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SYNOPSIS

« PINA » est un film pour Pina Bausch, de son ami Wim Wenders. C’est un film dansé en 3D, porté par l’Ensemble du Tanztheater Wuppertal et l’art singulier de sa chorégraphe disparue à l’été 2009. Ses images nous convient à un voyage au cœur d’une nouvelle dimension, d’abord sur la scène de ce légendaire Ensemble, puis hors du théâtre, avec les danseurs, dans la ville de Wuppertal et ses environs – cet endroit dont Pina Bausch a fait son port d’attache durant 35 ans et où elle a puisé sa force créatrice.

DOSSIER DE PRESSE

Pina, non content d’être un des premiers films européen en 3D, se veut le « premier film d’auteur en 3D ». Il a donc fallu apprivoiser cette technologie inconnue, ce que raconte le producteur Gian-Piero Ringel : « Avec PINA, nous explorons un terrain totalement vierge, que ce soit du point de vue technique ou du point de vue du genre. Trouver des experts pour la conception technique et la réalisation a déjà été une gageure, car ils sont très peu nombreux (…) Nombreux sont les réalisateurs qui hésitent encore à travailler en 3D, parce qu’il n’y a pas encore de précédents qui aient rencontré le succès. Nous voulions être des pionniers de cet élargissement du langage cinématographique à la troisième dimension »

Octobre 2009, des chorégraphies sur scène de l’artiste (sur des oeuvres musicales célèbres comme Le Sacre du printemps de Stravinski) ont été filmées en public à la fin de la tournée mondiale de la troupe. La 3D et le direct posant de grandes difficultés (il n’était pas possible d’interrompre les prises à la demande), la préparation en amont dut être intensive.

Lors de la deuxième période de tournage, mi-avril 2010, l’équipe a filmé « Kontakthof », une des pièces de jeunesse de Pina Bausch, cette fois sans public. Wenders a filmé ce classique dans trois différentes distributions conçues par Pina Bausch l’une avec les danseurs habituels de la chorégraphe, une autre avec des hommes et des femmes de 65 ans et plus, et la troisième avec des adolescents. Ça n’est qu’après que la production a quitté l’espace limité du théâtre : les solides danseuses et danseurs ont été mis en scène dans des lieux publics, dans des paysages industriels, dans les grands espaces naturels du Bergisches Land et dans le monorail suspendu de Wuppertal. Sur le plan technique, ce deuxième tournage a été rendu possible grâce à un système de steadycam compact en 3D conçu spécialement pour le film.

La réalisation de Pina a nécessité le savoir d’un expert en 3D, le stéréographe Alain Derobe, qui a mis au point un système spécial de caméras 3D montées sur grues. Car pour rendre la profondeur de l’espace, il était indispensable de rester près des danseurs et de les suivre : « Normalement, pour un film de danse, on placerait les caméras devant la scène, loin de ce qui s’y déroule », dit Alain Derobe. « Pour Pina, nous avons mis les caméras au milieu des danseurs. La caméra doit littéralement danser avec eux. C’est pourquoi tous les membres de l’équipe ont dû se familiariser avec les chorégraphies. Chacun devait savoir exactement vers où les danseurs allaient se diriger, afin que la caméra puisse les suivre ».

Le stéréographe Alain Derobe a été secondé par le superviseur 3D Francois Garnier, qui voit lui aussi dans la danse-théâtre en 3D un véritable défi : « Nous ne pouvons pas interrompre un danseur par un découpage trop rapide, il faut donc tourner des plans sensiblement plus longs. Le défi consiste donc à rester toujours le plus près possible avec la caméra, bien que le danseur ou la danseuse se déplace ». Malgré les difficultés, Garnier est convaincu par l’utilisation de la 3D : « Comme la danse est par essence un mouvement dans l’espace, il n’y pas de meilleur procédé que la technologie 3D pour la représenter. La 3D offre plus d’espace, plus d’action, plus de mouvement. L’impression de sensation physique est bien plus fort que toute réflexion intellectuelle. Avec la 3D, le cinéma atteint un niveau supérieur ».


Breton de coeur et d’origine, nomade de fait, tenté par la médecine,
journaliste par passion, voyageur et observateur par curiosité, Nicolas
Hulot aime rappeler qu’il «n’est pas né écologiste, mais qu’il l’est
devenu». Son parcours, semé de découvertes, d’expériences et de
rencontres qui l’ont mené d’un bout à l’autre du globe, a petit à petit
forgé son combat pour l’écologie et plus largement en faveur d’une
approche plus humaniste du monde.
Après quelques mois passés en fac de médecine, il exerce plusieurs petits
boulots et découvre la photo. Göksin Sipahioglu, créateur de l’agence
SIPA presse lui fait confiance ; Nicolas Hulot fait du photoreportage son
premier métier. Il parcourt ainsi le monde durant 5 ans et est témoin
de faits nationaux et internationaux marquants, notamment en Afrique
Australe ou en Afrique du Sud avec les événements qui ont précédé la fin
de l’apartheid. La photo l’amène naturellement à s’intéresser à la presse
écrite et parlée, et il a l’opportunité d’entrer à France Inter. De 1978 à
1987, il sera journaliste et producteur de plusieurs émissions. Il innove
dans les méthodes de reportages, se faisant acteur d’aventures qu’il
fait vivre en direct à ses auditeurs. C’est ainsi qu’il relève certains défis
comme la descente du Zambèze à la pagaie ou se pose au pôle Nord
géographique avec le 1er aéronef monomoteur. En 1987, le hasard de
la vie le mène à l’audiovisuel, chez TF1. Une simple expérience qui ne
devait durer que quelques mois, et qui se transforme en une véritable
tranche de vie. Depuis 22 ans, Nicolas Hulot a successivement été
producteur et présentateur des émissions «Ushuaïa, le magazine de
l’Extrême» (1987-1995), «Opération Okavango» (1996-1997) et enfin
«Ushuaïa Nature» (depuis 1998).

image2

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 1.77:1   16/9
blue-dot France Télévision Distributions, disponibilité: 21 septembre 2011

Pina 3D Blu-Ray

Pour sa seconde incursion dans le monde du Blu-Ray 3D, l’éditeur Français n’a à nouveau pas fait les choses à moitié. Pour rentrer dans le vif du sujet, le rendu stéréoscopique se montre totalement séduisant sur le terrain technique, et n’esquinte aucunement les parti-pris de tournage de Wenders et de son stéréographe. L’image accuse une finesse extrêmement appréciable, et se montre à la fois fine, lisible, et détaillée. Loin de toute forme standardisée d’effets « pop », dépourvue d’excroissances ou de sorties d’écran, les images du film jouissent pourtant d’une réelle profondeur, comme jamais il n’aura été possible d’en observer auparavant. Ainsi, l’espace scénique se voit possédé par l’image, délimité de manière tridimensionnelle, et offrant au champs de vision ce sentiment de prolongation qui réalise, ici, des merveilles. Certains gros plans, particulièrement expressifs, offrent des visions inédites de corps en mouvement, le tout avec harmonie et béatitude, élongation et naturel. Les contrastes se montrent idéaux, ainsi que le rendu des couleurs, aucunement lavé par la technologie 3D. Le généreux bitrate se permet ainsi de traiter une image exigeante  aux petits oignons. Distance et coordonnées spatiales respirent dans le cadre, et chaque plan constitue une occasion d’exercer ses yeux à la perception en profondeur. Une nouvelle expérience en somme, mais qui ne conviendra pas à tous les spectateurs en raison de choix esthétiques certes porteurs, mais loin des effets jaillissants et autres surprises visuelles. Harmonie et accomplissement président dans chaque cadre, et cette mouture 3D du film permet également d’apprécier le savant montage, sans heurts et bévues, qui se pose lui aussi en flux véhiculatoire d’idée visuelles nouvelles. Les déplacements des danseurs, lors de certaines prises, prennent ainsi une dimension éthérée, et ce sera ce sentiment de naturel absolu que l’on retiendra de ce pressage et des visions du cinéaste, qui récupère ici ses amples mouvements d’appareils et son sens de l’espace de manière renouvelée, mise à jour, et, bizarrement, presque adoucie.

A signaler: la présence d’une invitation à porter ses lunettes, en entame, elle aussi présentée en 3D (excroissante). Sauf erreur de notre part, sur un Blu-Ray commercial, la chose est inédite.

 

 

 

 

 

 

son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Allemand (piste unique), sous-titres Français.
blue-dot 24 Bit, 48 Khz
blue-dot OFFSET: aucun

Si elle ne réalise aucun exploit à proprement parler, l’unique piste son Allemande (sous-titrée Français), propose une perspective sonore riche et travaillée, apte à capter les mouvements des danseurs sur scène, et à affiner son sens de la perception acoustique des multiples scènes mises en image. Intimes ou plus larges, ces scènes proposent une vision sonore assez frontale, mais qui se voit rehaussée par une réponse en fréquence fidèle et détaillée, qui laisse réellement respirer toutes les zones du spectre audible, jusque dans le sous-grave. Tempérée, calme mais aussi plus bouillonnante et expressive au gré des évènements, la piste son fidélise le rendu, que le codec DTS-HD Master Audio perfectionne encore, en lui retirant tout sentiment de compression et d’affaiblissement, et en rendant évident et patent la gamme dynamique de ces spectacles, qui oscillent de calmes à plus ‘lâchés’. Sans pour autant se mettre en phase totalement avec la 3D, le mixage proposé ici, fidèle çà celui proposé en salles, assure un rendu fiable, détaillé et pertinent, qui saura se répandre parfois sur l’arrière (lors des séquences situées près du métro aérien), mais de manière toutefois relative, pour approfondir davantage encore la sonorité ‘live’ et réaliste des oscillations et arabesques visuelles des danseurs de la troupe de Pina Bausch.

interactivite

  • Quelques scènes coupées (proposées en 3D)
  • Bande-annonce (1080p et DTS 2.0)
  • Un making-of passionnant, technique et surtout proposé intégralement en 3D (une première) 45 minutes durant. Le cinéaste prend la parole en voix-off, offrant une sorte de commentaire audio à ces segments de tournage, justifiant ses choix artistiques, et n’hésitant pas à évoquer les difficultés et les réussites inouïes du procédé 3D, qu’il affectionne tout particulièrement pour l’avoir maîtrisé. Une attention toute particulière est donnée au stéréographe et à tout l’aspect technique de ce tournage presque épique, disséqué ici avec le poids du recul, et une dose très sensible de sincérité. Un travail exemplaire, sur toute la ligne.

 

evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 6 - 2011 3D News preview test 2

SYNOPSIS

Flynn, un concepteur de jeux vidéos qui s’est vu voler ses jeux vidéos par son ex-employeur, veut à tout prix récupérer une preuve qui lui ferait valoir ses droits. Avec l’aide d’Alan et de Lora, deux de ses anciens collègues, il infiltre le MCP (Maître Contrôleur Principal), un ordinateur avide de pouvoir à l’intelligence artificielle surdévelopée. Quand ce dernier découvre que Flynn veut s’infiltrer dans ses circuits, il le téléporte dans un jeu vidéo. Pour s’évader, Flynn devra compter sur l’aide de Tron, un programme indépendant inventé par Alan.


Breton de coeur et d’origine, nomade de fait, tenté par la médecine,
journaliste par passion, voyageur et observateur par curiosité, Nicolas
Hulot aime rappeler qu’il «n’est pas né écologiste, mais qu’il l’est
devenu». Son parcours, semé de découvertes, d’expériences et de
rencontres qui l’ont mené d’un bout à l’autre du globe, a petit à petit
forgé son combat pour l’écologie et plus largement en faveur d’une
approche plus humaniste du monde.
Après quelques mois passés en fac de médecine, il exerce plusieurs petits
boulots et découvre la photo. Göksin Sipahioglu, créateur de l’agence
SIPA presse lui fait confiance ; Nicolas Hulot fait du photoreportage son
premier métier. Il parcourt ainsi le monde durant 5 ans et est témoin
de faits nationaux et internationaux marquants, notamment en Afrique
Australe ou en Afrique du Sud avec les événements qui ont précédé la fin
de l’apartheid. La photo l’amène naturellement à s’intéresser à la presse
écrite et parlée, et il a l’opportunité d’entrer à France Inter. De 1978 à
1987, il sera journaliste et producteur de plusieurs émissions. Il innove
dans les méthodes de reportages, se faisant acteur d’aventures qu’il
fait vivre en direct à ses auditeurs. C’est ainsi qu’il relève certains défis
comme la descente du Zambèze à la pagaie ou se pose au pôle Nord
géographique avec le 1er aéronef monomoteur. En 1987, le hasard de
la vie le mène à l’audiovisuel, chez TF1. Une simple expérience qui ne
devait durer que quelques mois, et qui se transforme en une véritable
tranche de vie. Depuis 22 ans, Nicolas Hulot a successivement été
producteur et présentateur des émissions «Ushuaïa, le magazine de
l’Extrême» (1987-1995), «Opération Okavango» (1996-1997) et enfin
«Ushuaïa Nature» (depuis 1998).

image2

blue-dot CODEC VIDEO: AVC, SMPTE
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.20:1
blue-dot Disney (zone A), disponibilité France (zone B): 9 juin 2011

 

Originellement tourné en Panavision Super 70, c’est à dire sur pellicule 65mm afin d’être ensuite projeté  en 70mm en salles, Tron, réalisé en 1982, a toujours proposé une prestance visuelle anthologique, pour peu que le matériel de départ (pellicule 70mm conservée, puis projetée en cinémathèque par exemple) soit issu des masters originels. Or, sur VHS, Laserdisc et ensuite DVD, les résultats variaient complètement, allant de l’anecdotique à l’acceptable (DVD). Avec son cadrage si particulier, ses effets spéciaux incrustés dans la chair même de ses images, le film se pose déjà comme un objet d’authentique curiosité. Cette édition Blu-Ray, qui coexiste avec la parution, en 2D et 3D de sa suite très honorable, aux images elles aussi incroyables, redresse la barre de manière définitive, et offre une qualité d’image que nous qualifions volontiers d’incendiaire, sujette à aucune forme de polémique. L’impact des images tournées dans le monde réel se montre saisissant: le format 70mm offre une profondeur de champs singulière, chère aux cinéphiles qui on d’ailleurs pu l’apprécier (et en rêver toujours aujourd’hui) sur d’autres productions issues de ce mêle type de pellicule: Lawrence d’Arabie, ou encore 2001, l’Odyssée de l’Espace. Détaillée, précise, justement granulée, elle laisse s’impacter la lumière de manière lumineuse (aucun jeu de mot), et permet surtout une profondeur dans l’image, un impact profond et sublime à la fois. Redécouvrir ses visages d’acteurs devenus légendaires (Bruce Boxleitner ou encore Jeff Bridges) dan des cadres larges, rigoureux, et détaillés à l’extrême relève (presque) du miracle inattendu. Production Disney la plus esthétisée en son temps, le film n’a jamais perdu de sa splendeur pour toute une génération de cinéphiles et vidéophiles, et il y a fort à parier que cette édition Blu-Ray s’impose comme une nouvelle référence pour qui a grandi avec ce film pionnier, fondateur, mémorable.

 

 

L’équilibre des couleurs, ainsi que leur profondeur à l’écran, explose en une myriade de détails, tandis que le degré de finition de l’image, sa précision, marquent la rétine de manière inédite sur support domestique. Une redécouverte totale et littérale, qui redonne une toute autre jeunesse au film de Steven Lisberger, et que le codec AVC sublime de toute part. Les séquences situées à l’intérieur du monde virtuel, si elles demeurent sublimes, accusent néanmoins le poids des années, mais leu aspect pionnier et novateur ne perd rien de sa vigueur. Le gain de stabilité et d’élégance générale dépasserait presque l’entendement. Une réussite sur toute la ligne.


son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais.  F
blue-dot 24 Bit, 48 Khz
blue-dot OFFSET: aucun

Et il en sera de même pour le rendu sonore du film, qui se voit ici proposer une lisibilité spatiale anthologique et une présence ambiophonique qui ne manquera aucunement de surprendre les (très nombreux) plus aguerris. Le format 70mm offrait, en son temps, une présence pentaphonique frontale: derrière l’écran se nichaient cinq sources sonores, avec en son centre le canal central dévolu aux dialogues, et de part et d’autres de ce canal « C » deux enceintes latérales, une droite et une extrême droite, une gauche et une extrême gauche. Enfin, un dernier canal surround achevait l’architecture acoustique six canaux. Ce canal était proposé en monophonie, là où la stéréophonie régit désormais l’arc arrière. Au grand final, six canaux étaient proposés, avec un renfort de stabilité sur l’arc frontal, et une extension généralement copieusement sollicitée sur l’arrière de la salle, qui englobait tous les spectateurs, de l’arrière aux murs latéraux. Cette configuration spatiale a bâti le rendu ambiophonique du son en salles, puis ensuite dans nos foyers, tel que nous le connaissons aujourd’hui. Tron, en son temps, disposait déjà d’un mixage six canaux sensationnel, qui décuplait l’expérience visuelle tout en repoussant les limites physiques de la salle de cinéma. Ce concept du son spectacle, Disney l’a toujours mis en avant depuis son Fantasia (1940), qui, déjà, ouvrait grand les portes d’un rendu technique sonore dépassant les cadres habituels, baptisé « Fantasound ».

Disney propose aujourd’hui Tron dans des conditions sonores dithyrambiques. Point de rendu en 7.1 comme à l’accoutumé chez l’éditeur, qui propose des remixages et des remises en espace exceptionnelle depuis l’arrivée du support Blu-Ray et du son numérique non compressé. Le film se voit octroyer un 5.1 (six canaux) qui ouvre le champs sonore de manière maximale et maximisée. A aucun moment nous ne suspections un rendu ambiophonique aussi poussé, d’autant que les premières chroniques US de cette édition Blu-Ray mettaient en avant un son « daté », efficace mais jamais réellement convaincant. Mais pour notre part, nous avouons avoir été littéralement foudroyés par la présence presque gênante de la scène arrière, et la cohérence spatiale de l’ensemble, qui recourt à tous les canaux de manière quasi-permanente, tout en offrant, son non compressé oblige, ce sentiment tactile et fluide qui caractérise les meilleures éditions. Dès les tout premiers instants, l’espace sonore se voit envahi par une multitudes de vaguelettes acoustiques qui composent un paysage sonore détonant, rayonnant et formidablement ouvert. La cohérence entre les enceintes, le rendu physique des proportions, la mise en scène et en espace des sons atteint des sommets d’évocation, tout en proposant une précision de tous les diables. C’est un éveil tout nouveau au film qui est suggéré ici, de manière on ne peut plus convaincante. Le sound design applique également au son les mêmes motifs rectilignes et géométriques de ses images fondatrices. Ainsi, il sera possible de noter, sur l’arc frontal, des déplacements très rapides/furtifs de gauches à droite, tandis que la même trajectoire est appliquée aux voies arrières, en sens inverse. Constamment, l’oreille est sollicitée, et l’univers visuel se déploie sur tous les canaux, de manière tantôt panoramique, tantôt assaillante, tantôt délirante avec des jeux de communication de sonorités très poussés entre des diffuseurs (vos enceintes) placés de part et d’autre de l’espace d’écoute.

Chaque détail sonore conserve sa limpidité, à l’avant comme à l’arrière, et le son devient vitesse pure, d’une enceinte à une autre, lors des séquences de jeux ou de courses. Il est fascinant de découvrir, au même moment que les personnages, des espaces nouveaux, de manière visuelle, certes, mais également acoustique. Il suffit de fermer les yeux, en de multiples reprises, pour se retrouver cerné à 360° sans jamais se perdre dans un environnement. D’une certaine manière, le son devient vision, et l’acoustique appliquée au film audiovisiogène. La réponse en fréquence accorde une part très agréable aux médiums, riches et forts en saveur, sans jamais négliger les extrêmes du spectre. La zone aiguë/haute s’y montre détaillée et précise, sans défaut apparent, et il en sera de même pour les graves, riches et profonds, avec de régulières descentes insoupçonnées, qui laissent presque sur le carreau. L’univers sonore décrit par le film n’existant pas dans la réalité, le travail de montage et de mixage son relève de la création pure, de la source (bruitages, ambiances) à sa diffusion/existence dans l’espace (ambiances, réverbérations…). Animée, large et spacieuse, aux volumes (matière et espace) souvent sidérants, cette bande-son active tous les canaux de manière invasive, et assoit son autorité jusque dans la reproduction de la musique électronique, pulsative à souhait, qui profite d’une stéréophonie élargie et optimisée, ainsi que d’une présence sur l’ensemble des canaux qui frise la démonstration. Une oreille attentive saura mettre en évidence certaines formes musicales et certains dessins acoustiques qui ont, sans le moindre doute, inspiré les Daft Punk lors de leur composition de la mémorable bande originale de la suite de ce film. Vélocité et pénétration des sons se voient optimales, au point que le rendu 5.1 ambiophonique, à la spatialisation réellement poussée, réactive chez le spectateur écoutant des sensations d’écoutes dignes de la découverte du son multicanaux.

Nous restons circonspects sur le silence de nos confrères Nord-Américains quant aux prestations sonores offertes ici. La dimension dont jouit ce mixage atteint réellement des sommets, finalement rarement entendus, surtout pour une oeuvre datée. Preuve ultime que le travail sonore de départ, réalisé en 1982, se montre d’une grande exigence. Sa réincarnation technique, en 2011, laissera des empreintes durables, d’autant que le codec DTS-HD Master Audio 5.1 épouse chacune des formes et arabesques sonores proposées par le mixage, sans jamais affaiblir le rendu,ni tomber dans le compromis au niveau du bitrate audio. Une surprise étincelante, que nos notes, plus bas, mettront en évidence. Diapason d’Argent.

 

interactivite

  • Filmmakers’ Audio Commentary

     

  • Deleted Scenes

     

  • “The Tron Phenomenon” (HD)

     

  • “Photo Tronology » (HD)

     

  • “The Making Of ‘Tron’”

     

  • “Digital Imagery”

     

  • “Development”

     

  • “Music”

     

  • “Publicity”

     

  • “Storyboarding”

     

  • “Design”

     

  • Photo Galleries

     

 

 

 

 

evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray


Posted by Stéphane Roger | Cornwall On avril - 29 - 2011 News preview test 2

De gauche à droite: Cyril Holtz, Jean Goudier et Daniel Sobrino, aux Césars 2011.

Vainqueur du César 2011 du Meilleur Son, pour son travail sur Gainsbourg, Vie Héroïque, où il fut entouré de deux autres « grands » du son dans le ciné Français, Daniel Sobrino et Jean Goudier, Cyril Holtz compte une centaine de films à son actif. Une sono-filmographie aussi riche que variée, et dans laquelle on trouve Les Rivières Pourpres, People, mais aussi Le Parfum de la dame en noir, De Battre mon coeur s’est arrêté ou encore Le Pacte des Loups, Lucky Luke, Irréversible. Un artiste exigent, passionné de technologie, avide d’innovations acoustiques et autres créations sonores parfois sereine, parfois déstabilisantes (l’immanence du grave sur le canal 0.1 LFE de Irréversible de Gaspard Noé). Tour à tour sound designer, monteur son, mixeur, Holtz laisse régulièrement son empreinte aux oeuvres qui lui sont confiées.

 

C’est à un portrait de 55 minutes, prenant la forme d’une interview radiophonique, que le site www.audiopeople.fr (avec la participation des blogs radio de Arte) nous conviait en 2008. Une heure de discussions passionnantes, où Cyril Holtz revient sur sa formation, les contraintes et les difficultés des métiers du son, tout en apportant des précisions précieuses sur le pourquoi du comment. A vous d’en découvrir davantage en vous rendant à cette adresse. L’interview est disponible en streaming audio, au format MP3, 160 Kbps, 44.1 Khz. Une écoute vivement recommandée.

 

Une autre interview, réalisée par nos soins en mai 2005, de Daniel Sobrino, qui remportait alors son premier César pour son travail sur le film Les Choristes, ,est également disponible à cette adresse, sur l’ancienne version de notre site.

 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On mars - 1 - 2011 Interview News preview test 2

Via un commentaire sur notre page Hommage, publiée lors du décès de François Groult, Franck Ernould nous indique la publication, sur son site web, d’une autre interview de l’artiste. Voici le test de présentation,

Je vais mettre en ligne cette semaine une autre interview de François, faite en 2008 et restée sur mon disque dur faute d’intérêt de la revue qui me l’avait demandée… François est le premier mixeur qui a accepté que je le rencontre – par l’intermédiaire d’un assistant commun, David Tripeau. Si mon bouquin sur le mixage au cinéma sort un jour, il lui sera dédié – ainsi qu’à Laurent Quaglio.

Et le lien vers l’interview, intitulée « François Groult: Toujours au service du film ». Il s’agit d’une interview de François, restée inédite, effectuée à Auditel en 2008, un mois après la sortie de Bienvenue chez les Ch’tis.

 

 

Avec plus de 150 films au compteur, François Groult fait partie des plus grands mixeurs du cinéma français. Il a accompagné toute l’évolution technologique du secteur, du tripiste au Pro Tools, mais sa ligne de conduite n’a pas changé : ne pas se laisser dépasser par les outils, mettre en valeur le film par le son, toujours servir l’émotion.

De Léon au Huitième jour, de Van Gogh au Premier Cri, de Jean de Florette à Chok-Dee, de Disco à Bienvenue chez les Ch’tis, la carrière de mixeur de François Groult est d’une impressionnante diversité. Bien malin qui pourrait lui coller une étiquette – même si ces derniers temps, son parcours s’est un peu éloigné du « cinéma d’auteur » de ses débuts. Nous l’avons rencontré à Auditel (l’endroit où sa carrière a commencé) pour discuter technologie et subtilités sonores…

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On février - 13 - 2011 News test 2

L’éditeur vient de nous communiquer ses dates de sorties pour le début 2011. Deux titres, parmi d’autres à venir, sont dors et déjà anoncés:

slice

Le film se verra proposé en DTS-HD Master Audio 5.1 (sans doute sous 16 Bit) en VO et VF, et proposera les suppléments suivants:

- Dans les coulisses du film (16 minutes environ) 
– Bandes-annonces 
- Copie Numérique du film à télécharger 
– La VF en Audio-3D (optimisée pour une écoute casque)


Deuxième titre, Le Silence des Ombres, mettant en scène Julianne Moore, verra aussi le jour en février prochain (le 8). Mêmes caractéristiques techniques, et une gamme de suppléments analogue là aussi, proposant:

- Dans les coulisses du film (16 minutes environ) 
– Bandes-annonces 
- Copie Numérique du film à télécharger 
– La VF en Audio-3D (optimisée pour une écoute casque)

silence-des-ombres-le-recto-jaquette


A signaler: l’éditeur s’ouvre désormais à la « copie numérique », offrant cette prestation en téléchargement.



Posted by Stéphane Roger | Cornwall On décembre - 22 - 2010 News test 2

SYNOPSIS

alien 3 blu-ray review

Pendant des décennies, Fiorina 161 fut une planète pénitentiaire où des bagnards endurcis extrayaient et fondaient le minerai pour le compte de la toute-puissante Compagnie. Une vingtaine de détenus y habitent encore, sous les ordres du Andrews et de Dillon, fondateur d’une religion prônant la chasteté. C’est dans cet endroit désolé que la capsule de Ripley vient s’écraser. Soignée par Clemens, le médecin de la colonie, elle se croit la seule survivante de l’équipage, lorsqu’une série de morts violentes lui fait comprendre que l’Alien a lui aussi débarqué et recommence à sévir. Face à la méfiance et à la misogynie des détenus (allant même jusqu’à une tentative de viol), elle organise la lutte. Aucune arme n’existant sur la planète, le seul moyen est d’attirer l’Alien dans un cul-de-sac et de le faire tomber dans une cuve de métal en fusion. Pendant ce temps, le monstre continue de faire des victimes : Clemens, principal allié – et amant – de Ripley; puis Andrews, que remplace Aaron. Après que bon nombre de détenus aient été eux aussi massacrés, le sacrifice de Dillon permet enfin de se débarrasser de l’Alien. Mais Ripley s’est rendue compte avec horreur qu’elle a été engrossée à son insu et qu’elle est porteuse d’une future reine pondeuse. Alertés par Aaron, des membres de la Compagnie se présentent, bien décidés à sauver ce très précieux spécimen d’Alien.


CRITIQUE

Un troisième volet haut en couleurs, spectaculaire et profondément pessimiste, né d’un processus créatif extrêmement chaotique et douloureux. Film maudit, détesté, anéanti avant la fin même de son tournage, la première réalisation de Fincher a tout d’un martur de cinéma qui avec le temps, semble se bonifier, et apaise de lui-même les tensions de sa genèse. Production colossale mais maîtrisée avec soin, son film n’a jamais été incarné comme Fincher le souhaitait. Accouché dans la douleur, le film n’a jamais rencontré son public outre-Atlantique, mais a bénéficié d’un accueil très favorable dans le reste du monde où il fut exploité de longues semaines durant. En outre, Fincher n’a jamais pu tourner Alien 3 avec une version définitive du script: celui-ci fut réécrit, recomposé et restructuré en permanence. Cette architecture narrative fragile n’est pour autant absolumlent pas visible ou décelable lors de la vision du film, mais représenta une véritable épreuve de force lors du tournage, où l’essentiel du quotidien fut avant tout orienté vers des phases de réécriture, avant que quelque scène ou séquence ne soit tournée. Pire encore, si le film reflète l’univers du Fincher à venir (Fight Club, etc), le cinéaste ne fut même pas convié au montage… Au final, le film évolue de lui-même, de manière presque organique. Il emprunte certes un parcours psychlogique des plus classiques et convenu, mais sa structure se rapproche davantage de celles des mythes: un glissement ers la déchéance, la décrépitude, l’abnégation, l’agonie, la tragédie, à l’image de son dénouement, plus dense encore dans cette version car elle supprime ce plan ridicule où le foetus de l’Alien faisait éclater le ventre de Ripley dans la version cinéma.

 

 

DOSSIER DE PRESSE


Les anecdotes autour du film sont légion, et pour cause: rien ne semblait se profiler de manière naturelle, et chaque acte de création obéissait avant tout à une perspective nouvelle de production. Onéreux et douloureux, Alien 3 fut, en dépit de toutes ses qualités (et il est très nettement plus réussi que le quatrième opus), un échec cuisant qui vit son metteur en scène s’effacer de sa création, pourtant sotenu et porté par une Sigourney Weaver enthousiaste et sereine. A l’origine, Ripley ne devait pas figurer dans ce troisième épisode, mais réapparaître à nouveau dans un quatrième. Toutefois, près de six ans s’étant- écoulés depuis Aliens, Sigourney Weaver accepta d’être partie prenante, à la fois comme actrice et comme co-productrice. Elle obtint un salaire de 4 millions de dollars, en partie, expliqua-t-elle, « (…)pour avoir été obligée de se raser le crane ».

 

David Fincher (28 ans) n’avait jusqu’alors tourné que des publicités, des vidéo-clips et quelques plans du RETOUR DU JEDI. D’abord estimé à 40 millions de dollars, le budget atteignit finalement les 60 millions. Fincher avait voulu que le scénario soit bâti en cinq actes, correspondant, pour Ripley, aux cinq étapes de l’agonie telles que les définit la psychologue Elisabeth Kuebler-Ross : le refus, la colère, le marchandage, la dépression et enfin l’acceptation. [source partielle: monsieurcinema.com].



Breton de coeur et d’origine, nomade de fait, tenté par la médecine,
journaliste par passion, voyageur et observateur par curiosité, Nicolas
Hulot aime rappeler qu’il «n’est pas né écologiste, mais qu’il l’est
devenu». Son parcours, semé de découvertes, d’expériences et de
rencontres qui l’ont mené d’un bout à l’autre du globe, a petit à petit
forgé son combat pour l’écologie et plus largement en faveur d’une
approche plus humaniste du monde.
Après quelques mois passés en fac de médecine, il exerce plusieurs petits
boulots et découvre la photo. Göksin Sipahioglu, créateur de l’agence
SIPA presse lui fait confiance ; Nicolas Hulot fait du photoreportage son
premier métier. Il parcourt ainsi le monde durant 5 ans et est témoin
de faits nationaux et internationaux marquants, notamment en Afrique
Australe ou en Afrique du Sud avec les événements qui ont précédé la fin
de l’apartheid. La photo l’amène naturellement à s’intéresser à la presse
écrite et parlée, et il a l’opportunité d’entrer à France Inter. De 1978 à
1987, il sera journaliste et producteur de plusieurs émissions. Il innove
dans les méthodes de reportages, se faisant acteur d’aventures qu’il
fait vivre en direct à ses auditeurs. C’est ainsi qu’il relève certains défis
comme la descente du Zambèze à la pagaie ou se pose au pôle Nord
géographique avec le 1er aéronef monomoteur. En 1987, le hasard de
la vie le mène à l’audiovisuel, chez TF1. Une simple expérience qui ne
devait durer que quelques mois, et qui se transforme en une véritable
tranche de vie. Depuis 22 ans, Nicolas Hulot a successivement été
producteur et présentateur des émissions «Ushuaïa, le magazine de
l’Extrême» (1987-1995), «Opération Okavango» (1996-1997) et enfin
«Ushuaïa Nature» (depuis 1998).

image2

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1
blue-dot Fox (France et autres régions du monde), disponibilité: 27 octobre 2010 (zone A, B, C)

alien 3 blu-ray

Les progrès en terme d’encodage étant désormais ce qu’ils sont, on se retrouve avec une image suffisamment piquée, lumineuse, et qui offre des valeurs de contrates nettement supérieures à celles de la première mouture du film sur support DVD (2003). Les tons uniformément ocres (mais qui oscillent de chaud à froid en terme de température des couleurs) sont ici reproduis avec un très joli degré de saturation des couleurs qui, associé à des noirs des plus profonds , nous révèlent un monde visuel unique et très stylisé. Sur le front des nouvelles négatives, nous avons noté quelques tremblements très légers de l’image, ainsi que, parfois (certains diront souvent) d’importants fléchissements de la tenue de l’image, en terme de définition et de clarté, etpas nécessairement lors des scènes enfumées, comme ce fut le cas sur l’édition DVD. La photographie subtile de Alex Thomson, qui a repris le projet suite au désistement de son précédent collègue est tout à fait respectée, et ce pressage HD, non labellisé THX contrairement aux deux premiers opus du coffret, parvient à remettre en lumière avec bien souvent des résultats saisissants. Les personnages surgissent de l’ombre vers la lumière, et les silhouettes sont sculptées dans la brume. Même lorsque l’action s’emballe ou que les décors se veulent peu sujet aux forts éclairages (pour preuve, cette superbe séquence d’un immense tunnel éclairé à la bougie), l’encodage ne s’effiloche jamais et affiche même une stabilité et une teneur, une intensité qui faisait défaut aux précédentes occurrences du film sur support vidéo. Ce remastering léger, ou plutôt ce réencodage HD, est en soi un très bel effort pour préserver l’intégrité visuelle du film de Fincher, et surpasse sans peine la précédente édition DVD. Rappelons que ce film maudit n’a pas bénéficié des mêmes soins que les deux premiers opus de la saga. Certains plans de la version longue (29 minutes supplémentaires) se montrent de très haute tenue, dans la lignée de ce qui est visible sur les deux premiers films, mais d’autres accusent une faiblesse globale du piqué, offrant des images lisses, adoucies, aux textures peu marquées, et particulièrement décevantes. Les yeux les moins pertinents sauront même faire la différence en quelques secondes… .


 

son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais.  Français, talien etc… sont proposés en DTS 5.1 (754.75 Kbps)
blue-dot 24 Bit, 48 Khz
blue-dot OFFSET: aucun

alien 3 blu-ray HD

La bande-son de ce troisième opus a toujours bénéficié de soins d’envergure et c’est avec délectation que l’on retrouve une bande-son définitivement optimisée et très dynamique sur cette ultime édition. En effet, le travail et le design de cet opus est de loin l’un des plus convaincant de la série, avec une maximisation permanente de la scène sonore qui ne s’effondre jamais sur les voies avant et qui n’a de cesse d’ouvrir ses perspectives créatives et ambiophoniques. L’exploitation du paysage sonore est permanente, rigoureuse et vigoureuse, et se voit rehaussée par un excellent rapport signal sur bruit. Nous apprenons, dans les suppléments consacrés à la phase de post-production, que les sound designers et les monteurs son ont eu recours à un nombre de bruitages plutôt conséquent afin de déstabiliser psychologiquement les spectateurs, et c’est avec un grand plaisir que nous pouvons vérifier tout ceci dans ce mixage 5.1, ici encodé en son numérique non compressé, où l’intégration des éléments sonore se révèle tout simplement proche d’une certaine image de la perfection. Les sons, au pouvoir de recouvrement élevé et très convaincant sont tout à la fois fugaces et de haute qualité, et l’ensemble respire d’une belle technicité. Précise et radicale, la prise de son est de haute volée, au point que l’opération créative réalisée lors du mixage ne peut qu’enjoliver un ensemble placé sous le signe de la qualité et de la pertinence. Mais il y a bien mieux que cela: le film évolue par phase, à l’image de la bande-son. Suite à un générique qui joue l’économie mais n’oublie jamais de mettre en place une scène sonore créative et furieuse, le film évolue vers la création d’un authentique paysage sonique au fur et à mesure que le spectateur découvre la prison et tous les détails de son univers carcéral. Ce générique fait exister votre voie centrale, et consiste en une succession de musique symphonique comprenant de nombreux chœurs entrecoupée de bruitages secs, tranchants et viscéraux matérialisant le choc à l’intérieur de la navette et son éjection vers Fiorina 161. De surcroît, l’intégralité de la bande-son brille par sa façade formelle et ses qualités d’exécution. Les habituels éléments techniques (diaphonie, dynamique, séparation des canaux, réponse etc…) affichent eux aussi de très belles valeurs, transformant chaque instant de cette bande-son en un plaisir d’écoute coupable, mais hautement performant. Il suffit, pour s’en convaincre, d’écouter certaines séquences situées dans l’infirmerie et de découvrir la richesse des ambiances placées sur la scène arrière. Lors de la seconde partie du film, la bande-son recrée à merveille les diverses sensations de cloisonnement en mettant littéralement en scène et sur tous les canaux la course poursuite apocalyptique entre la créature et les prisonniers jusqu’au final quasi-christique.

alien3-3

 

Elliott Goldenthal, le compositeur, nous révèle dans les suppléments son utilisation d’une musique atonale, qui oscille entre musique orchestrale et effets sonores rendus par l’emploi d’instruments aux sonorités incongrues. Il se dégage ainsi de cette bande-son une énergie acoustique certaine, bâtie sur des notes sonore discordantes procurées par la musique et soutenue par une ligne mélodique d’une ample générosité lors des moments clé. Durant les séquences d’action, la scène sonore jouit d’une stabilité incroyable (le film date de 1992) et d’un pouvoir d’évocation foudroyant. A ce titre, le vent et la circulation de l’air dans la base sont omniprésents et finissent par générer un environnement acoustique pénétrant et des plus immersif, que le codec DTS HD Master Audio permet de densifier et d’étoffer, tout en réduisant le champ pourtant ouvert des distorsions. Le gain en finesse et en poids se montre alors des plus massifs: il augmente le volume de la spatialisation tout en rehaussant le réalisme des nappes sonores qui composent l’arrière-plan acoustique de cette bande-son. Les voix sont captées avec un soin extrême (une fois de plus, pour l’époque), mais l’on notera des fléchissements là aussi du à l’intégration de certains sons captés lors du tournages (production sounds) et d’autres en post-production, mais aussi lors de nouveaux passages de la version spéciale. A certains moments, les dialogues sont inaudibles, alors qu’ils sont éclatants de vitalité acoustique à 95% du temps. Mais le son reste nourri, riche, opulent et présente de grandes qualités spatiales, jusque dans le placement des voix dans l’espace, où les coordonnées sonores sont clairement lisibles dans l’espace, de manière holographique. Les rugissements de la créature en voie centrale sont bien souvent extrêmement impressionnants et utilisent une gamme dynamique très cossue. La musique et sa disposition spatiale, faite de clarté et d’une très belle utilisation de toutes les voies, est enregistrée avec soin et intégrée aux petits oignons. De temps à autres, un détail sonore frappant, comme cette goutte d’eau qui tombe du plafond dans une scène furieuse, vient s’inviter à la fête, caractérisant un espace sonore d’une très belle vitalité. Nous ne pouvons que recommander cette bande-son à quiconque vient de changer ses enceintes: elle constituera, à sa façon, un test très réussi pour se rendre compte de la cohérence entre ses diffuseurs, tant elle sait bâtir un espace sonore très net, architecturé avec un soin extrême, dans lequel les masses sonores se déploient de manière très large et très mobile. Le codec DTS-HD Master Audio parvient parfois à réaliser de véritables miracles de présence et de profondeur naturelle, proposant un rendu spatial physiologique et d’une netteté réellement stupéfiante en de fort nombreuses occasions. A nouveau, son apport permet de profiter au mieux de chaque micro-détail du mixage, tout en rendant plus évidente l’intention de spatialisation, sans le moindre compromis. Jugez plutôt: sur l’édition DVD zone 2 (Japonaise, qui e avait l’exclusivité), le bitrate (taux de transfert de données) de la piste DTS mesurait 754.75 Kbps, et le fichier son de cette piste mi débit atteignait 799 Mo. Sur cette édition, la piste DTS-HD Master Audio 5.1 obtient un bitrate moyen de 4.1 Mbps (4100 Kbps) avec des pointes au delà des 7 Mbps, présenté sous 24 Bit et 48 Khz… .

 

Pour conclure, on avancera que finesse et profondeur achèvent de composer un rendu de très haut niveau, riche de sonorités mobiles, créatives et viscéralement palpables. Il en est de même pour ce qui est de la dynamique: en DTS-HD, lors de ces attaques où les chocs s’étagent dans la bande-son, le moindre écho (net et tranchant) se voit propagé dans l’espace sonore de cet univers de métal et de ciment. Hautement convaincant.


interactivite

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Une fois passée la relative déception de découvrir des menus d’accès presque identiques à ceux présentés sur DVD sept ans en arrière, et le nombre d’images de tournage et segments documentaires présentés en SD de qualité presque exécrable (mais difficilement ‘restaurables’), ce coffret regorge de détails. mais pour l’avoir vendu (et annoncé) comme une véritable anthologie et comme l’édition vidéo la plus complète jamais réalisée, quiconque possède le coffret DVD éprouvera un certain sentiment de déjà-vu… Le dernier disque se veut un copier-coller des suppléments déjà existants, et le disque cinq, pourtant très complet, n’apporte pas particulièrement de révélations inédites… Sa durée, pourtant annoncée comme massive, n’excède pas non plus les trois-quatre heures (environ bien sûr) de contenus inédits par film. Difficile, toutefois, de faire la fine bouche, tant l’ensemble se montre riche, mais n’y a t-il pas eu de « poussée » mercantile hypertrophiée lors des annonces de la parution de ce coffret ?

  • 1992 Theatrical Version (version cinéma)
  • 2003 Special Edition (Restored Workprint Version)
  • Audio Commentary by Cinematographer Alex Thomson, B.S.C., Editor Terry Rawlings, Alien Effects Designers Alec Gillis and Tom Woodruff, Jr., Visual Effects Producer Richard Edlund, A.S.C., Actors Paul McGann and Lance Henriksen
  • BO finale du compositeur Elliot Goldenthal isolée en Dolby Digital 5.1 (offset de -4dB mais superbe), accessible sur la version cinéma uniquement.
  • Deleted and Extended Scenes
  • MU-TH-UR Mode Interactive Experience with Weyland-Yutani Datastream

Les suppléments suivants sont accessibles, pour ce film, sur le disque #5:

  • Wreckage and Rage: Making Alien 3 (environ 2 heures + modules supplémentaires), présenté en 4/3 ou 16/9 selon les segments et SD.

Enfin, le dernier disque reprend les suppléments déjà disponibles sur le précédent coffret DVD (2003), dont voici la liste pour ce film uniquement:

  • Pre-Production
  • Production
  • Post-Production and Aftermath Alien 3
  • Advance Featurette
  • The Making of Alien 3 Promotional Featurette
  • Trailers & TV Spots

evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray


Posted by Stéphane Roger | Cornwall On novembre - 1 - 2010 News preview test 2

sus

Avec beaucoup (pour ne pas dire des tonnes) de retard, du à des journées extrêmement remplies et un changement de rythme radical, voici une news qui annonce un événement de taille: nos amis de Wild Side se préparent à proposer au format Blu-Ray (DVD SD également disponibles) six oeuvres remasterisées du maestro Italien Dario Argento. Au programme: des masters restaurés avec soin, et six oeuvres marquantes parmi lesquelles L’Oiseau au plumage de cristal, et surtout le magnifiquement dantesque Suspiria, aux codes chromatiques visuels anthologiques.

 

Les films se verront présentés en 1080p, et (confirmation à venir), se verront présentés en DTS-HD Master Audio Mono ou 5.1. En guise de suppléments, l’éditeur proposera une ligne éditoriale de grande classe, comme vous le constaterez avec la liste de ceux présents  sur l’édition de Suspiria:

  • Entretien avec Dario Argento (26 mn)
  • Entretien avec Luciano Tovoli, Directeur de la photo (26 mn)
  • Entretien avec Claudio Simonetti, Compositeur (13 mn)
  • Entretien avec Davide Bassan, Fils et assistant du chef décorateur (13 mn)
  • Entretien avec Dario Argento, édition spéciale Italienne (20 mn)
  • Dans les profondeurs de Suspiria avec Daria Nicolodi (13 mn)
  • Argento Vu par… Pascal Laugier, Alain Schlockoff et Jean-Baptiste Thoret (26 mn)
  • Argento Connection – Avec Dario Argento, Claudio Argento, Luigi Cozzi, Romano Albani, Luciano Tovoli, Davide Bassan et Daria Nicolodi (26 mn)
  • La restauration de Suspiria (13 mn)
  • Mauvais genre, émission de radio Inédite spéciale Claudio Simonetti (France Culture)
  • Bande-annonce
  • Galerie Photos

D’autres titres, dont la plupart sont totalement inédits sur notre marché vidéo, ne proposeront toutefois pas de suppléments étoffés. Suspiria existe en remastering 5.1 (6.1 Discrete même pour être plus exact), puisqu’une édition DVD des débuts 2000, en zone 1, proposait le film dans ce format, avec des résultats tout à fait honorables. Sorties programmées au 3 novembre prochain.

Capture

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 11 - 2010 News preview test 2

amwerewolf

Un film de John Landis

En voyage dans le nord de l’Angleterre, deux jeunes Américains se font attaquer par un loup-garou. L’un d’eux meurt suite à ses blessures. Transféré à l’hôpital de Londres, le survivant tombe amoureux d’une infirmière. Malheureusement pour lui, les symptômes de son attaque se font sentir assez rapidement. Cauchemars et hallucinations se font de plus en plus fréquents.


IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 1.85:1 
blue-dot Universal

Si le dépoussiérage et la remasterisation n’ont pas été complètement au goût du jour, cette édition propose toutefois le classique de John Landis dans des conditions pourvues de jolis attributs. Par là-même, comprendre une clarté rehaussée la plupart du temps (extérieurs jours, exception faite de la première bobine du film, granuleuse et imprécise) via une définition qui respire souvent bon la HD, une colorimétrie plus respectueuse, plus proche de l’origine et surtout plus intense et dynamique que ce permirent les VHS des années durant, et une patine globale qui, si elle déçoit assez régulièrement (bruit, grain…), offre tout de même son lot de qualités, offrant en ce sens une vision du film suffisamment neuve pour compter. Le reste accuse une bonne perte d’informations dans les noirs ou dans certains détails scéniques (cf: les séquences d’ouverture, souvent dignes d’un DVD), mais la structure du grain, sans avoir été nettoyée et c’est tant mieux, se montre finalement moins pénible que prévu. Une occasion loin de la perfection pour redécouvrir ce classique de la comédie horrifique non sense, au final bien plus tragique que comique… .

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SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais; Français DTS 2.0 Mi Débit MONO
blue-dot 24 Bit, 48 Khz.
blue-dot OFFSET: n/a

5050582607017La véritable surprise de cette édition, outre sa certaine richesse de compléments, est inconstablement à dénicher du côté de la bande-son. Le remixage opéré permet une spatialisation souvent très effective, pétrie de bruitages ambiants, de vociférations tourbillonnantes, d’ambiances urbaines fouillées et réelles. Un détail perce assez notablement après 35 minutes de métrage: le rajout de bruitages et détails sonores bien plus modernes, comme ce fut le cas lors de la remasterisation des Dents de la Mer de Spielberg, une habitude du studio. Ces rajouts apportent un plus indéniable dans la préhension des atmosphères sonores (bruitages urbains, coups de feu) mais pâtissent toutefois d’une intégration souvent hasardeuse, ou trop voyante, grossière. Il n’en demeure pas moins que certains coups de feu, orages ou déplacements de véhicules jouissent d’une dimension sonore subtilement appréciable, répartie avec vigueur et volume sur les enceintes arrières, et donnant lieu à des effets et ambiances à la spatialisation 5.1 réellement très réussie. Certaines portions se paient le luxe d’apporter une touche d’originalité ou d’humour coriace fort à propos, ajoutant à la violence ambiante. Les multiples chansons pop qui émaillent le film (la très célèbre scène de transformation, anthologique, qui valut au flm un Oscar) jouissent d’une très belle fidélité, et se voient distribuées sur tous les canaux, avec une stéréophonie très marquée. Le codec DTS-HD Master Audio 5.1 surprend par la justesse conférée aux timbres, et par sa nature débridée, sa gestion du volume expressif de l’ensemble qui, en dépit de son âge et de son remixage parfois peu élégant, maintient tout au long du métrage une énergie acoustique que l’on ne soupçonnait guère. Certains passages manquent cruellement de dynamique (fluctuations du niveau des dialogues) et proposent une scène sonore éteinte et étrangement resserrée, mais d’autres affichent de belles qualités dynamiques et un rendu réussi en termes d’immersion.

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INTERACTIVITE

  • Commentaire audio : des acteurs D. Naughton et Griffin Dunne.
  • Attention à la lune : (97’37) documentaire rétrospectif composé notamment de nombreux témoignages. Le début – Les acteurs – Tournage au Pays de Galles – Meurtre sur la lande – L’essence des cauchemars – Ramener Jack – La transformation de David – La musique d’ »AW » – Tournage dans le métro – Porno et marionnettes – Un démon à quatre pattes – Remue-ménage à Picadilly Circus – La bête lâchée.
  • J’ai marché avec un loup-garou : (4/3 – 7’31) interview de Rick Baker, resp. des effets spéciaux et créateur de monstres.
  • Le tournage : document original (5’15) d’époque.
  • Entretien avec J. Landis : (18’20)
  • Rick Baker, le maquilleur d’ »AWL » : (11’14) module complémentaire au précédent.
  • Le moulage de la main : (10’59) de D. Naughton.
  • Bêtisier : (3’08)
  • Story-boards : (2’28) comparés aux séquences correspondantes.
  • Photomontage : (3’45) d’images du film et de plateau.
Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray

Notes du disque :
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On septembre - 12 - 2010 News preview test 2

All the boys love Mandy Lane blu ray test

Mandy Lane est si belle, si pure, si innocente… que tous les garçons la convoitent. Pour la séduire, une bande de copains l’invite dans un ranch pour y fêter la fin des classes. Au rendez-vous : sexe, drogues, alcool… et un invité surprise, qui tente de mettre la main sur le plus convoité des trophées : Mandy Lane.


IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1 
blue-dot Wild Side

Globalement, cette édition restitue toutes les charges visuelles de son metteur en scène, jusque dans des détails qui pourraient laisser perplexes certains spectateurs: la présence d’un grain abondant, issu de l’émulsion des pellicules originales, l’emploi de certains filtres qui amoindrissent le rendu etc etc… Dans son ensemble, le film profite d’un pressage HD 1080p respectueux en tout points des intentions originelles du cinéaste. La définition et le niveau de détail sont en revanche moins marqués que de coutume, mais force est de constater que le film a du constituer un véritable cauchemar pour ce qui est de l’encodage. Mais il en va ainsi du style du film, très recherché, voulu par Jonathan Levine: ralentis expressifs quasi-surréalistes, contrastes appuyés, saturation violente des teintes primaires, traitement des pellicules… Une recherche stylistique et formelle permanente, aux images presque « mentistes », sorte de laboratoire visuel tour à tour archi-réaliste, et aussi archi-saturé et empesé. L’encodage réalise des prouesses, en se fiant au master avec la plus grande précision possible, avec, en particulier, une gestion de la luminosité très affinée (scènes situées en extérieurs jour). Une image globalement difficile à évaluer, mais un sans faute réel pour l’éditeur, qui n’a pas cherché à pousser le rendu vers telle ou telle dimension dans le but de le parfaire artificiellement.

 

 

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SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais & Français
blue-dot 16 Bit, 48 Khz.
blue-dot OFFSET: n/a

Tout slasher qui se respecte se doit, d’ordinaire, de posséder une mise en avant poussée de la dimension acoustique. Mandy Lane n’y fait aucunement exception, et ce, même si ses origines modestes empêchent une véritable libération formelle. Mais qu’à cela ne tienne. Le résultat sonore se montre à la hauteur, et se permet même de proposer une musicalité sans faille sur le rendu des chansons « pop » employées tout au long du métrage, et qui lui octroient un habillage stylistique supplémentaire, ainsi qu’une force d’âme tout à fait réjouissants. Le final, au son de Sealed with a kiss, interprété par Bobby Vinton, laisse sur le carreau eu égard de sa qualité Hi-Fi. Pour le reste, la dynamique sait se montrer férocementagressive, et il en sera de même de l’ensemble des canaux lors des sollicitations d’effroi propres au genre: coups de feu, attaques au couteau ou coups assénés avec violence se voient retranscris acoustiquement de manière pleine et entière, vigoureusement et sèchement (qualité d’enregistrement des sons). La scène arrière, certes tangible, se montre parfois employée avec saveur et rigueur, mais manque également son plein potentiel scénique lors de séquences plus ambitieuses, où son usage réservé affiche une modération trop poussée… . Le canal de graves parvint sans peine à asséner de violents coups au palpitant, ancrant le récit sonore dans un fondement sourd et vicieux, insidieux mais fort à propos. Si la prise de son se montre globalement sèche, elle ne manque pas de dynamisme et de réalisme, que le montage son, moins spectaculaire que prévu, mais jamais dépourvu d’ingéniosité, parvient à mettre en avant une très belle créativité, réservée principalement aux (nombreux) passages musicaux et aux séquences d’effroi. Le codec DTS-HD Maser Audio 5.1 (présenté sous 16 Bit) se montre respectueux des intentions sonores et du design acoustique de l’ensemble. A l’aise sur tous les terrains, il remplit la pièce avec conviction, et permet d’épaissir le rendu sonore en optant pour la non-compression. Qu’il s’agisse d’effluves sonores déchaînées ou d’ambiances fines mais solidement texturées, la piste DTS-HD Master Audio restitue toute la plénitude du mixage originel, là où tant d’éditions de films du même genre, plus prestigieux, lors de la grande époque du support DVD, manquaient leur coeur de cible sonore en raison du choix du codec Dolby Digital 5.1 qui, au delà d’une spatialisation revue à la baisse, élaguait aussi l’intérieur des sons en présence, qui, immanquablement, perdaient considérablement en texture donc en réalisme et franchise sonore. Sur cette édition Blu-Ray, il n’en est rien, et la notion de spectacle sonore prend alors tout son sens, tout en préservant ses forces vives.

 

INTERACTIVITE

  • Interview de Amber Heard (14 minutes environ)
  • Interview vidéo du cinéaste Jonathan Levine (28 minutes environ)
  • Bandes-annonces (4/3, SD, Dolby Digital 2.0)
Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray

Notes du disque :
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On août - 19 - 2010 News preview test 2

SYNOPSIS

Le jour où les flics sont venus me chercher dans ma banque, pour m’apprendre que j’avais un frère jumeau, qui plus est un mac, et que j’avais 30 sec pour répondre à leur deal :20 ans de taule ou un mois dans la peau de mon frère, j’ai mis 15 sec pour endosser son costard de mac.

le mac blu ray


DOSSIER DE PRESSE

Après une série de films sérieux depuis quelques années ( Le Couperet, G.A.L, Pars vite et reviens tard) il semble que seul Thomas Langmann ramène José Garcia vers la comédie. Producteur et scénariste pour Le Boulet et Astérix aux jeux olympiques, il retrouve son double statut avec Le Mac. La recette miracle pour attirer son acteur fétiche ? Rien d’étonnant en tout cas quand on sait que l’idée originale du scénario vient de Thomas Gilou, réalisateur de La Vérité si j’mens, qui avait révélé le comédien au grand public.

Pascal Bourdiaux, réalisateur du film, qui a longtemps dirigé des épisodes de « Un gars, une fille» a également fait venirArsène Mosca, personnage récurrent de la série. Arsène Moscane sera pas en terrain inconnu, puisqu’il avait déjà croisé José Garcia sur le tournage de Astérix aux jeux olympiques.

José Garcia retrouve enfin Gilbert Melki, avec lequel il n’avait pas travaillé depuis La Vérité Si J’mens 2. Il renoue également sur l’affiche avec un accoutrement qui avait déjà marqué les spectateurs du Boulet : une sorte de peignoir/robe de chambre improbable qui ne semble pas l’entraver dans les scènes d’action.

Le casting comporte deux comédiens aux trajectoires singulières. Jo Prestia et Doudou Masta n’ont pas toujours été devant la caméra en tant qu’interprètes : le premier est un ancien champion de sport de combat (muay thai) et le second un ancien rappeur. Un second round pour les deux hommes qui étaient déjà réunis pour La Horde.

Ce n’est pas la première fois qu’une comédie s’appuie sur une resssemblance inattendue entre deux personnages que tout oppose. Il s’agit d’un ressort presque classique. On se souvient notamment des Visiteurs et leurs quiproquos engendrés par la ressemblance entre Jacquouille et Jacquart, tous deux joués par Christian Clavier. Dans Grosse Fatigue,Michel Blanc devait lui aussi éviter les ennuis causés par un sosie malveillant, et dans Le Siffleur, François Berléands’invente un jumeau dur à cuire. Même outre-atlantique, ce genre d’intrigue a déjà été porté à l’écran : dans Président d’un jour, un simple citoyen doit remplacer au pied levé le président, dont il est le portrait craché.

Le tournage n’a pas été de tout repos pour José Garcia ! L’acteur a dû prendre des leçons de danse pour le rôle. Les quelques extraits du making off montrent que l’entraînement a pour le moins été intensif. Mais le résultat est là : dans la scène du night club, on peut voir un mac déchaîné qui s’en donne à cœur joie sur la piste de danse…


Breton de coeur et d’origine, nomade de fait, tenté par la médecine,
journaliste par passion, voyageur et observateur par curiosité, Nicolas
Hulot aime rappeler qu’il «n’est pas né écologiste, mais qu’il l’est
devenu». Son parcours, semé de découvertes, d’expériences et de
rencontres qui l’ont mené d’un bout à l’autre du globe, a petit à petit
forgé son combat pour l’écologie et plus largement en faveur d’une
approche plus humaniste du monde.
Après quelques mois passés en fac de médecine, il exerce plusieurs petits
boulots et découvre la photo. Göksin Sipahioglu, créateur de l’agence
SIPA presse lui fait confiance ; Nicolas Hulot fait du photoreportage son
premier métier. Il parcourt ainsi le monde durant 5 ans et est témoin
de faits nationaux et internationaux marquants, notamment en Afrique
Australe ou en Afrique du Sud avec les événements qui ont précédé la fin
de l’apartheid. La photo l’amène naturellement à s’intéresser à la presse
écrite et parlée, et il a l’opportunité d’entrer à France Inter. De 1978 à
1987, il sera journaliste et producteur de plusieurs émissions. Il innove
dans les méthodes de reportages, se faisant acteur d’aventures qu’il
fait vivre en direct à ses auditeurs. C’est ainsi qu’il relève certains défis
comme la descente du Zambèze à la pagaie ou se pose au pôle Nord
géographique avec le 1er aéronef monomoteur. En 1987, le hasard de
la vie le mène à l’audiovisuel, chez TF1. Une simple expérience qui ne
devait durer que quelques mois, et qui se transforme en une véritable
tranche de vie. Depuis 22 ans, Nicolas Hulot a successivement été
producteur et présentateur des émissions «Ushuaïa, le magazine de
l’Extrême» (1987-1995), «Opération Okavango» (1996-1997) et enfin
«Ushuaïa Nature» (depuis 1998).

image2

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1
blue-dot Fox (France), disponibilité: 06 juillet 2010

le mac blu ray

Globalement, cette édition HD délivre un rendu visuel chatoyant (colorimétrie somptueuse et relevée, aux cadres remarquables), offrant des images denses et piquées, bien souvent hautement détaillées. Un léger grain argentique habille l’ensemble, apportant une gamme de textures fort agréables. L’encodage se montre en tout points solide. La profondeur de champ, associée à un degré de définition poussé, offrent un rendu proche de l’exemplaire, loin de tout lissage ou de compromission. Excellent niveau des noirs également, aidé en cela par des contrastes saisissants. Dans l’ensemble, cette édition procure de fort agréables sensations visuelles, qui ne sont pas étrangères au cadrage Scope idéalement mis en lumière par cette édition Blu-Ray qui frôle la perfection.


 

son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Français
blue-dot 24 Bit, 48 Khz 
blue-dot OFFSET: aucun

le mac blu ray

Si l’essentiel du spectacle se déroule sur la façade avant, délaissant d’occasionnels éclats que l’on aurait apprécié entendre émaner de derrière l’installation, la bande-son ne manque aucunement de rigueur ou de franchise. Mieux: elle offre de multiples points d’accès acoustiques, et se montre très ouverte en termes de spatialisation et de dynamique. Les dialogues savoureux occupent le centre de la scène frontale, et profitent d’un rendu dynamique et ‘immédiat’. Le volume de ces éclats de voix se montre flatteur, étalonné avec soin. Les différentes ambiances musicales (ambiances, boites de nuit…)profitent elles aussi d’une ouverture stéréophonique du champ sonore plus marquée que sur d’autres productions du même acabit. Le canal de renfort de graves affiche une fine dextérité, et sert tout à la fois à amplifier un rendu souvent dynamique, ou à parfaire le poids acoustique de certains lieux (parking souterrain vers la fin du métrage). La réponse en fréquence, pour sa part, se montre libre et libérée de toute entrave compressive, quelque soit la zone du spectre audible.

 

Il en résulte un son aux aspects clairs (pour ne pas dire ‘éclaircis’), libre, détouré avec soin, et armé d’une solide définition acoustique. Le sound design se montre pour sa part plutôt réjouissant: en ne recentrant pas l’ensemble essentiellement sur les dialogues, le film se trouve rapidement une autre vision sonore: bruits ambiants, définition des lieux, extensions des espaces naturels… . Un ensemble qui respire, agit et vit, amplifié et vitaminé par le codec DTS-HD Master Audio 5.1 qui octroie tour à tour une dynamique quasi-incendiaire à la scène frontale (réalisme audio très travaillé et immédiateté certaine), et un pouvoir de définition réaliste et solide, fort et patent. Une certaine richesse expressive s’empare de ce long-métrage, qui s’offre un rendu luxueux mettant clairement en avant le soin apporté à la conception sonore de cette comédie endiablée pour laquelle l’aspect audio a été intégré avec rigueur et vigueur (sens du rythme, relances régulières du tempo via des effets tonitruants ou irruptions brutales de titres musicaux pop…). A l’exception d’une scène arrière fort secondaire, reléguée à l’arrière-plan, peu porteuse et finalement anecdotique, l’ensemble séduit par sa franchise et son pouvoir d’évocation, frais et pétillant, qui n’est pas étranger au sentiment de feel-good que dégage le film.

 


interactivite

  • Making of (27 minutes environ)
  • Le mac en six leçons
  • « Le mac vu par »
  • Bêtisier
  • Bande-annonce


evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray



Posted by Stéphane Roger | Cornwall On juillet - 19 - 2010 News preview test 2

il faut sauver le soldat ryan blu-ray dts-hd master audio

Nous en connaissions chaque recoin acoustique pour l’avoir « utilisée », pour en avoir abusé au point de la détester… La bande-son DTS 5.1 de Saving Private Ryan, l’oscarisé film de Steven Spielberg, a fait couler beaucoup d’encre depuis son apparition en salles, mais surtout en DVD, en 1999. Les superlatifs pleuvaient à l’évocation des vertus acoustiques dérangeantes et archi-convaincantes des séquences de guerre. Cette édition DVD zone 1, qui fut déclinée en Dolby Digital standard, le fut aussi, deux mois plus tard, en DVD DTS (tout de même pourvu d’une piste Dolby Digital 2.0 ultra-convaincante, mais nous y reviendrons). Cette édition demeure mémorable (toutes proportions gardées) puisqu’elle la première à introduire la compression DTS en « mi-débit », moins gourmande en occupation disque, et soit disant toujours aussi efficace. Ainsi, des 1509.75 Kbps nécessaires d’ordinaire à l’époque, on allait passer à 754.75 exactement, ce qui ouvrit des perspectives nouvelles aux éditeurs DVD, qui furent enfin en mesure de proposer davantage de DVD encodés en DTS. Ce fut, aussi, le certain « début de la fin », puisque ces encodages qui rabotaient le bitrate audio allaient se généraliser, négligeant au passage les vertus moins compressives du codec inventé en 1993.

 

En 1999, nous nous sommes procuré cette édition DVD zone 1, en tout connaissance de cause, et en suivant la tendance superlative qui abreuvait la toile dans le monde encore restreint des sites internet qui évoquaient le home-cinema, et le codec DTS tout court. En moins de 20 secondes, la déception allait s’abattre comme la pluie lors de la saison des moussons: les résultats, à nos oreilles, étaient désastreux: l’ensemble de la bande-son avait subi une réégalisation sauvage, qui visait avant tout à adapter la bande-son à un rendu « domestique ». Par là-même, le haut du spectre, si scintillant en salles, avait été intégralement raboté, épuré, lavé de toute prestance, les basses fréquences recalibrées, les dialogues remodellés… L’ensemble demeure toujours, au fil de l’évolution de notre matériel, sec, ardu, aride, délavé, « cartoneux », au point de n’avoir jamais suscité la moindre émotion. Pire: le passage de la fin du film inclus sur feu le DVD de démontsration DTS n°4, offre des perspectives plus larges, une réégalisation moins poussée (entendre moins destructrice), et une ampleur plus large, généreuse et largement plus ouverte d’un point de vu fréquentiel. Seul hic: il ne dure que 4 minutes…

 

Plutôt que de refaire l’histoire, nous vous invitons à vous rendre sur cette page, véritable musée sur notre site. Vous y trouverez la chronique dudit DVD, d’époque, non modifée, jusque dans sa mise en page « frontpage » qui remonte à la préhistoire du webdesigning. Bien entendu, vous y noterez le ton encore enfantin, le style trop léger, simpliste… mais vous y découvrirez notre attitude, celle de 1999, devant cet incroyable (pour reprendre nos mots d’époque) « canular technologique visant à booster le marché du DVD DTS, sans pour autant respecter LA bande sonore originelle ».

 

Cette parenthèse refermée, voici maintenant ce qui est à attendre de l’édition HD du même film, qui propose la même bande-son et son mixage exceptionnel, mais cette fois-ci en DTS-HD Master Audio 5.1 non compressé, avec un débit d’environ 5 Mbps, soit exactement 6,62 fois plus de données retranscrites.

il faut sauver le soldat ryan blu-ray dts-hd master audio

Il faut ajouter à cet impact visuel celui, auditif, d’une bande sonore complexe et éprouvante qui, par la grâce de ces techniques de pointe rarement utilisées à bon escient,  plonge le spectateur en plein milieu d’un assourdissant et terrible vacarme. Jean-Pierre Coursodon, Positif n°452

Inutile d’y aller par quatre chemins (ou plus), cette édition HD à paraître chez nous courant juin (nous possédons l’édition zone B UK) balaye toutes nos déceptions d’un (très) violent revers de main. L’ensemble se montre largement plus naturel, plus fluide, plus proche, plus évident, davantage matériel. Et surtout, surtout, la réégalisation si caractéristique des productions DVD issues de chez Dreamworks, si elle demeure tout de même très légèrement présente, a tout bonnement disparu. La dynamique colossale, enfin retranscrite avec vigueur et sans limitation(s) permet de retrouver la violence expressive du mixage et du montage, libérant par la même son pouvoir de conviction. Largement plus épais et texturé, le rendu acoustique dépasse l’entendement, s’épaississant, se matérialisant totalement au coeur même de l’espace d’écoute. Cette purification d’ensemble autorise aux sons hauteur, vitesse et transparence, et le mixage se voit mis à nu par la force expressive du codec DTS-HD Master Audio, qui restitue toute la vigueur et les détails insensés de ce mixage anthologique. Les aigus se montrent saisissants de clarté, et le bas du spectre englobe le tout dans une spatialisation impressionnante et très poussée dans sa sophistication démentielle. Les médiums nivellent l’ensemble, loin de le réduire à cette zone exclusive comme ce fut le cas sur le DVD, et les sons se montrent précis, forts, offrant un ensemble d’une remarquable cohérence spatiale et fréquentielle.

 

Immersion et profondeur s’y montrent dantesques, principalement, lors du débarquement inaugural, et, surtout, lors de l’incroyable combat final dans le village. La piste DTS-HD Master Audio 5.1 parvient, via, en amont, le mixage de Gary Rydstrom (oscarisé), à organiser le chaos ambiant de manière confondante et aboutie, offrant une préhension de l ‘espace sonore tout simplement anthologique dans sa complétude, sa rigueur, son pouvoir d’évocation, ses qualités de recouvrement spatial etc… L’ensemble du spectre se montre réactif et chaque canal est abordé de manière pleine bande, avec un ruissellement de détails sonores qui couvrent toute la bande-passante.

il faut sauver le soldat ryan blu-ray dts-hd master audio

La présence et la définition des sons, particulièrement accrues sur ce pressage par rapport au DVD, achèvent de créer un paysage sonore multidimensionnel, grandement étoffé. Projetés dans l’espace, les sons et les nappes musicales envahissent la zone d’écoute avec une immédiateté et une netteté spatiale (presque) sans précédents. Sans jamais abuser de « gimmicks » ou de sonorités « gadget » (une grande rigueur a présidé à l’élaboration artistique et technique de la bande-son), le mixage restitué ici parvient sans mal à « imager » le film d’un point de vue acoustique, et à en restituer toute la dimension humaine, jusque dans l’historicité chaotique de certains événements, ici envisagés visuellement bien entendu, mais dont l’empreinte acoustique et sonore aurait été gravée à même la pellicule. Le réalisme qui sied si bien à l’ensemble est le fruit d’un travail incroyable de documentation sur le son de chaque arme et instrument, qui ont ensuite été injectés et mis en espace avec une rigueur proche du travail d’écriture. Selon Rydstrom, le créateur sonore qui a oeuvré sur le film ainsi que sur de nombreux autres du cinéaste, « L’action n’est pas à une distance fixe et rassurante par rapport à vous, vous êtes dedans« .

 

L’univers sonore se déploie avec cohérence et ampleur, et le codec DTS-HD Master Audio 5.1 accompagne chaque événement sonore, en révélant la nature même, tout en leur octroyant une véracité et une puissance d’évocation comme rarement entendues auparavant. Autre aspect très marquant: le rendu musical du score de John Williams, très compressé et étriqué, froid et sec sur l’édition DVD, retrouve ici de sa splendeur. Chaud et nervuré, le rendu orchestral se montre davantage porté sur l’ampleur, au point de révéler les positions des musiciens dans l’espace. Ceci est particulièrement évident lors du très long générique qui clôt le film, qu’il est enfin possible d’écouter et de savourer à l’image d’un CD propre et bien enregistré avec soin et tact, ce qui ne fut aucunement le cas sur DVD… . La musique habille le film, l’habite avec conviction et équilibre, rondeur et profondeur. Décompressées, remise à neuf, les sonorités de Williams se voient ravivées et quasi-enluminées par la richesse du bitrate, et ce sera dans la largeur de l’évocation musicale, tout autant que dans sa grandeur symphonique, que le film se forgera, par la même occasion, une nouvelle jeunesse formelle, une liberté émotionnelle nouvellement acquise. Comme un parfum d’inédit, en somme.

spr-3

Quelques mots s’imposent aussi pour ce qui est de qualité générale du master image. Très loin devant le DVD, à nouveau, il se distingue par une colorimétrie plus franche, plus ouverte, qui autorise une plénitude visuelle largement plus poussée. Le choc est de taille pour qui a connu le support DVD: définition amplifiée, couleurs générale revigorées de manière spectaculaire, sans pour autant atteindre un état de dénaturation. La finesse de l’image laisse sur le carreau, tout en préservant le choix singulier de pellicules: des Kodak EXR 5293, exposées à 400 ASA, aux couleurs désaturées en laboratoire.

 

MISE A JOUR: Cette édition Blu-Ray souffre d’un soucis de synchronisation lors de quelques portions du chapitre 15. Les éditions Blu-Ray Britannique et Nord-Américaine sont concernées par le problème… Aucun détail n,’est à ce jour disponible pour notre édition nationale Française, à paraître début juin. Une procédure d’échange a été mise en place, et Technicolor, en charge du pressage et du mastering, prépare une nouvelle mouture. Voici le communiqué de presse officiel de Paramount:

 

PARAMOUNT HOME ENTERTAINMENT RECALLING SAVING PRIVATE RYAN SAPPHIRE SERIES BLU-RAY DISCS

Replacement Product to be Available at Retail by Tuesday, May 18

HOLLYWOOD, CA (May 12, 2010) – Paramount Home Entertainment today announced that it is recalling the Sapphire Series Blu-ray edition of Saving Private Ryan recently released in North America, the United Kingdom and the Benelux countries due to an audio synch error that occurred during Technicolor’s authoring process. Although Technicolor employs comprehensive quality control measures, in this instance the issue was not detected prior to replication.

“Technicolor has been a valuable partner to Paramount Home Entertainment, and both Paramount and Technicolor are committed to providing the highest quality product to consumers,” said Dennis Maguire, President, Paramount Pictures Home Entertainment Worldwide. “Our Sapphire Series was created to present our greatest films with the finest picture and sound quality available. Saving Private Ryan is a five time Academy Award® winning film including Best Director from one of America’s most acclaimed filmmakers so we are recalling this edition to ensure that every Blu-ray disc honors Steven Spielberg’s vision.”



Technicolor has set up the following toll-free numbers for consumers who have already purchased the Saving Private Ryan Sapphire Series Blu-ray, which provides details on how they can receive a replacement copy—US and Canada: 888-370-8621, UK: 08000-852-613. Consumers can also return the Blu-ray to the stores where they purchased the product to receive a replacement. Technicolor expects to have replacement discs available at retail no later than Tuesday, May 18.

 

 


Posted by Stéphane Roger | Cornwall On mai - 11 - 2010 News preview test 2

 

gijoe

Des montagnes de l’Asie centrale aux déserts d’Egypte, des rues de Paris au pôle Nord, les agents de l’équipe d’élite connue sous le nom de G.I. Joe mènent une lutte acharnée contre un ennemi redoutable. Disposant des toutes dernières technologies en matière de renseignement et de matériel militaire, ils combattent le puissant marchand d’armes Destro et la mystérieuse organisation terroriste nommée Cobra, qui cherchent à plonger le monde dans le chaos…

 

IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1 
blue-dot Fox, France, disponibilité: janvier 2010

Film d’action dithyrambique, GI Joe se devait de posséder un transfert Haute Définiton 1080p aux petits oignons. C’est en effet chose faite avec ce pressage en très grande forme, qui laisse s’éparpiller à l’écran une myriade de couleurs, changeantes au fil de la narration. La définition se montre détaillée, et le rendu des détails cristallin, du premier-plan jusqu’aux derniers. L’excellente gestion du codec AVC permet au film, plutôt long, de trouver son rythme d’encodage, et de proposer des images riches et détaillées, fortes de nombreuses qualités. A quelques exceptions près, les contrastes officient avec soin et profondeur, et il en va de même pour le niveau des noirs. Les scènes et décors se voient découpés avec tact et précision, et l’intégration des SFX, si elle montre quelques fluctuations plus ou moins gênantes, affiche une très bonne tenue. Aucun défaut ne vient ternir cette présentation dynamique, qui cumule qualité sur qualité, à l’exception de quelques plans plus doux que ceux les précédant directement. Presque tridimensionnelle sur les plans larges, les images se montrent impeccables au niveau du rendu, offrant à cette extravagance visuelle continue un écrin technique de  qualité.

 

SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais, Français Dolby Digital 5.1 (640 Kbps)
blue-dot 24 Bit, 48 Khz (4801 Kbps)
blue-dot OFFSET: -6 dB

Très largement plus convaincante que les dernières productions de Stephen Sommers, son metteur en scène, la bande-son du film ne manque pas d’atouts, loin de là, mais propose aussi quelques déceptions fort inconvenantes que nous nous proposons de détailler un peu plus bas. Dans son ensemble, le film jouit d’un territoire sonore et acoustique de premier choix. Aussi diversifiés que les images, les sons intervenants dans le film placent quelque fois la barre très haut, à l’image de cette séquence qui inaugure le film: le guet apens terrestre et aérien délivre une scène sonore dynamitée, à la dynamique survoltée et aux effets multivoies dithyrambiques. Passages d’hélicoptères qui traversent l’espace d’écoute d’avant en arrière, crashes répétés, bruits de balles, déplacements d’engins… Cette brève séquence, de loin la plus réussie du film sur le terrain strictement acoustique, permet une exploitation totale et assez radicale de tout l’espace d’écoute, projetant sons et effets avec vitesse et célérité dans un espace 5.1 rempli jusqu’à son comble, dynamiquement exploité et armé de solides basses fréquences, même si les descentes vers le grave le plus bas ne répondent pas forcément si présentes que cela. Fluide, aérée, vitaminée, rapide et pregnante, cette séquence se montre férocement destructrice, et profite totalement d’une créativité sonore et d’un montage son franchement très réussis.

 

Mais passé ces quelques minutes admirables et à haute valeur spatiale, la suite retombe dans une mis en place standardisée des sons dans l’espace, et cumule les points noirs comme c’est finalement bien trop souvent le cas sur les grosses machines nord-Américaines… A commencer par les dialogues, faibles par moments, sans réelle ampleur ni positionnement dans l’espace. Puis vient la gestion de l’infra-grave, quelque peu (ou beaucoup) capricieuse, comme si un filtre correcteur avait été appliqué. Et ce filtre, parlons-en: un grand nombre de séquences semblent avoir été sous-traitées acoustiquement parlant. Là où fusion des éléments et élargissement des perspectives sonores étaient attendues, il n’en est finalement pas grand chose. Scène arrière reléguée à une simple extension secondaire, affaiblissement de la dynamique, qui limite l’ouverture vers de nouveaux horizons acoustiques, et gestion de l’espace sonore quelque peu brouillonne… Lors de séquences explosives visuellement, l’amas de sons généré semble souffrir d’un manque d’ouverture chronique, d’une limitation dans la répons en fréquence, qui conduit à une présence sonore certes patente, mais bien plus matte et tempérée que prévue. Les oreilles attentives discerneront sans mal la présence, en arrière-plan, d’un filtre correcteur qui semble avoir été employé afin de corriger l’ampleur du spectacle, en vue de ne pas trop tirer l’ensemble vers les extrêmes lorsque diffusé dans un environnement domestique. Sans imagination réelle, le mixage se contente de suivre la cadence des images, sans pour autant les extrapoler ou les mettre en emphase. Une certaine fatigue auditive s’invite alors à la fête à mesure que le film progresse, et à force de « boum boum » diffusés sans réelle férocité ou accroche spatiale imaginative.

 

De brillantes qualités, certes, mais un rendu quelque peu modéré ou du moins pas aussi libéré et aéré que prévu, parasité par le traitement, certes léger mais perceptible, que lui a réservé l’auditeur. Un brouhaha bien organisé, mais à la rigueur acoustique fuyante, et aux sonorités trop « usinées » pour alimenter notre ouïe (trop?) exigeante… Subtilité et créativité manquent au final régulièrement à l’appel, mais, est-il besoin de le rappeler, nous sommes dans une production signée Stephen Sommers… Néanmoins, saluons l’éditeur qui, contrairement à ses précédentes sorties qui furent assorties de simples pistes Dolby True HD, semble poursuivre ses efforts et proposer aux spectateurs le codec sans pertes DTS-HD Master Audio 5.1.

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INTERACTIVITE

  • La théorie du Big Bang : le making-of de Gie Joe (30 minutes environ, HD)
  • Commentaire audio du cinéaste et du producteur
  • Les incroyables effets spéciaux et graphismes (HD, 21 minutes environ)
Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite

Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray

Notes du disque :
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On février - 24 - 2010 News preview test 2

SYNOPSIS

blood blu-rayA la veille de la guerre du Vietnam, une base américaine est infestée par d’étranges créatures démoniaques à l’apparence humaine. Une jeune fille répondant au nom de Saya est envoyée sur place par une organisation gouvernementale secrète dans le but de les éliminer. Pour mener à bien sa mission, elle adopte alors l’identité d’une écolière et intègre le collège de la base.

 


DOSSIER DE PRESSE

Blood: The Last Vampire est une adaptation du célèbre film d’animation éponyme Blood, The Last Vampire, qui dure 48 minutes et a été réalisé parHiroyuki Kitabuko, il y a dix ans. Cette version originale a remporté de nombreux prix dont en 2001, celui du meilleur film au World Animation Celebration et du meilleur réalisateur au 6th Animation Kobe. Le directeur artistique de l’animé original, Mamoru Oshii, a en outre écrit en octobre 2000 un court roman intituléBlood : The Last Vampire, Night of the Beasts, publié en anglais en Amérique du Nord, en 2005. Par la suite, le concept original a continué à être décliné sous forme de suites, de mangas et de romans à succès. En 2005, Sony et Production I.G. ont enfin annoncé la création de Blood+, une série télévisée d’animation en 50 épisodes, qui est néanmoins très différente du film. Cette dernière a été diffusée pour la première fois au Japon sur MBS/TBS du 8 octobre 2005 au 23 septembre 2006.

Tout en respectant l’héritage laissé par le manga original et ses différentes évolutions, le cinéaste a pu suivre son instinct et ses envies dans la mise en scène de ce personnage d’adolescente attachante, à la fois fragile et puissante: « Le film de Kitakubo est un moyen métrage, donc il restait beaucoup d’éléments à développer », commente-t-il. Désireux de peindre de manière originale un univers familier, Chris Nahon tenait à ce qu’il soit une découverte pour le spectateur. En étroite collaboration avec Nathan Amondson, l’ancien chef décorateur de Wim Wenders, il lui a confié les résultats de ses recherches historiques et culturelles:« C’est l’un des bons côtés du métier : prendre le temps de creuser un sujet, se passionner pour mille détails et comparer son ressenti avec d’autres », explique t-il. Ainsi, si dans le film, la dominante est américaine par l’époque et le décor, les flashbacks renvoient à un Moyen Age japonais, « passionnant » à recréer selon le cinéaste.

Né en région parisienne, le cinéaste Chris Nahon a réalisé son premier court-métrage à 19 ans et a fondé sa société de production à 25. Il y produit et réalise des publicités, des clips vidéo et des courts métrages. A 30 ans, sous l’impulsion de Luc Besson, il réalise Le Baiser mortel du dragon, dans lequel il dirige Jet Li etBridget Fonda. Il a entre autre coécrit et réalisé L’Empire des loups avec Jean Reno en 2005. C’est en compagnie de William Kong, producteur de Tigre et dragon, nommé à l’Oscar et vainqueur d’un BAFTA Award et d’un Independent Spirit Award pour son travail, que le cinéaste a décidé de se lancer dans l’aventure de Blood: The Last Vampire. Son prochain film, Chasing the Dragonest actuellement en préproduction.

 


image2

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1
blue-dot Pathé (France), disponibilité: 3 février 2010

blood blu-rayDans sa globalité, ce pressage remplit plutôt habilement son office. Si l’on rentre davantage dans les détails, en revanche, force est de constater que d’importantes réserves se posent… En effet, si la définition accuse une précision dans la norme, sans performance particulière (loin de là), ce sont les arrières-plans qui pâtissent d’une importante charge compressive, mais aussi d’un design graphique à base de SFX et de trucages visuels loin de constituer un summum technique… Les dernières séquences, dans le ravin, présentent des arrières-plans bruités et gênants pour une source estampillée HD. Aplats, simplifications posterisations et autres pâtés de pixels y sont légion, déstabilisant tout équilibre visuel. Par dessus tout cela, le caractère ridicule (n’ayons pas peu des mots) du design graphique des créatures, dignes d’un épisode de Bioman, finissent par susciter agacement, ennui et rigolades, tant la performance se montre faible et risible. Du reste, le surétalonnage, dont les suppléments permettent de se faire une idée, finit par « artificialiser » l’image dans sa globalité, créant des fausses nuances de jaunes et oranges, rouges et blues aciers. La température de couleurs, placée très haut, ajoute une dimension irréelle à ce faux conte, que le format Blu-Ray, via son Deep Color, accentue totalement, offrant alors une soupe de couleurs toutes plus chaudes les unes que les autres, artificielles au possible. Les contrastes fluctuent sans cesse, et le niveau des noirs dans les scènes finales flirte avec le charboneux fibreux, sans texture ni teneur particulière. AU grand final, nous tenons avec ce titre un rendu visuel fort déplaisant, artificieux, et assez pénible à soutenir, même en dépit de la faible durée du métrage. Un manque de précision et de densité se fait cruellement ressentir au fur et à mesure de la projection… mais qui se voit rattrapé, de ci delà, par l’étrange beauté de certains cadrages sur les visages, très serrés, qui occupent l’espace et le cadre avec une cinégénie bien souvent stimulante.

 

 

 

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blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais, Français DTS-HD Master Audio 5.1
blue-dot 24 Bit, 48 Khz 
blue-dot OFFSET: aucun

Alexandre Widmer, au travail, dans son studio, Analog Factory

Alexandre Widmer, au travail, dans son studio, Analog Factory

Un point important que nous tenons à signaler: c’est notre ami Alexandre Widmer qui a entièrement supervisé la section sonore et acoustique de ce métrage. Crédité en tant que superviseur sonore, Alexandre est aussi responsable de l’enregistrement des sons Foley (bruitage enregistrés en studio dédié,en isolation acoustique, à l’aide d’instruments et objets divers et variés). C’est au coeur de son complexe/studio Parisien Analog Factory (Paris, 10ème arrondissement) que la bande-son du film a été traitée et créée. Selon Alex, « Tous nos postes de montage sont équipés en Pro Tools HD et la surface de travail D-Command 24 représentait la meilleure façon d’intégrer le mixage ». « Pour le film, grâce à ses VCAs et ses modes d’automation très complets, elle apporte une flexibilité maximum jusqu’au mixage final en auditorium cinéma.». Utilisateur de longue date de Pro Tools, Alexandre est crédité au montage son de près de trente films, parmi lesquels Le Fabuleux destin D’Amelie PoulainLe PianisteUn long dimanche de fiançaillesLe Transporteur IILes Brigades du TigreTaxi 4… Dorénavant à la tête de sa structure Analog Factory, Alex et son équipe réalisent le montage son de films de long métrage, mixent des pubs et des téléfilms et prémixent également des films dans le confort de leurs nouveaux locaux, comptant 5 salles de montage et 2 auditoriums de mixage. SI vous êtes des lecteurs assidus de DTS-Phile, nous avbons consacré une interview très complète de Alexandre l’an passé, au sujet de son César remporté par l’équipe son des deux volets Mesrine, dont il fut l’un des cinq pilliers. Cette interview, au format audio, est disponible sur l’ancienne version de notre site (migration en cours…), à cette adresse.

 

Avant toute autre chose, et une fois n’est pas coutume, nous avons focalisé notre analyse sur la piste son Française, encodée en DTS-HD Master Audio 5.1. La raison? Dix miunutes après le début de la projection, impossible de ne pas ressentir de frustration à l’écoute de la piste VO (Anglais), elle aussi proposée dans le même codec. Pauvre en présence, elle voit ses effets directionnels, certes présents, totalement anéantis, au point d’offrir une scène arrière inapte et sourde, secondaire, retirée, quasi-inexistante… Le canal de graves renforce ce sentiment de frustration, ne proposant qu’une présence banale, sans réelle profondeur ni plénitude spatiale, à l’intégration anecdotique… Le passage en version Française corrige totalement le tir, apportant ainsi une assise largement plus massive, une présence épanouie, doublée d’une ampleur tonale et fréquentielle littéralement frappante, si on compare directement avec la VO. La scène arrière se réactive, offrant du relief ainsi qu’une spatialité enrichie et largement plus ‘ergonomique’, qui offre nuances et résonances multiples, ampleur et acoustique détaillées. Néanmoins, le mixage offert ici, s’il ne manque pas de présence et d’assauts violents, délivre une expérience acoustique en demie-teinte, tout d’abord en raison d’un doublage chaotique, sourd, étouffé, risible pour ce qui est de la justesse des doubleurs. Le point fort de ce travail 5.1 se révèle, incontestablement, être la pétillante précision des sons onscreen et autres bruitages. Vifs, acérés, rapides et nets, ils profitent pleinement de l’extension dynamique offerte par le codec audio lossless. La scène frontale présente des caractéristiques traditionnelles dans son apparence: suffisamment mobile et nuancée, elle porte l’essentiel du film sur ses épaules, lui octroyant poids et réalisme scénique, conformément à ce qui est régulièrement audible sur une production typée Nord-Américaine.

 

blood blu-rayPour le reste, la spatialisation offre finalement peu de moments enthousiasmants, et pâtit d’une certaine réserve sur un grand nombre de séquences. D’autres, largement plus dimensionnées, profitent d’une ouverture quasi-maximale sur l’ensemble des canaux, avec un design reminiscent du mixage de Elektra, pour la vigueur de ses attaques sonores, et ces sonorités aériennes de bruits de lames qui s’entrechoquent, particulièrement bien représentés par un haut du spectre plutôt ouvert et détaillé. Bien entendu, les scènes de combat chorégraphiées tel des ballets constituent le point d’orgue de ce mixage, qui, dans un premier temps, induit une acoustique brutalement plus abstraite, avant de laisser exploser une myriade de détails autour de la voie centrale, et de s’étendre progressivement vers la scène arrière. Le design acoustique des créatures manquera certes d’inspiration (pardon Alex… ndlr), mais ce sont principalement ces quelques séquences de combat (le fameux flashback, situé dans les bois, dans la pure tradition des classiques martiaux aériens de Zhang Yimou, se révèle être la meilleure séquence du film, et de loin) qui proposeront une créativité ample et généreuse, agressive et détaillée, pétillante et ample. Ampleur du champs sonore, résonances multiples, attaques franches et marquées etc… toutes sont rendues acoustiquement avec une très belle efficacité spatiale ainsi qu’une dynamique décuplée, qui emplit l’espace de sons, et suscite l’envie de faire soudainement grimper les décibels. Anecdotique, le reste demeure finalement assez plat, offrant des textures sonores plus secondaires, moins amples et très fortement moins évocatrices. Si les coups d’éclat sont nombreux, le reste constitue une déception tant créative que technique.

 

Toutefois, cette création sonore 100% Française, dotée du travail rigoureux d’artistes de renom (Alexandre, François-Joseph Hors, etc…), ne manque pas de susciter bien du plaisir, mais en raison (sans doutes) de limitations budgétaires (les effets visuels, souvent, se montrent ridicules), seules certaines séquences ciblées permettent une immersion accomplie et patente. Mention spéciale, en revanche, aux toutes dernières séquences, où les multiples cris des protagonistes se montrent souvent effroyables et très « imagés » sur le terrain sonore et acoustique, fort largement plus que la plupart des effets visuels.

 

 

interactivite

  • Version inédite du film (89 minutes)
  • Making of (16/9, 17 min, SD)
  • Clip Mash up (16/9, 1min 13s, SD)
  • Démo étalonnage (5min environ, DTS-HD Master Audio 2.0, HD)
  • Galerie photos (1min 03, DTS HD Master Audio 5.1, HD)
  • Bandes-annonces (DTS-HD Master Audio 5.1, HD): Française (VF et VOST, 1min 55s), Japonaise  (34 secondes) et Américaine (1min 41s, VO sous-titrée, mais Master Audio 2.0…)

A signaler: la présence, dans cette édition du film au format Blu-Ray, du disque DVD SD de l’animé original, déjà disponible depuis plusieurs années dans ce format.


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evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On février - 18 - 2010 News preview test 2

SYNOPSIS

12-1Lorsque Danny Fisher réussit à appréhender Miles, un redoutable voleur, celui-ci est sur le point de s’enfuir avec un butin de plusieurs millions de dollars. Au cours de l’opération, la fiancée du braqueur est tuée accidentellement.
Après s’être échappé de prison, le génie criminel décide de se venger en obligeant Danny à réussir douze épreuves, douze rounds pour sauver la vie de sa propre fiancée.
Torturant son intelligence autant que ses capacités physiques, Miles n’épargne aucun piège à Danny. Chaque nouveau
round oblige le policier à traverser la ville à un rythme infernal, mettant en danger la vie d’innocents, transformant voitures et bateaux en véritables armes de destruction massive… A chaque round, les risques augmentent et le moindre faux pas peut s’avérer mortel. La course contre la montre commence…


DOSSIER DE PRESSE

Pour Renny Harlin, le film était une opportunité de revisiter le genre. Il explique : » J’espère que 12 Rounds sera le premier d’un nouveau genre de films d’action, un cinéma d’action  » docu-réaliste  » tourné caméra au poing complètement différent des superproductions hollywoodiennes réglées au millimètre. Nous avons donné au film une énergie et un sentiment de réalisme très fort qui reflètent, je pense, beaucoup mieux les goûts et les envies du public d’aujourd’hui. « 

 

12-jaquettePour les scènes d’action infernales de 12 Rounds, Renny Harlin voulait rompre avec le style de tournage traditionnel associé à ce genre de film. Il explique :  » Je voulais un style visuel qui souligne les prouesses physiques de John. Au lieu de le montrer comme un super-héros, nous en avons fait un homme ordinaire. J’ai mis de côté toutes les techniques et tous les outils habituels, comme les travellings avec la dolly ou des grues et les effets visuels, que les gens s’attendent à voir dans les films d’action contemporains. Nous avons imaginé 12 Rounds comme une histoire vraie qui serait vraiment arrivée, et pour la filmer nous avons en quelque sorte envoyé sur le terrain trois équipes de  » documentaristes  » pour fixer l’histoire des personnages sur la pellicule. «  Ce style de tournage  » commando  » a nécessité l’utilisation de plusieurs technologies et de différents types de caméras. Le directeur de la photographieDavid Boyd raconte :  » Nous avons utilisé plusieurs médias, dont des images de vidéo surveillance et des prises de vues aériennes. En se succédant les unes aux autres, elles donnent à 12 Rounds une énergie et un réalisme qui vous saisissent de la première à la dernière image. « 

 

La première version du scénario de Daniel Kunka se déroulait à Chicago, mais le producteur Michael Lake avait une autre ville en tête pour cette histoire, à la fois pour des raisons artistiques et économiques : la Nouvelle-Orléans. Michael Lakeraconte :  » On voit dans ce film bien plus d’endroits de la Nouvelle-Orléans que dans n’importe quel autre film tourné là-bas. La ville participe vraiment à l’histoire. On y voit Ninth Ward, le Quartier Français, le quartier des affaires et Algiers. « 
Renny Harlin ajoute :  » On trouve à la Nouvelle-Orléans une ambiance exotique qui n’existe dans aucune autre ville américaine. « 
Les cicatrices infligées à la ville par le terrible ouragan Katrina étaient encore bien visibles. Ashley Scott se souvient :  » On sentait qu’une catastrophe d’ampleur biblique s’était déroulée, et pourtant, partout autour de nous, les gens reconstruisaient leurs maisons et leur vie. C’était bouleversant. Pendant le tournage, nous avons rencontré des personnes exceptionnelles et avons entendu des histoires incroyables. « 

 


image2

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1
blue-dot Fox (France), disponibilité: 3 février 2010

12-2Globalement, le pressage proposé ici restitue les images rigoureuses du cinéaste avec panache et entrain. Le montage heurté et très mouvementé, pour ne pas dire sportif, suit la cadence via cet encodage AVC qui instille un réel sentiment de Haute Définition, sans pour autant constituer le meilleur titre du moment. Point fort: la palette colorimétrique. Elkle affiche en effet des valeurs très hautes en terme de « chaleur » et donne à voir des images saturées, proches de la sursaturation parfois, preuves d’un étalonnage numérique (trop?) vitaminé en post-production. La définition s’en sort avec les habituels honneurs d’une production typée « Hollywood ». Entendre par là que les premiers plans s’y montrent limpides et détaillés, et que les arrière-plans ne souffrent plus de compression ou d’un affaiblissement du niveau des détails rendus. Fluides et nettes, les images du film (même les plus ridicules) se hissent sans peine à la hauteur des standards actuels, même s’il subsiste un sentiment d’inaccompli, un traitement trop « industrialisé », standardisé pour susciter une réelle émotion, que l’on soit cinéphile ou cinéphage. Vibrantes et dénuées d’un trop plein de grain (ici, sous contrôle), les images demeurent solides et profondes, mettant habillement en valeur l’architecture si spécifique du sud des Etats-Unis, dont les multiples détails sont exposés au grand jour, dans des cadrages scope d’une belle tenue.

 

 

 

son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais, Français DTS 5.1 Mi Débit.
blue-dot 24 Bit, 48 Khz 
blue-dot OFFSET: aucun

12-3A l’image du traitement visuel, cette édition ne déçoit aucunement, blockbuster (raté, ndlr) oblige. Au crédit de cette bande-son, on citera volontiers son emploi constant et tendu du renfort de graves. Le canal 0.1 LFE propose en effet une puissance décuplée, vrombissante parfois, mais souvent épanouie et expansive dans son rendu du bas du spectre, que le codec DTS-HD Master Audio permet d’explorer avec richesse et rondeur, ardeur et puissance. Les séquences les plus musclées établissent un très bon rendu de cette zone du spectre, avec des effets véritablement tendus au niveau du grave, qui n’hésite pas à tapisser la pièce d’une onde porteuse de sens, durablement efficace. D’autres passages ne profitent pas de la même extension vers l’infra-grave, mais redoublent d’efficacité pour étoffer le rendu sonore jusque dans les zones les plus sourdes. Comme c’est bien souvent le cas sur ce genre de productions trop peu productives d’acoustiques créatives, les séquences calmes accusent une  baisse sensible du rendu sonore global, s’effondrant totalement sur l’enceinte centrale, centrale qui, par ailleurs, sur ce titre, manque cruellement d’ambition acoustique, de par un rendu quelque peu sourd et mat, sans vie ni ampleur. Un recul acoustique qui, en de multiples occasions, affaiblit la teneur de la façade avant.

Pour le reste, le mixage demeure très efficace, s’accaparant l’essentiel des canaux, sans pour autant exceller à créer un relief dantesque ou assourdissant. En ce sens, la scène arrière se montre certes patente et présente, mais délaisse volontiers effets subtils ou accrocheurs, au profit d’une extension assez banale de la façade avant, activée dans des scénarios acoustiques bien précis… et finalement assez rares. La caractéristique dominante, outre le renfort constant du canal de graves, demeure la dynamique, incendiaire et endiablée, qui englobe le film et sa bande-son dans un écrin de décibels, sans pour autant jouerla carte de la finesse à tout prix. Puissante, ‘volumique ‘ et quelque peu éparpillée, la dynamique accuse un poids impressionnant, qui ne cesse d’asséner des coups ou des attaques, mais sans ambiguïté, ni ambition artistique clairement établies. Un sentiment de puissance décuplée s’empare de la bande-son dès l’origine du film, mais il semble malheureusement que le mixage et le montage son ne parviennent pas à s’harmoniser avec suffisamment de rigueur et de clairvoyance.

Nuls doutes en revanche sur les vertus du codec audio lossless. La piste son DTS-HD Master Audio 5.1 propose des fréquences étendues, une spatialisation libre de contraintes compressives, mettant ainsi habilement (convenons-en) en avant une débauche de décibels farouches et sauvages, sans générer de zones de distorsion ou de phénomène de pooling. Puissante et envahissante à défaut d’être totalement inspirée et créative, cette bande-son suit la cadence du film avec une certaine bonhomie, et le met en scène sur le plan acoustique non sans efficacité, mais avec une furie guère contrôlée, et des ‘forces sonores’ par trop ‘industrielles’ ou artificielles. De coups d’éclat en explosions, de poursuites endiablées en combats rapprochés, les nuances sont minces, mais la présence et l’agressivité répondent, toujours, présentes à l’appel.

 

 

interactivite

  • Commentaires audio du scénariste et de John Cena
  • Les cascades de John Cena
  • 12 rounds bonus
  • Bêtisier (navrant…)
  • Fins alternatives (totalement inutiles…)
  • La musique de Shoot & Run
  • Vidéos virales (le comble du ridicule…)
  • Bandes-annonces

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evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On février - 10 - 2010 News preview test 2

glad


Suite à la déconvenue généralisée lors de la sortie de l’édition Blu-Ray de Gladiator (la section image se montrait en effet très décevante… percluse d’edge enhancement), il y a de cela quelques mois, il semblerait que beaucoup d’eau ait coulé sous les ponts… Selon nos confrères de digitalbits.com, et dans sa célèbre « rumour mill », la news est tombée, de manière très discrète, puisque personne ne semble réellement l’avoir relevé. Pour reprendre Bill Hunt, Paramount aurait tout juste finalisé une version entièrement remasterisée du péplum de Ridley Scott. Toute fraîche (elle date de un ou deux mois), elle serait prête à inonder le marché vers la fin de l’été ou l’automne prochain. Nuls doutes que la piste DTS-HD Master Audio 5.1 sera conservée.

 

La source? Elle proviendrait d’un officiel des studios qui aurait « leaké » l’information… Pour apporter un peu plus d’eau au moulin, la date de sortie coinciderait avec la sortie DVD et Blu-Ray de Robin Hood, dernière mise en scène du cinéaste.

 

Seul l’avenir nous en dira davantage !

 

 

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Posted by Stéphane Roger | Cornwall On février - 8 - 2010 News preview test 2

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