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long-2SYNOPSIS

1919… La guerre est finie et Manech (Gaspard Ulliel), le fiancé de Mathilde (Audrey Tautou), n’est pas revenu du front de la Somme. Le jeune homme aurait été condamné à mort pour mutilation volontaire et jeté en compagnie de quatre autres détenus sur le no man’s land qui séparait la tranchée française de celle de l’ennemi. Malgré les évidences, Mathilde est persuadée que Manech a survécu. Se fiant à sa petite voix intérieure, elle entreprend de remuer ciel et terre pour le retrouver…

DOSSIER DE PRESSE

Après Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, Jean-Pierre Jeunet s’est attaqué en 2003 à l’adaptation réputée impossible du tragique et formidable roman de Sébastien Japrisot Un long dimanche de fiançailles. À travers l’enquête palpitante de Mathilde, se profile la Grande Guerre dans toute son horreur et sa barbarie, et les anecdotes racontées s’inspirent, hélas, en grande partie, de faits réels. Très fidèle à l’œuvre de Japrisot, l’épopée de Jeunet retrace cette période douloureuse de l’histoire avec un soin du détail impressionnant et son film offre de véritables morceaux de bravoure.

Récompensé du prix interallié, Un long dimanche de fiançailles n’est pas le premier roman Sébastien Japrisot à être adapté au cinéma. Compartiment tueurs signé Costa-Gavras et L’Eté meurtrier de Jean Becker avaient été porté à l’écran avec succès. Scénariste du Passager de la pluie avec Charles Bronson, ou encore d’Effroyables jardins et des Enfants du marais, Sébastien Japrisot est également réalisateur. Il réalise d’abord deux courts métrages en 1961 (L’Idée fixe et La Machine à parler d’amour ) avant de mettre en scène son premier long-métrage Les Mal-partis en 1975 puisJuillet en Septembre en 1988.

Clef de voûte du film, un soin particulier a été apporté à la musique. C’est Angelo Badalamenti, le compositeur attitré de David Lynch qui signe la B.O du film de Jean-Pierre Jeunet avec qui, il avait déjà collaboré sur La Cité des enfants perdus en 1994. Des lieux emblématiques de la capitale ont été transformé ou recréé pour les besoins du film. La place de l’Opéra , le Palais du Trocadéro tel qu’il était pour l’exposition universelle, les Halles quand elles étaient encore le ventre de Paris, La gare du Nord, la gare d’Orsay quand elle était encore une gare. Tout ses lieux ont connu une seconde naissance grâce aux procédés numériques.

Pour recréer le Paris des années 1910-1920, Jean-Pierre Jeunet a eu recours aux procédés numériques les plus perfectionnés. De nombreuses scènes ont du être tourné devant des écrans bleus. Jeunet s’est entouré de techniciens de l’agence Duboi, spécialisés dans les effets spéciaux, et de véritables géomètres qui étaient présent sur le plateau afin de simplifier le rajout dans la même image de différents plans au moment de la post-t-production.

 

image2

blue-dot CODEC VIDEO: VC-1
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.40:1
blue-dot Warner, France, disponibilité: décembre 2009

long-1Les partis-pris esthétiques de Jean-Pierre Jeunet sont ici fidèlement reranscris dans cette édition Blu-Ray qui brille par son équilibre colorimétrique des tons pastels, jaunes et ocres de la majeure partie du métrage. Les tonalités vertes de la Grande Guerre lors des séquences dans les tranchées accusent une netteté parfaite ainsi qu’un net rehaussement du degré de définition. Dans l’ensemble, la photographie de Bruno Delbonnel est retranscrite avec soin et finesse, tout comme le sont ses cadres en Scope anamorphique, de toute beauté. Les contrastes, autre point fort de cette édition, s’avèrent patents et cisellés, donnant aux contre-jours et au niveau des noirs une profondeur irréprochable. Premiers comme arrière-plans conservent une netteté de tout premier ordre, ainsi que les effets spéciaux numériques, diablement bien intégrés au tout visuel du film. Les courtes focales et les plans rapprochés dont abuse Jeunet prennent ainsi tout leur sens et donnent à voir des compositions harmonieuses et parfaitement définies sur le plan technique. Nous ne déplorerons que certaines lacunes (qui s’estompent bien vite toutefois) dans la compression, lors de certains plans générés par ordinateurs, ou bien lors certains plans larges, même si dans l’ensemble ceux-ci (bords de mer, sublime) se révèlent irréprochables de qualité et de dynamique vidéo. Un bel encodage, fin, net et précis, qui ne trahit en rien les choix artistiques, chromatiques et esthétiques du réalisateur. Par rapport à l’édition DVD, déjà très réussie, cette édition apporte un équilibre indéniable (ne pas se fier aux tout premiers plans du film), et procure à la définition de l’ensemble un sentiment d’achèvement et de perfectionnement particulièrement sensibles sur les plans larges ou lors de scènes très composées visuellement. Une très belle réussite.

 

son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais
blue-dot 16 Bit, 48 Khz 
blue-dot OFFSET: aucun
blue-dot Attention: la jaquette arrière, comme c’est d’ordinaire le cas chez Warner France), arbore le logo Dolby True HD 5.1, alors qu’aucune piste son dans ce format n’est proposé. Du reste, le détail des pistes son mentionne « DTS 5.1 et Dolby Digital 5.1 Français ». Il n’en est rien. Seule une piste son DTS-HD Master Audio est présente.

long-3Nous avions pu découvrir la bande-son du film en DTS 5.1 mi débit lors de son édition DVD en 2003. Pour l’éditeur, Warner, ce fut l’un des rares cas où un film produit et distribué en vidéo par le studio était encodé en ce format. A l’époque déjà, la bande-son du film, très détaillée, limpide et suave dans sa restitution des voix en particulier, composait un paysage sonore d’une superbe richesse expressive, équilibrée, puissante et dynamique. Ainsi, la piste DTS-HD Master Audio 5.1 de cette édition HD élargit encore plus la perception acoustique d’une bande-son composée avec soins, mais dont l’ampleur sonore ne se libère toujours pas réellement, du moins pas tant qu’il aurait été possible. Loin d’être un défaut, il s’agit là d’une volonté de se recentrer sur l’intimité des personnages, leurs voix (superbe rendu de la voie centrale, aérée, présente, qui met subtilement en valeur le grain de la voix diaphane de la narratrice, Florence Thomassin, dont les tons suaves nous emportent dès les premiers instants), leurs déplacements… A cet égard, le paysage sonore que propose la bande-son se révèle sobre mais expansif, et expressif sur la façade avant, surtout, dans les moments-clés. Les voies arrières diffusent presque en continu la sublime musique lancinante de Angelo Badalamenti, et prolongent l’espace sonore de manière fine et ouverte, loin de l’artifice, et avec un relief symphonique satiné et des plus mélodique.

 

La co-présence de la musique et des sons diégétiques a été étudiée avec tact lors du mixage et du montage son. Les rapports symbiotiques entre musique, sons et images, cumulatifs, signatures du cinéma de Jeunet, sont à nouveau ici exploités aec intégrité. Les séquences de guerre mettent en avant l’ensemble des canaux, mais toujours se lit cette volonté de temperer, de temporiser, de ne jamais verser dans l’excès. En revanche, la qualité de la réponse en fréquence, de tout premier ordre, procure à la façade avant une lisibilité absolue ainsi qu’une finesse expressive qui participent beaucoup à l’émotion du film. La voie centrale, presque cristalline et toujours d’une impressionnate limpidité comme nous le soulignions quelques lignes plus haut, se pose en colonne vertébrale du mixage, et porte le film vers un niveau humain en rapprochant son fond et sa forme de la vie des spectateurs: la qualité exceptionnelle de reproduction des voix annihilant en effet les écarts entre les voix des personnages et celles que les spectateurs ont l’habitude d’entendre. A nouveau, un refus de l’artifice et une mise en lumière sonore de l’authenticité acoustique est particulièrement décelable. Certaines basses expressives, jusque dans la musique, viennent apporter une once de profondeur supplémentaire tout en jouant un peu plus sur des valeurs scéniques en s’accaparant des procédés expressifs du cinéma.

 

Les bienfaits du format DTS sont à la fois essentiels (qualité accrue d’ouverture en centrale très nettement perceptible) et esthétiques. La piste DTS-HD Master Audio 5.1, en effet, étoffe et éclaircit le rendu sonore de cette bonde-son nominée aux Césars 2005, et propose un délicat réinvestissement des forces acoustiques expressives, lisible notamment dans les basses, dans la dynamique, ainsi que dans le degré de clarté, de transparence et de diaphonie (séparation dynamique des canaux). Les rapports centre-arrières sont tout bonnement améliorés et rehaussés, et l’intégralité de la surface acoustique de la bande-son trouve une expansion dynamique et structurelle qui mettent littéralement mieux en lumière la constitution formelle et la largeur d’évocation dont la bande-son, composée par Jean Umansky, Gerard Hardy et Vincent Arnardi est capable. Sa nature multicanale et son pouvoir de recouvrement sont ainsi pleinement exploités en DTS-HD, format qui met en valeur le caractère diaphane et velouté des valeurs tonales choisies par les auteurs. Bruitages et effets de mixage sont harmonieusement répartis en dépit de la relative douceur et du refus de l’excès. La toute dernière partie du film brille de ‘chaleur sonore’, un peu comme si une ‘température acoustique’ avait changée, température que le format DTS-HD Master Audio donne à ressentir en terme d’ouverture e d’expansion, principalement sur la musique, jusque dans les derniers instants du générique de fin. Le spectateur, dans ces conditions, plonger avec délectation sous la surface romanesque du film et prendre une part active à son déroulement.

 

Pour conclure, il est indéniable que le format DTS-HD excelle à restituer et à mettre en scène cette bande-son fine et détaillée, ainsi qu’en proposant un authentique paysage sonore, certes ténu, mais chaleureux, ouvert, dynamique, fidèle, transparent, cossu, doux, sophistiqué (explosion de l’hôpital…) et pétri d’intègrité. Une option sonore qui devrait être obligatoire ne serait-ce que pour étayer acoustiquement la musique de Badalamenti et renforcer, en la densifiant et l’ouvrant, la délicate expressivité formelle dont la bande-son du film est capable, et l’ampleur harmonique qui en émane. Pierre angulaire du cinéma de Jeunet, le son est ici présenté comme vecteur et comme espace diégétique maître. Le travail sur la bande-son impressionne par sa maturité et témoigne d’une ambiton artistique forte et maîtrisée de bout en bout. Sans maîtrise, la technique n’est rien. L’esentiel des sons a beau être répartis sur la façade avant, cela n’entâche en rien les qualités expressives de cette bande-son qui profite comme jamais de son passage à un codec audio non compressé.

 

 

interactivite

  • Commentaires audio du cinéaste
  • Making-of complet (73 minutes)
  • Module sur l’explosion de l’hôpital (12.3 minutes)
  • Bandes-annonces (3, 4/3 et Dolby Digital 2.0)
  • Tableaux parisiens
  • Scènes coupées


evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On janvier - 10 - 2010 News preview test 1

lord


On a appris récemment la sortie pour avril 2010 de la trilogie de Peter Jackson, Le Seigneur des Anneaux. Ces éditions ne seront pas vendues à l’unité, mais un coffret regroupant l’intégralité de la saga est prévu. Seules les versions cinéma (dites ‘courtes’) seront présentées dans un premier temps. L’éditeur, Warner, proposera les films en 1080p (superbe, en tout point, selon Peter Jackson en personne), mais optera pour le codec audio Dolby True HD 5.1. En d’autres termes, et en suivant les habitudes de l’éditeur, qui n’a jamais « failli » sur ce terrain là (outre ses choix du codec DTS-HD Master Audio sur certains titres), proposera donc ces mixages avec une profondeur de signal de 16 Bit, et un taux de transfert de données proche des 1400 Kbps, c’est à dire très, très bas… Exit donc les 20 Bit du DVD, et exit les vertus des encodages (DVD toujours) en 6.1 EX ou ES, format du mixage des films en salles…

 

A signaler que cet état de fait ne concerne que le zone A (lisible en zone B) de la trilogie. Sur notre édition zone B, théoriquement, Metropolitan devrait récupérer les droits d’exploitation vidéo, et devrait (toujours à prendre avec des pincettes) offrir du DTS-HD Master Audio 5.1 en VO et VF. Aucune info actuelle sur sa date de parution, ni de confirmation des spécifications.


Posted by Stéphane Roger | Cornwall On décembre - 21 - 2009 News preview

sh-1SYNOPSIS

De plus en plus souvent, la petite Sharon rêve d’une ville abandonnée, Silent Hill. Sa mère, Rose, décidée à comprendre l’étrange mal dont souffre son enfant, décide de l’accompagner sur place. Alors qu’elles pénètrent dans cet univers lugubre, Sharon disparaît. Rose se lance à sa poursuite, mais se rend vite compte que ce lieu étrange ne ressemble à rien de normal. Noyée dans le brouillard, peuplée d’étranges créatures, hantée par des ténèbres vivantes qui dévorent littéralement tout ce qu’elles touchent, cette dimension va peu à peu livrer ses terrifiants secrets… Avec l’aide de Cybil, de la police locale, Rose se jette dans une quête éperdue pour arracher sa fille au monde de Silent Hill. D’indices en épreuves, elle va découvrir tout ce que Sharon risque et ce qu’elle représente dans une malédiction qui dépasse tout…

DOSSIER DE PRESSE

Silent Hill est l’adaptation du jeu-vidéo homonyme de Konami conçu par le japonais Akira Yamaoka. Sorti en 1999 sur la console Playstation, le jeu a été suivi de trois suites vendues à plus de 4 millions d’exemplaires à travers le monde. Grâce à une ambiance unique privilégiant le psychologique à l’action et à une mise en scène déjà proche du cinéma, le jeu a révolutionné le genre dusurvival-horror au même titre que Resident Evil ou Alone in the dark. Deux jeux ayant aussi connu une adaptation au cinéma.

Le réalisateur Christophe Gans s’est entouré de plusieurs collaborateurs français afin de mener à bien le projet. Nicolas Boukhrief (Le Convoyeur) est ainsi venu épauler le réalisateur et Roger Avary pour l’écriture du scénario. L’un des Français les plus appréciés d’Hollywood, Patrick Tatopoulos a lui aussi participé à Silent Hill. Après avoir participé aux effets spéciaux de gros succès hollywoodiens comme Independence Day ou Underworld, il a réalisé le design des créatures du film. Enfin le montage a été assuré par Sébastien Prangère qui avait déjà travaillé avec Christophe Gans sur Le Pacte des loups.

Le film s’inspire principalement de l’histoire de fond de « Silent Hill 1″ et de « Silent Hill 3″. Il emprunte toutefois son esthétique à « Silent Hill 2″ et les mouvements de caméra au numéro 4 : « Au départ, nous souhaitions adapter le second jeu de la série, le meilleur de l’avis général, explique Christophe Gans. Mais nous voulions aussi expliquer pourquoi Silent Hill est devenu cet espèce de Triangle des Bermudes urbain où l’on peut éventuellement pénétrer mais dont on ne peut pas ressortir. C’est donc le premier jeu qui nous a finalement inspiré. Nous avons commencé par coucher sur le papier le script du premier « Silent Hill ». Cela nous a à la fois permis d’avoir une idée claire du potentiel du jeu mais aussi de nous révéler tout ce qu’il restait à approfondir pour en tirer un film digne de ce nom. Par exemple, il nous ait apparu clairement que le personnage central du jeu – un homme nommé Harry Mason –se comportait avec l’instinct maternel et la vulnérabilité d’une femme. Plutôt que de trahir ce personnage en le durcissant, nous avons préféré en faire une femme. Akira Yamaoka a beaucoup ri quand je lui ai fait part de mon point de vue, mais il a été d’accord. Je pense que si son personnage était un homme, c’était d’abord pour une question d’identification et parce que seul un homme peut décemment affronter les épreuves du jeu. Mais il lui avait en fait donné une nature totalement féminine !« 

Il n’y avait aucun homme présent dans les premières versions du script queChristophe Gans fit parvenir à la production. Celle-ci lui demanda alors de compléter les scénario avec un personnage masculin. C’est ainsi que le rôle de Sean Bean fut créé.

Contrairement à la trame du film qui se déroule aux Etats-Unis dans une ville de Virginie occidentale, le tournage de Silent Hill s’est déroulé au Canada dans la ville de Brantford, Ontario, du 25 avril au 22 juillet 2005.

Dans Silent Hill, plusieurs niveaux de réalité co-existent. Pour présenter les environnements des différentes dimensions, plusieurs versions de chaque décor ont dû être construites. Cinq studios ont ainsi été nécessaires pour tous les accueillir. Au final, plus de 106 décors ont été réalisés.

 

image2

blue-dot CODEC VIDEO: VC-1
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1
blue-dot BITRATE: n/a
blue-dot Metropolitan (disponible depuis fin octobre 2009, en quantités visiblement limitées…)

sh-2Cette réédition Blu-Ray, entièrement supervisée et approuvé par Christophe Gans, propose une vision intacte du film, et offre des résultats visuels sidérants de netteté, de chaleur (lors des séquences « réelles »), et de précision. Difficile de reprocher quoi que ce soit à ce transfert qui donne la part belle à une exceptionnelle dynamique vidéo, permettant de mettre en lumière le travail non moins parfait du chef opérateur. Tout au long de la projection, le piqué de l’image se voit octroyé un superbe rendu, mettant habillement en valeur l’origine argentique du métrage, et ce même si certaines séquences fortement réétalonnées et traitées en synthèse aseptisent le rendu, proposant des images lisses et artificieuses… Mais globalement, le film est proposé de manière tonique et vive par ce transfert qui parvient sans peine à manipuler les zones d’ombres et l’obscurité, via des contrastes remarquablement solides (la dernière partie, lors de la révélation dans la « chambre » de l’hôpital, en est un excellent exemple, et se détache clairement du reste du film), même si nous avons pu observer quelques fluctuations cycliques de leurs rendu, qui mettent en avant une légère pointe de manque d’homogénéité. Le niveau des noirs, dans son ensemble, ne manque aucunement de profondeur, puisque ces derniers habillent élégamment l’image, offrant un excellent niveau de densité et de matière. Les multiples flashs lumineux éblouissent le cadre, et l’exposition se montre redoutable. Outre les séquences à effets spéciaux et CGI, le reste du film a réellement été tourné en 35mm, d’où ces résultats quelque peu granuleux qui ne sont aucunement pour nous déplaire. Ajoutons à cela une palette de couleurs très riches lors des séquences initiales ou des contrechamps finaux, qui s’estompe peu à peu au fur et à mesure de l’intrigue, pour offrir des tons gris et ternes du plus bel effet. Dure, intense, profonde, à la profondeur de champ parfois très aboutie et à « l’effet 3D » parfois prononcé, l’image offerte par ce transfert ne manque aucunement de vigueur et de réalisme cinématographique, et parvient à s’approprier l’essence du film via des images denses et porteuses de sens, que l’encodage VC-1, pourtant moins performant que l’AVC sur ce type de pressages aux images complexes, ne trahit jamais.

 

son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Français, Anglais
blue-dot DTS-HD Master Audio 2.0: Français, Anglais
blue-dot 16 Bit, 48 Khz
blue-dot OFFSET: n/a
blue-dot BITRATE: n/a

sh-3Sur le flanc du son, le film de Gans nous est proposé par l’éditeur en DTS-HD Master Audio 5.1 (VO et VF), mais seulement sous 16 Bit (nous y reviendrons). Allons directement à l’essentiel: dès les tout premiers instants, il est aisé de comprendre que ce qui va suivre sera durablement marquant. Et c’est en effet le cas, avec une exploitation ambiophonique littéralement anthologique, qui met en avant le niveau de détail accru du son numérique lossless de manière exhaustive et immanquable. La gestion de la scène sonore se montre terrifiante et absolument ahurissante de subtilité multicanaux: un relief constant, une dynamique incendiaire capable des plus grands écarts, et une agressivité à nul autre pareil. Nous tenons là une pièce de choix, qui s’impose comme un référence ultime pour les amateurs du film, et qui représente également l’une des meilleures expériences HD vue (et entendue) ces derniers temps, qui balaye les éditions DVD, pourtant très bonnes, les renvoyant au rang de smples VHS. Redécouvrir une telle bande-son dans de telles conditions relève du plaisir rare et coupable. Jamais le film n’avait paru si ahurissant sur le terrain acoustique:  la réponse en fréquence sur l’intégralité du spectre laisse pantois d’admiration, et les nuances sonores se montrent d’une richesse prodigieuse, exceptionnellement vastes. Un impact surréel, une démonstration (presque) absolue.

 

« Presque », car l’éditeur n’a pas jugé bon de lui donner une plus grande ampleur, en raison de de l’encodage sous 16 Bit (au lieu des 24 dont le son numérique lossless est capable). Nul besoin de paniquer pour autant, mais les oreilles les plus acérées auront remarqué ce léger manque de profondeur et de définition lors des séquences les plus chargées en effet, dont l’intelligibilité, pas vraiment mise à mal, tirerait pleinement profit d’un piqué plus approfondi. Le canal de grave(s) délivre des attaques dantesques de profondeur, pour sa part, et chaque lieu visité se voit nappé acoustiquement de vagues d’infra-graves sombres et menaçantes, sourdes et déliées qui tapissent le bas de la pièce d’écoute,  apportant de la matière et du volume à la scène sonore. Cet arrière-plan sonore créé par le canal 0.1 LFE ajoute une dimension surréelle permanente, elle-même amplifié par le recours à la scène arrière, qui, au grand final, nous a un tout petit peu « déçu ». Celle-ci devrait davantage être conçue comme un dissipateur d’ambiances, un « extenseur » d’atmosphère, plutôt que comme un moteur d’effets au sens strict. Non pas qu’elle se montre en retrait, mais sa conception même, véritable effet de sens et partie-intégrante du design sonore du film, ne requiert guère une pression permanente de cette zone de diffusion, le coeur de la scène sonore étant concentré sur la scène avant, qui regorge de micro-détails évocateurs, et possède une base expressive des plus expansive (le bûcher final inonde littéralement la triphonie frontale). Ces derniers sont plus ou moins régulièrement relayés  sur l’arrière, qui ouvre ainsi une perspective nouvelle sur le lieu visité, lui apportant une touche de profondeur, et une délicate note de précision atmosphérique, sans pour autant l’abreuver de détails secondaires ou superfétatoires. La scène sonore se déploie ainsi naturellement, mais certains seront surpris par son manque de construction systématique sur l’arrière de l’installation. Il convient de garder à l’esprit qu’il ne s’agit nullement d’un défaut, mais d’une part conceptuelle intègre, qu’il convient d’apprécier à sa juste valeur. Subtile et tendue, cette scène arrière, sans emporter la bande-son de manière radicale, habille finement la bande-on, lui octroyant ce surcroît d’informations atmosphériques qui lui apportent tout son sens lors des innombrables séquences d’exploration (école, église, sous-sols…).

 

La bande-son du film redonne tout son sens au terme acoustique: « Elle fait appel aux phénomènes ondulatoires et à la mécanique vibratoire. » Par la même, la conception sonore du film, gérée par Nicolas Becker (sur lequel Gans revient lors du documentaire sur le disque deux), constitue la pièce de choix. Ouvragé à partir de sons réels, concrets et parfois banals, qui ont été distordus et ont subi une multitude de transformations, la bande-son du film se voit habillement mise en valeur par le codec DTS-HD Master Audio, qui redonne de l’énergie et de la « croustillance », des impacts réalistes à la profondeur insondable et du poids aux différentes nappes sonores. Celles-ci s’enchevêtrent et s’interpénètrent, suggérant une acoustique  sournoise, dissolue, au combien manipulatrice, qui génère très vite un trouble dans la perception de l’atmosphère du film. Ce trouble, situé à mi chemin entre une anormalité croissante et un réalisme immédiat des sons,  est ensuite exploité par le mixage et le montage son, qui le focalise sur des différents plans sonores, habillant le tout de boucles d’ambiances (premier et arrière-plan(s) ). Cette chaîne de fabrication génère très vite une atmosphère sonore pétrifiée et prégnante, au pouvoir de suggestion diaboliquement habille: les sons maintiennent une texture réaliste, qui flatte l’oreille, tout en suggérant graduellement des distorsions et manipulations acoustiques qui altèrent la perception de la réalité sonore et des ambiances. Par là même, cette subtile élaboration participe au déploiement dramatique du film, jalonnant sa construction narrative.

 

Les effets sonores réagissent sur l’ensemble du spectre, s’y manifestant sur ses différentes zones: aigus, médiums, graves et infra-graves. La dynamique de la piste son décompressée force encore plus le rendu, libérant des masses acoustiques déchaînées, présentées ici en haute résolution, avec une superbe fidélité. Seule la musique nous a semblé souffrir d’une intégration assez élémentaire, dépourvue de fondations acoustique marquantes. Solide, profonde, inquiétante et d’une prodigieuse richesse, cette bande-son est en soi un véritable exercice conceptuel, qui n’en constitue pas moins une superbe démonstration de savoir-faire et d’exigence(s). Un hit, que nous récompensons par un diapason d’argent, et que l’on rêve, un jour, de pouvoir découvrir sous 24 Bit.

 

interactivite

  • DISQUE UN: double commentaire audio, dont celui, en VF, du cinéaste: indispensable.
  • Mode Picture in Picture stupéfiant, permettant de découvrir le film sans effets spéciaux ou visuels, sans étalonnage, dans une petite fenêtre qu’il est possible d’agrandir en plein écran. Inédit, et absolument saisissant. Le mode plein écran est présenté en SD, et la différence avec le film en HD est pour le moins frappante.
  • DISQUE DEUX: nouveau documentaire de une heure et demie « Silent Hill: entre deux mondes » (HD, 1080p, Dolby Digital 2.0), réalisé très récemment, et qui se révèle être d’une richesse sans fin. Anecdotes, recul, réflexions… Gans s’y montre magistral et diaboliquement pertinent. Un must
  • Autour du jeu vidéo : 
    – Interview du producteur du jeu vidéo, Akira Yamaoka 
    – Extraits de la rencontre entre le réalisateur Christophe Gans et Akira Yamaoka
  • Interview de Christophe Gans sur le jeu Silent Hill 2
  • Intros des jeux vidéo Silent Hill 1 et 2
  • Making of : 
    – La voie des ténèbres 
    – Sur le tournage
  • Featurette
  • Teaser (SD et 2.0…)
  • Bande-annonce (SD et 2.0…)
  • Galerie d’affiches
  • Galerie de photos

evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 31 - 2009 News preview

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