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Voici le (très riche) planning des sorties de l’éditeur pour le mois de février. Au programme: des nouveautés attendues, des rééditions, des baisses de prix… . Nous attirons votre attention sur quelques titres, plus ou moins anecdotiques, qui ont retenu toute la nôtre depuis l’ère du DVD. A commencer par Pas un Mot, qui dispose d’une bande-son d’une formidable richesse expressive, à la gamme dynamique souvent incendiaire, et qui n’a jamais cessé de nous plaire. Bienvenue à Bord, qui a été mixé par notre ami Alexandre Widmer dans son studio Analog Factory à Paris, et dont nous avions pu découvrir une bobine lors du « rough mix ». Sans oublier le rendu acoustique époustouflant de Apocalypse Now Redux, qui se voit ici réédité à un prix réduit, et qui constitue, bien que sous 16 Bit seulement (24 bit pour la version US…), l’une des plus belles restaurations son et image observées sur des éditions Haute Définition. Sans oublier notre chronique de French Connection (ancienne version du site), qui ressort ici, donc, à un prix plus réduit.

 

Sorties du début du mois

  • A tout jamais – Une Histoire de Cendrillon
  • Astérix chez les Indiens
  • Legend
  • Elle et Lui 
  • Lucky Girl 
  • Pas un Mot 

 

8 Février

  • (S)ex List
  • Bienvenue à Bord
  • Glee : The Concert Movie (3D et 2D)

 

Sorties du 15 Février, qui incluent des rééditions au format Digibook

  • 127 Heure
  • Apocalypse Now Redux
  • Blue Velvet
  • Brazil
  • Brokeback Mountain
  • Certains l’aiment chaud
  • Cléopâtre
  • Et au milieu coule une rivière
  • Et pour quelques dollars de plus
  • French Connection
  • Kagemusha – L’Ombre du Guerrier
  • Predators
  • Raging Bull
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On janvier - 28 - 2012 News

Le tout dernier film du brillant Nicolas Winding Refn se prépare à sortir en vidéo, et son éditeur, Wild Side, nous annonce la sortie de l’édition Blu-ray pour le mois de février prochain. L film se verra proposé en coffret métal (Steelbook), et sera pourvu de deux pistes son DTS-HD Master Audio 5.1, la première en VO, et la seconde en VF, selon les (bonnes) habitudes de l’éditeur. Seule contrepartie (à vérifier toutefois): elles seront encodées sous 16 Bit, et 48 Khz.

 

Excellente surprise au box-office, le film s’est également fait connaître via son épatante bande-originale, qui propose des morceaux pop-electro du plus bel acabit. Le mixage, très détaillé et réaliste, récupère une force expressive colossale lors des (rares) séquences d’action en voiture. Et à ce sujet, notre confrère Michael Coleman a consacré un documentaire de sa série « Soundworks profile » au travail sonore réalisé sur ce film, lisible ci-dessous:

SoundWorks Collection: The Sound of « Drive » from Michael Coleman on Vimeo.

 

Le 8 février prochain, vous pourrez donc découvrir le film, au format 2.40 CinémaScope, encodé en 1080p FUll HD, et accompagné des suppléments suivants:

  • Making-of (15 minutes environ)
  • « Drive Without a Driver » : entretien exclusif avec le réalisateur (26 minutes)
  • BOF à télécharger : le morceau culte du film NIGHTCALL de Kavinsky + 1 titre exclusif et inédit de  son prochain album
  • Bandes-annonce proposé en HD 1080p (quid du format sonore)
  • La copie numérique du film
 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On décembre - 27 - 2011 News preview test 3

LE DISCOURS D’UN ROI

Un film de Tom Hooper

Avec Colin Firth, Geoffrey Rush, Helena Bonham Carter

L’histoire vraie du père de l’actuelle Reine Elizabeth : suite à l’abdication de son frère, celui-ci va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI. Grâce au soutien de sa femme et celui d’un orthophoniste aux méthodes peu conventionnelles, George VI affrontera son bégaiement pour assumer pleinement son rôle, et faire de son empire le premier rempart contre l’Allemagne nazie…

Un film passionnant et bouleversant, magnifiquement porté par des acteurs exceptionnels et une mise en scène aussi élégante qu’émouvante, qui mêle avec originalité, intelligence et humour la grande Histoire et une très belle histoire d’amitié. Un grand et beau moment de cinéma. WIld Side proposera l’édition Blu-Ray zone B du film quadruplement Oscarisé le 8 juin prochain, accompagné d’une piste son DTS-HD Master Audio 5.1 (sans doute sous 16 Bit) en VO et VF ainsi qu’une piste Audio description pour Aveugles et malvoyants. Voici la liste des compléments, communs aux éditions DVD et Blu-Ray:

- L’Homme qui ne voulait pas être roi : documentaire exclusif et inédit, écrit  et présenté par Stéphane Bern (56’)

- Au cœur de l’histoire : l’émission d’Europe 1 autour du film, avec Franck Ferrand (40’)

- Commentaire audio du réalisateur Tom Hooper (sous-titré français)

- Vrais discours du roi George VI :

* l’entrée en guerre (celui du film)

* la victoire en Europe après la 2ème Guerre Mondiale

- Dans les coulisses du film : making-of (23’)

- Entretien avec l’équipe du film (22’)

- La parole retrouvée : documentaire avec l’Association Parole-Bégaiement (17’)

- Entretien avec Marc Logue, petit-fils de Lionel Logue, le thérapeute du film (10’)

- Bandes annonces

+ LA COPIE NUMERIQUE DU FILM A TELECHARGER

 

 

THE REEF

Un film écrit, réalisé et produit par Andrew Traucki

Avec Adrienne Pickering, Zoe Naylor, Damian Walshe-Howling, Gyton Grantley, Kieran Darcy-Smith

 

Eté 2010. Australie. Cinq amis partent en croisière pour des vacances de rêve. Mais lorsqu’ils font naufrage, le rêve vire au cauchemar : dans l’eau rôde une terrible menace…

LA PLUS GRANDE TERREUR AQUATIQUE DEPUIS LES DENTS DE LA MER. Le réalisateur de Black Water nous entraîne dans une aventure oppressante au scénario implacable. Tiré d’une histoire vraie et entièrement tourné avec un vrai requin blanc -une prouesse- en décors naturels, THE REEF est une plongée cauchemardesque dans les profondeurs de l’océan. L’éditeur proposera cette terreur estivale plus tard au mois de juin, le 28 pour être exact. Conditions techniques identiques au Discours d’un Roi, à un détail près (et cela se révèle plutôt curieux): seule la piste son en version Française sera proposée en DTS-HD Master Audio 5.1. La piste Anglaise héritera pour sa part d’un simple et régulier Dolby Digital 5.1 (640 Kbps). A signaler, la présence d’une piste VF en Audio-3D (DVD et Blu-Ray) pour bénéficier d’un son spatialisé 5.1. à l’écoute au casque stereo standard. Les suppléments seront minces: un making-of de 25 minutes, la bande-annonce originale, ainsi que la copie numérique du film à télécharger sur le site de l’éditeur.

 

 

 

 

 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On mai - 27 - 2011 News preview

go

Lors d’une ronde de nuit qui tourne mal, Simon et Julie, deux simples gardiens de la paix, blessent un jeune cadre qui a abattu sans raison un de leurs coéquipiers. Accusés à tort de bavure et lâchés par leur hiérarchie, ils décident de prouver leur innocence en enquêtant sur la drogue responsable du coup de folie de leur agresseur.

 

garDisponible au format Blu-Ray depuis quelques semaines chez Gaumont, Gardiens de l’Ordre, le film de Nicolas Boukhrief n’est pas à proprement parler un blockbuster, mais dispose de suffisamment de hargne sur les terrains audio et vidéo pour convaincre. Explications. Présenté par Gaumont Vidéo, éditeur Français dont on ne cesse de louer la qualité des publications HD, le film n’échappe pas en effet à la politique éditoriale du studio, qui livre, régulièrement, des éditions Blu-Ray de haut vol. Le master image présente ainsi un piqué incendiaire, et, surtout, développe une netteté et une densité visuelle, très argentique, qui forcent le respect, et libèrent toute la dynamique du style si singulier du cinéaste du Convoyeur. Occupant très légèrement plus que 21 Go sur le disque, le film se voit ainsi encodé de manière subtile et efficace, et ce même si nos mesures (nous voilà à présent équipés suite aux fêtes de Noël) révèlent un master inévitablement pourvu d’un gamut de type SMPTE-C (norme Américaine que certains jugeront trop répandue, et peu subtile en terme de rendu colorimétrique). En outre, le codec AVC High Profile 4.1 ressort de l’analyse, et garantit une précision de l’image de tous les diables, même si l’encodage a été réalisé sous 8 bit, là où les encodeurs (plus récents, mais encore incompatibles avec nos matériels actuels, puisqu’ils requierent davantage d’espace disque…) sont capables de 12.

 

La bande-son du film est proposée en DTS-HD Master Audio 5.1 et 2.0. L’encodage a été réalisé sous 16 bit seulement, loin des 24 qui font foi sur la plupart des titres Blu-Ray du moment, sans doute dans le but de préserver de l’espace-disque (il s’agit d’un BD-25 Go). Le bitrate audio atteint une moyenne de 1828 Kbps, relativement bas, vous l’aurez constaté, mais ceci est du à la profondeur de l’encodage, réalisée, donc, sous 16 Bit… . En voici les mesures, que nous inclueront désormais dans toutes nos chroniques:

 

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19214487

Le mixage a été réalisé par Lucien Balibar, que nous connaissons bien pour avoir des amis en commun, épaulé par Nicolas Becker. Deux grands noms du son Français. Le second, en particulier, a été à l’origine des créations sonores exceptionnelles de Silent Hill (voir notre test), de Christophe Gans, tandis que le premier a touhours oeuvré aux côtés de notre ami Alexandre Widmer, sur de très nombreuses productions. L’aspect sonore de Gardiens de l’Ordre, s’il se montre peu ouvert sur la façade arrière, regorge de subtilité, proposant une excellente franchise acoustique, aux sonorités dures et réalistes, restituées avec minutie et exactitude par cette piste DTS-HD Master Audio 5.1. Dense et piquée, la façade avant affiche un naturel saisissant, qui évolue autour du canal central. La dynamique se montre elle aussi réaliste et pétillante, forte d’un très bon rapport signal sur bruit, ce qui se traduit, à l’écoute, par un rendu sonore vif et généreux, jamais écrasé ou compressé. Il en ressort des nappes sonores réalistes, naturellement ouvertes, et qui restituent l’acoustique des lieux avec chaleur et dynamisme, fidélité et transparence. Un rendu qui n’a pas manqué de nous séduire, servant le film de manière optimale, et couvrant acoustiquement toute l’évolution de cette sombre affaire contemporaine, menant deux personnages aux confins de leur humanité.

 

 

 

 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On décembre - 28 - 2010 News preview

sus

Avec beaucoup (pour ne pas dire des tonnes) de retard, du à des journées extrêmement remplies et un changement de rythme radical, voici une news qui annonce un événement de taille: nos amis de Wild Side se préparent à proposer au format Blu-Ray (DVD SD également disponibles) six oeuvres remasterisées du maestro Italien Dario Argento. Au programme: des masters restaurés avec soin, et six oeuvres marquantes parmi lesquelles L’Oiseau au plumage de cristal, et surtout le magnifiquement dantesque Suspiria, aux codes chromatiques visuels anthologiques.

 

Les films se verront présentés en 1080p, et (confirmation à venir), se verront présentés en DTS-HD Master Audio Mono ou 5.1. En guise de suppléments, l’éditeur proposera une ligne éditoriale de grande classe, comme vous le constaterez avec la liste de ceux présents  sur l’édition de Suspiria:

  • Entretien avec Dario Argento (26 mn)
  • Entretien avec Luciano Tovoli, Directeur de la photo (26 mn)
  • Entretien avec Claudio Simonetti, Compositeur (13 mn)
  • Entretien avec Davide Bassan, Fils et assistant du chef décorateur (13 mn)
  • Entretien avec Dario Argento, édition spéciale Italienne (20 mn)
  • Dans les profondeurs de Suspiria avec Daria Nicolodi (13 mn)
  • Argento Vu par… Pascal Laugier, Alain Schlockoff et Jean-Baptiste Thoret (26 mn)
  • Argento Connection – Avec Dario Argento, Claudio Argento, Luigi Cozzi, Romano Albani, Luciano Tovoli, Davide Bassan et Daria Nicolodi (26 mn)
  • La restauration de Suspiria (13 mn)
  • Mauvais genre, émission de radio Inédite spéciale Claudio Simonetti (France Culture)
  • Bande-annonce
  • Galerie Photos

D’autres titres, dont la plupart sont totalement inédits sur notre marché vidéo, ne proposeront toutefois pas de suppléments étoffés. Suspiria existe en remastering 5.1 (6.1 Discrete même pour être plus exact), puisqu’une édition DVD des débuts 2000, en zone 1, proposait le film dans ce format, avec des résultats tout à fait honorables. Sorties programmées au 3 novembre prochain.

Capture

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 11 - 2010 News preview test 2

All the boys love Mandy Lane blu ray test

Mandy Lane est si belle, si pure, si innocente… que tous les garçons la convoitent. Pour la séduire, une bande de copains l’invite dans un ranch pour y fêter la fin des classes. Au rendez-vous : sexe, drogues, alcool… et un invité surprise, qui tente de mettre la main sur le plus convoité des trophées : Mandy Lane.


IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1 
blue-dot Wild Side

Globalement, cette édition restitue toutes les charges visuelles de son metteur en scène, jusque dans des détails qui pourraient laisser perplexes certains spectateurs: la présence d’un grain abondant, issu de l’émulsion des pellicules originales, l’emploi de certains filtres qui amoindrissent le rendu etc etc… Dans son ensemble, le film profite d’un pressage HD 1080p respectueux en tout points des intentions originelles du cinéaste. La définition et le niveau de détail sont en revanche moins marqués que de coutume, mais force est de constater que le film a du constituer un véritable cauchemar pour ce qui est de l’encodage. Mais il en va ainsi du style du film, très recherché, voulu par Jonathan Levine: ralentis expressifs quasi-surréalistes, contrastes appuyés, saturation violente des teintes primaires, traitement des pellicules… Une recherche stylistique et formelle permanente, aux images presque « mentistes », sorte de laboratoire visuel tour à tour archi-réaliste, et aussi archi-saturé et empesé. L’encodage réalise des prouesses, en se fiant au master avec la plus grande précision possible, avec, en particulier, une gestion de la luminosité très affinée (scènes situées en extérieurs jour). Une image globalement difficile à évaluer, mais un sans faute réel pour l’éditeur, qui n’a pas cherché à pousser le rendu vers telle ou telle dimension dans le but de le parfaire artificiellement.

 

 

all_the_boys_love_mandy_lane

SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais & Français
blue-dot 16 Bit, 48 Khz.
blue-dot OFFSET: n/a

Tout slasher qui se respecte se doit, d’ordinaire, de posséder une mise en avant poussée de la dimension acoustique. Mandy Lane n’y fait aucunement exception, et ce, même si ses origines modestes empêchent une véritable libération formelle. Mais qu’à cela ne tienne. Le résultat sonore se montre à la hauteur, et se permet même de proposer une musicalité sans faille sur le rendu des chansons « pop » employées tout au long du métrage, et qui lui octroient un habillage stylistique supplémentaire, ainsi qu’une force d’âme tout à fait réjouissants. Le final, au son de Sealed with a kiss, interprété par Bobby Vinton, laisse sur le carreau eu égard de sa qualité Hi-Fi. Pour le reste, la dynamique sait se montrer férocementagressive, et il en sera de même de l’ensemble des canaux lors des sollicitations d’effroi propres au genre: coups de feu, attaques au couteau ou coups assénés avec violence se voient retranscris acoustiquement de manière pleine et entière, vigoureusement et sèchement (qualité d’enregistrement des sons). La scène arrière, certes tangible, se montre parfois employée avec saveur et rigueur, mais manque également son plein potentiel scénique lors de séquences plus ambitieuses, où son usage réservé affiche une modération trop poussée… . Le canal de graves parvint sans peine à asséner de violents coups au palpitant, ancrant le récit sonore dans un fondement sourd et vicieux, insidieux mais fort à propos. Si la prise de son se montre globalement sèche, elle ne manque pas de dynamisme et de réalisme, que le montage son, moins spectaculaire que prévu, mais jamais dépourvu d’ingéniosité, parvient à mettre en avant une très belle créativité, réservée principalement aux (nombreux) passages musicaux et aux séquences d’effroi. Le codec DTS-HD Maser Audio 5.1 (présenté sous 16 Bit) se montre respectueux des intentions sonores et du design acoustique de l’ensemble. A l’aise sur tous les terrains, il remplit la pièce avec conviction, et permet d’épaissir le rendu sonore en optant pour la non-compression. Qu’il s’agisse d’effluves sonores déchaînées ou d’ambiances fines mais solidement texturées, la piste DTS-HD Master Audio restitue toute la plénitude du mixage originel, là où tant d’éditions de films du même genre, plus prestigieux, lors de la grande époque du support DVD, manquaient leur coeur de cible sonore en raison du choix du codec Dolby Digital 5.1 qui, au delà d’une spatialisation revue à la baisse, élaguait aussi l’intérieur des sons en présence, qui, immanquablement, perdaient considérablement en texture donc en réalisme et franchise sonore. Sur cette édition Blu-Ray, il n’en est rien, et la notion de spectacle sonore prend alors tout son sens, tout en préservant ses forces vives.

 

INTERACTIVITE

  • Interview de Amber Heard (14 minutes environ)
  • Interview vidéo du cinéaste Jonathan Levine (28 minutes environ)
  • Bandes-annonces (4/3, SD, Dolby Digital 2.0)
Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray

Notes du disque :
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On août - 19 - 2010 News preview test 2



valhalla rising blu-ray review

Un film de Nicolas Winding Refn

Pendant des années, One-Eye, un guerrier muet et sauvage, a été le prisonnier de Barde, un redoutable chef de clan. Grâce à l’aide d’un enfant, Are, il parvient à tuer son geôlier et ensemble ils s’échappent, s’embarquant pour un voyage au coeur des ténèbres. Au cours de leur fuite, ils montent à bord d’un bateau viking, mais le navire, pendant la traversée, se retrouve perdu dans un brouillard sans fin, qui ne va se dissiper que pour révéler une terre inconnue. Alors que ce nouveau territoire dévoile ses secrets, les Vikings affrontent un ennemi invisible et terrifiant, et One-Eye va découvrir ses véritables origines…


Après Bronson et la trilogie Pusher, Nicolas Winding Refn livre une fresque épique et spectaculaire. Une véritable épopée de bruit et de fureur, servie par une mise en scène virtuose et magnifiquement incarnée par l’acteur Mads Mikkelsen.


IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1 
blue-dot Wild Side

Tourné à l’aide de caméras Red One, offrant une résolution native de 4K, le transfert Blu-Ray de Valhalla Rising ne déçoit aucunement, loin de là. Les détails trop cliniques ou numériques parfois offerts par ce type de matériel sont ici totalement absorbés par le style visuel du cinéaste, qui parvient à capter des détails naturel inouïs et le grain de peau des acteurs grimés avec délectation. Loin de tout lissage, le rendu stupéfie à (presque) tous les instants, s’octroyant une précision de tous les diables, forte de contrastes forts et poussés, et d’une colorimétrie soigneusement étudiée. Les scènes en extérieurs, qui dominent la quasi-intégralité du film, sont restituées avec une grande vigueur visuelle, les paysages et les lumières naturelles étant exposés à merveille. La finesse du rendu, la prestance des images cadrées en Scope se montrent bien souvent optimaux. Ce transfert parvient à extraire tous les détails du style du cinéaste, le moindre de ses choix artistique, au point de former un idéal technique sans faille, à la solidité sans cesse éprouvée.

 

SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 7.1: Anglais & Français.
blue-dot 16 Bit, 48 Khz.
blue-dot OFFSET: n/a

Des détails physiques particulièrement perforants émaillent ce long-métrage, constitué de scènes très calmes, et d’autres vertigineuses de violence, le tout subtilement dupliqué sur le rendu acoustique, qui parvint à allier douceur extrême (proche du mutisme acoustique) et violence exacerbée. Lors de ces instants de pure violence, de multiples canaux s’actionnent avec une vigueur sonore particulièrement ambitieuse. Le codec DTS-HD Master Audio, ici présenté en 7.1, restitue toute la violence et la célérité de la bande-son avec une précision fort appréciable, et ce en dépit de son encodage sous 16 Bit. Le canal de graves se montre vigoureux, parfois trop présent, mais sas pour autant atteindre les octaves les plus basses. Les ambiances naturelles envahissent régulièrement la pièce d’écoute (vent des montagnes, eau…), et leur niveau de détail se montre pétillant, immédiat, forts d’un réalisme brut et d’une amplification parfois sauvages (les attaques de One-Eye, au corps-à-corps, sont presque plus violentes et gore au niveau acoustique qu’au niveau visuel, et pourtant, les éruptions de sang , les lacérations et les eviscérations sauvages sont légion). Les deux canaux centraux arrières renforcent la précision du trait acoustique, délivrant des ambiances fines, jamais sur-présentes, qui accroissent le réalisme spatial d’une scène arrière loin d’être secondaire, bien que parfois moins marquée que prévu. Au grand final, il s’agit là d’un paysage sonore sobre mais abouti, hautement chargé de détails, et régulièrement avivé par des sons prégnants, enregistrés, montés et mixés avec un savoir-faire technique et artistique marquant.

 

INTERACTIVITE

  • L’ENFER D’ODIN : entretien avec Mads Mikkelsen et Nicolas Winding Refn (26mn)
  • Bande-annonce (4/3, SD, Dolby Digital 2.0)
Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray

Notes du disque :
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On août - 19 - 2010 News preview test 3

SYNOPSIS

Moscou, au début des années 80, en pleine Guerre Froide. Sergueï Grigoriev, colonel du KGB déçu du régime de son pays, décide de faire tomber le système. Il prend contact avec un jeune ingénieur français en poste à Moscou, Pierre Froment. Les informations extrêmement confidentielles qu’il lui remet ne tardent pas à intéresser les services secrets occidentaux. Mitterrand lui-même est alerté et décide d’informer le président Reagan : un gigantesque réseau d’espionnage permet aux Soviétiques de tout connaître des recherches scientifiques, industrielles et militaires à l’Ouest ! Les deux hommes d’Etat décident d’exploiter ces données ultra sensibles transmises par une mystérieuse source moscovite que les Français ont baptisée :  » Farewell « . Homme sans histoires, Pierre Froment se retrouve alors précipité au coeur de l’une des affaires d’espionnage les plus stupéfiantes du XXème siècle. Une affaire qui le dépasse et qui menace bientôt sa vie et celle de sa famille…

l'Affaire Farewell


DOSSIER DE PRESSE

« Le film évoque très bien le cynisme et la cruauté des services secrets américains qui n’ont pas hésité à sacrifier Grigoriev parce qu’ils avaient besoin d’une victime [...] C’était un témoin gênant », explique Emir Kusturica. « Cela est très révélateur de l’attitude froidement fonctionnelle des services secrets occidentaux. »

« Contrairement à la plupart des thrillers et des films d’espionnage, il y avait dans le scénario une dimension humaine et une spiritualité qui m’ont touché. C’est très rare qu’on vous propose un thriller qui attache autant d’importance à la part individuelle de l’être humain. »

Le rôle de Grigoriev aurait du être tenu par le réalisateur Nikita Mikhalkov, avant que celui-ci ne soit obligé de quitter le projet pour tourner son nouveau film. Et c’est là que, après qu’un acteur russe ait été envisagé, est intervenu Emir Kusturica, que le producteur Christophe Rossignon a mis moins de 15 jours à convaincre.

C’est dans une usine désaffectée d’Ivry-sur-Seine que l’équipe du film a reconstruit le bureau Ovale en grandeur nature.

Si l’action de L’Affaire Farewell se déroule essentiellement à Moscou, le film a été tourné en Ukraine (à Kiev et Kharkov) pour la partie estivale, et en Finlande (à Helsinki) pour l’hiver.

Si le cinéma français ne représente presque jamais des hommes politiques ayant existé (surtout lorsqu’ils sont encore présents dans la mémoire collective), le fait de pouvoir mettre Mitterrand et Reagan en scène fait partie des raisons qui ont motivé Christian Carion à prendre part au projet, avec un modèle en tête : « J’admire le cinéma anglo-saxon qui n’hésite pas à réaliser des films ancrés, sans faux-semblants, dans leur monde politique. »

C’est parce que Farewell avait été en poste à Paris à la fin des années 60, et qu’il appréciait la culture française, que Christian Carion a eu l’idée d’en faire un passionné de poésie et de Léo Ferré.

S’inspirant librement des faits connus ou supposés, pour bâtir le récit de L’Affaire Farewell autour des points de vue, Christian Carion cite un autre film construit autour de cette notion : L’Homme qui tua Liberty Valance de John Ford.

Dès que le bruit d’un projet de film sur L’Affaire Farewell a commencé à circuler, Christian Carion a vu de nombreuses personnes l’approcher pour lui faire part de leur témoignage, sous couvert d’anonymat.

Lorsque le scénario, centré sur toutes les péripéties de l’affaire, lui a été proposé par le producteur délégué Christophe Rossignon, Christian Carion a choisi de mettre la politique au coeur du récit, pour ainsi étoffer le rôle des hommes d’Etat, qui sont ainsi devenus des personnages à part entière.

L’Affaire Farewell relate des faits survenus en 1983, soit au beau milieu de la Guerre Froide, lorsque qu’un colonel du KGB a fourni des informations capitales à François Mitterrand, qui gagne ainsi la confiance de Ronald Reagan. Décrit par ce dernier comme « une des plus grandes affaires d’espionnage du XXème siècle », l’événement a contribué à affaiblir l’Empire soviétique et, à long terme, à mettre fin au conflit.


Breton de coeur et d’origine, nomade de fait, tenté par la médecine,
journaliste par passion, voyageur et observateur par curiosité, Nicolas
Hulot aime rappeler qu’il «n’est pas né écologiste, mais qu’il l’est
devenu». Son parcours, semé de découvertes, d’expériences et de
rencontres qui l’ont mené d’un bout à l’autre du globe, a petit à petit
forgé son combat pour l’écologie et plus largement en faveur d’une
approche plus humaniste du monde.
Après quelques mois passés en fac de médecine, il exerce plusieurs petits
boulots et découvre la photo. Göksin Sipahioglu, créateur de l’agence
SIPA presse lui fait confiance ; Nicolas Hulot fait du photoreportage son
premier métier. Il parcourt ainsi le monde durant 5 ans et est témoin
de faits nationaux et internationaux marquants, notamment en Afrique
Australe ou en Afrique du Sud avec les événements qui ont précédé la fin
de l’apartheid. La photo l’amène naturellement à s’intéresser à la presse
écrite et parlée, et il a l’opportunité d’entrer à France Inter. De 1978 à
1987, il sera journaliste et producteur de plusieurs émissions. Il innove
dans les méthodes de reportages, se faisant acteur d’aventures qu’il
fait vivre en direct à ses auditeurs. C’est ainsi qu’il relève certains défis
comme la descente du Zambèze à la pagaie ou se pose au pôle Nord
géographique avec le 1er aéronef monomoteur. En 1987, le hasard de
la vie le mène à l’audiovisuel, chez TF1. Une simple expérience qui ne
devait durer que quelques mois, et qui se transforme en une véritable
tranche de vie. Depuis 22 ans, Nicolas Hulot a successivement été
producteur et présentateur des émissions «Ushuaïa, le magazine de
l’Extrême» (1987-1995), «Opération Okavango» (1996-1997) et enfin
«Ushuaïa Nature» (depuis 1998).


image2

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 1.85:1
blue-dot Pathé (France), disponibilité: 17 mars 2010

l'Affaire Farewell

Inutile d’épiloguer ou de s’étendre plus que de raison au sujet des prestations offertes ici: le master image resplendit et s’impose comme l’un des meilleures pressages réalisés par l’éditeur depuis fort longtemps. Armé d’une définition des plus solides, au niveau de détail subtil et tendu, ce pressage laisse respirer le grain cinéma et accuse un franchise dans le rendu qui laisse sur le carreau. La palette colorimétrique se montre des plus riches, laissant apparaître de très belles couleurs primaires, et restituant les ambiances parfois vives en température avec une superbe énergie visuelle. La fluidité, sans faille, et le cadre ouvert (format 1.85) permettent de découvrir le monde dépeint parle film sous son meilleur jour. Les extérieurs jours affichent une grande finesse de rendu, et les intérieurs, d’ordinaire plus complexes à retranscrire, ne font que très peu remonter le niveau du grain, sous contrôle en permanence. Des images fluides et limpides, une finesse fort à propos, une propreté ambiante saisissante. Globalement, ce pressage proposé par Pathé s’impose comme une bénédiction, toujours solide, dense, naturel et détaillé.

 

son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Français
blue-dot 16 Bit, 48 Khz 
blue-dot OFFSET: aucun

l'Affaire Farewell

diapason-mention-specialeLe réalisme prime à aussi, dupliquant sur le terrain sonore les exigence des visuels. La scène frontale dispose d’une superbe intelligibilité, avec un rendu spatial optimisé, réaliste et fin (voire affiné). La voie centrale accuse une très belle présence, restituant les variations des voix et accents des protagonistes avec une excellente vigueur et une dynamique sans fin. Aucun sentiment de fatigue auditive ne viendra faire son apparition, tant le rendu global se montre détaillé, frais et avenant, aux sonorités travaillées fréquences appairées et subtilement étalées sur l’ensemble des canaux actifs. En ce sens, une écoute à un niveau plus élevé que d’ordinaire permettra de révéler la richesse interne de la scène sonore, sans jamais sursauturer sa pièce d’écoute. La réponse en fréquence laisse respirer des médiums très aérés, ainsi qu’un haut du spectre limpide et détaillé lui aussi, ouvert et impactant. Les canaux stéréophoniques ambiants distillent l’essentiel des ambiances et des bruitages avec des panoramiques acoustiques subtils. Tous deux possèdent une solide dynamique, et la triphonie qui s’installe graduellement emporte l’adhésion.

La scène acoustique arrière, sans être délaissée, intervient en de judicieuses occasions. Elle emporte l’ensemble des sons du film pour les étendre de manière imagée et subtile, sans jamais vraiment les saisir et les projeter artificiellement. Avants comme arrières respectent ce principe de réalisme judicieux, cette ouverture et cette clarté sonore qui fondent le pacte acoustique du film: le poids des mots, l’intensité des dialogues (superbe séquence finale située en prison, saturée de sons ambiants abstraits et concrets à la fois, rehaussés par la crudité des éclairages), le subtil habillage harmonique qui baigne l’ensemble… Tous ces éléments se voient intégrés avec une finesse et un sens de l’à propos qui laissent, là aussi, sur le carreau. Le canal de graves se montrera peu volumineux, mais sa présence saura se faire apprécier lors des séquences clés.

La transparence des messages audio dominent sur tout le reste: clarté angélique, rapport signal sur bruit au plus bas pour encore davantage de fidélité, tout semble avoir été pensé et intégré avec le plus grand soin. La dynamique d’ensemble, même si elle se voir quelque peu « limitée » par la définition (16 Bit seulement) demeure frappante de netteté et de clarté, autorisant quelques remontées de volume et de poussée acoustique qui imposent une présence acoustique forte et déliée. Naturelle, esthétique et d’une clarté réellement optimisée, cette bande-son saura emporter l’adhésion et laisser respirer l’essentiel des traits sonores du film avec une réelle présence. Quel plaisir d’observer, à nouveau, les vertus acoustiques du codec DTS-HD Master Audio. Bien que peu spectaculaire, le mixage se voit transcendé sur le terrain de la présence et de l’assise, et dispose de micro-respirations que nous n’aurtions sans doutes jamais pu percevoir sur une édition DVD SD en simple Dolby Digital.

 


interactivite

  • Commentaire audio du cinéaste
  • Galerie photo (superbe HD, six minutes environ), un classique de l’éditeur que nous apprécions, à la rédaction, énormément.
  • Documentaire « Entre Fiction et Réalité » (35 minutes)
  • Making-of (24 minutes)



evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray




Posted by Stéphane Roger | Cornwall On avril - 11 - 2010 News preview test 1

SYNOPSIS

« Je n’étais pas écologiste quand j’ai commencé, il y a 30 ans, à voyager de par le monde. J’ai vu la planète se rétrécir sous mes yeux, je suis passé de la conviction insouciante de vivre dans un monde infini et immuable à la conscience d’un monde fini et vulnérable. Depuis presque 20 ans, je me bats avec d’autres pour alerter mais surtout mobiliser face à la menace. Aujourd’hui, le cinéma m’apparaît comme le moyen essentiel pour que chacun puisse à son tour, en France et à l’étranger, s’approprier le constat et partager mes sentiments. Que chacun puisse voir la Terre et l’Humanité telles qu’elles sont et telles que je les ai vues. Que l’Homme retrouve sa propre échelle dans le temps et l’espace. Ce film est un cri d’alarme, ne laissons pas le temps nous dicter le changement, mais aussi un cri d’espoir, saisissons l’occasion pour nous retrouver, mobilisons le génie humain en donnant enfin du sens au progrès. »


Nicolas Hulot

Le Syndrome du Titanic Blu-Ray


DOSSIER DE PRESSE

Le propos des réalisateurs ne se limite pas à un constat environnement. « Je vois bien que toutes les crises – écologiques, économiques, alimentaires et climatiques – se combinent et qu’elles nous mènent droit vers une crise de l’humanité, voire humanitaire », souligne Nicolas Hulot. « Ce film veut inviter chacun à s’interroger sur le sens du progrès. J’ai cru longtemps que la planète était infinie, que la trace de l’homme était insignifiante, que le progrès était un processus linéaire, irréversible, que la science, la technologie et les institutions nous mettaient à l’abri des menaces… Tout cela est un immense malentendu. On a érigé un système qui court à sa perte car il fonctionne sur le principe d’une croissance exponentielle et de ressources infinies dans un monde qui, lui, ne s’étend pas… Quand on aura à gérer une addition de pénuries, notre « vernis de civilisation » risque alors de voler en éclats ! Pas besoin d’être un prix Nobel pour comprendre qu’on arrive au bout du processus. »

 

Que désigne ce syndrome du Titanic ? Nicolas Hulot répond : « Il évoque bien sûr l’attitude des passagers du célèbre paquebot qui continuaient à danser et à festoyer sans réaliser la proximité avec l’iceberg fatal. Autrement dit, si nous ne changeons pas de direction, nous courrons à la catastrophe. Je dirais même que le scepticisme résiduel que j’observe encore chez certains à l’égard du changement climatique, revient à naviguer avec un bandeau sur les yeux par temps de brouillard à fond les manettes dans une mer parsemée d’icebergs… Le paquebot sur lequel nous sommes tous embarqués, c’est la planète Terre. Et nous n’en avons qu’une. »

 

Jean-Albert Lièvre revient sur les contraintes… et les heureuses surprises du tournage : « À Tokyo, nous avons filmé le high-tech, à Lagos la démesure et la misère, à Minneapolis les excès de la consommation dans le plus grand centre commercial au monde : le Mall of America… Toutes ces séquences étaient prévues, mais pas forcément les rencontres humaines que nous y avons faites. C’est ainsi que les homeless se sont imposés dans notre séquence à Los Angeles, et que nous avons découvert les « hommes cages », ces vieillards croupissant en Chine dans des habitats métalliques de quelques mètres carrés, à 200 mètres seulement d’un hôtel de luxe (…) Pour mieux nous faire accepter sur les trottoirs de São Paulo, de Shangaï ou du Caire, nous avons tourné avec des équipes réduites à un maximum de trois personnes. Quand on filme la nature, on passe son temps à pister des animaux qui vous fuient, mais dans les villes, c’est l’inverse, tout le monde vient vers les caméras. Tout l’enjeu est dès lors de se faire oublier. Durant le tournage, le plus souvent je composais le cadre, un cadre fixe et on laissait vivre l’action. »

 

Jean-Albert Lièvre précise le rôle de chacun dans le processus de création :« Nicolas a apporté la dimension politique et moi la vision cinématographique (…) Nous avons beaucoup préparé chacune des grandes étapes (tournage, montage, commentaires, etc). Puis j’ai dirigé les tournages des deux équipes parties filmer durant un an aux quatre coins du monde. Le parti pris visuel est d’une grande simplicité, sans trucage de postproduction, ni mise en scène et privilégiant les plans fixes. Il y a en tout deux travellings et un seul fondu enchaîné dans tout le film ! J’ai tenu à garder cette réalité documentaire. Le film est graphique, mais pas esthétisant. J’aime beaucoup la photo, et en particulier les univers cinématographiques d’Antonioni (notamment Le Désert rouge), de Kubrick, ou des films comme Soleil vert. » Nicolas Hulot ajoute : « Jean-Albert (…) a su retranscrire en images mes craintes et mes aspirations. C’est aussi lui qui s’est occupé de l’univers sonore. »

Breton de coeur et d’origine, nomade de fait, tenté par la médecine,
journaliste par passion, voyageur et observateur par curiosité, Nicolas
Hulot aime rappeler qu’il «n’est pas né écologiste, mais qu’il l’est
devenu». Son parcours, semé de découvertes, d’expériences et de
rencontres qui l’ont mené d’un bout à l’autre du globe, a petit à petit
forgé son combat pour l’écologie et plus largement en faveur d’une
approche plus humaniste du monde.
Après quelques mois passés en fac de médecine, il exerce plusieurs petits
boulots et découvre la photo. Göksin Sipahioglu, créateur de l’agence
SIPA presse lui fait confiance ; Nicolas Hulot fait du photoreportage son
premier métier. Il parcourt ainsi le monde durant 5 ans et est témoin
de faits nationaux et internationaux marquants, notamment en Afrique
Australe ou en Afrique du Sud avec les événements qui ont précédé la fin
de l’apartheid. La photo l’amène naturellement à s’intéresser à la presse
écrite et parlée, et il a l’opportunité d’entrer à France Inter. De 1978 à
1987, il sera journaliste et producteur de plusieurs émissions. Il innove
dans les méthodes de reportages, se faisant acteur d’aventures qu’il
fait vivre en direct à ses auditeurs. C’est ainsi qu’il relève certains défis
comme la descente du Zambèze à la pagaie ou se pose au pôle Nord
géographique avec le 1er aéronef monomoteur. En 1987, le hasard de
la vie le mène à l’audiovisuel, chez TF1. Une simple expérience qui ne
devait durer que quelques mois, et qui se transforme en une véritable
tranche de vie. Depuis 22 ans, Nicolas Hulot a successivement été
producteur et présentateur des émissions «Ushuaïa, le magazine de
l’Extrême» (1987-1995), «Opération Okavango» (1996-1997) et enfin
«Ushuaïa Nature» (depuis 1998).


CRITIQUE SUBJECTIVE

Une oeuvre littéralement sublime, qui marque durablement. Difficile de croire, en l’état, de son insuccès critique et public… La pertinence du discours, la beauté des textes, la magie formelle des images, l’ampleur acoustique de l’ensemble contribuent à susciter l’admiration devant une telle maîtrise et une singularité si intègre. Sans le moindre doute, notre coup de coeur du mois, pour bien des raisons. Une oeuvre à la dramatique acérée, qui préoccupe, inquiète, et se veut résolument négatif, sans pour autant asséner de message forcé.


image2

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 1.85:1
blue-dot Fox (France), disponibilité: 11 mars 2010

Le Syndrome du Titanic Blu-Ray

Le point fort de cette édition se révèle être, incontestablement, l’aspect global de l’image: des plus argentique, elle se montre très fidèle aux choix de pellicule, et laisse respirer chaque ambiance (urbaine, naturelle etc…). La beauté des cadres vous saisit à chaque plan, en particulier les toutes premières séquences (métro), et cette édition HD met admirablement en valeur la qualité exceptionnelle du montage. La définition, si elle vacille quelque peu, offre une pertinence de détails de premier choix la plupart du temps, et creuse clairement le fossé entre l’édition SD et celle proposée en Blu-Ray. La qualité de la photographie (certains plans affichent une beauté littéralement sidérante) y est pour beaucoup, bien entendu, et se voit investie d’une superbe stabilité et d’un impact visuel décuplé via ce transfert 1080p. Couleurs et colorimétrie, au sens large, profitent d’une belle extension dynamique, offrant un rendu riche et texturé, savoureux et nuancé.

Constitué d’images d’archives parfois, ou d’emprunts marqués (trois plans de Baraka de Ron Fricke, présentés de manière non restaurée, sont repérables), le film propose aussi quelques fluctuations assez dérangeantes lors de certaines occasions. Mais le point noir de cette édition, incontestablement, sont ces amas de pixels mobiles, que l’on jurerait importés d’un transfert DVD… Certains plans fixes accusent de curieux fourmillements dans certaines zones de l’image, affichant des pâtés disgracieux de pixels mobiles, doublés d’un bruit vidéo plus ou moins marqué. Loin d’être secondaires, ces artefacts se remarquent d’emblée, et témoignent d’une absence de rigueur de la part de l’éditeur, au final impardonnables… Néanmoins, le caractère pictural du film se voit totalement préservé, et profite de l’extension offerte par la Haute Définition de manière pleine et entière.

 

son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Français, avec sous sans commentaires de Nicolas Hulot, piste son DTS-HD Master Audio 2.0
blue-dot 16 Bit, 48 Khz 
blue-dot OFFSET: aucun

le syndrome du titanic blu-ray

diapason-bronzeUn savant mélange de sonorités abstraites et concrètes vient tapisser l’espace acoustique du film. Très texturée, la bande-son se voit habillée avec soin et finesse, nuance et amplitude. Quel bonheur de pouvoir faire monter les décibels sans pour autant générer de fatigue auditive. Et de pouvoir suivre la cadence des images avec une piste son libre de toute compression, qui n’hésite pas à amplifier le rendu, et à distiller des micro-détails quasi-organiques qui attestent de la liberté créative qui a présidé le mixage. Impeccable rendu dui codec DTS-HD Master Audio 5.1, qui aère le rendu, rajoute des nuances à foison, orchestre les plans sonores avec vigueur et subtilité, texture le filé orchestral, et, au final, habille totalement la pièce d’écoute de musiques et effets en tout genre, alternant effets directs et ambiances plus secondaires. La clarté de la voie centrale se montre presque idéale, et la finesse de l’ensemble permet un fonctionnement en symbiose parfaite avec les images. Parfois tellurique (canal 0.1 LFE ravageur, sans pour autant jouer la carte de la finesse et de la douceur), la bande-son repose toutefois en grande partie sur la construction architecturale d’un paysage sonore fluide et ouvert, musical et contemplatif. Parfois, les univers sonores des plans évoqués à l’écran prennent vie via le mixage 5.1. En d’autres occasions, l’espace d’écoute se pare de sonorités plus abstraites, plus neutres, mais toujours préserve dans une volonté de construire, d’élever l’ordre formel des images vers d’autres cieux. Jamais bassement illustratifs, les sons orientent finalement les images en leur conférant un écho impressionniste selon le principe de la synesthésie, chère à Baudelaire: « Mode de perception selon lequel, chez certains individus, des sensations correspondant à un sens évoquent spontanément des sensations liées à un autre sens. Le cas le plus fréquent est la synopsie ou audition colorée. » Les signes (notes de musique), les signifiants (images, bruitages…) deviennent figures, puis forment du sens, et élèvent l’apparence esthétique du film. Au travers de la grammaire de l’image et du son (combinées en combinatoires ici), le film évoque et se bâtit en processus de représentation abymé, multi-dimensionnel, presque littéraire.


La réponse en fréquence apparaît libre et sans embuches: aigus filants, médiums charnus et riches, chauds et amples, sonorités suaves et soyeuses… La dimension panoramique de certains « plans sonores » renforce la mise en espace des sons dans l’espace 5.1, tandis que le codec DTS-HD Master Audio embaume le tout dans un écrin de pureté, lavé de toute forme de compromission. A aucun moment cette bande-son n’apparaitra terne ou assoupie, détériorée sur le plan technique. Le confort auditif et ‘l’expansivité’ des sons employés et mis en forme autorisent un voyage sensoriel parfois fracassant, parfois reposant, souvent brillant et inspiré. La présence de son lossless se repère dès l’entame du film. Il crée ce sentiment de propreté et de transparence, de cristallinité sereine qui sied si bien au film écrit par Hulot.


En ouvrant son mode de perception, la bande-son (surtout, vous l’aurez compris, en DTS-HD Master Audio sans pertes) crée une forme de méditation impressionniste. Plus orientée vers l’impression suscitée (d’où la création de cette bande-son après le tournage, en post-production) que par les détails eux-même, cette bande-son colorée et au final bigarrée dispose de son prope pouls, de ses propres palpitations, que le mode multicanal permet de mettre à nu, d’amplifier, d’extérioriser. On ne pouvait rêver meilleur allié.

 


interactivite

  • Teaser (SD)
  • Galerie photo (HD, deux minutes environ)
  • Scènes inédites
  • Débat avec Nicolas Hulot

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evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray



Posted by Stéphane Roger | Cornwall On mars - 21 - 2010 News preview test 1

long-2SYNOPSIS

1919… La guerre est finie et Manech (Gaspard Ulliel), le fiancé de Mathilde (Audrey Tautou), n’est pas revenu du front de la Somme. Le jeune homme aurait été condamné à mort pour mutilation volontaire et jeté en compagnie de quatre autres détenus sur le no man’s land qui séparait la tranchée française de celle de l’ennemi. Malgré les évidences, Mathilde est persuadée que Manech a survécu. Se fiant à sa petite voix intérieure, elle entreprend de remuer ciel et terre pour le retrouver…

DOSSIER DE PRESSE

Après Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, Jean-Pierre Jeunet s’est attaqué en 2003 à l’adaptation réputée impossible du tragique et formidable roman de Sébastien Japrisot Un long dimanche de fiançailles. À travers l’enquête palpitante de Mathilde, se profile la Grande Guerre dans toute son horreur et sa barbarie, et les anecdotes racontées s’inspirent, hélas, en grande partie, de faits réels. Très fidèle à l’œuvre de Japrisot, l’épopée de Jeunet retrace cette période douloureuse de l’histoire avec un soin du détail impressionnant et son film offre de véritables morceaux de bravoure.

Récompensé du prix interallié, Un long dimanche de fiançailles n’est pas le premier roman Sébastien Japrisot à être adapté au cinéma. Compartiment tueurs signé Costa-Gavras et L’Eté meurtrier de Jean Becker avaient été porté à l’écran avec succès. Scénariste du Passager de la pluie avec Charles Bronson, ou encore d’Effroyables jardins et des Enfants du marais, Sébastien Japrisot est également réalisateur. Il réalise d’abord deux courts métrages en 1961 (L’Idée fixe et La Machine à parler d’amour ) avant de mettre en scène son premier long-métrage Les Mal-partis en 1975 puisJuillet en Septembre en 1988.

Clef de voûte du film, un soin particulier a été apporté à la musique. C’est Angelo Badalamenti, le compositeur attitré de David Lynch qui signe la B.O du film de Jean-Pierre Jeunet avec qui, il avait déjà collaboré sur La Cité des enfants perdus en 1994. Des lieux emblématiques de la capitale ont été transformé ou recréé pour les besoins du film. La place de l’Opéra , le Palais du Trocadéro tel qu’il était pour l’exposition universelle, les Halles quand elles étaient encore le ventre de Paris, La gare du Nord, la gare d’Orsay quand elle était encore une gare. Tout ses lieux ont connu une seconde naissance grâce aux procédés numériques.

Pour recréer le Paris des années 1910-1920, Jean-Pierre Jeunet a eu recours aux procédés numériques les plus perfectionnés. De nombreuses scènes ont du être tourné devant des écrans bleus. Jeunet s’est entouré de techniciens de l’agence Duboi, spécialisés dans les effets spéciaux, et de véritables géomètres qui étaient présent sur le plateau afin de simplifier le rajout dans la même image de différents plans au moment de la post-t-production.

 

image2

blue-dot CODEC VIDEO: VC-1
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.40:1
blue-dot Warner, France, disponibilité: décembre 2009

long-1Les partis-pris esthétiques de Jean-Pierre Jeunet sont ici fidèlement reranscris dans cette édition Blu-Ray qui brille par son équilibre colorimétrique des tons pastels, jaunes et ocres de la majeure partie du métrage. Les tonalités vertes de la Grande Guerre lors des séquences dans les tranchées accusent une netteté parfaite ainsi qu’un net rehaussement du degré de définition. Dans l’ensemble, la photographie de Bruno Delbonnel est retranscrite avec soin et finesse, tout comme le sont ses cadres en Scope anamorphique, de toute beauté. Les contrastes, autre point fort de cette édition, s’avèrent patents et cisellés, donnant aux contre-jours et au niveau des noirs une profondeur irréprochable. Premiers comme arrière-plans conservent une netteté de tout premier ordre, ainsi que les effets spéciaux numériques, diablement bien intégrés au tout visuel du film. Les courtes focales et les plans rapprochés dont abuse Jeunet prennent ainsi tout leur sens et donnent à voir des compositions harmonieuses et parfaitement définies sur le plan technique. Nous ne déplorerons que certaines lacunes (qui s’estompent bien vite toutefois) dans la compression, lors de certains plans générés par ordinateurs, ou bien lors certains plans larges, même si dans l’ensemble ceux-ci (bords de mer, sublime) se révèlent irréprochables de qualité et de dynamique vidéo. Un bel encodage, fin, net et précis, qui ne trahit en rien les choix artistiques, chromatiques et esthétiques du réalisateur. Par rapport à l’édition DVD, déjà très réussie, cette édition apporte un équilibre indéniable (ne pas se fier aux tout premiers plans du film), et procure à la définition de l’ensemble un sentiment d’achèvement et de perfectionnement particulièrement sensibles sur les plans larges ou lors de scènes très composées visuellement. Une très belle réussite.

 

son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais
blue-dot 16 Bit, 48 Khz 
blue-dot OFFSET: aucun
blue-dot Attention: la jaquette arrière, comme c’est d’ordinaire le cas chez Warner France), arbore le logo Dolby True HD 5.1, alors qu’aucune piste son dans ce format n’est proposé. Du reste, le détail des pistes son mentionne « DTS 5.1 et Dolby Digital 5.1 Français ». Il n’en est rien. Seule une piste son DTS-HD Master Audio est présente.

long-3Nous avions pu découvrir la bande-son du film en DTS 5.1 mi débit lors de son édition DVD en 2003. Pour l’éditeur, Warner, ce fut l’un des rares cas où un film produit et distribué en vidéo par le studio était encodé en ce format. A l’époque déjà, la bande-son du film, très détaillée, limpide et suave dans sa restitution des voix en particulier, composait un paysage sonore d’une superbe richesse expressive, équilibrée, puissante et dynamique. Ainsi, la piste DTS-HD Master Audio 5.1 de cette édition HD élargit encore plus la perception acoustique d’une bande-son composée avec soins, mais dont l’ampleur sonore ne se libère toujours pas réellement, du moins pas tant qu’il aurait été possible. Loin d’être un défaut, il s’agit là d’une volonté de se recentrer sur l’intimité des personnages, leurs voix (superbe rendu de la voie centrale, aérée, présente, qui met subtilement en valeur le grain de la voix diaphane de la narratrice, Florence Thomassin, dont les tons suaves nous emportent dès les premiers instants), leurs déplacements… A cet égard, le paysage sonore que propose la bande-son se révèle sobre mais expansif, et expressif sur la façade avant, surtout, dans les moments-clés. Les voies arrières diffusent presque en continu la sublime musique lancinante de Angelo Badalamenti, et prolongent l’espace sonore de manière fine et ouverte, loin de l’artifice, et avec un relief symphonique satiné et des plus mélodique.

 

La co-présence de la musique et des sons diégétiques a été étudiée avec tact lors du mixage et du montage son. Les rapports symbiotiques entre musique, sons et images, cumulatifs, signatures du cinéma de Jeunet, sont à nouveau ici exploités aec intégrité. Les séquences de guerre mettent en avant l’ensemble des canaux, mais toujours se lit cette volonté de temperer, de temporiser, de ne jamais verser dans l’excès. En revanche, la qualité de la réponse en fréquence, de tout premier ordre, procure à la façade avant une lisibilité absolue ainsi qu’une finesse expressive qui participent beaucoup à l’émotion du film. La voie centrale, presque cristalline et toujours d’une impressionnate limpidité comme nous le soulignions quelques lignes plus haut, se pose en colonne vertébrale du mixage, et porte le film vers un niveau humain en rapprochant son fond et sa forme de la vie des spectateurs: la qualité exceptionnelle de reproduction des voix annihilant en effet les écarts entre les voix des personnages et celles que les spectateurs ont l’habitude d’entendre. A nouveau, un refus de l’artifice et une mise en lumière sonore de l’authenticité acoustique est particulièrement décelable. Certaines basses expressives, jusque dans la musique, viennent apporter une once de profondeur supplémentaire tout en jouant un peu plus sur des valeurs scéniques en s’accaparant des procédés expressifs du cinéma.

 

Les bienfaits du format DTS sont à la fois essentiels (qualité accrue d’ouverture en centrale très nettement perceptible) et esthétiques. La piste DTS-HD Master Audio 5.1, en effet, étoffe et éclaircit le rendu sonore de cette bonde-son nominée aux Césars 2005, et propose un délicat réinvestissement des forces acoustiques expressives, lisible notamment dans les basses, dans la dynamique, ainsi que dans le degré de clarté, de transparence et de diaphonie (séparation dynamique des canaux). Les rapports centre-arrières sont tout bonnement améliorés et rehaussés, et l’intégralité de la surface acoustique de la bande-son trouve une expansion dynamique et structurelle qui mettent littéralement mieux en lumière la constitution formelle et la largeur d’évocation dont la bande-son, composée par Jean Umansky, Gerard Hardy et Vincent Arnardi est capable. Sa nature multicanale et son pouvoir de recouvrement sont ainsi pleinement exploités en DTS-HD, format qui met en valeur le caractère diaphane et velouté des valeurs tonales choisies par les auteurs. Bruitages et effets de mixage sont harmonieusement répartis en dépit de la relative douceur et du refus de l’excès. La toute dernière partie du film brille de ‘chaleur sonore’, un peu comme si une ‘température acoustique’ avait changée, température que le format DTS-HD Master Audio donne à ressentir en terme d’ouverture e d’expansion, principalement sur la musique, jusque dans les derniers instants du générique de fin. Le spectateur, dans ces conditions, plonger avec délectation sous la surface romanesque du film et prendre une part active à son déroulement.

 

Pour conclure, il est indéniable que le format DTS-HD excelle à restituer et à mettre en scène cette bande-son fine et détaillée, ainsi qu’en proposant un authentique paysage sonore, certes ténu, mais chaleureux, ouvert, dynamique, fidèle, transparent, cossu, doux, sophistiqué (explosion de l’hôpital…) et pétri d’intègrité. Une option sonore qui devrait être obligatoire ne serait-ce que pour étayer acoustiquement la musique de Badalamenti et renforcer, en la densifiant et l’ouvrant, la délicate expressivité formelle dont la bande-son du film est capable, et l’ampleur harmonique qui en émane. Pierre angulaire du cinéma de Jeunet, le son est ici présenté comme vecteur et comme espace diégétique maître. Le travail sur la bande-son impressionne par sa maturité et témoigne d’une ambiton artistique forte et maîtrisée de bout en bout. Sans maîtrise, la technique n’est rien. L’esentiel des sons a beau être répartis sur la façade avant, cela n’entâche en rien les qualités expressives de cette bande-son qui profite comme jamais de son passage à un codec audio non compressé.

 

 

interactivite

  • Commentaires audio du cinéaste
  • Making-of complet (73 minutes)
  • Module sur l’explosion de l’hôpital (12.3 minutes)
  • Bandes-annonces (3, 4/3 et Dolby Digital 2.0)
  • Tableaux parisiens
  • Scènes coupées


evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On janvier - 10 - 2010 News preview test 1

lord


On a appris récemment la sortie pour avril 2010 de la trilogie de Peter Jackson, Le Seigneur des Anneaux. Ces éditions ne seront pas vendues à l’unité, mais un coffret regroupant l’intégralité de la saga est prévu. Seules les versions cinéma (dites ‘courtes’) seront présentées dans un premier temps. L’éditeur, Warner, proposera les films en 1080p (superbe, en tout point, selon Peter Jackson en personne), mais optera pour le codec audio Dolby True HD 5.1. En d’autres termes, et en suivant les habitudes de l’éditeur, qui n’a jamais « failli » sur ce terrain là (outre ses choix du codec DTS-HD Master Audio sur certains titres), proposera donc ces mixages avec une profondeur de signal de 16 Bit, et un taux de transfert de données proche des 1400 Kbps, c’est à dire très, très bas… Exit donc les 20 Bit du DVD, et exit les vertus des encodages (DVD toujours) en 6.1 EX ou ES, format du mixage des films en salles…

 

A signaler que cet état de fait ne concerne que le zone A (lisible en zone B) de la trilogie. Sur notre édition zone B, théoriquement, Metropolitan devrait récupérer les droits d’exploitation vidéo, et devrait (toujours à prendre avec des pincettes) offrir du DTS-HD Master Audio 5.1 en VO et VF. Aucune info actuelle sur sa date de parution, ni de confirmation des spécifications.


Posted by Stéphane Roger | Cornwall On décembre - 21 - 2009 News preview

sh-1SYNOPSIS

De plus en plus souvent, la petite Sharon rêve d’une ville abandonnée, Silent Hill. Sa mère, Rose, décidée à comprendre l’étrange mal dont souffre son enfant, décide de l’accompagner sur place. Alors qu’elles pénètrent dans cet univers lugubre, Sharon disparaît. Rose se lance à sa poursuite, mais se rend vite compte que ce lieu étrange ne ressemble à rien de normal. Noyée dans le brouillard, peuplée d’étranges créatures, hantée par des ténèbres vivantes qui dévorent littéralement tout ce qu’elles touchent, cette dimension va peu à peu livrer ses terrifiants secrets… Avec l’aide de Cybil, de la police locale, Rose se jette dans une quête éperdue pour arracher sa fille au monde de Silent Hill. D’indices en épreuves, elle va découvrir tout ce que Sharon risque et ce qu’elle représente dans une malédiction qui dépasse tout…

DOSSIER DE PRESSE

Silent Hill est l’adaptation du jeu-vidéo homonyme de Konami conçu par le japonais Akira Yamaoka. Sorti en 1999 sur la console Playstation, le jeu a été suivi de trois suites vendues à plus de 4 millions d’exemplaires à travers le monde. Grâce à une ambiance unique privilégiant le psychologique à l’action et à une mise en scène déjà proche du cinéma, le jeu a révolutionné le genre dusurvival-horror au même titre que Resident Evil ou Alone in the dark. Deux jeux ayant aussi connu une adaptation au cinéma.

Le réalisateur Christophe Gans s’est entouré de plusieurs collaborateurs français afin de mener à bien le projet. Nicolas Boukhrief (Le Convoyeur) est ainsi venu épauler le réalisateur et Roger Avary pour l’écriture du scénario. L’un des Français les plus appréciés d’Hollywood, Patrick Tatopoulos a lui aussi participé à Silent Hill. Après avoir participé aux effets spéciaux de gros succès hollywoodiens comme Independence Day ou Underworld, il a réalisé le design des créatures du film. Enfin le montage a été assuré par Sébastien Prangère qui avait déjà travaillé avec Christophe Gans sur Le Pacte des loups.

Le film s’inspire principalement de l’histoire de fond de « Silent Hill 1″ et de « Silent Hill 3″. Il emprunte toutefois son esthétique à « Silent Hill 2″ et les mouvements de caméra au numéro 4 : « Au départ, nous souhaitions adapter le second jeu de la série, le meilleur de l’avis général, explique Christophe Gans. Mais nous voulions aussi expliquer pourquoi Silent Hill est devenu cet espèce de Triangle des Bermudes urbain où l’on peut éventuellement pénétrer mais dont on ne peut pas ressortir. C’est donc le premier jeu qui nous a finalement inspiré. Nous avons commencé par coucher sur le papier le script du premier « Silent Hill ». Cela nous a à la fois permis d’avoir une idée claire du potentiel du jeu mais aussi de nous révéler tout ce qu’il restait à approfondir pour en tirer un film digne de ce nom. Par exemple, il nous ait apparu clairement que le personnage central du jeu – un homme nommé Harry Mason –se comportait avec l’instinct maternel et la vulnérabilité d’une femme. Plutôt que de trahir ce personnage en le durcissant, nous avons préféré en faire une femme. Akira Yamaoka a beaucoup ri quand je lui ai fait part de mon point de vue, mais il a été d’accord. Je pense que si son personnage était un homme, c’était d’abord pour une question d’identification et parce que seul un homme peut décemment affronter les épreuves du jeu. Mais il lui avait en fait donné une nature totalement féminine !« 

Il n’y avait aucun homme présent dans les premières versions du script queChristophe Gans fit parvenir à la production. Celle-ci lui demanda alors de compléter les scénario avec un personnage masculin. C’est ainsi que le rôle de Sean Bean fut créé.

Contrairement à la trame du film qui se déroule aux Etats-Unis dans une ville de Virginie occidentale, le tournage de Silent Hill s’est déroulé au Canada dans la ville de Brantford, Ontario, du 25 avril au 22 juillet 2005.

Dans Silent Hill, plusieurs niveaux de réalité co-existent. Pour présenter les environnements des différentes dimensions, plusieurs versions de chaque décor ont dû être construites. Cinq studios ont ainsi été nécessaires pour tous les accueillir. Au final, plus de 106 décors ont été réalisés.

 

image2

blue-dot CODEC VIDEO: VC-1
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1
blue-dot BITRATE: n/a
blue-dot Metropolitan (disponible depuis fin octobre 2009, en quantités visiblement limitées…)

sh-2Cette réédition Blu-Ray, entièrement supervisée et approuvé par Christophe Gans, propose une vision intacte du film, et offre des résultats visuels sidérants de netteté, de chaleur (lors des séquences « réelles »), et de précision. Difficile de reprocher quoi que ce soit à ce transfert qui donne la part belle à une exceptionnelle dynamique vidéo, permettant de mettre en lumière le travail non moins parfait du chef opérateur. Tout au long de la projection, le piqué de l’image se voit octroyé un superbe rendu, mettant habillement en valeur l’origine argentique du métrage, et ce même si certaines séquences fortement réétalonnées et traitées en synthèse aseptisent le rendu, proposant des images lisses et artificieuses… Mais globalement, le film est proposé de manière tonique et vive par ce transfert qui parvient sans peine à manipuler les zones d’ombres et l’obscurité, via des contrastes remarquablement solides (la dernière partie, lors de la révélation dans la « chambre » de l’hôpital, en est un excellent exemple, et se détache clairement du reste du film), même si nous avons pu observer quelques fluctuations cycliques de leurs rendu, qui mettent en avant une légère pointe de manque d’homogénéité. Le niveau des noirs, dans son ensemble, ne manque aucunement de profondeur, puisque ces derniers habillent élégamment l’image, offrant un excellent niveau de densité et de matière. Les multiples flashs lumineux éblouissent le cadre, et l’exposition se montre redoutable. Outre les séquences à effets spéciaux et CGI, le reste du film a réellement été tourné en 35mm, d’où ces résultats quelque peu granuleux qui ne sont aucunement pour nous déplaire. Ajoutons à cela une palette de couleurs très riches lors des séquences initiales ou des contrechamps finaux, qui s’estompe peu à peu au fur et à mesure de l’intrigue, pour offrir des tons gris et ternes du plus bel effet. Dure, intense, profonde, à la profondeur de champ parfois très aboutie et à « l’effet 3D » parfois prononcé, l’image offerte par ce transfert ne manque aucunement de vigueur et de réalisme cinématographique, et parvient à s’approprier l’essence du film via des images denses et porteuses de sens, que l’encodage VC-1, pourtant moins performant que l’AVC sur ce type de pressages aux images complexes, ne trahit jamais.

 

son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Français, Anglais
blue-dot DTS-HD Master Audio 2.0: Français, Anglais
blue-dot 16 Bit, 48 Khz
blue-dot OFFSET: n/a
blue-dot BITRATE: n/a

sh-3Sur le flanc du son, le film de Gans nous est proposé par l’éditeur en DTS-HD Master Audio 5.1 (VO et VF), mais seulement sous 16 Bit (nous y reviendrons). Allons directement à l’essentiel: dès les tout premiers instants, il est aisé de comprendre que ce qui va suivre sera durablement marquant. Et c’est en effet le cas, avec une exploitation ambiophonique littéralement anthologique, qui met en avant le niveau de détail accru du son numérique lossless de manière exhaustive et immanquable. La gestion de la scène sonore se montre terrifiante et absolument ahurissante de subtilité multicanaux: un relief constant, une dynamique incendiaire capable des plus grands écarts, et une agressivité à nul autre pareil. Nous tenons là une pièce de choix, qui s’impose comme un référence ultime pour les amateurs du film, et qui représente également l’une des meilleures expériences HD vue (et entendue) ces derniers temps, qui balaye les éditions DVD, pourtant très bonnes, les renvoyant au rang de smples VHS. Redécouvrir une telle bande-son dans de telles conditions relève du plaisir rare et coupable. Jamais le film n’avait paru si ahurissant sur le terrain acoustique:  la réponse en fréquence sur l’intégralité du spectre laisse pantois d’admiration, et les nuances sonores se montrent d’une richesse prodigieuse, exceptionnellement vastes. Un impact surréel, une démonstration (presque) absolue.

 

« Presque », car l’éditeur n’a pas jugé bon de lui donner une plus grande ampleur, en raison de de l’encodage sous 16 Bit (au lieu des 24 dont le son numérique lossless est capable). Nul besoin de paniquer pour autant, mais les oreilles les plus acérées auront remarqué ce léger manque de profondeur et de définition lors des séquences les plus chargées en effet, dont l’intelligibilité, pas vraiment mise à mal, tirerait pleinement profit d’un piqué plus approfondi. Le canal de grave(s) délivre des attaques dantesques de profondeur, pour sa part, et chaque lieu visité se voit nappé acoustiquement de vagues d’infra-graves sombres et menaçantes, sourdes et déliées qui tapissent le bas de la pièce d’écoute,  apportant de la matière et du volume à la scène sonore. Cet arrière-plan sonore créé par le canal 0.1 LFE ajoute une dimension surréelle permanente, elle-même amplifié par le recours à la scène arrière, qui, au grand final, nous a un tout petit peu « déçu ». Celle-ci devrait davantage être conçue comme un dissipateur d’ambiances, un « extenseur » d’atmosphère, plutôt que comme un moteur d’effets au sens strict. Non pas qu’elle se montre en retrait, mais sa conception même, véritable effet de sens et partie-intégrante du design sonore du film, ne requiert guère une pression permanente de cette zone de diffusion, le coeur de la scène sonore étant concentré sur la scène avant, qui regorge de micro-détails évocateurs, et possède une base expressive des plus expansive (le bûcher final inonde littéralement la triphonie frontale). Ces derniers sont plus ou moins régulièrement relayés  sur l’arrière, qui ouvre ainsi une perspective nouvelle sur le lieu visité, lui apportant une touche de profondeur, et une délicate note de précision atmosphérique, sans pour autant l’abreuver de détails secondaires ou superfétatoires. La scène sonore se déploie ainsi naturellement, mais certains seront surpris par son manque de construction systématique sur l’arrière de l’installation. Il convient de garder à l’esprit qu’il ne s’agit nullement d’un défaut, mais d’une part conceptuelle intègre, qu’il convient d’apprécier à sa juste valeur. Subtile et tendue, cette scène arrière, sans emporter la bande-son de manière radicale, habille finement la bande-on, lui octroyant ce surcroît d’informations atmosphériques qui lui apportent tout son sens lors des innombrables séquences d’exploration (école, église, sous-sols…).

 

La bande-son du film redonne tout son sens au terme acoustique: « Elle fait appel aux phénomènes ondulatoires et à la mécanique vibratoire. » Par la même, la conception sonore du film, gérée par Nicolas Becker (sur lequel Gans revient lors du documentaire sur le disque deux), constitue la pièce de choix. Ouvragé à partir de sons réels, concrets et parfois banals, qui ont été distordus et ont subi une multitude de transformations, la bande-son du film se voit habillement mise en valeur par le codec DTS-HD Master Audio, qui redonne de l’énergie et de la « croustillance », des impacts réalistes à la profondeur insondable et du poids aux différentes nappes sonores. Celles-ci s’enchevêtrent et s’interpénètrent, suggérant une acoustique  sournoise, dissolue, au combien manipulatrice, qui génère très vite un trouble dans la perception de l’atmosphère du film. Ce trouble, situé à mi chemin entre une anormalité croissante et un réalisme immédiat des sons,  est ensuite exploité par le mixage et le montage son, qui le focalise sur des différents plans sonores, habillant le tout de boucles d’ambiances (premier et arrière-plan(s) ). Cette chaîne de fabrication génère très vite une atmosphère sonore pétrifiée et prégnante, au pouvoir de suggestion diaboliquement habille: les sons maintiennent une texture réaliste, qui flatte l’oreille, tout en suggérant graduellement des distorsions et manipulations acoustiques qui altèrent la perception de la réalité sonore et des ambiances. Par là même, cette subtile élaboration participe au déploiement dramatique du film, jalonnant sa construction narrative.

 

Les effets sonores réagissent sur l’ensemble du spectre, s’y manifestant sur ses différentes zones: aigus, médiums, graves et infra-graves. La dynamique de la piste son décompressée force encore plus le rendu, libérant des masses acoustiques déchaînées, présentées ici en haute résolution, avec une superbe fidélité. Seule la musique nous a semblé souffrir d’une intégration assez élémentaire, dépourvue de fondations acoustique marquantes. Solide, profonde, inquiétante et d’une prodigieuse richesse, cette bande-son est en soi un véritable exercice conceptuel, qui n’en constitue pas moins une superbe démonstration de savoir-faire et d’exigence(s). Un hit, que nous récompensons par un diapason d’argent, et que l’on rêve, un jour, de pouvoir découvrir sous 24 Bit.

 

interactivite

  • DISQUE UN: double commentaire audio, dont celui, en VF, du cinéaste: indispensable.
  • Mode Picture in Picture stupéfiant, permettant de découvrir le film sans effets spéciaux ou visuels, sans étalonnage, dans une petite fenêtre qu’il est possible d’agrandir en plein écran. Inédit, et absolument saisissant. Le mode plein écran est présenté en SD, et la différence avec le film en HD est pour le moins frappante.
  • DISQUE DEUX: nouveau documentaire de une heure et demie « Silent Hill: entre deux mondes » (HD, 1080p, Dolby Digital 2.0), réalisé très récemment, et qui se révèle être d’une richesse sans fin. Anecdotes, recul, réflexions… Gans s’y montre magistral et diaboliquement pertinent. Un must
  • Autour du jeu vidéo : 
    – Interview du producteur du jeu vidéo, Akira Yamaoka 
    – Extraits de la rencontre entre le réalisateur Christophe Gans et Akira Yamaoka
  • Interview de Christophe Gans sur le jeu Silent Hill 2
  • Intros des jeux vidéo Silent Hill 1 et 2
  • Making of : 
    – La voie des ténèbres 
    – Sur le tournage
  • Featurette
  • Teaser (SD et 2.0…)
  • Bande-annonce (SD et 2.0…)
  • Galerie d’affiches
  • Galerie de photos

evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 31 - 2009 News preview

wrestler-1SYNOPSIS

A la fin des années 80, Randy Robinson, dit The Ram (« Le Bélier »), était une star du catch. Vingt ans plus tard, il ne se produit plus que dans des salles de gym de lycées ou des maisons de quartier… Brouillé avec sa fille, il est incapable d’entretenir une relation durable avec quiconque : il ne vit que pour le plaisir du spectacle et l’adoration de ses fans.  Mais lorsqu’il est foudroyé par une crise cardiaque au beau milieu d’un match, son médecin lui ordonne d’abandonner le catch : un autre combat pourrait lui être fatal. Contraint de se ranger, il tente de renouer avec sa fille et, dans le même temps, entame une liaison avec une strip-teaseuse vieillissante. Pourtant, son goût du spectacle et sa passion pour le catch risquent bien de reprendre le dessus et de le propulser de nouveau sur le ring…

DOSSIER DE PRESSE

Loin de la débauche d’effets visuels de ses précédents films, Darren Aronofskya opté pour un style quasi-documentaire. « J’ai donc fait appel à la directrice de la photo Maryse Alberti qui a collaboré à beaucoup de documentaires. Je me souviens notamment d’une scène qui n’était pas prévue dans le scénario. À la fin d’un match, j’ai dit à Mickey d’aller dans les vestiaires et les autres catcheurs ne savaient pas qu’on allait débarquer. On a tout filmé caméra à l’épaule et on a suivi Mickey à travers la foule. Les autres catcheurs ont été formidables : comme ils sont habitués à la présence des caméras, et que ce sont de vrais pros du spectacle, ils se sont comportés de façon totalement naturelle. Il s’est passé la même chose pour la scène du supermarché. La plupart des clients sont de vrais clients et, tout en étant conscients de la présence de la caméra, ils se sont comportés avec naturel. Le supermarché est resté ouvert et, pendant qu’on tournait, les gens ont continué à faire leurs courses, comme si de rien n’était. » Idem pour les scènes de catch : « On a privilégié les décors naturels et on a travaillé avec de vrais fans et de vrais catcheurs (…) D’ailleurs, tous les catcheurs qu’affronte Mickey sont des professionnels. On n’a fait appel à aucun cascadeur. »

Le parcours de Randy Robinson, catcheur hasbeen, évoque forcément celui deMickey Rourke, acteur considéré comme ringard après avoir été une star dans les années 80. Rourke raconte :  »Darren Aronofsky m’a dit : « Tu es un grand acteur qui a bousillé sa carrière et que plus personne ne veut engager. Tu feras tout ce que je te dis, tu ne me manqueras pas de respect et tu ne sortiras pas la nuit. » Je me suis dit : il doit avoir beaucoup de talent pour oser me parler sur ce ton. Mon personnage est un laissé-pour-compte, vivant dans un mobile-home. Sa femme l’a quitté, sa fille est devenue une junkie. C’est un rêveur qui vit comme une merde. Il vit dans la honte. J’ai fait le parallèle avec ma propre vie il y a 15 ans où les choses n’ont pas très bien marché (…) Darren Aronofsky m’offre une vraie seconde chance. Cette fois, je ne peux pas la manquer. Je vais leur montrer, à ces enfoirés, que je ne suis pas fini ! Et je vous le dis : je vais décrocher un Oscar ! »"

Afin de se préparer au rôle, Mickey Rourke a suivi un entrainement intensif, chapeauté par des catcheurs professionnels, tels Afa Samoan, Jon Trosky ouTommy Farra, -ces deux derniers ont par ailleurs un petit rôle dans le film.« Darren a fait installer un ring dans son bureau où je me suis entraîné deux heures par jour », confie l’acteur, qui ajoute : « Cela faisait déjà trois ou quatre mois que je faisais de la musculation pour un autre projet quand j’ai appris que j’allais tourner The Wrestler. Mais il m’a fallu prendre près de 20 kg pour le rôle et j’ai essayé de faire ça bien, en y allant doucement. J’ai absorbé beaucoup de protéines et de fer, et j’ai soulevé des poids plus lourds que ceux que je soulève d’ordinaire. J’avais un entraîneur israélien formidable, lui-même lutteur professionnel. Il m’a astreint à une véritable discipline : il me réveillait à 7 heures du matin tous les jours, et moi je me planquais sous les draps ! J’ai bossé très dur et j’ai fait de la musculation quotidiennement, y compris pendant le tournage au rythme d’une heure par jour. » Le réalisateur révèle que Rourke a non seulement très étudié attentivement le scénario, mais qu’il a aussi réécrit la plupart de ses dialogues.

Le film est reparti grand gagnant de la 65ème Mostra de Venise, avec le prestigieux Lion d’Or récompensant le meilleur film. A noter que le président du jury Wim Wenders a précisé que Mickey Rourke aurait remporté le prix du meilleur acteur si le règlement du festival n’avait pas stipulé qu’un film ne pouvait être récompensé deux fois. Il suffisait de patienter : Rourke a décroché en 2009 le Golden Globe du Meilleur acteur pour sa prestation.

Le tournage de The Wrestler a été tourné sur 35 jours, une durée record car très courte pour un long-métrage.

 

IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: VC1
blue-dot FORMAT: CinémaScope
blue-dot BITRATE: n/a

MRWRERS15  3 MCNISHUn tournage des plus élégants, caméra à l’épaule, qui évoque, en de maintes occasions, le travail du cinéaste Méxicain Inarritu. Au grand final, cet encodage préserve la dimension intérieure du métrage, offrant une saisissante fluidité à tous ces plans hachés, nerveux, parfois en POV (point of view), dont le chaos visuel et l’agitation permanente peuvent être conçus une représentation extérieure des forces intérieures contradictoires qui animent le personnage. Une image d’une très belle densité nous est proposée, mais cette dernière pose ses bases dès le départ: afin de dépeindre l’univers intime du personnage de Randy « Ram », le cinéaste a eu recours à des pellicules spécifiques, aux valeurs ISO élevées. En ce sens, l’exposition manque clairement de luminosité affichée, et les images du film proposent un granularité souvent presque excessive, mais partie-intégrante des propositions d’écriture de Aronoflsky et de son opérateur, Maryse Alberti, qui officie d’ordinaire sur des documentaires. Il en résulte une image dense, intense, épaisse dans son rendu vidéo, mais au combien filmique. Souvent déplaisante pour certains, elle n’en constitue pas moins une vision respectueuse des intentions conceptuelles, avec sa colorimétrie froide et glacée du Jersey en hiver, aux tons ocres et aciers. Les scènes de catch illuminent la palette colorimétrique, proposant des tons primaires souvent explosifs, où la carnation est exemplairement rendue. Teint, coloration, apparence des chairs sont en effet en parfait accord avec la violence suggérée. Les touches sanguinolentes qui apparaissent de ci de là se montrent éruptives et réalistes, toujours enserrées dans ce cadre en cinémascope grandiose et intègre. Une vision exigeante, en somme, mais un rendu qui pourra déplaire. La définition met en valeur l’épaisseur rugueuse du grain, et donne à voir moult détails à l’écran. En se refusant à tout effet de lissage, l’image déborde du cadre et e s’apparente jamais à une image vidéo ou retravaillée. Les contrastes officient avec présence et suffisamment de dynamique, ainsi que le niveau des noirs, qui, toutefois, accuseront une consistance quelque peu vacillante. Les amateurs du film redécouvriront son univers visuel terreux et sourd, sombre et apocalyptique (les ultimes séquences), via ce transfert des plus respectueux et des plus nets. On aurait préféré un bitrate un peu plus ample dans sa gestion des flux vidéo, mais force est de constater que cette édition rend totalement justice à ce film singulièrement singulier, au naturalisme expressif, et au réalisme visuel des plus détonants.


SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Français, Anglais
blue-dot 16 Bit, 48 Khz
blue-dot OFFSET: -10 dB
blue-dot BITRATE: n/a

wrestler-3Warner France offre un superbe écrin au film de Darren Aronofsky. Toutefois, d’importantes réserves tant techniques qu’artistiques empêchent d’emporter totalement l’adhésion. A ce sujet, là où l’édition Américaine proposait un rendu acoustique d’après une source en 24 Bit, celui de Warner France ne dispose que de 16 Bit (une bien mauvaise habitude, qui a, depuis toujours, caractérisé l’éditeur…). L’approche formelle du cinéaste et des mixeurs ne permet pas également d’atteindre des sommets de lyrisme et d’expressivité. Il n’en est visiblement pas question. En lieu et place d’une bande-son telle que le proposait « Rocky Balboa », The « Wrestler » suggère un univers sonore tempéré, amoindri aussi parfois, en phase avec l‘intimité du personnage. Le générique d’ouverture lui donne le la, avec une musique rock fort déplaisante en terme d’intégration spatiale et de mixage. La voie centrale saura préserver toute la teneur des modulations vocales de Mickey Rourke, son souffle omniprésent et ses tressautements. Il s’agit là d’un traitement naturaliste des sons on-screen et synchrones, qui bénéficient d’aucune embellie ni d’une quelconque mise en espace artificielle. La clarté y est néanmoins de mise : les flux sonores vocaux, souvent difficile d’accès en VO, sautent au visage et agressent les oreilles, criants de vérité, jusque dans la reproduction des erreurs et soucis d’enregistrements lors du tournage (personnages s’éloignant du preneur de son..). Le codec DTS-HD, malgré ses 16 Bit, préserve une énergie notable et un naturel dans la retranscription qui permettent au film et à sa bande-son de s’élever presque naturellement.

 

Mais tout ceci sera fortement tempéré par la teneur inexpressive de l’ensemble, que les 16 Bit de profondeur de signal rabaissent encore plus. Aucune forme de brillance, une balance tonale fermée et assouplie, un caractère sonore jamais physique, en demi-teinte… La dynamique est là sur les maintes séquences plus agitées, mais les -10dB de normalisation des dialogues nuisent grandement et fortement à l’intelligibilité globale et à la préhension de l’univers sonore du film par les spectateurs. Les masses sonores occupent le centre d la scène frontale, et ce même si l’exploitation de la scène arrière, parfois, ne manque pas d’ouverture ou de précision, avec quelques effets placés négligemment sur les voies arrières. L’ampleur est restreinte, et le paysage acoustique ne quitte pas la sphère privée du personnage de Ram, jamais capable d’étendre l’espace volumétrique des sons. Il subsiste un son typé réaliste (presque dans la veine du néo-réalisme) qui accorde une grande part aux dialogues, mais néglige le reste des outils structurels de l’univers acoustique. A signaler toutefois, quelques délocalisations bien pensées sur les voies arrière, mais au grand final, le film ne développe jamais sa veine sonore plus que de raison. Rêche, âpre (à l’image de la voix de Rourke), le son présente des caractéristiques terre à terre, jamais physiques ni ouvertement artificielles, et que le codec DTS-HD Master Audio extirpe des abymes de la compression. Que la version DVD doit être triste et aphasique, inexpressive en Dolby Digital standard… A signaler : la sublime chanson de Bruce Springsteen, diffusée lors du générique de fin, qui conclut le film de manière exceptionnelle lors d’un « cut to black » anthologique. Vous pouvez la découvrir en cliquant ici. La partition de Clint Mansell, un habitué de l’univers de Aronofsky, ne propose pas d’ampleur particulière ni d’une intégration aboutie. Enfin, signalons qu’il est conseillé de garder la télécommande de l’amplificateur à portée de main afin de pouvoir ajuster le volume, en raison de chutes brutales de dynamique (ou le contraire lors des scènes de catch…) infligées par l’offset de -10dB…

 

INTERACTIVITE

  • Making-of (43 minutes environ)
  • Bande-annonce (2.0 et 480p…)

Notes du disque

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray



Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 17 - 2009 News preview test 1

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