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Le tout dernier film du brillant Nicolas Winding Refn se prépare à sortir en vidéo, et son éditeur, Wild Side, nous annonce la sortie de l’édition Blu-ray pour le mois de février prochain. L film se verra proposé en coffret métal (Steelbook), et sera pourvu de deux pistes son DTS-HD Master Audio 5.1, la première en VO, et la seconde en VF, selon les (bonnes) habitudes de l’éditeur. Seule contrepartie (à vérifier toutefois): elles seront encodées sous 16 Bit, et 48 Khz.

 

Excellente surprise au box-office, le film s’est également fait connaître via son épatante bande-originale, qui propose des morceaux pop-electro du plus bel acabit. Le mixage, très détaillé et réaliste, récupère une force expressive colossale lors des (rares) séquences d’action en voiture. Et à ce sujet, notre confrère Michael Coleman a consacré un documentaire de sa série « Soundworks profile » au travail sonore réalisé sur ce film, lisible ci-dessous:

SoundWorks Collection: The Sound of « Drive » from Michael Coleman on Vimeo.

 

Le 8 février prochain, vous pourrez donc découvrir le film, au format 2.40 CinémaScope, encodé en 1080p FUll HD, et accompagné des suppléments suivants:

  • Making-of (15 minutes environ)
  • « Drive Without a Driver » : entretien exclusif avec le réalisateur (26 minutes)
  • BOF à télécharger : le morceau culte du film NIGHTCALL de Kavinsky + 1 titre exclusif et inédit de  son prochain album
  • Bandes-annonce proposé en HD 1080p (quid du format sonore)
  • La copie numérique du film
 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On décembre - 27 - 2011 News preview test 3


Remarquable film de Peter Weir, Dead Pets Society, qui, en son temps, avait marqué toute une génération, se prépare à connaître sa première édition au format Blu-Ray. Peu importe les analyses et les ressentis de chacun, le film impressionne toujours, bien au delà de son propos. Savant mélange de réflexions et de sollicitations, il est aussi un film unique: parce qu’il s’agit de Peter Weir, d’une part, mais aussi parce que Maurice Jarre en a composé la bande-originale, discrète et inoubliable. Film de son également, puisque le sound designer attitré de David Lynch « première époque », Alan Splet, aujourd’hui décédé, en avait composé le paysage sonore, discret lui aussi, mais particulièrement réussi d’un bout à l’autre de ce long-métrage. Une partie du contenu des suppléments de cette édition à paraître chez Disney lui sera consacrée, sous le nom de « Master Of Sound: Alan Splet ».

Aucun détail particulier n’a encore été révélé, outre le contenu des suppléments que voici:

  • Dead Poets: A Look Back featuring interview footage with Director Peter Weir, Ethan Hawke, Robert Sean Leonard and many others
  • Raw Takes
  • Master of Sound: Alan Splet – interviews with David Lynch And Peter Weir
  • Cinematography Master Class – an intensive and inspirational lighting workshop with Cinematographer John Seale
  • Audio Commentary with Director Peter Weir, Cinematographer John Seale and Writer Tom Schulman
  • Theatrical Trailer
et sa date de sortie, prévue le 17 janvier prochain, en zone A pour le moment. Au progamme, fort logiquement, le film en 1080p (bénéficiant ou on d’une restauration digne de ce nom…) ainsi qu’une piste son proposée en DTS-HD Master Audio 5.1 (aucun détail à ce sujet là aussi). Pour mémoire: le film avait été édité en Laserdisc, au format NTSC, accompagné d’une labellisation THX, dans les années 90.


 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 19 - 2011 News preview test 3

Prévu dans quelques jours dans nos salles Françaises, Green Lantern, signé Martin Campbell, avec Ryan Reynolds, vient d’être annoncé pour le 25 octobre prochain au format Blu-Ray 3D. Originellement tourné en numérique et en 2D, le film a subi un processus de conversion vers le format 3D. Ce sera cette version finale, déjà diffusée en salles de par le monde, qui sera retenue pour l’édition Blu-Ray. Interviewé par le site Starpulse, Martin Campbell avoue ne pas être intéressé par la 3D, qui finira, selon lui, par lasser les spectateurs avec le temps… .

Cette sortie sera également l’occasion pour Warner, son éditeur et distributeur, de proposer une nouvelle technologie baptisée UltraViolet. Ce système permettra aux acquéreurs de télécharger ou de streamer directement une copie digitale du film sur leurs différents appareils nomades, grâce aux possibilités du cloud computing. Enfin, le film sera présenté, en Blu-Ray, en DTS-HD Master Audio 5.1 (VO) et devrait également être libre de zonage.

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On août - 4 - 2011 News preview test 3

Une fois n’est pas coutume, c’est avec un gigantesque retard que nous inaugurons une nouvelle rubrique sur le site, consacrée à la 3D relief. Accessible depuis la page d’accueil et la barre de menu (à droite), vous pourrez y découvrir des chroniques Blu-Ray 3D identiques aux précédentes, mais avec une nouvelle échelle d’appréciation et de notation (encore à l’étude), qui espère refléter les attentes des spectateurs. Nos chroniques envisagent toujours la relation images/sons, et nous tenterons d’accorder un maximum de place aux achèvements que propose cette nouvelle technologie qui se fait de plus en plus présente dans nos foyers. La rubrique n’en est qu’à ses premières heures, mais d’autres chroniques et dossiers sont actuellement en cours de rédaction. Nous vous invitons à laisser vos commentaires histoire de partager votre enthousiasme (ou votre déception) face à la 3D, celle-ci introduisant encore plus de subjectivité et d’appréciation personnelle, chaque spectateur réagissant différemment face à un même film proposé en relief.

Pour débuter, nous vous proposons aujourd’hui deux chroniques de titres IMAX, édités au format Blu-Ray 3D. Très vite, vous retrouverez les chroniques de Coraline, ainsi que Sanctum, et bien d’autres encore au gré de l’actualité et des parutions.

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On août - 3 - 2011 News preview test 1 test 3

SYNOPSIS

Depuis la mort tragique de leur père au cours d’un incendie, les deux frères McCaffrey n’ont pas suivi le même chemin. Fidèle à la tradition familiale, Stephen, l’aîné, est devenu un des pompiers les plus respectés de Chicago. Pendant ce temps, Brian, le cadet, bourlinguait de petits travaux en petits travaux. Toutefois, il a décidé de reprendre lui aussi le flambeau. A son entrée dans la compagnie, il est accueilli chaleureusement par John Adcox, un pompier ami de son père, mais observé avec suspicion par Stephen, qui doute de sa vocation. Las de cette méfiance, le jeune homme se fait détacher auprès du détective Donald Rimgale.


Grand classique du début des années 90, Backdraft a hanté bien des cinéphiles et cinéphages alors adolescents. Un sujet jamais traité auparavant, un score signé Hans Zimmer mémorable, des effets visuels époustouflants en leur temps… Près de vingt ans après, l’efficacité répond toujours présente, tout en offrant une perspective narrative et psychologique somme toute désuète mais dont les bases expressives demeurent toujours aussi porteuses.


Breton de coeur et d’origine, nomade de fait, tenté par la médecine,
journaliste par passion, voyageur et observateur par curiosité, Nicolas
Hulot aime rappeler qu’il «n’est pas né écologiste, mais qu’il l’est
devenu». Son parcours, semé de découvertes, d’expériences et de
rencontres qui l’ont mené d’un bout à l’autre du globe, a petit à petit
forgé son combat pour l’écologie et plus largement en faveur d’une
approche plus humaniste du monde.
Après quelques mois passés en fac de médecine, il exerce plusieurs petits
boulots et découvre la photo. Göksin Sipahioglu, créateur de l’agence
SIPA presse lui fait confiance ; Nicolas Hulot fait du photoreportage son
premier métier. Il parcourt ainsi le monde durant 5 ans et est témoin
de faits nationaux et internationaux marquants, notamment en Afrique
Australe ou en Afrique du Sud avec les événements qui ont précédé la fin
de l’apartheid. La photo l’amène naturellement à s’intéresser à la presse
écrite et parlée, et il a l’opportunité d’entrer à France Inter. De 1978 à
1987, il sera journaliste et producteur de plusieurs émissions. Il innove
dans les méthodes de reportages, se faisant acteur d’aventures qu’il
fait vivre en direct à ses auditeurs. C’est ainsi qu’il relève certains défis
comme la descente du Zambèze à la pagaie ou se pose au pôle Nord
géographique avec le 1er aéronef monomoteur. En 1987, le hasard de
la vie le mène à l’audiovisuel, chez TF1. Une simple expérience qui ne
devait durer que quelques mois, et qui se transforme en une véritable
tranche de vie. Depuis 22 ans, Nicolas Hulot a successivement été
producteur et présentateur des émissions «Ushuaïa, le magazine de
l’Extrême» (1987-1995), «Opération Okavango» (1996-1997) et enfin
«Ushuaïa Nature» (depuis 1998).

image2

blue-dot CODEC VIDEO: VC-1, SMPTE
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1 (ouverture du film proposée en 4/3)
blue-dot Universal (France), disponibilité: 11 janvier 2011

 

Passée l;a surprise, ou plutôt l’étonnement, de constater que le générique affiche une image cadrée en 4/3 (avec deux barres noires latérales à la présence justifiée mais inexpliquée…), le film débute enfin au ratio 16/9 et Scope 2.35. Déjà disponible au format HD-DVD, sans verve particulière, Backdraft dispose d’un transfert Blu-Ray de bon aloi, qui s’évertue à restituer la chaleur de chaque image et la température colorimétrique délibérément ’ocre’ qui fonde l’essentiel du style visuel du film. En ce sens, les couleurs et la colorimétrie se montrent fidèles en tout point aux intentions de Ron Howard, proposant même une extension colorimétrique jamais vue jusqu’à présent, y compris sur les tons de chair, légèrement trop saturés. Pour le reste, l’image affiche toute sa dimension argentique, mais dispose d’un degré de détail et d’une finition de la définition quelque peu limités. Le master ne semble pas avoir été rénové en bonne et due forme, et ce même si ce transfert HD parvient à tirer son épingle du jeu. L’image se montre parfois peu définie, granuleuse, et semble afficher une certaine simplicité, sans pour autant décevoir. Les contrastes découpent en revanche chaque scène avec un soin fort appréciable, et ce même s’ils manquent quelquefois de ce surcroît de dimension qui aurait bien pu faire toute la différence. Outre quelques poussières-pellicule et autres petites tâches, l’image se montre stable, solide et détaillée, preuve, s’il en fallait, que même si l’ensemble demeure perfectible, il n’en constitue pas moins la meilleure incarnation vidéo du film de Ron Howard à ce jour, surtout lorsque l’on sait que l’édition DVD la plus diffusée de par le monde restait limitée au 4/3.


son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais.  Français, talien etc… sont proposés en DTS 5.1 (754.75 Kbps)
blue-dot 24 Bit, 48 Khz, Bitrate audio: 4373 Kbps (moyenne)
blue-dot OFFSET: aucun

Deux ans avant l’arrivée du codec audio DTS en salles (1993), et un an avant la mise sur le marché du Dolby Digital (1992), Backdraft voyait le jour. Ron Howard a su s’entourer des plus grands spécialistes du son de l’époque, dont certains (pour ne pas dire tous) allaient contribuer à durcir le ton acoustique et à participer à l’essor de l’acoustique cinéma nord-Américaine dans les années qui suivirent. Ainsi, Randy Thom, Gary Summers mais surtout Gary Rydstrom (crédité en tant que Sound Designer et mixeur) ont été recrutés pour composer le paysage acoustique si sophistiqué du film. Backdraft a été présenté en salles en Dolby Stéréo, et cette édition Blu-Ray, comme ce fut le cas auparavant en DVD, propose un rendu multicanal en 5.1, évidemment remixé d’après les éléments orignaux, qui ont été extrapolés et remis en scène. Si les scènes principales n’exercent qu’une pression sonore relative, et disposent d’une mise en place sonore essentiellement frontale et stéréphonique, toujours dynamique et ouverte, au rendu des dialogues d’excellente facture, ce sont en revanche les séquences d’incendie qui tirent un profit maximal du son multicanaux. Fort logiquement, la dynamique grimpe de trois bons crans, et l’espace sonore tridimensionel se creuse de manière spectaculaire et agile, offrant alors un contraste vif et tranché avec le reste du métrage. Les inoubliables créations sonores de Gary Rydstrom, qui a oeuvré à personnaliser acoustiquement le feu, qui se meut dans l’espace de manière animale, avec des sonorités rauques, sournoises, liquides et « soufflantes » se montrent dithyrambiques. Chaque souffle se voit docilement projeté aux cinq points cardinaux de l’installation, appuyés par un emploi massif du caisson de graves, qui délivre un sous-grave tendu la plupart du temps,  puissamment expressif. Le feu occupe d’abord une présence sur le canal central, avant de se voir multiplexé et ventilé sur les enceintes frontales latérales et sur la scène arrière, qui dispose d’un niveau de volume souvent étonnant, et d’une intelligibilité sans faille. Celle-ci propose une diaphonie étudiée, délivrant une séparation des canaux épatante, qui conduit à la création d’une scène sonore à la fois large, détaillée, réaliste et patente.

La mobilité des sons ne pose aucun soucis lors de ces séquences d’action, qui offrent une dynamique incendiaire doublée d’un rendu spectral étonnement détaillé et cristallin. Le volume diffusé sur la scène arrière, que l’on aurait souhaité plus participatif sur les autres séquences, se montre enfin à son plus bel avantage, et décrit les chutes d’objets en tout genre, les vociférations/respirations des flammes, les craquements de structures et les déplacements des fumées de manière souvent circulaire et panoramique. Lors de ces spectaculaires séquences d’incendie, le paysage sonore se montre actif et transparent, affichant un caractère physiologique indéniable, et décrivant des arabesques sonores qui évoluent au fil des déplacements des personnages à l’écran. Une véritable écriture sonore, aux coordonnées acoustiques très précises, qui attestent de la rigueur et de l’inventivité du travail des ingénieurs du son. Les habituelles signatures sonores de Gary Rydstrom s’y montrent évidentes, et la gestion de la spatialisation globale dépasse même celle audible sur bien des production contemporaines. La réponse en fréquence laisse respirer la zone médium, tout en s’extériorisant volontiers sur le haut du spectre, qui demeure tranchant et vif, particlièrement directif et ouvert lorsque sa « présence » est requise.

 

Le codec DTS-HD Master Audio 5.1 creuse clairement l’écart avec la poste DTS 5.1 mi débit de la VF, offrant des textures plus étoffées, ainsi qu’un rendu spatial et volumétrique de la dynamique sans commune mesure. Epaisseur et directivité des sons se voient ainsi optimisés, en toutes circonstances, rendant cette piste audio HD lossless quasi-étouffante d’activité multicanaux, lorsque cela est requis. Enfin, la piste DTS-HD restitue à merveille l’ambiance sonore typique des années 90, mettant en évidence chaque intention créative, et offrant à tous ces sons créés, montés et mixés par des doigts experts toute l’étendue de leur potentiel expressif. Loin de l’anthologique, certes, perfectible sur de nombreux domaines, mais globalement forte d’impacts et de présence, cette bande-son se voit restituée de manière limpide et ambitieuse, avec du volume, de l’agilité, de l’étoffe et de la matière sonore à revendre. La surprise est indéniable, pour peu que l’on passe sur certaines séquences bien anodines. Dans l’ensemble, musique, ambiances et effets ressortent avec une efficacité plutôt étonnante, à laquelle le codec DTS-HD Master Audio insuffle une dimension acoustique réellement saisissante.

 

interactivite

  • Introduction de Ron Howard (SD)
  • Scènes coupées (SD; 43:10)
  • Igniting the Story (SD; 15:00)
  • Bringing Together the Team (SD; 19:09)
  • The Explosive Stunts (SD; 14:41)
  • Creating the Villain: The Fire (SD; 12:51)
  • Real Life Firemen: Real Life Stories (SD; 8:58)

Certains suppléments, comme le contenu proposé en PiP, sont ici absents, mais se montrent présents sur l’édition Américaine du film.

evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray


Posted by Stéphane Roger | Cornwall On janvier - 9 - 2011 News preview test 3

top ten blu ray 2010

L’année 2010 touchant à sa fin, l’heure est venue au bilan. A ce propos, nous vous proposons de participer à un sondage organisé sur le site, afin de déterminer votre/vos titre(s) préférés. Pour participer, nous vous invitons  à laisser un commentaire au bas de cette page, en indiquant votre titre préféré (ou pourquoi pas plusieurs). Un titre pour la prestance des qualités vidéo, et un titre pour les performances sonores(artistiques et techniques). Nous nous chargerons de rassembler vos suggestions, et procéderons au classement final des dix titres Blu-Ray qui vous ont semblé remplir à 100% le cahier des charges de la Haute Définition, image et son. A vos claviers…

 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On décembre - 12 - 2010 News preview test 3

All the president men blu-ray

On ne s’en plaindra pas, bien loin de là, mais Warner poursuit sa ligne éditoriale et amène en HD l’un de ses titres les plus phare des années soixante dix. Les Hommes du Président va donc bénéficier d’une sortie Blu-Ray en zone A dans un premier temps le 15 février prochain. Lisible en zone B, ce titre sera proposé dans une toute nouvelle édition incluant un digibook de 40 pages, le film retravaillé/remasterisé, et accompagné d’une piste son proposée en DTS-HD Master Audio 5.1. Une liste de suppléments suffisamment exhaustive pour justifier un achat a elle aussi été publiée. La voici:

  • Commentary by Robert Redford
  • Telling the Truth About Lies: The Making of All the President’s Men
  • Woodward and Bernstein: Lighting the Fire
  • Out of the Shadows: The Man Who Was Deep Throat
  • Vintage Featurette Pressure and the Press: The Making of All the President’s Men
  • Vintage Jason Robards Interview Excerpt from Dinah!, Hosted by Dinah Shore
  • Alan J. Pakula Thrillers Trailer Gallery

all-pres

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 31 - 2010 News preview test 3

am

Archétype du chef d’oeuvre, le film mythique de Sergio Léone mettant en scène, entre autres, Robert De Niro, James Woods, et Joe Pesci vient d’être annoncé pour le 11 janvier prochain par Warner. Si l’on ne sait pas grand chose pour le moment au niveau des détail techniques, le film a été annoncé au format Scope 2.35 et en 1080p, et se verra accompagné d’une piste son encodée en DTS-HD Master Audio (quid du formatage 5.1 pour la sublime musique de Ennio Morricone?). En guise de suppléments, l’éditeur offrira un documentaire historique ainsi qui’n making-of. Une restauration 4K sera-t-elle d’actualité ?

 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On septembre - 26 - 2010 News preview test 3

lost in translation Blu-Ray

Universal vient d’officialiser la sortie au format Blu-Ray du magnifique, inoubliable et marquant Lost in Trasnlation, de Sophia Coppola. Prévu le 7 décembre prochain en zone A (lisible en zone B, sortie zone B non confirmée pour le moment), le film sera proposé en 1080p, ainsi qu’en DTS-HD Master Audio 5.1 (VO uniquement). Rien n’a encore été annoncé pour ce qui est des suppléments. Ceux présents depuis la sortie DVD devariet être réintégrés, mais difficile de croire que l’éditeur n’en inclura pas de nouveaux, même si ceci pourrait fort bien se produire (cf: la sortie de The Game, de Fincher, livré sans le moindre supplément…).

 

Everyone wants to be found…

Bob Harris, un acteur célèbre sur le déclin, arrive à Tokyo pour tourner une publicité. Il sait qu’en acceptant cette offre, il renie son envie de jouer la comédie pour répondre à son besoin d’argent. Une fois à Tokyo, il oublie même de souhaiter l’anniversaire de son fils. Dans sa chambre, incapable de communiquer avec sa femme et victime du décalage horaire, il ne trouve pas le sommeil. Dans ce même hôtel, est installée Charlotte, venue accompagner son mari photographe à la mode. Pendant une grande partie de la journée, il est occupé en prises de vue, et elle s’ennuie toute seule. Une nuit, Charlotte et Bob qui n’arrivent pas à dormir, se rencontrent au comptoir du bar de l’hôtel. Malgré leur forte différence d’âge, ils vont passer une partie de leurs journées et de leurs soirées ensemble…

lost-in-translation

La mise en scène, dont on admire les mouvements d’appareils, subtils et veloutés, est faite de phases invitant au voyage intérieur et parvient à capter les bribes d’une émotion intense et réelle avec une maestria que peu de cinéastes contemporains pourraient revendiquer. Faite de touches et de fragments discrets, elle circonscrit son sujet avec précision, netteté et authenticité.

D’une délicatesse ultime, d’une beauté rare et précieuse, le dernier film de Sofia Coppola est un authentique cadeau de cinéma offert à la vie. Vibrant d’une émotion tour à tour douce-amère et profonde, son film palpite de vie et de sincérité et constitue sans nul doute l’une des plus belles surprises du cinéma des débuts des années 2000. L’interprétation est absolument irréprochable: Scarlett Johannssen et Bill Murray oeuvrent avec une telle dextérité qu’ils épaississent leurs personnages en les travaillant de l’intérieur.

 

 

Voici ce que nous avions pu écrire au sujet de la bande-son lors de notre chronique DVD, il y a de cela quelques années:

 

La bande-son du film a été produite au American Zoetrope Studio fondé par le père de Sofia, Francis Ford Coppola. Tempérées, sobres et ténues: voilà comment résumer en quelques mots les sensations sonores proposées par le mixage de ce film éblouissant. La présence de la musique est ample et généreuse et constitue dès le générique un élément multicanal clé et impérieux. Sofia Coppola accorde une part fondamentale aux choix musicaux qui émaillent ses films, et celui-ci ne fait pas exception à ce principe de méthode. Véritable contrepoint dramatique, la musique revêt, surtout dans la seconde partie du film, un caractère prépondérant qui fait avancer le film, sorte d’énergie ‘véhiculatoire’ essentielle et totalement assumée. Planante, rythmée ou encore contemplative, la bande-originale du film oscille entre Air et Kevin Shields, Phoenix et quelque artistes Japonais.

 

La prise de son des dialogues est excellente: ils occupent le centre de la scène frontale avec une belle intégrité, avec du corps et de la présence. C’est indéniable. Pour le reste, la captation des sons est elle aussi plutôt réussie, avec une belle précision générale, doublée de très belles valeurs en terme de réponse en fréquence: les aigus filent harmonieusement tandis que les basses révèlent un sous-grave très léger mais pas sous exploité. les ambiances urbaines sont pétries de véracité (passage de train) et les signatures acoustiques de chaque lieu sont préservées lors du mixage, ce dernier étant tout entier tourné vers la reproductibilité de l’expérience Japonaise en termes sonores. Les voies surround se réveillent régulièrement et accompagnent le mouvement général de définition de la scène sonore (piscine, ville, restaurant, plateau télé…).

 

Les efforts de créativité sont aussi de la partie, et proposent un « état d’en phase » avec le sujet. Le terme de « scène sonore » est ici complètement à propos, et l’on savoure chaque instant du film dans la mesure où l’espace sonore acquiert une belle dimension cinématographique, aux dialogues centrés et aux voies latérales -presque- débordantes d’éléments d’ambiance.


Posted by Stéphane Roger | Cornwall On août - 29 - 2010 News preview test 3



valhalla rising blu-ray review

Un film de Nicolas Winding Refn

Pendant des années, One-Eye, un guerrier muet et sauvage, a été le prisonnier de Barde, un redoutable chef de clan. Grâce à l’aide d’un enfant, Are, il parvient à tuer son geôlier et ensemble ils s’échappent, s’embarquant pour un voyage au coeur des ténèbres. Au cours de leur fuite, ils montent à bord d’un bateau viking, mais le navire, pendant la traversée, se retrouve perdu dans un brouillard sans fin, qui ne va se dissiper que pour révéler une terre inconnue. Alors que ce nouveau territoire dévoile ses secrets, les Vikings affrontent un ennemi invisible et terrifiant, et One-Eye va découvrir ses véritables origines…


Après Bronson et la trilogie Pusher, Nicolas Winding Refn livre une fresque épique et spectaculaire. Une véritable épopée de bruit et de fureur, servie par une mise en scène virtuose et magnifiquement incarnée par l’acteur Mads Mikkelsen.


IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1 
blue-dot Wild Side

Tourné à l’aide de caméras Red One, offrant une résolution native de 4K, le transfert Blu-Ray de Valhalla Rising ne déçoit aucunement, loin de là. Les détails trop cliniques ou numériques parfois offerts par ce type de matériel sont ici totalement absorbés par le style visuel du cinéaste, qui parvient à capter des détails naturel inouïs et le grain de peau des acteurs grimés avec délectation. Loin de tout lissage, le rendu stupéfie à (presque) tous les instants, s’octroyant une précision de tous les diables, forte de contrastes forts et poussés, et d’une colorimétrie soigneusement étudiée. Les scènes en extérieurs, qui dominent la quasi-intégralité du film, sont restituées avec une grande vigueur visuelle, les paysages et les lumières naturelles étant exposés à merveille. La finesse du rendu, la prestance des images cadrées en Scope se montrent bien souvent optimaux. Ce transfert parvient à extraire tous les détails du style du cinéaste, le moindre de ses choix artistique, au point de former un idéal technique sans faille, à la solidité sans cesse éprouvée.

 

SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 7.1: Anglais & Français.
blue-dot 16 Bit, 48 Khz.
blue-dot OFFSET: n/a

Des détails physiques particulièrement perforants émaillent ce long-métrage, constitué de scènes très calmes, et d’autres vertigineuses de violence, le tout subtilement dupliqué sur le rendu acoustique, qui parvint à allier douceur extrême (proche du mutisme acoustique) et violence exacerbée. Lors de ces instants de pure violence, de multiples canaux s’actionnent avec une vigueur sonore particulièrement ambitieuse. Le codec DTS-HD Master Audio, ici présenté en 7.1, restitue toute la violence et la célérité de la bande-son avec une précision fort appréciable, et ce en dépit de son encodage sous 16 Bit. Le canal de graves se montre vigoureux, parfois trop présent, mais sas pour autant atteindre les octaves les plus basses. Les ambiances naturelles envahissent régulièrement la pièce d’écoute (vent des montagnes, eau…), et leur niveau de détail se montre pétillant, immédiat, forts d’un réalisme brut et d’une amplification parfois sauvages (les attaques de One-Eye, au corps-à-corps, sont presque plus violentes et gore au niveau acoustique qu’au niveau visuel, et pourtant, les éruptions de sang , les lacérations et les eviscérations sauvages sont légion). Les deux canaux centraux arrières renforcent la précision du trait acoustique, délivrant des ambiances fines, jamais sur-présentes, qui accroissent le réalisme spatial d’une scène arrière loin d’être secondaire, bien que parfois moins marquée que prévu. Au grand final, il s’agit là d’un paysage sonore sobre mais abouti, hautement chargé de détails, et régulièrement avivé par des sons prégnants, enregistrés, montés et mixés avec un savoir-faire technique et artistique marquant.

 

INTERACTIVITE

  • L’ENFER D’ODIN : entretien avec Mads Mikkelsen et Nicolas Winding Refn (26mn)
  • Bande-annonce (4/3, SD, Dolby Digital 2.0)
Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray

Notes du disque :
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On août - 19 - 2010 News preview test 3

pocket-blu

Universal a développé une application disponible gratuitement sur toutes les plateformes de nos smartphones (iPhone, iPod touch, iPad, Blackberry, Android™…). Simple gadget pour beaucoup, elle recèle en fait de bien nombreuses surprises, et permet de pousser la fonction BD-Live vers de nouveaux horizons. La connexion se fait très simplement: un smartphone, préalablement équipé de l’application Pocket BLU fraîchement installée (téléchargeable gratuitement), un lecteur Blu-Ray relié en Ethernet à un routeur WiFi (box de FAI) ou comportant déjà un module WiFi, et, enfin, un titre Blu-Ray permettant cette possibilité. Encore rares, ils commencent toutefois à apparaître de manière systématique face au succès croissant de cette nouvelle manière d’exploiter la connectivité réseau de la technologie Blu-Ray. Précisons également que tous ces titres, Universal oblige, sont lisibles en zone B. Si le titre en question provient de la région A, la fonction Pocket BLU sera également disponible. L’application est proposée en Français.

 

Aujourd’aujourd’hui, voici la liste des titres Blu-Ray proposant cette extension (lien vers le site de nos confrères)

 

Pour débuter la séance, il convient tout d’abord de lancer la lecture du disque. Une fois parvenu sur le menu d’accueil, il est possible de lancer l’application sur son téléphone. La liaison entre les périphériques est automatique et se réalise en moins de deux secondes. Sur notre Nexus One tournant sous Android, « Apollo 13″ a été débloqué en moins d’une seconde sitôt lancé l’application. Ainsi, un  cadenas vous avertira, une fois ouvert, que vous pourrez accéder à la fonction télécommande, et que les contenus additionnels ont été débloqués. A ce stade, l’écran tactile de votre smartphone présente une interface conviviale, semblable à celle d’une télécommande, et la commande à distance, via WiFi devient possible. Pleinement fonctionnel, le fonctionnement de cette application est tout simplement parfait: rapide, réactif, précis…

 

Il est aussi possible d’afficher la timeline graphique (barre de navigation temporelle) de la lecture du film. Le temps restant exact vous est présenté, et chaque appui sur une zone temporelle vous conduit directement à ce point précis sur le film, commandant ainsi le lecteur Blu-Ray à distance. Les minutes et secondes sont synchronisées en temps réel entre le lecteur et le téléphone. Une petite merveille. Les habituelles fonctions U-Control de Universal (la touche Rouge) sont aussi commandables et désactivables à la volée. Le clavier virtuel est aussi activable (pratique pour le chat ou la navigation sur le BD-Live du disque, entendre par là LARGEMENT plus utilisable que le clavier virtuel proposé par le lecteur Blu-Ray via sa télécommande). La touche « Pop-Up » fera surgir la barre de menu contextuel habituelle aux disques Blu-Ray. La lecture, la mise en pause, avance-rapide et recherche de chapitres sont bien entendu de la partie, toujours suite à la pression sur l’écran du smartphone.

 

 

Enfin, signalons, dans une partie optionnelle de l’application, la possibilité d’avoir accès à des featurettes, bandes-annonces et autres segments vidéo, lisibles en streaming sur le téléphone. Ces suppléments, parfois nombreux, ne sont en règle générale pas inclus sur le disque lui-même, et sont proposés en ‘cadeau’ exclusivement via cette application. La qualité de lecture est sans faille: le démarrage se fait en deux secondes, et aucune saccade ni autre bévue n’a été constatée sur notre Nexus One et son écran Amoled qui rend les images tout bonnement superbes.

Au grand final, Pocket BLU, qui est disponible depuis quelques mois déjà, mais a longtemps été réservé aux Nord-Américains, représente une évolution de plus du concept de connectivité. L’application n’est certes pas indispensable, mais croyez-nous, l’essayer c’est l’adopter. Encore réservée à des titres commerciaux, la liste demeure assez restreinte, mais ne devrait que se diversifier et s’amplifier. En apparence peu utile, cette application se montre très vite indispensable, et ses qualités de réalisation, ainsi que sa rapidité d’exécution, ne lui rendent que justice. Indispensable quand on sait que la trilogie « Retour Vers le Futur » proposera cette interactivité… .

 

Voici une vidéo mettant en scène l’application telle qu’elle est proposée sur iPhone. La charte graphique et les fonctions sont identiques d’une plateforme à une autre:

COMMUNIQUE DE PRESSE JOINT A LA FICHE DE « RETOUR FERS LE FUTUR »


Pocket BLUTM : La révolutionnaire Pocket BLU d’Universal avec l’application pour Iphone, Ipod touch, IPad, Blackberry, Android et systèmes d’exploitation Windows et Macintosh, la connexion réseau blu-ray offrent diverses possibilités :

  • Contrôle à distance : un moyen d’utiliser son lecteur blu-ray. Les utilisateurs peuvent naviguer très simplement avec les fonctions du BD-Live TM
  • Opportunité de la vidéo : Possibilité de fixer un point d’accès instantané à son épisode favori.
  • Les possesseurs de Smartphone peuvent déverrouiller les sélections de bonus avec leurs lecteurs blu-ray et les sauvegarder où ils le souhaitent à partir d’un réseau wi-fi.
  • Survol des titres : Les utilisateurs ont l’accès complet à la liste des pocket blu autorisés disponibles sur Blu-ray. Ils peuvent visionner des avant-premières gratuitement.
  • Clavier : Entrer les données sur un lecteur blu-ray facilement avec votre périphérique et votre clavier intuitif.


Posted by Stéphane Roger | Cornwall On juillet - 10 - 2010 News preview test 3

lovely bones blu-ray review

L’histoire d’une jeune fille assassinée qui, depuis l’au-delà, observe sa famille sous le choc de sa disparition et surveille son meurtrier, ainsi que la progression de l’enquête…

 

Lovely Bones est l’adaptation du roman homonyme d’Alice Sebold, publié en 2003 et paru en France sous le titre La Nostalgie de l’Ange. Après avoir un excellent accueil critique, l’ouvrage est devenu rapidement un best-seller (plus de 3 millions d’exemplaires vendus dans le monde). C’est après l’avoir dévoré (durant le tournage du Seigneur des anneaux : les deux tours) et en avoir même pleuré que Peter Jackson a tout mis en oeuvre pour en acquérir les droits, collaborant du coup avec Film4 qui avait posé une option sur l’ouvrage.  »Fran Walsh et Philippa Boyens, avec qui je travaille depuis longtemps et qui étaients fans du roman, me l’ont donné en me demandant de le lire. Tout le monde me parlait de ce livre et j’étais très curieux de savoir ce qui provoquait cet enthousiasme chez les gens. J’ai découvert une histoire extrêmement poignante et très évocatrice. A première vue, le roman parle de la plus grande peur de tous les parents, la perte d’un enfant. Mais au-delà de cela, c’est aussi une histoire sur le pouvoir rédempteur de l’amour. Et je pense que c’est pour cela qu’autant de gens ont aimé ce livre ».  »Une des choses brillantes qu’Alice Sebold a réussi à faire dans son livre », ajoute Philippa Boyens,  »a été de donner envie au lecteur de voir Susie s’échapper de son état intermédiaire et de voir la famille Salmon réussir à surmonter cette douleur, à dépasser la tragédie sans pour autant oublier leur amour pour Susie ».

 

Paramount éditerale film au format Blu-Ray (zone A) le 20 avril. A cette occasion, l’éditeur confirme la présence d’une piste son encodée en DTS-HD Master Audio 5.1 (version originale only), au sujet de laquelle nous pouvons aujourd’hui nous exprimer. Surtout lorsque l’on sait l’attachement du cinéaste à l’univers acoustique de ses oeuvres filmiques. Le master image bénéficie, bien entendu, de 1080p, et se voit présenté au format Scope 2.35. Il est à noter que certains plans du film ont été tournés à l’aide de la caméra HD « Red », dont les résultats visuels continuent de surprendre au fil des sorties.

 

Les suppléments, pour leur part, proposent un documentaire « Filming the Lovely Bones ». Constitué de 15 segments, ce journal de production, plutôt étoffé, suit la totalité du tournage, jusqu’à la post-production.

 

Cette chronique Blu-Ray, présentée en avant-première, concerne l’édition zone A (Paramount), lisible en zone B. Notre édition Française sera en tout points identique, mais sortira à la vente courant juin 2010.

 

 

IMAGE

Dès l’entame du film, nous n’avons pu être que saisi par le caractère profondément argentique de l’ensemble, qui accuse une superbe dynamique vidéo, tout en préservant un degré poussé de définition, naturel. Très à l’aise, le master saisit par la justesse de sa température colorimétrique: les tons ocres, chauds, baignent littéralement le film dans un lac de douceur et de chaleur. Les tons primaires se montrent des plus développés, même si les ambiances visuelles ont été filtrées et étalonnées en post-production afin de préserver un cachet seventies, qui passe admirablement bien à l’écran. Dans l’ensemble, il s’agit là d’un pressage redoutablement cinéma, qui jamais ne faillit à délivrer un concentré de plans audacieux, inventifs, créatifs, mettant habillement en scène les innombrable changements de focales et les cadrages souvent incroyables du cinéaste, qui retrouve, l’espace de quelques plans, son inspiration visuelle et sa dynamique plastique à l’oeuvre sur Créatures Célestes.

 

Lovely Bones blu-ray review

 

SON

diapason-argentDifficile, très difficile il sera de conserver le sens des mesures pour évoquer ce mixage lumineux, puissamment  évocateur, et magnifiquement harmonique. Premier coup de coeur de la rédaction pour cette année 2010, la bande-son du film de Jackson s’impose en effet comme une référence sur tous les terrains. A commencer par le rendu impactant et déliés des dialogues, qui transpercent littéralement l’arc frontal, offrant un réalisme scénique et une puissance dramatique très loin de ce qu’il est coutume d’entendre. Voix offs et dialogues accusent une dynamique et une présence, une hauteur et un sens de la précision qui laissent sur le carreau. Il en sera de même pour l’intégralité de la scène frontale: armée d’une dynamique stupéfiante, d’une réalisme ad hoc et d’une largeur scénique mirifique, difficile de lui reprocher quoi que ce soit. Le codec DTS-HD Master Audio réalise ici des merveilles, octroyant au film un renfort et un surcroît de réalisme acoustique à tel point qu’il y est presque possible de ressentir le poids des sons. Solide, détaillée, somptueusement spatialisée, la scène sonore s’ouvre de manière permanente, assistée en cela par un recours à la scène arrière qui frôle l’anthologique absolu: sans jamais exagérer, les enceintes arrières prennent vie et s’imposent dès les premiers instants via une dyanmique effarante, une précision au scalpel aiguisé, et une immédiateté d’une netteté stupéfiante. Le pouvoir de recouvrement y est optimal, ainsi que la mobilité des sons dans l’espace. Rarement, depuis un certain temps, nous avions assisté à tel spectacle acoustique: la justesse de l’ensemble permet habillement de mettre en scène les instants les plus lyriques, au même titre que les scènes plus dialoguées, qui, toutes, bénéficient de cette même netteté, de cette immanquable transparence qui transporte les sens.


Sur le terrain créatif, le mixage et le montage donnent libre court à des élans sonores et acoustiques qui accumulent ambiances pétrifiantes, immersives et veloutées, et effets choc, dynamisant le rendu et lui octroyant une activité sonore volcanique, pour ne pas dire magmatique. Rares sont les scènes qui ne profitent pas de la même qualité de spatialisation. Le renfort acoustique apporté parla scène arrière se montre lumineux et évanescent  la fois, distillant de ci de là une myriade d’effets sous forme de présences spectrales aussi diverses que variées, concrètes ou volontairement abstraites. Il en résulte une ribambelle de sonorités parfois agressives, parfois d’une mémorable subtilité, qui hantent et habitent l’intégralité des enceintes, sans le moindre affaiblissement spectral. La dynamique sait se montrer terrassante et patente. L’ensemble de cette bande-son atteint un niveau d’équilibre et de clarté tels qu’il nous est impossible de ne pas lui décerner un « Diapason d’Or ». Une prouesse technique et esthétique, qui associe savoir-faire et finesse du rendu, exigence et créativité libérée.

lovely-bones-2010-4430-1636007004

Nombreux sont les morceaux de bravoure, difficiles à évoquer avec de simples termes. La séquence incroyable du meurtre souterrain, véritable maelström de sons quasi-visuels (audio-visiogènes), les innombrables visions de l’au delà, ou plutôt de l’entre deux, qui laissent libre court à un déferlement de décibels ainsi qu’à une couverture de l’espace sonore richement texturée et d’une ampleur colossale, ou bien encore ce silence « assourdissant » situé vers la fin de l’intrigue, et qui correspond à l’arrivée dans le dernier acte. Massive et détaillée, physique et sensorielle, cette bande-son invite à des visions sonores, et se pose en symbiose parfaite des images acérées et vives du cinéaste. Le trait d’union entre les images et les sons s’y montre optimal. La précision du rendu, associé à l’immédiateté acoustique de chaque événement à l’écran crée ce rare sentiment d’assister à un spectacle effervescent et rigoureux à la fois, qui transporte sans assourdir, et emporte avec délectation. Véritablement diégétique voire narratologique, la bande-son du film propose une réexploitation totale du potentiel dramatique de ce film exceptionnel, qui atteste de la créativité légendaire de Peter Jackson, ici au meilleur de sa forme. Fond et forme, justement, cohabitent sur le plan spatio-temporel des images, qui décrivent des trajectoires horizontales, tandis que l’univers acoustique dans son entier élève l’ensemble sur un axe vertical, vers des sommets de subtilité et de présence, capable des plus grands écarts. Entièrement mixée et montée en Nouvelle Zélande, comme ce fut le cas sur la trilogie du Seigneur des Anneaux, la bande-son a été supervisée par Jackson en personne.

lovely-bones-2010-4430-1897009380

Au réalisme frappant de la scène arrière, ainsi qu’à son activité spectrale et acoustique, s’ajoute un canal de sous-grave d’un dimensionnement exceptionnel: descentes effarantes, dynamique léchée et profondeur sidérante, le registre graver dans son intégralité bénéficie de ce même effort de créativité, de cette même rigueur expressive, de cette même netteté spatiale, de cette même immédiateté, et de ces mêmes principes de méthode qui transforment les données techniques en objets artistiques. Ne pas hésiter à monter le volume global pour encore plus profiter de ces arabesques acoustiques, et dans le but d’encore mieux mettre en évidence ce nappage sonore, cette scène sonore si franche et nette, cette imédiateté réaliste et irréelle à la fois. Que dire de la musique suave et indescriptible de Brian Eno? Avec ses relents symphoniques calmes mais puissamment lyriques d’une autre production ayant bénéficié d’un soin sonore de premier ordre (The Jacket), sur laquelle Eno a aussi composé la partition, la bande-originale de The Lovely Bones présente des nappes musicales qui envahissent l’espace sonore, en accord parfait avec les images.

 

En conjuguant le concret et l’abstrait dans un même mouvement cinégénique, le travail sonore réalisé sur le film emporte l’adhésion la plus totale des spectateurs, laissant percevoir puis clairement « voir » ce que ressentent les personnages, au niveau acoustique. Chaque lieu, réel ou irréel, bénéficie de sa propre couverture sonore, de son propre réalisme projeté au coeur de 5.1 canaux. Une immersion revigorante, une pertinence quasi-acerbe, une activité sonore et spatiale permanente (des ambiances incroyables sont distillées de ci de là)… Un remplissement sonore de l’espace tracé au rasoir, doublé d’une prouesse de justesse et de clarté expressive, magnifiée, illuminée et re-mise en scène par le son numérique non compressé, ici pleinement à l’oeuvre dans son art de la nuance, dans sa préservation de chaque micro-respiration, de chaque recoin sonore. Au bas mot, il s’agit d’un monument acoustique, qui compose, sans le moindre doute, l’une des plus belles perspectives sonores qu’il nous a été de vivre depuis de très longs mois…

 

Toute la puissance du son numérique… toute la netteté et la perfection du cristal. Est-il besoin de préciser que l’écoute en VO s’impose totalement ?

 

 

evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On avril - 6 - 2010 News preview test 3

SYNOPSIS

Lycéenne dans une petite ville américaine, Jennifer est une beauté fatale à qui aucun garçon ne résiste. Cette bombe cache pourtant un petit secret : elle est possédée par un effroyable démon. Mangeuse d’hommes à tous les sens du terme, elle se transforme peu à peu en créature pâle, maladive et meurtrière… Needy, sa discrète amie d’enfance, va désespérément tenter de protéger les jeunes hommes de la ville, à commencer par son petit ami Chip…


DOSSIER DE PRESSE

JENNIFER'S BODY blu-rayLes visages d’Amanda Seyfried (Needy) et Kyle Gallner (Colin) ne sont sans doute pas inconnus aux fans de Veronica Mars, puisqu’ils ont tous deux tenu des rôles clés dans la série, sans pour autant se donner la réplique. Avec Jennifer’s Body, Karyn Kusama réalise son troisième long métrage. En effet, elle avait mis en scène le très remarqué Girlfight (moisson de prix à la clé à travers le monde, dont le Grand Prix au Festival du cinéma américain de Deauville) en 2000, avant de faire un virage à 180° en mettant en scène le film d’actionAeon Flux en 2005, adapté de la série animée à succès diffusée sur MTV.

 

La scénariste de Jennifer’s Body n’est autre que Diablo Cody, à qui l’on doit le script de Juno (Oscar du Meilleur scénario). Elle a d’ailleurs écrit ces deux scénarios la même année, en 2006. Elle explique :  » Juno était un film chaleureux, tendre et plein de vie. Cette fois, j’avais envie de m’aventurer dans un univers beaucoup plus sombre. Je voulais écrire sur mes peurs, sur quelque chose d’étrange et d’angoissant, mais qui reste drôle. Je me suis demandé ce qui m’effrayait vraiment dans la vie et j’ai trouvé : les filles ! »

 

Lorsque Megan Fox dévore ses proies, son visage se déforme, sa mâchoire se désaxe et ses joues s’ouvrent, laissant apparaître une « bouche » monstrueuse. Cet effet a été rendu possible grâce à l’utilisation combinée d’une série de plan des maquillages et prothèses, avec les effets visuels. L’actrice avait également une doublure équipée d’une mâchoire et d’une prothèse de cou, qui imitait les mouvements de Megan Fox sur une prise séparée. Cette prothèse était peinte en vert de façon à pouvoir la retravailler en post-production. Le titre du film Jennifer’s Body fait référence au titre d’une chanson de Courtney Love. D’ailleurs, une de ses chansons est également présente dans le film Juno.

 

 

CRITIQUE SUBJECTIVE

En dépit de critiques acerbes et assassines, cet petit exercice de style se laisse dévorer avec des yeux avides. Croisement maléfique entre l’ambiance féminine de Juno, feu la série TV Parker Lewis ou encore La Faculté sans oublier Carrie, le film ne navigue pas tant que cela en eaux sombres, et propose un jubilatoire assemblage de séquences finement menées, doublées de cadrages somptueux, expressifs et stimulants. Les dialogues, très crus, revigorent une partie du genre, et attestent du caractère frondeur de la scénariste oscarisée de Juno. Alternant symboles subtils ou balourds, le film se laisse déguster en prenant bien soin de laisser toute forme de réflexion au vestiaire. Pas si slasher que cela, et rondement mis en scène, Jennifer’s Body sucrerie acidulée et acerbe, s’impose comme une petite surprise bien inoffensive, certes, mais qui devrait vivre sa seconde vie en vidéo, après un passage en salles éclair et calamiteux.

 


image2

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 1.85:1
blue-dot Fox (France), disponibilité: 24 février 2010

JENNIFER'S BODY blu-rayLe point fort de cette édition se révèle être, incontestablement, l’aspect global de l’image: des plus argentique, elle se montre très fidèle aux choix de pellicule, et laisse respirer cette ambiance moite et sombre, maléfique et ténébreuse. La structure du grain originel demeure intacte,  et ce dernier ne se montre jamais vraiment intrusif. Le codec AVC fouille le master avec vigueur, et le restitue avec une agréable fraîcheur lors des scènes en extérieur jour, mais faillit quelque peu à la tâche lors des (innombrables) scènes situées dans la pénombre, où contrastes et niveaux des noirs manquent d’envergure de manière suffisamment notable. L’originalité de certains cadrages transparait à l’écran avec une très belle énergie, visible dans l’amplitude de la gamme colorimétrique, explosive de primaires saturées lors de la grande scène du bal située vers la fin du métrage. Dans l’ensemble, la définition, à défaut de se montrer aiguisée et raffinée, en impose suffisamment pour laisser apparaître la prestance de la Haute Définition, à l’exception de certaines séquences sus-mentionnées, qui pâtissent d’un affaiblissement sensible du niveau de détail, et souffrent d’un rendu « nuageux », parfois imprécis, parfois vaporeux ou trop léger. Le réalisme qui habille et texture l’image, au final, se laisse grandement apprécier, tout comme les subtils changements chromatiques et autres éclairages qui tapissent l’ambiance malsaine de certaines séquences (une chambre en construction éclairée  la bougie, une piscine désaffectée, un parc nocturne…). L’éclairage  et les chutes de lumière sur les visages, dès les premières séquences, attestent du rendu détaillé de cette édition HD, et de l’exigence formelle de la cinéaste qui, tout au long de ces 107 minutes, donne libre cours à des fantasmes visuels parfois très réussis. A découvrir.

 

 

son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais, Français DTS 5.1 Mi Débit
blue-dot 24 Bit, 48 Khz 
blue-dot OFFSET: aucun

JENNIFER'S BODY blu-rayDès le départ, et pour mettre (encore) de l’huile sur le feu, nous n’avons trouvé que peu, voire très peu, de différences entre la piste son non compressée DTS-HD Master Audio 5.1 (environ 4 Mbps tout de même) et la simple piste DTS 5.1 mi débit Française. Cette dernière semble ajouter une légère distorsion et écourter quelque peu la répons en fréquence, mais globalement, elle se montre identique en tout point à la piste son lossless… Un élément nouveau, jalais vu jusqu’alors, est proposé sur ce disque: lors de l’appui sur la touche « language » de la télécommande de la platine Blu-Ray, un micro menu, rouge, apparaît à l’écran, indiquant, brièvement (3-4 secondes), la nature du flux audio choisi ainsi que sa langue. En d’autres termes, pour ceux qui zappent comme nous le faisons souvent d’une piste à l’autre sans pour autant ouvrir le menu pop-up, ce gadget, cette amélioration ergonomique est une bénédiction

Le mixage du film favorise avant out la façade avant, mais ne délaisse pas pour autant la scène arrière, qui se montre plutôt réactive, et diffuse de subtiles ambiances pleine bande qui ouvrent le champ sonore de manière parfois très réussie et patente. Le film n’étant ni tout à fait une simple comédie, ni un film d’horreur au sens strict, les scènes d’action ne sont pas légion. Du côté positif, citons la grande clarté des dialogues, qui apparaissent dans l’espace d’écoute avec force et présence, ainsi que la bonne réponse en fréquence globale. DU haut du spectre jusqu’au fréquences les plus basses, la réponse se montre fluide et étendue, preuve d’une absence de réégalisation. La façade avant affiche de très belles valeurs, et un naturel fort agréable. directive, mais pas forcément aussi expansive que souhaitée, celle-ci détaille à merveille l’ambiance de cette petite ville de Colombie Britannique, offrant des textures sonores travaillées (la prison, au début), aux multiples points d’ancrage sur l’espace stéréophonique. Lors des séquences horrifiques, les 5.1 canaux, sans pour autant se déchainer plus que de raison, récupèrent une très forte vigueur, et usent de sérieux atouts, parfois, pour susciter effroi et angoisse: surgissements, attaques soudaines, rires démoniaques et autres cris de douleur tapissent la bande-son d’une certaine dose de créativité, électrisante puisqu’en symbiose totale avec les visuels parfois forts, mais discrets, dont certaines scènes tirent savamment parti.

 

A défaut d’une profondeur que l’on aurait souhaité plus ample et marquée, le mixage opte pour des effets soudains, et de brusques remontées de décibels suscitant des effets de présence bruts, mais jamais vraiment ravageurs. Il n’en demeure pas moins que l’ensemble se montre assez animé, mobile et spatialisé pour générer les effets ambiophoniques escomptés. Parfois décevante par son manque de franchise et d’ampleur, cette spatialisation active tout de même des ressources pertinentes au coeur du mixage, que le codec audio sans pertes DTS-HD Master Audio restitue avec énergie et vivacité, et surtout, une grande fidélité dans le rendu global. Un bémol toutefois: les multiples incrustations de chansons pop et rock se montrent trop peu « fidèles » pour susciter une émotion audiophile… Cet état de fait, nous l’observons régulièrement d’une sortie à l’autre. Là où le codec DTS-HD Master Audio pourrait imposer un rendu musical profond et réellement haut de gamme, il n’en est pas grand chose au final, la faute à des ressources assez limitées lors du mixage du film.

 

Pour conclure, même si cette bande-son ne constituera jamais un morceau inoubliable, elle dispose de suffisamment d’allant et de présence pour accompagner les images avec délectation. Mention spéciale aux vociférations de Megan Fox lors de ces rares passages paranomaux, qui brillent sur l’enceinte centrale, et déplacent très rapidement le film dans un genre sonore plus typé, plus conforme à ce que l’on attendait, armé d’une dynamique avenante et d’une présence spatiale plus cossue.

 


interactivite

  • Scènes coupées
  • Bêtisier en forme de clip original, plutôt réussi

Une misère pour ce qui est des contenus annexes… Tout ce qui figurait sur l’édition zone A (making-of, certes court, mais présent par exemple, commentaire audio) a purement et simplement disparu lors du passage de l’autre côté de l’Atlantique. Le prix à payer pour l’absence de succès du film en salles…

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evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray




Posted by Stéphane Roger | Cornwall On février - 24 - 2010 News preview test 3

tora tora tora blu-ray

Tora signifie Tigre en japonais. Il s’agit du signal lancé par l’amiral Isoroku Yamamoto lors de l’attaque sur Pearl Harbor du 7 décembre 1941, indiquant à son commandement que l’effet de surprise fut complet. Le film donne une description assez réaliste des événements, prenant à la fois les points de vue américain et japonais. Le film documente notamment la longue liste d’erreurs et d’accidents qui rendirent cette attaque si dévastatrice pour les forces américaines. La partie japonaise fut initialement confiée à Akira Kurosawa, mais après deux ans d’efforts sans résultats, la Fox lui retira le projet pour le confier à Kinji Fukasaku.

 

IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1 
blue-dot Fox, France, disponibilité: janvier 2010

Un pressage au final extrêmement positif, qui témoigne, à nouveau, de la qualité de rendu que réserve l’éditeur à ses oeuvres de catalogue. Si le générique propose des images HD en demi teinte, la suite l’est beaucoup moins. Une finesse dans le rendu stupéfiante bien souvent, doublée d’une clarté et d’une définition toutes deux suffisament poussées pour permettre une redécouverte totale du film de Flesicher et Fukasaku. La colorimétrie, visiblement restaurée, tire pleinement profit du codec AVC et des capacités du format Blu-Ray, offrant des couleurs au rendu dense et nuancé, riche et suave par moments. Les images possèdent de la stature et une fort agréable densité, laissant totalement disparaître toute trace de compression. La structure du grain respecte à merveille les intentions des cinéastes. Sans réellement être intrusif, ce grain met à jour la nature photo-chimique de la pellicule, apportant teneur et authenticité à ces images très composées. La luminosité ne manque pas de naturel, et les arrières-plans savent exister sans se faire remarquer d’un point de vue négatif. Niveau des noirs et contrastes répondent présents, et se voient affutés et eux aussi très réussis. Une vision du film intacte, certes perfectible (points blancs, petits défauts…), et qui permet de redécouvrir cette oeuvre monumentale dans des conditions luxueuses.

 

SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais, Français DTS Mi Débit 5.1
blue-dot 24 Bit, 48 Khz (3740 Kbps)
blue-dot OFFSET: aucun

Le film se voit cette fois-ci présenté en DTS-HD Master Audio, sous 24 Bit, loin du Dolby Digital 5.1 amer du DVD. Nominé, puis récompensé aux Oscars (1971) pour sa section son, le film propose, via cette édition, une scène sonore certes limitée, mais d’une très grande fidélité. Premier détail frappant: la précision chirurgicale du rendu des dialogues, qui ne sonnent jamais creux ou ineptes, mais qui, au contraire, se montrent hauts et porteurs, parfois largement plus convaincants que leur rendu sur des productions plus modernes/contemporaines. Puissants et détaillés, ils occupent le centre de la scène sonore avec rigueur et vigueur. La façade avant se montre particulièrement dense et s’établit avec clarté et présence, occupant l’espace sonore non sans élégance et tenue. Globalement, le rendu sonore, à défaut d’être totalement immersif, parvient, via ces 24 Bit de définition et à la plénitude du codec DTS-HD Master Audio 5.1 (non compressé), à restaurer la présence et l’ampleur du mixage originel, tout en lui octroyant un poids réaliste et une présence décuplée, en terme de volume et de niveau de détail. La scène arrière, clairement plus secondaire, est issue des masters 6 pistes magnétiques de l’époque. Elle apparaît de manière sporadique mais patente, apportant de pertinentes extensions à la scène sonore, qui se voit ainsi octroyée une profondeur scénique plus franche, ainsi que des perspectives formelles souvent appréciables. Cete scène arrière ne souffre aucunement d’effets de pumping ou de légèreté fréquentielle et, une fois sollicitée, elle active un dimensionnement assez massif, à défaut d’être totalement réussi et puissant.

Au grand final, cette bande-son constitue une opportunité de plus, luxueuse, de redécouvrir le film, via un mixage élégant et puissant, qui ne dénature aucunement le travail originel, mais y ajoute une dimension réaliste principalement lisible et audible lors des séquences d’attaques aériennes.

 

INTERACTIVITE

  • Commentaire audio du cinéaste Américain
  • Documentaire : Jour d’infamie
  • L’histoire et Hollywood : Tora ! Tora ! Tora !
  • Un géant s’éveille, AMC Backstory : Tora ! Tora ! Tora !
  • Galerie des coulisses de tournage
  • Galerie de la production
  • Bande-annonce
Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite

Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray

Notes du disque :
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On février - 21 - 2010 News preview test 3

Terminator 2 Blu-Ray


Au lendemain de l’holocauste nucléaire du 29 août 1997, les survivants humains sont entrés en résistance contre la dictature des machines. L’ordinateur qui les contrôle, Skynet, envoya en 1984 un Terminator, un cyborg, afin d’éliminer Sarah Connor dont le fils, John Connor, était appelé à devenir le chef de la résistance humaine. Après la destruction du cyborg, Skynet envoie en 1994 un T-1000, dont la mission est de supprimer John Connor, alors âgé de 10 ans. Plus perfectionnée, cette nouvelle machine est constituée d’un « poly-alliage mimétique », ce qui lui permet de changer de morphologie à volonté. Cependant, la résistance prend soin d’envoyer un Terminator T-800, capturé et reprogrammé afin de protéger John.

 

Disponible depuis quelques temps déjà en Blu-Ray zone B ([tagtip]Studio Canal[/tagtip]), le film de James Cameron y est présenté dans une forme plutôt réussie, avec des masters agréés THX. Mis en scène en 1993, le film doit bénéficier du record d’éditions et de rééditions: il n’en est pas vraiment de même en Blu-Ray, avec une seule édition pour la France, mais celle que propose notre éditeur peut aisément se concevoir de définitive. Armée d’un master image estampillé THX (sur lequel nous reviendrons), cette édition mono-disque chargée à bloc arbore également une sélection éclectique de pistes son: la version originale est présentée en DTS-HD Master Audio 6.1, tandis que la version Française ne bénéficie que du codec DTS-HD High Resolution, présenté pour sa part en 5.1. Véritable surprise, la version Allemande dispose de [tagtip]DTS-HD Master Audio 7.1[/tagtip], mais son rendu demeure sourd et peu évocateur, distordu même dans son grand ensemble…

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Quelques mots sur l’image


Issues d’un master agréé THX, les images du film profitent d’un fort bel encodage, mais souffrent, comme ce fut le cas de manière récurrente depuis toutes ces années d’éditions vidéo diverses, d’un manque de fidélité pour ce qui est du piqué, plus doux que tranchant, et de quelques aplats/simplifications qui ont toujours été partie-intégrante des multiples éditions VHS, Laserdisc et DVD. Les images n’en demeurent pas moins saisissantes, denses, épaisses, texturées lorsque cela est possible, et semblent lavées de toute trace de surcompression, de toute forme de concession vis à vis de l’encodage et du bit-budget. Le film y est  présenté sous ses trois montages: version cinéma, director’s cut « simple » et « long ». La palette colorimétrique restitue le soleil californien avec vigueur et extension, finesse et allégresse. Les innombrables plans filmés en focale longue y gagnent incontestablement, et proposent un rendu dense et fidèle dans on grand ensemble, qui permet de redécouvrir le film dans des conditions optimales et « optimisées ». A l’exception de ces quelques réserves sur le niveau de détail et sa restitution à l’écran, l’éditeur délivre ici une version intacte et très convaincante, fidèle aux visions de Cameron.

 

Une bande-son dantesque, enfin présentée sans compression


Par le passé, le film a bénéficié, de manière systématique, des dernières innovations sonores et techniques. Mais ce ne fut pas sans heurts… L’édition en boîtier métal, diffusée il y a quelques années, proposait le film en DTS ES Discrete, mais cette piste son pêchait d’un cruel manque de graves, surtout lorsqu’on la comparait à sa consoeur Dolby Digital… Difficile d’être totalement convaincu, et ce même si le spectacle était au rendez-vous. Le film, en terme de mixage et de sound design, profite d’une qualité d’écoute qui a marqué son temps. Les sons se montrent vifs et détaillés, et Terminator 2 a su initier, en début des années quatre vingt dix, des tendances sonores et acoustiques qui ont marqué toute une époque, lorsque les salles commençaient à s’équiper en 5.1, Dolby Digital ou DTS… ou plutôt en CDS (Cinema Digital Sound), qui en fut l’ancêtre. Format 5.1 natif via lequel T2 avait été encodé. Ce surcroît de dynamique dont était capable le son numérique multicanaux se voyait ainsi pleinement exploité en salles, participant à la création de la légende du film, qui se voyait ensuite perpétuée lors de ses éditions vidéo.

 

En dépit d’un rendu quelque peu mat et asséché (limitations techniques de la prise de son de l’époque obligent…), le rendu spatial et acoustique proposé par l’éditeur, via cette piste VO DTS-HD Master Audio 6.1, demeure de très haute tenue. Le niveau de détail affiche de très belles valeurs sur l’enceinte centrale, ainsi que sur l’ensemble de la façade. L’absence de compression apporte un sentiment de liberté retrouvée, et de dynamisme expansif selon les scènes. Fluidité et répartition fine des éléments sonores s’y montrent à l’avenant, et ce sera en de très multiples occasions que la scène sonore se resserrera  sur elle-même, produisant des effets denses et variés, incrustés au coeur d’une scène sonore amplement généreuse, mais aussi parfois plus réservée. Oscars du Meilleur Son et du Meilleur Montage Son en 1991, la bande-son du film continue toujours à impressionner et à laisser son empreinte en acier blindé au coeur des diffuseurs, même en 2010.

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Designée et mixée par Gary Rydstrom, entièrement traitée dans les auditoriums de [tagtip]THX[/tagtip], au Skywalker Ranch, le son du film trouve un souffle évocateur et une puissance expressive toujours d’actualité. La version originale, présentée en DTS-HD Master Audio 6.1, gagne énormément en clarté et en spatialisation. Ce dernier aspect profite totalement de la décompression des signaux, offrant une scène sonore très travaillée, expansive, solide et d’une très belle efficacité. Nous avons également été très surpris par l’agencement global du canal central arrière, qui se réveille en de très multiples occasions, instillant à la bande-son un sentiment de hauteur et un net surcroît de dimension scénique (scène de l’ascenseur, soufflages de portes…), tout en demeurant actif et audible en quasi-permanence. Une véritable scène arrière triphonique voit ainsi le jour, que les meilleurs systèmes sauront restituer à sa juste valeur. Une architecture acoustique aux multiples ressorts, en somme, qui anime régulièrement les scènes d’action d’une couverture sonore pleine et entière. La mobilité des sons dans l’espace demeure optimale, ainsi que la réponse en fréquence: les graves sont incroyablement tenus et véloces, tendus et profonds, et accompagnent chaque scène d’une très forte dose de profondeur, toujours juste et pesante, générée avec soin et habileté. La pression du canal de renfort de graves parvient parfois à asseoir la bande-son sur un fondement des plus dynamiques, au point d’avoir la sensation de graves « qui tournent » dans la pièce, et l’habillent totalement.

 

La scène sonore 5.1, 6.1 même, se montre agitée mais très propre. Quelque peu faiblarde au début de la projection, elle récupère très vite une dynamisme de première jeunesse, et génère un paysage acoustique d’une superbe densité, fort de multiples mobilités sonores. Les plus grandes séquences d’action iconiques ne pâtissent ainsi jamais d’un manque de couverture, mais au contraire, s’ouvrent sans cesse aux points cardinaux de l’installation, offrant alors des perspectives d’écoute multiples, mobiles, rapides, nettes et tranchées. Chaque recoin est ainsi exploré, et nombreux sont les panoramiques sonores sur les trois enceintes arrière, tracés au cordeau, puissamment évocateurs, et surtout diablement efficaces. Une vision symbiotique images/sons se met ainsi en place, participant au dimensionnement formel de la mise en scène insensément brillante d’un Cameron au meilleur de son inspiration.

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Il en va de même pour la musique de Brad Fiedel. Métallique, percussive, rythmée et enivrante, elle accompagne les flux d’image en rythme et en cadence, produisant une sorte d’identification secondaire sur le mode acoustique. Spatialisée avec soin, elle profite réellement d’une mise en scène sonore qui ne cesse d’en amplifier les fondements dynamiques, et fait résonner sa puissante mécanique symphonique au coeur d’un espace sonore naturellement expressif. Là où l’on pouvait attendre un remixage quelque peu « gimicky », feutré ou par trop arificiel, la proposition 6.1 de cette piste DTS-HD Master Audio dresse une scène sonore d’une très grande rigueur, qui mutliplexe les sons dans l’espace de manière logique et paramétrée, scénique et patente. Une solidité fréquentielle qui ne nous a pas échappé, doublée d’une forme de performance qui porte réellement la signature de Gary Rydstrom. Ce dernier a désormais arrêté ses fonctions « d’artiste son », pour se consacrer à la mise en scène chez Pixar, ce qui ne lui empêche aucunement de participer au design sonore de ses créations visuelles.

 

Au grand final, le mixage de T2 se montre toujours aussi moderne dans son approche, et constitue l’un des meilleurs travaux sonores des années quatre vingt dix. La redécouverte du mixage via cette piste son « lossless » permet d’ s’immerger davantage dans cette création dantesque, puissante et nuancée. Dans l’ensemble, les sons y gagnent une solidité à toute épreuve, et la dynamique se voit lavée de toute forme de compression parasitante, au point de constituer une incarnation pure et entière. A aucun moment (ou presque), nous n’avons été gênés par les limites des prises de son de l’époque. Il suffit de se concentrer sur le rendu des sons foley sur l’enceinte centrale pour réaliser à quel point le niveau de détail se montre épanoui et riche de nuances.

 

SUPPLEMENTS

Ce Blu-ray Disc présente 3 versions du film : 
– la version cinéma (137′) 
– la version director’s cut (154′ – les scènes additionnelles sont en VOST uniquement) 
– la version Director’s Cut Longue (Accès par le code « 82997″ 156′ – les scènes additionnelles sont en VOST uniquement) 
D-Box Motion Code (signal spécifique pour système de vibration synchronisé) 
THX Optimizer (version 2.0)


2 commentaires audio (VOST) : 
– 26 acteurs et membres de l’équipe de tournage (enregistré en 1993) 
– James Cameron et William Wisher (enregistré en 2003)

MODES INTERACTIFS (affichage « PiP » pendant la lecture du film, uniquement sur la version Director’s Cut) 
– « Implants visuels » : 69 modules vidéo de making of (VOST – 40’47″) 
– « Module infos & anecdotes » (VO) 
– « Module données de production » (VO) 
– « Modules interactifs connectés » : 59 modules images commentées (VOST – 104’06″) 
– « Code source » : affichage du scénario (VO) 
– « Esquisses » : affichage des storyboards 
– Mode quizz : testez vos connaissances sur le film (50 questions – VF) 
– « Tests – processeur » : 17 mini-jeux (VF)

DONNÉES SUPPLÉMENTAIRES 
– Campagne promo : 
. Teaser : « Building the perfect Arnold » (1’24″) 
. Bande-annonce 1 : « This time there are Two » (1’47″) 
. Bande-annonce 2 : « Same make, new mission » (2’07″) 
. Bande-annonce Director’s Cut : « More than meet the eye » (2’07″) 
. Bande-annonce T2 THX Director’s Cut (DTS-HD MA 5.1 – 47″) 
– Données terminées (scènes coupées) : 
. « La recherche du T-1000″ avec commentaire audio sous-titré de Robert Patrick et James Cameron (1’27″) 
. « La séquence du futur » avec commentaire audio sous-titré de Stan Winston, Linda Hamilton et James Cameron (1’48″ – VOST) 
– « Le registre de Dyson » : crédits de cette édition Blu-ray

ACCÈS SKYNET (bonus supplémentaires accessibles via BD-Live) : 
– 8 bio-filmographies de membres de l’équipe du film 
– « Scènes cachées » : 6 scripts de scènes non tournées (anglais) 
– 11 galeries photos 
– 3 vidéos : 
. « T2: on the set », featurette (8’22″ – VOST) 
. séquence multi-langues (27″) 
. bande-annonce française (2’14″) 
– 5 bandes-annonces japonaises 
– interface de partage (forums, galeries, etc…).


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Posted by Stéphane Roger | Cornwall On février - 7 - 2010 News preview test 3

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