous propose un thriller qui attache autant d’importance à la part individuelle de l’être humain. »
Le rôle de Grigoriev aurait du être tenu par le réalisateur Nikita Mikhalkov, avant que celui-ci ne soit obligé de quitter le projet pour tourner son nouveau film. Et c’est là que, après qu’un acteur russe ait été envisagé, est intervenu Emir Kusturica, que le producteur Christophe Rossignon a mis moins de 15 jours à convaincre.
C’est dans une usine désaffectée d’Ivry-sur-Seine que l’équipe du film a reconstruit le bureau Ovale en grandeur nature.
Si l’action de L’Affaire Farewell se déroule essentiellement à Moscou, le film a été tourné en Ukraine (à Kiev et Kharkov) pour la partie estivale, et en Finlande (à Helsinki) pour l’hiver.
Si le cinéma français ne représente presque jamais des hommes politiques ayant existé (surtout lorsqu’ils sont encore présents dans la mémoire collective), le fait de pouvoir mettre Mitterrand et Reagan en scène fait partie des raisons qui ont motivé Christian Carion à prendre part au projet, avec un modèle en tête : « J’admire le cinéma anglo-saxon qui n’hésite pas à réaliser des films ancrés, sans faux-semblants, dans leur monde politique. »
C’est parce que Farewell avait été en poste à Paris à la fin des années 60, et qu’il appréciait la culture française, que Christian Carion a eu l’idée d’en faire un passionné de poésie et de Léo Ferré.
S’inspirant librement des faits connus ou supposés, pour bâtir le récit de L’Affaire Farewell autour des points de vue, Christian Carion cite un autre film construit autour de cette notion : L’Homme qui tua Liberty Valance de John Ford.
Dès que le bruit d’un projet de film sur L’Affaire Farewell a commencé à circuler, Christian Carion a vu de nombreuses personnes l’approcher pour lui faire part de leur témoignage, sous couvert d’anonymat.
Lorsque le scénario, centré sur toutes les péripéties de l’affaire, lui a été proposé par le producteur délégué Christophe Rossignon, Christian Carion a choisi de mettre la politique au coeur du récit, pour ainsi étoffer le rôle des hommes d’Etat, qui sont ainsi devenus des personnages à part entière.
L’Affaire Farewell relate des faits survenus en 1983, soit au beau milieu de la Guerre Froide, lorsque qu’un colonel du KGB a fourni des informations capitales à François Mitterrand, qui gagne ainsi la confiance de Ronald Reagan. Décrit par ce dernier comme « une des plus grandes affaires d’espionnage du XXème siècle », l’événement a contribué à affaiblir l’Empire soviétique et, à long terme, à mettre fin au conflit.
Breton de coeur et d’origine, nomade de fait, tenté par la médecine,
journaliste par passion, voyageur et observateur par curiosité, Nicolas
Hulot aime rappeler qu’il «n’est pas né écologiste, mais qu’il l’est
devenu». Son parcours, semé de découvertes, d’expériences et de
rencontres qui l’ont mené d’un bout à l’autre du globe, a petit à petit
forgé son combat pour l’écologie et plus largement en faveur d’une
approche plus humaniste du monde.
Après quelques mois passés en fac de médecine, il exerce plusieurs petits
boulots et découvre la photo. Göksin Sipahioglu, créateur de l’agence
SIPA presse lui fait confiance ; Nicolas Hulot fait du photoreportage son
premier métier. Il parcourt ainsi le monde durant 5 ans et est témoin
de faits nationaux et internationaux marquants, notamment en Afrique
Australe ou en Afrique du Sud avec les événements qui ont précédé la fin
de l’apartheid. La photo l’amène naturellement à s’intéresser à la presse
écrite et parlée, et il a l’opportunité d’entrer à France Inter. De 1978 à
1987, il sera journaliste et producteur de plusieurs émissions. Il innove
dans les méthodes de reportages, se faisant acteur d’aventures qu’il
fait vivre en direct à ses auditeurs. C’est ainsi qu’il relève certains défis
comme la descente du Zambèze à la pagaie ou se pose au pôle Nord
géographique avec le 1er aéronef monomoteur. En 1987, le hasard de
la vie le mène à l’audiovisuel, chez TF1. Une simple expérience qui ne
devait durer que quelques mois, et qui se transforme en une véritable
tranche de vie. Depuis 22 ans, Nicolas Hulot a successivement été
producteur et présentateur des émissions «Ushuaïa, le magazine de
l’Extrême» (1987-1995), «Opération Okavango» (1996-1997) et enfin
Inutile d’épiloguer ou de s’étendre plus que de raison au sujet des prestations offertes ici: le master image resplendit et s’impose comme l’un des meilleures pressages réalisés par l’éditeur depuis fort longtemps. Armé d’une définition des plus solides, au niveau de détail subtil et tendu, ce pressage laisse respirer le grain cinéma et accuse un franchise dans le rendu qui laisse sur le carreau. La palette colorimétrique se montre des plus riches, laissant apparaître de très belles couleurs primaires, et restituant les ambiances parfois vives en température avec une superbe énergie visuelle. La fluidité, sans faille, et le cadre ouvert (format 1.85) permettent de découvrir le monde dépeint parle film sous son meilleur jour. Les extérieurs jours affichent une grande finesse de rendu, et les intérieurs, d’ordinaire plus complexes à retranscrire, ne font que très peu remonter le niveau du grain, sous contrôle en permanence. Des images fluides et limpides, une finesse fort à propos, une propreté ambiante saisissante. Globalement, ce pressage proposé par Pathé s’impose comme une bénédiction, toujours solide, dense, naturel et détaillé.
Le réalisme prime à aussi, dupliquant sur le terrain sonore les exigence des visuels. La scène frontale dispose d’une superbe intelligibilité, avec un rendu spatial optimisé, réaliste et fin (voire affiné). La voie centrale accuse une très belle présence, restituant les variations des voix et accents des protagonistes avec une excellente vigueur et une dynamique sans fin. Aucun sentiment de fatigue auditive ne viendra faire son apparition, tant le rendu global se montre détaillé, frais et avenant, aux sonorités travaillées fréquences appairées et subtilement étalées sur l’ensemble des canaux actifs. En ce sens, une écoute à un niveau plus élevé que d’ordinaire permettra de révéler la richesse interne de la scène sonore, sans jamais sursauturer sa pièce d’écoute. La réponse en fréquence laisse respirer des médiums très aérés, ainsi qu’un haut du spectre limpide et détaillé lui aussi, ouvert et impactant. Les canaux stéréophoniques ambiants distillent l’essentiel des ambiances et des bruitages avec des panoramiques acoustiques subtils. Tous deux possèdent une solide dynamique, et la triphonie qui s’installe graduellement emporte l’adhésion.
La scène acoustique arrière, sans être délaissée, intervient en de judicieuses occasions. Elle emporte l’ensemble des sons du film pour les étendre de manière imagée et subtile, sans jamais vraiment les saisir et les projeter artificiellement. Avants comme arrières respectent ce principe de réalisme judicieux, cette ouverture et cette clarté sonore qui fondent le pacte acoustique du film: le poids des mots, l’intensité des dialogues (superbe séquence finale située en prison, saturée de sons ambiants abstraits et concrets à la fois, rehaussés par la crudité des éclairages), le subtil habillage harmonique qui baigne l’ensemble… Tous ces éléments se voient intégrés avec une finesse et un sens de l’à propos qui laissent, là aussi, sur le carreau. Le canal de graves se montrera peu volumineux, mais sa présence saura se faire apprécier lors des séquences clés.
La transparence des messages audio dominent sur tout le reste: clarté angélique, rapport signal sur bruit au plus bas pour encore davantage de fidélité, tout semble avoir été pensé et intégré avec le plus grand soin. La dynamique d’ensemble, même si elle se voir quelque peu « limitée » par la définition (16 Bit seulement) demeure frappante de netteté et de clarté, autorisant quelques remontées de volume et de poussée acoustique qui imposent une présence acoustique forte et déliée. Naturelle, esthétique et d’une clarté réellement optimisée, cette bande-son saura emporter l’adhésion et laisser respirer l’essentiel des traits sonores du film avec une réelle présence. Quel plaisir d’observer, à nouveau, les vertus acoustiques du codec DTS-HD Master Audio. Bien que peu spectaculaire, le mixage se voit transcendé sur le terrain de la présence et de l’assise, et dispose de micro-respirations que nous n’aurtions sans doutes jamais pu percevoir sur une édition DVD SD en simple Dolby Digital.
Commentaire audio du cinéaste
Galerie photo (superbe HD, six minutes environ), un classique de l’éditeur que nous apprécions, à la rédaction, énormément.
Documentaire « Entre Fiction et Réalité » (35 minutes)
Making-of (24 minutes)
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On avril - 11 - 2010Newspreviewtest 1
L’histoire d’une jeune fille assassinée qui, depuis l’au-delà, observe sa famille sous le choc de sa disparition et surveille son meurtrier, ainsi que la progression de l’enquête…
Lovely Bones est l’adaptation du roman homonyme d’Alice Sebold, publié en 2003 et paru en France sous le titre La Nostalgie de l’Ange. Après avoir un excellent accueil critique, l’ouvrage est devenu rapidement un best-seller (plus de 3 millions d’exemplaires vendus dans le monde). C’est après l’avoir dévoré (durant le tournage du Seigneur des anneaux : les deux tours) et en avoir même pleuré que Peter Jackson a tout mis en oeuvre pour en acquérir les droits, collaborant du coup avec Film4 qui avait posé une option sur l’ouvrage. »Fran Walsh et Philippa Boyens, avec qui je travaille depuis longtemps et qui étaients fans du roman, me l’ont donné en me demandant de le lire. Tout le monde me parlait de ce livre et j’étais très curieux de savoir ce qui provoquait cet enthousiasme chez les gens. J’ai découvert une histoire extrêmement poignante et très évocatrice. A première vue, le roman parle de la plus grande peur de tous les parents, la perte d’un enfant. Mais au-delà de cela, c’est aussi une histoire sur le pouvoir rédempteur de l’amour. Et je pense que c’est pour cela qu’autant de gens ont aimé ce livre ». »Une des choses brillantes qu’Alice Sebold a réussi à faire dans son livre », ajoute Philippa Boyens, »a été de donner envie au lecteur de voir Susie s’échapper de son état intermédiaire et de voir la famille Salmon réussir à surmonter cette douleur, à dépasser la tragédie sans pour autant oublier leur amour pour Susie ».
Paramount éditerale film au format Blu-Ray (zone A) le 20 avril. A cette occasion, l’éditeur confirme la présence d’une piste son encodée en DTS-HD Master Audio 5.1 (version originale only), au sujet de laquelle nous pouvons aujourd’hui nous exprimer. Surtout lorsque l’on sait l’attachement du cinéaste à l’univers acoustique de ses oeuvres filmiques. Le master image bénéficie, bien entendu, de 1080p, et se voit présenté au format Scope 2.35. Il est à noter que certains plans du film ont été tournés à l’aide de la caméra HD « Red », dont les résultats visuels continuent de surprendre au fil des sorties.
Les suppléments, pour leur part, proposent un documentaire « Filming the Lovely Bones ». Constitué de 15 segments, ce journal de production, plutôt étoffé, suit la totalité du tournage, jusqu’à la post-production.
Cette chronique Blu-Ray, présentée en avant-première, concerne l’édition zone A (Paramount), lisible en zone B. Notre édition Française sera en tout points identique, mais sortira à la vente courant juin 2010.
IMAGE
Dès l’entame du film, nous n’avons pu être que saisi par le caractère profondément argentique de l’ensemble, qui accuse une superbe dynamique vidéo, tout en préservant un degré poussé de définition, naturel. Très à l’aise, le master saisit par la justesse de sa température colorimétrique: les tons ocres, chauds, baignent littéralement le film dans un lac de douceur et de chaleur. Les tons primaires se montrent des plus développés, même si les ambiances visuelles ont été filtrées et étalonnées en post-production afin de préserver un cachet seventies, qui passe admirablement bien à l’écran. Dans l’ensemble, il s’agit là d’un pressage redoutablement cinéma, qui jamais ne faillit à délivrer un concentré de plans audacieux, inventifs, créatifs, mettant habillement en scène les innombrable changements de focales et les cadrages souvent incroyables du cinéaste, qui retrouve, l’espace de quelques plans, son inspiration visuelle et sa dynamique plastique à l’oeuvre sur Créatures Célestes.
SON
Difficile, très difficile il sera de conserver le sens des mesures pour évoquer ce mixage lumineux, puissamment évocateur, et magnifiquement harmonique. Premier coup de coeur de la rédaction pour cette année 2010, la bande-son du film de Jackson s’impose en effet comme une référence sur tous les terrains. A commencer par le rendu impactant et déliés des dialogues, qui transpercent littéralement l’arc frontal, offrant un réalisme scénique et une puissance dramatique très loin de ce qu’il est coutume d’entendre. Voix offs et dialogues accusent une dynamique et une présence, une hauteur et un sens de la précision qui laissent sur le carreau. Il en sera de même pour l’intégralité de la scène frontale: armée d’une dynamique stupéfiante, d’une réalisme ad hoc et d’une largeur scénique mirifique, difficile de lui reprocher quoi que ce soit. Le codec DTS-HD Master Audio réalise ici des merveilles, octroyant au film un renfort et un surcroît de réalisme acoustique à tel point qu’il y est presque possible de ressentir le poids des sons. Solide, détaillée, somptueusement spatialisée, la scène sonore s’ouvre de manière permanente, assistée en cela par un recours à la scène arrière qui frôle l’anthologique absolu: sans jamais exagérer, les enceintes arrières prennent vie et s’imposent dès les premiers instants via une dyanmique effarante, une précision au scalpel aiguisé, et une immédiateté d’une netteté stupéfiante. Le pouvoir de recouvrement y est optimal, ainsi que la mobilité des sons dans l’espace. Rarement, depuis un certain temps, nous avions assisté à tel spectacle acoustique: la justesse de l’ensemble permet habillement de mettre en scène les instants les plus lyriques, au même titre que les scènes plus dialoguées, qui, toutes, bénéficient de cette même netteté, de cette immanquable transparence qui transporte les sens.
Sur le terrain créatif, le mixage et le montage donnent libre court à des élans sonores et acoustiques qui accumulent ambiances pétrifiantes, immersives et veloutées, et effets choc, dynamisant le rendu et lui octroyant une activité sonore volcanique, pour ne pas dire magmatique. Rares sont les scènes qui ne profitent pas de la même qualité de spatialisation. Le renfort acoustique apporté parla scène arrière se montre lumineux et évanescent la fois, distillant de ci de là une myriade d’effets sous forme de présences spectrales aussi diverses que variées, concrètes ou volontairement abstraites. Il en résulte une ribambelle de sonorités parfois agressives, parfois d’une mémorable subtilité, qui hantent et habitent l’intégralité des enceintes, sans le moindre affaiblissement spectral. La dynamique sait se montrer terrassante et patente. L’ensemble de cette bande-son atteint un niveau d’équilibre et de clarté tels qu’il nous est impossible de ne pas lui décerner un « Diapason d’Or ». Une prouesse technique et esthétique, qui associe savoir-faire et finesse du rendu, exigence et créativité libérée.
Nombreux sont les morceaux de bravoure, difficiles à évoquer avec de simples termes. La séquence incroyable du meurtre souterrain, véritable maelström de sons quasi-visuels (audio-visiogènes), les innombrables visions de l’au delà, ou plutôt de l’entre deux, qui laissent libre court à un déferlement de décibels ainsi qu’à une couverture de l’espace sonore richement texturée et d’une ampleur colossale, ou bien encore ce silence « assourdissant » situé vers la fin de l’intrigue, et qui correspond à l’arrivée dans le dernier acte. Massive et détaillée, physique et sensorielle, cette bande-son invite à des visions sonores, et se pose en symbiose parfaite des images acérées et vives du cinéaste. Le trait d’union entre les images et les sons s’y montre optimal. La précision du rendu, associé à l’immédiateté acoustique de chaque événement à l’écran crée ce rare sentiment d’assister à un spectacle effervescent et rigoureux à la fois, qui transporte sans assourdir, et emporte avec délectation. Véritablement diégétique voire narratologique, la bande-son du film propose une réexploitation totale du potentiel dramatique de ce film exceptionnel, qui atteste de la créativité légendaire de Peter Jackson, ici au meilleur de sa forme. Fond et forme, justement, cohabitent sur le plan spatio-temporel des images, qui décrivent des trajectoires horizontales, tandis que l’univers acoustique dans son entier élève l’ensemble sur un axe vertical, vers des sommets de subtilité et de présence, capable des plus grands écarts. Entièrement mixée et montée en Nouvelle Zélande, comme ce fut le cas sur la trilogie du Seigneur des Anneaux, la bande-son a été supervisée par Jackson en personne.
Au réalisme frappant de la scène arrière, ainsi qu’à son activité spectrale et acoustique, s’ajoute un canal de sous-grave d’un dimensionnement exceptionnel: descentes effarantes, dynamique léchée et profondeur sidérante, le registre graver dans son intégralité bénéficie de ce même effort de créativité, de cette même rigueur expressive, de cette même netteté spatiale, de cette même immédiateté, et de ces mêmes principes de méthode qui transforment les données techniques en objets artistiques. Ne pas hésiter à monter le volume global pour encore plus profiter de ces arabesques acoustiques, et dans le but d’encore mieux mettre en évidence ce nappage sonore, cette scène sonore si franche et nette, cette imédiateté réaliste et irréelle à la fois. Que dire de la musique suave et indescriptible de Brian Eno? Avec ses relents symphoniques calmes mais puissamment lyriques d’une autre production ayant bénéficié d’un soin sonore de premier ordre (The Jacket), sur laquelle Eno a aussi composé la partition, la bande-originale de The Lovely Bones présente des nappes musicales qui envahissent l’espace sonore, en accord parfait avec les images.
En conjuguant le concret et l’abstrait dans un même mouvement cinégénique, le travail sonore réalisé sur le film emporte l’adhésion la plus totale des spectateurs, laissant percevoir puis clairement « voir » ce que ressentent les personnages, au niveau acoustique. Chaque lieu, réel ou irréel, bénéficie de sa propre couverture sonore, de son propre réalisme projeté au coeur de 5.1 canaux. Une immersion revigorante, une pertinence quasi-acerbe, une activité sonore et spatiale permanente (des ambiances incroyables sont distillées de ci de là)… Un remplissement sonore de l’espace tracé au rasoir, doublé d’une prouesse de justesse et de clarté expressive, magnifiée, illuminée et re-mise en scène par le son numérique non compressé, ici pleinement à l’oeuvre dans son art de la nuance, dans sa préservation de chaque micro-respiration, de chaque recoin sonore. Au bas mot, il s’agit d’un monument acoustique, qui compose, sans le moindre doute, l’une des plus belles perspectives sonores qu’il nous a été de vivre depuis de très longs mois…
Toute la puissance du son numérique… toute la netteté et la perfection du cristal. Est-il besoin de préciser que l’écoute en VO s’impose totalement ?
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On avril - 6 - 2010Newspreviewtest 3
Premier concert du groupe à être exploité en Haute Définition, et filmé comme tel à l’aide 27 caméras, toutes coordonnées et mises en scène par le réalisateur de l’innovant « U2 3D », ce spectacle dantesque sera disponible auprès de Interscope Records au format Blu-Ray dès le 3 juin prochain. Le tournage a eu lieu aux Etats-Unis, lors de la dernière session du groupe sur le territoire Nord-Américain. Pour avoir assisté au concert l’été dernier à Nice, parmi 65000 personnes, c’est avec un très grand enthousiasme que nous accueillons cette nouvelle, la mise en scène générale se prêtant totalement à une exploitation en Haute Définition, avec ses myriades de couleurs perpétuelles, et son énergie visuelle d-é-b-o-r-d-a-n-t-e, sans compter l’élan grandiose de la plupart des titres du groupe, ici issus de leur dernier album, No Line on the Horizon, qui n’a pourtant pas bénéficié d’un accueil des plus enthousiaste. L’interprétation live de ces chansons balaye la version studio de l’album d’un revers de main… mais est-il réellement besoin de le préciser?
Aucun détail technique n’est pour le moment connu, mais le 1080p sera bien évidemment de rigueur, ainsi que, fort logiquement, la présence d’une piste son proposée en DTS-HD Master Audio 5.1 (24 Bit ? 96 Khz ?), qu’il nous tarde de découvrir… Voici, pour le moment, le contenu éditorial, riche, de cette édition événement:
TrackList:
1. Get on Your Boots
2. Magnificent
3. Mysterious Ways
4. Beautiful Day
5. I Still Haven’t Found What I’m Looking For
6. Stuck in a Moment You Can’t Get Out of
7. No Line on the Horizon
8. Elevation
9. In a Little While
10. Unknown Caller
11. Until the End of the World
12. The Unforgettable Fire
13. City of Blinding Lights
14. Vertigo
15. I’ll Go Crazy If I Don’t Go Crazy Tonight
16. Sunday Bloody Sunday
17. MLK
18. Walk On
19. One
20. Where the Streets Have No Name
21. Ultra Violet (Light My Way)
22. With or Without You
23. Moment of Surrender
Special features:
* Squaring the Circle: Creating U2360° Documentary
* U2360° tour clips
* Bonus track Breathe (Live at the Rose Bowl)
* Berlin timelapse video
* Videos:
o Get on Your Boots
o Magnificent
o I’ll Go Crazy If I Don’t Go Crazy Tonight (Animated)
o I’ll Go Crazy If I Don’t Go Crazy Tonight (Live At Barcelona)
o The Making of the Get on Your Boots video
o The Making of the Magnificent video
* BD-Live: Video footage from the forthcoming 2010 US and European Tour will be continually updated to your player via the BD-Live feature on the disc.
Voici la bande-annonce officielle
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On avril - 2 - 2010Newspreview
Warner vient tout juste d’annoncer la sortie au format Blu-Ray du concert du KIng filmé en 1972, “Elvis on Tour”. Prévu le 3 août prochain, cette édition présentera le concert d’après un master entièrement restauré, pour célébrer la venue au monde du Rock N’ Roll, il y a de cela 75 ans. Au programme sur le terrain technique: 1080p et CinémaScope 2.35, ainsi qu’une piste son restaurée, et encodée en son numérique non compressé via le codec DTS-HD Master Audio 5.1. Cette édition sera naturellement d’abord disponible outre-Atlantique, en zone A, mais sera exploitable/lisible en zone B sans le moindre soucis.
Un riche contenu éditorial sera également présent, dont voici la primeur, en Anglais dans le texte:
Packaged as a Blu-ray book filled with Elvis photos, quotes, trivia, a tour itinerary, set lists, costumes, and background information about the filming techniques used.
25 musical numbers spotlight Elvis Presley’s talent, range and showmanship in captivating on-stage performances and intimate backstage rehearsals with his band.
Contains Elvis’ first performance of “Burning Love,” which was so new, Elvis referred to the lyric sheet during his performance.
Elvis’ Ed Sullivan Show performance is included, in which the charm, personality and musical ability that made him an icon is so evident.
Montage sequences (supervised by Martin Scorsese) showcasing Elvis’ early career and movies.
Source: highdefdiscnews.com
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On avril - 2 - 2010Newspreview
Warner a annoncé la venue, en zone A (dézoné, ou plutôt absence de zonage), le 13 juillet prochain, du film de Christopher Nolan, Insomnia. Remake réussi du film homonyme de Erik Skjoldbjærg, cette production a, entre autres, bénéficié d’une création sonore sobre mais inquiétante, capable de très beaux écarts. A cette occasion, le film sera présenté au format Blu-Ray, en 1080p et cinémascope 2.35. La bandes-on Anglaise est prévue en DTS-HD Master Audio 5.1. L’éditeur, Warner, maximise la présence de ce codec, même sur des titres « catalogue », et toujours sous 24 Bit. Pour citer un exemple de poids: la récente édition Britannique de L’Histoire Sans Fin, grand classique des eighties, bénéficie de ce même codec, à la surprise générale, phagocytant au passage les 16 Bit des habituelles pistes Dolby True HD auxquelles l’éditeur avait juré fidélité des lustres durant… L’édition DVD du film, disponible depuis plusieurs années, ne proposait aussi qu’une seule piste Dolby Digital 5.1 archi-compressée.
Les suppléments proposeront:
Additional Scenes
Commentaires audio complets selon les scènes (avec interventions des différents acteurs, sauf Al Pacino, le DP, le scénariste…
4 Featurettes
Day for Night: Making the Movie
180°: A Conversation with Christopher Nolan and Al Pacino
In the Fog: Cinemtography and Production Design Eyes Wide Open: The Insomniac’s World
Stills Gallery
Theatrical Trailer
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On mars - 30 - 2010Newspreview
Nous venons de recevoir un communiqué de presse de la part d’un éditeur avec qui nous avons travaillé il y a de cela quelques années. Neo Publishing met donc fin à ses activités éditoriales après des années de bons et loyaux services, pour le plus grand plaisir des cinéphiles.
Voici le communiqué de presse:
Chers tous,
Lorsque nous avons fondé Neo Publishing en 2002 et sorti Le retour des morts-vivants, du regretté Dan O’Bannon, nous ne pensions pas que nous publierions au final plus de 160 films en DVD. Nous sommes fiers d’avoir créé les collections « Lucio Fulci », « Giallo », « Italie à main armée » ou encore « Cannibales Anthologie ». Nous n’aurions pas osé imaginer rencontrer un jour les maîtres du bis et les acteurs qui nous ont fait rêver, ainsi que les techniciens qui ont rendu ces aventures possibles.
Vous avez été si nombreux, journalistes de tous les médias, à nous encourager dans cette aventure. Votre soutien nous a littéralement porté tout au long de ces années.
Hélas, aujourd’hui, c’est la mort dans l’âme que nous devons vous annoncer la fermeture de Neo Publishing.
Les mauvaises conditions du marché vidéo auront eu raison de notre petite entreprise… Les regrets ont toujours quelque chose d’amer. Nous préférons nous concentrer sur tout ce que ces années nous ont apporté et ont eu de magique.
Nous tenions absolument à vous remercier, du fond du coeur, pour votre fidélité et la qualité des papiers que vous nous avez consacrés.
Cette aventure n’aurait pas été la même sans votre présence à nos côtés.
Toute l’équipe Neo
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On mars - 29 - 2010Newspreview
Le film de Michael Bay, sans doute le plus réussi à ce jour (tout se discute), se prépare à apparaître en Haute Définition le premier juin prochain, chez Sony Pictures (zone A, donc lisible en zone B selon les habitudes de l’éditeur). Il y sera présenté en 1080p cinémascope, et accompagné d’une piste son encodée en DTS-HD Master Audio 5.1 (lossless), qui devrait constituer un petit événement…
Les suppléments incorporent les habitudes de l’éditeur pour ce qui est des titres de catalogue:
MovieIQ+sync and BD-Live
Commentaires de Michael Bay
Putting the Boom & Bang in the Bad Boys (Documentaire)
Trois vidéo-clips
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On mars - 22 - 2010Newspreview
« Je n’étais pas écologiste quand j’ai commencé, il y a 30 ans, à voyager de par le monde. J’ai vu la planète se rétrécir sous mes yeux, je suis passé de la conviction insouciante de vivre dans un monde infini et immuable à la conscience d’un monde fini et vulnérable. Depuis presque 20 ans, je me bats avec d’autres pour alerter mais surtout mobiliser face à la menace. Aujourd’hui, le cinéma m’apparaît comme le moyen essentiel pour que chacun puisse à son tour, en France et à l’étranger, s’approprier le constat et partager mes sentiments. Que chacun puisse voir la Terre et l’Humanité telles qu’elles sont et telles que je les ai vues. Que l’Homme retrouve sa propre échelle dans le temps et l’espace. Ce film est un cri d’alarme, ne laissons pas le temps nous dicter le changement, mais aussi un cri d’espoir, saisissons l’occasion pour nous retrouver, mobilisons le génie humain en donnant enfin du sens au progrès. »
Nicolas Hulot
DOSSIER DE PRESSE
Le propos des réalisateurs ne se limite pas à un constat environnement. « Je vois bien que toutes les crises – écologiques, économiques, alimentaires et climatiques – se combinent et qu’elles nous mènent droit vers une crise de l’humanité, voire humanitaire », souligne Nicolas Hulot. « Ce film veut inviter chacun à s’interroger sur le sens du progrès. J’ai cru longtemps que la planète était infinie, que la trace de l’homme était insignifiante, que le progrès était un processus linéaire, irréversible, que la science, la technologie et les institutions nous mettaient à l’abri des menaces… Tout cela est un immense malentendu. On a érigé un système qui court à sa perte car il fonctionne sur le principe d’une croissance exponentielle et de ressources infinies dans un monde qui, lui, ne s’étend pas… Quand on aura à gérer une addition de pénuries, notre « vernis de civilisation » risque alors de voler en éclats ! Pas besoin d’être un prix Nobel pour comprendre qu’on arrive au bout du processus. »
Que désigne ce syndrome du Titanic ? Nicolas Hulot répond : « Il évoque bien sûr l’attitude des passagers du célèbre paquebot qui continuaient à danser et à festoyer sans réaliser la proximité avec l’iceberg fatal. Autrement dit, si nous ne changeons pas de direction, nous courrons à la catastrophe. Je dirais même que le scepticisme résiduel que j’observe encore chez certains à l’égard du changement climatique, revient à naviguer avec un bandeau sur les yeux par temps de brouillard à fond les manettes dans une mer parsemée d’icebergs… Le paquebot sur lequel nous sommes tous embarqués, c’est la planète Terre. Et nous n’en avons qu’une. »
Jean-Albert Lièvre revient sur les contraintes… et les heureuses surprises du tournage : « À Tokyo, nous avons filmé le high-tech, à Lagos la démesure et la misère, à Minneapolis les excès de la consommation dans le plus grand centre commercial au monde : le Mall of America… Toutes ces séquences étaient prévues, mais pas forcément les rencontres humaines que nous y avons faites. C’est ainsi que les homeless se sont imposés dans notre séquence à Los Angeles, et que nous avons découvert les « hommes cages », ces vieillards croupissant en Chine dans des habitats métalliques de quelques mètres carrés, à 200 mètres seulement d’un hôtel de luxe (…) Pour mieux nous faire accepter sur les trottoirs de São Paulo, de Shangaï ou du Caire, nous avons tourné avec des équipes réduites à un maximum de trois personnes. Quand on filme la nature, on passe son temps à pister des animaux qui vous fuient, mais dans les villes, c’est l’inverse, tout le monde vient vers les caméras. Tout l’enjeu est dès lors de se faire oublier. Durant le tournage, le plus souvent je composais le cadre, un cadre fixe et on laissait vivre l’action. »
Jean-Albert Lièvre précise le rôle de chacun dans le processus de création :« Nicolas a apporté la dimension politique et moi la vision cinématographique (…) Nous avons beaucoup préparé chacune des grandes étapes (tournage, montage, commentaires, etc). Puis j’ai dirigé les tournages des deux équipes parties filmer durant un an aux quatre coins du monde. Le parti pris visuel est d’une grande simplicité, sans trucage de postproduction, ni mise en scène et privilégiant les plans fixes. Il y a en tout deux travellings et un seul fondu enchaîné dans tout le film ! J’ai tenu à garder cette réalité documentaire. Le film est graphique, mais pas esthétisant. J’aime beaucoup la photo, et en particulier les univers cinématographiques d’Antonioni (notamment Le Désert rouge), de Kubrick, ou des films comme Soleil vert. » Nicolas Hulot ajoute : « Jean-Albert (…) a su retranscrire en images mes craintes et mes aspirations. C’est aussi lui qui s’est occupé de l’univers sonore. »
Breton de coeur et d’origine, nomade de fait, tenté par la médecine,
journaliste par passion, voyageur et observateur par curiosité, Nicolas
Hulot aime rappeler qu’il «n’est pas né écologiste, mais qu’il l’est
devenu». Son parcours, semé de découvertes, d’expériences et de
rencontres qui l’ont mené d’un bout à l’autre du globe, a petit à petit
forgé son combat pour l’écologie et plus largement en faveur d’une
approche plus humaniste du monde.
Après quelques mois passés en fac de médecine, il exerce plusieurs petits
boulots et découvre la photo. Göksin Sipahioglu, créateur de l’agence
SIPA presse lui fait confiance ; Nicolas Hulot fait du photoreportage son
premier métier. Il parcourt ainsi le monde durant 5 ans et est témoin
de faits nationaux et internationaux marquants, notamment en Afrique
Australe ou en Afrique du Sud avec les événements qui ont précédé la fin
de l’apartheid. La photo l’amène naturellement à s’intéresser à la presse
écrite et parlée, et il a l’opportunité d’entrer à France Inter. De 1978 à
1987, il sera journaliste et producteur de plusieurs émissions. Il innove
dans les méthodes de reportages, se faisant acteur d’aventures qu’il
fait vivre en direct à ses auditeurs. C’est ainsi qu’il relève certains défis
comme la descente du Zambèze à la pagaie ou se pose au pôle Nord
géographique avec le 1er aéronef monomoteur. En 1987, le hasard de
la vie le mène à l’audiovisuel, chez TF1. Une simple expérience qui ne
devait durer que quelques mois, et qui se transforme en une véritable
tranche de vie. Depuis 22 ans, Nicolas Hulot a successivement été
producteur et présentateur des émissions «Ushuaïa, le magazine de
l’Extrême» (1987-1995), «Opération Okavango» (1996-1997) et enfin
«Ushuaïa Nature» (depuis 1998).
CRITIQUE SUBJECTIVE
Une oeuvre littéralement sublime, qui marque durablement. Difficile de croire, en l’état, de son insuccès critique et public… La pertinence du discours, la beauté des textes, la magie formelle des images, l’ampleur acoustique de l’ensemble contribuent à susciter l’admiration devant une telle maîtrise et une singularité si intègre. Sans le moindre doute, notre coup de coeur du mois, pour bien des raisons. Une oeuvre à la dramatique acérée, qui préoccupe, inquiète, et se veut résolument négatif, sans pour autant asséner de message forcé.
CODEC VIDEO: AVC 1080p FORMAT: 1.85:1 Fox (France), disponibilité: 11 mars 2010
Le point fort de cette édition se révèle être, incontestablement, l’aspect global de l’image: des plus argentique, elle se montre très fidèle aux choix de pellicule, et laisse respirer chaque ambiance (urbaine, naturelle etc…). La beauté des cadres vous saisit à chaque plan, en particulier les toutes premières séquences (métro), et cette édition HD met admirablement en valeur la qualité exceptionnelle du montage. La définition, si elle vacille quelque peu, offre une pertinence de détails de premier choix la plupart du temps, et creuse clairement le fossé entre l’édition SD et celle proposée en Blu-Ray. La qualité de la photographie (certains plans affichent une beauté littéralement sidérante) y est pour beaucoup, bien entendu, et se voit investie d’une superbe stabilité et d’un impact visuel décuplé via ce transfert 1080p. Couleurs et colorimétrie, au sens large, profitent d’une belle extension dynamique, offrant un rendu riche et texturé, savoureux et nuancé.
Constitué d’images d’archives parfois, ou d’emprunts marqués (trois plans de Baraka de Ron Fricke, présentés de manière non restaurée, sont repérables), le film propose aussi quelques fluctuations assez dérangeantes lors de certaines occasions. Mais le point noir de cette édition, incontestablement, sont ces amas de pixels mobiles, que l’on jurerait importés d’un transfert DVD… Certains plans fixes accusent de curieux fourmillements dans certaines zones de l’image, affichant des pâtés disgracieux de pixels mobiles, doublés d’un bruit vidéo plus ou moins marqué. Loin d’être secondaires, ces artefacts se remarquent d’emblée, et témoignent d’une absence de rigueur de la part de l’éditeur, au final impardonnables… Néanmoins, le caractère pictural du film se voit totalement préservé, et profite de l’extension offerte par la Haute Définition de manière pleine et entière.
DTS-HD Master Audio 5.1: Français, avec sous sans commentaires de Nicolas Hulot, piste son DTS-HD Master Audio 2.0 16 Bit, 48 Khz OFFSET: aucun
Un savant mélange de sonorités abstraites et concrètes vient tapisser l’espace acoustique du film. Très texturée, la bande-son se voit habillée avec soin et finesse, nuance et amplitude. Quel bonheur de pouvoir faire monter les décibels sans pour autant générer de fatigue auditive. Et de pouvoir suivre la cadence des images avec une piste son libre de toute compression, qui n’hésite pas à amplifier le rendu, et à distiller des micro-détails quasi-organiques qui attestent de la liberté créative qui a présidé le mixage. Impeccable rendu dui codec DTS-HD Master Audio 5.1, qui aère le rendu, rajoute des nuances à foison, orchestre les plans sonores avec vigueur et subtilité, texture le filé orchestral, et, au final, habille totalement la pièce d’écoute de musiques et effets en tout genre, alternant effets directs et ambiances plus secondaires. La clarté de la voie centrale se montre presque idéale, et la finesse de l’ensemble permet un fonctionnement en symbiose parfaite avec les images. Parfois tellurique (canal 0.1 LFE ravageur, sans pour autant jouer la carte de la finesse et de la douceur), la bande-son repose toutefois en grande partie sur la construction architecturale d’un paysage sonore fluide et ouvert, musical et contemplatif. Parfois, les univers sonores des plans évoqués à l’écran prennent vie via le mixage 5.1. En d’autres occasions, l’espace d’écoute se pare de sonorités plus abstraites, plus neutres, mais toujours préserve dans une volonté de construire, d’élever l’ordre formel des images vers d’autres cieux. Jamais bassement illustratifs, les sons orientent finalement les images en leur conférant un écho impressionniste selon le principe de la synesthésie, chère à Baudelaire: « Mode de perception selon lequel, chez certains individus, des sensations correspondant à un sens évoquent spontanément des sensations liées à un autre sens. Le cas le plus fréquent est la synopsie ou audition colorée. » Les signes (notes de musique), les signifiants (images, bruitages…) deviennent figures, puis forment du sens, et élèvent l’apparence esthétique du film. Au travers de la grammaire de l’image et du son (combinées en combinatoires ici), le film évoque et se bâtit en processus de représentation abymé, multi-dimensionnel, presque littéraire.
La réponse en fréquence apparaît libre et sans embuches: aigus filants, médiums charnus et riches, chauds et amples, sonorités suaves et soyeuses… La dimension panoramique de certains « plans sonores » renforce la mise en espace des sons dans l’espace 5.1, tandis que le codec DTS-HD Master Audio embaume le tout dans un écrin de pureté, lavé de toute forme de compromission. A aucun moment cette bande-son n’apparaitra terne ou assoupie, détériorée sur le plan technique. Le confort auditif et ‘l’expansivité’ des sons employés et mis en forme autorisent un voyage sensoriel parfois fracassant, parfois reposant, souvent brillant et inspiré. La présence de son lossless se repère dès l’entame du film. Il crée ce sentiment de propreté et de transparence, de cristallinité sereine qui sied si bien au film écrit par Hulot.
En ouvrant son mode de perception, la bande-son (surtout, vous l’aurez compris, en DTS-HD Master Audio sans pertes) crée une forme de méditation impressionniste. Plus orientée vers l’impression suscitée (d’où la création de cette bande-son après le tournage, en post-production) que par les détails eux-même, cette bande-son colorée et au final bigarrée dispose de son prope pouls, de ses propres palpitations, que le mode multicanal permet de mettre à nu, d’amplifier, d’extérioriser. On ne pouvait rêver meilleur allié.
Teaser (SD)
Galerie photo (HD, deux minutes environ)
Scènes inédites
Débat avec Nicolas Hulot
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Posted by Stéphane Roger | Cornwall On mars - 21 - 2010Newspreviewtest 1
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