SYNOPSIS
A Washington, en 2054, la société du futur a éradiqué le meurtre en se dotant du système de prévention / détection / répression le plus sophistiqué du monde. Dissimulés au coeur du Ministère de la Justice, trois extra-lucides captent les signes précurseurs des violences homicides et en adressent les images à leur contrôleur, John Anderton, le chef de la « Précrime » devenu justicier après la disparition tragique de son fils. Celui-ci n’a alors plus qu’à lancer son escouade aux trousses du « coupable »… Mais un jour se produit l’impensable : l’ordinateur lui renvoie sa propre image. D’ici 36 heures, Anderton aura assassiné un parfait étranger. Devenu la cible de ses propres troupes, Anderton prend la fuite. Son seul espoir pour déjouer le complot : dénicher sa future victime ; sa seule arme : les visions parcellaires, énigmatiques, de la plus fragile des Pré-Cogs : Agatha.

DOSSIER DE PRESSE
Depuis A.I. Intelligence artificielle, on connaît l’amitié de Steven Spielberg et de Stanley Kubrick. Ainsi, ce dernier film était à l’origine un projet de Kubrick mais que Spielberg décida de réaliser à la mort de celui-ci. Mais, l’admiration que Spielberg porte à Kubrick ne s’arrête pas là car, dansMinority report, Spielberg multiplie les références aux films du réalisateur d’Orange mécanique: Le personnage de Max von Sydow est nommé Burgess comme l’auteur du romanOrange mécanique, Anthony Burgess, que Kubrick adapta au cinéma en 1971. Quand l’agent Anderton interprété par Tom Cruise subit une opération des yeux, ils sont maintenus par des attaches très proches de celles utilisées sur Alex dansOrange mécanique. Le personnage d’Anderton est d’ailleurs assez proche de celui d’Alex, héros d’Orange mécanique. Comme lui, il est accroc aux drogues et aime la musique classique. Après la séquence du premier meurtre, un gros plan de l’oeil d’Agatha, interprété par Samantha Morton, apparaît brusquement. Kubrick avait utilisé un plan et un montage similaire dans 2001 : l’odyssée de l’espace après les explosions de lumières.
L’une des scènes les plus saissisantes de Minority Report est celle au cours de laquelle de nombreuses araignées mécaniques poursuivent le héros John Anderton. C’est une équipe de chercheurs de l’Université de Cornell qui est parvenu à restituer les sons produits par ces arachnides, sons inaudibles chez l’homme. Gary Rydstrom, sound designer du film, explique que cette équipe a »réalisé de magnifiques enregistrements d’araignées en mouvement ou occupées à leurs divers rituels. Ces sons, bien que naturels, ont un caractère étrangement mécanique, qui évoque parfois le ronflement d’un petit moteur. La nature se révèle, une fois de plus, une fascinante et épuisante sonothèque… »
Steven Spielberg et le compositeur John Williams collaborent ensemble de longue date. Pour Minority Report, Williams a néanmoins changé sa manière de travailler, écrivant pour l’occasion ce que Spielberg décrit lui-même comme »sa première partition en noir et blanc ». Le réalisateur poursuit ainsi : »Alors que toutes ses partitions antérieures étaient, selon moi, « en couleur », celle-ci est plus expérimentale. On la ressent davantage qu’on ne l’entend. »

CODEC VIDEO: AVC
1080p
FORMAT: 2.35:1
Fox (France), disponibilité: 21 avril 2010

Le master image est issu d’un master 4K, lui-même provenant d’une source 6K 100% numérique, qui a permis un travail en profondeur de retouches et corrections diverses. La société LaserPacific a oeuvré des semaines durant en post-production, afin de ‘restaurer’ ou plutôt ‘amplifier’ le travail du cinéaste et de son directeur photo attitré Janusz Kaminski. En effet, le film a bénéficié, dès sa conception et sa sortie en 2002, du procédé ENR développé par Technicolor, qui endurcit le contraste global, réduit la saturation apparente, et ravive le grain pellicule. Selon LaserPacific, le niveau de détail obtenu d’après le scan sous 4K s’est montré hallucinant sur certaines scènes, avec une mise en avant de détails jusque là invisibles (selon les dires de Kaminski). A l’aide du logiciel d’étalonnage Baselight, développé par Filmlight, et via certains plugins de The Foundry, Lou Levinson de Laserpacific est en effet parvenu à manipuler les couleurs scènes après scènes, mais aussi le niveau de grain, sans altérer quoi que ce soit. Du reste, Spielberg en personne, ainsi que Kaminski, ont oeuvré sur ce projet singulier, preuve d’un engagement sans faille.
Qu’en est-il, donc, du rendu final sur la galette? La palme de l’intégrité artistique, tout bonnement. Les détails se révèlent enfin plus pertinents que sur la triste édition DVD SD, et les effets appliqués lors de la post-production se montrent ici finement retranscris, le tout prenant place au coeur d’images cisellées pour la plupart, au niveau de détail révélateur de très nombreuses nuances. Certaines séquences s’imposent par la richesse de leur univers pictural. Le grain si significatif est ici retranscrit avec une finesse et une structure qui attestent de la maîtrise du procédé, tout en révélant l’ambition visuelle du film de Spielberg. Il sera très difficile d’être déçu, et les indicateurs habituels (contrastes, luminosité, définition…) se montrent toujours dans le vert. Les contrastes en particulier permettent de découper l’intérieur de chaque plan, et d’en révéler un très juste niveau des noirs, ainsi que des échelles de gris. La définition et le niveau de détail atteignent souvent des sommets, révélant des images superbes et lumineuses, d’une clarté frappante. Impactantes, fluides, profondément singulières, les images encodées en AVC sur cette édition Blu-Ray constituent une charge artistique de tout premier choix. Une victoire éclatante, et ce même si le rendu ne sera pas du goût de tous…

DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais, DTS 5.1 mi débit (Français)…
24 Bit, 48 Khz
OFFSET: aucun

L’édition DVD, qui proposait en son temps, une piste DTS ES 6.1 Matrix mi débit, nous a toujours déçu… Déçu, nous l’avons aussi été lors de la sortie du film en salles courant 2002. Même si les grand artistes son des oeuvres du cinéaste ont oeuvré sur le mixage et le montage son de Minority Report, ainsi qu’à son design acoustique et sonore, le résultat final, s’il ne déçoit pas, ne marque pas plus les esprits que cela. Et toute Lossless qu’elle soit, cette piste son ne diffère que très peu de la piste DTS mi débit de l’édition DVD en terme de rendu, de finesse, et de pertinence de la scène sonore. Les aspects les plus saillants de ce mixage se révèlent être ceux ayant attrait à la création/créativité sonore, signée Gary Rydstrom. Au coeur de cet univers foisonnant, une myriade de sonorités marquent la conscience lors de la projection, appliquant au film une couche sonore objective qui traduit le monde du futur tel qu’il pourrait bien être au coeur de la bande-son. Vitesse, caractère métallique et clinquant, moteurs vrombissants… Une très grande part d’inventivité a été injectée sur ces sons in et sur les foley, qui, dans leur grand ensemble, dessinent des visions d’un futur pas si intériorisé que cela, mais au contraire extrêmement ouvert, répandu dans l’espace, et, au final, réaliste dans l’âme. Ces sons si inventifs et filants sont reproduits magistralement sur l’enceinte centrale, interagissant avec les dialogues, vestiges d’une civilisation telle que nous la connaissons.
Toutefois, l’architecture sonore du film, riche de détails incrustés, peine tout de même à exister au coeur de l’espace tridimensionnel. A aucun moment le spectateur ne se sentira entouré, aspiré dans les données environnementales attendues. A ce titre, la scène arrière, quasi-inexistante, ne s’illustre que de manière sporadique et légère, accusant un manque de poids acoustique certain. La scène frontale, en revanche, acquiert au fil du temps une solidité plus aboutie, sans pour autant peser outre-mesure… . Globalement, l’activité dimensionnelle 5.1 ne convainc qu’en de très rares occasions, et ce en dépit d’une dynamique d’ensemble aux valeurs fortement revues à la hausse par rapport au DVD. Au final assez simple dans sa conception 5.1, cette bande-son ne joue jamais la surenchère, et se contente, à défaut d’imploser, de suggérer un univers somme toute réaliste, mis au coeur duquel quelques bravades font leur apparition. Ce sont principalement ces attaques sourdes et tendues du canal de renfort de grave (LFE), qui impose un spectacle souvent étouffant de profondeur et de vigueur (les pistolets soniques). La partition de John Williams, sur laquelle le metteur en scène revient dans les suppléments, occupe un espace sonore fort limité, mais dispose d’une sincère forme expressive, libérée d’entraves et riche de nuances finement exploitées en stéréophonie frontale.
Inutile de chercher des valeurs sonores démentielles ou une quelconque surenchère acoustique. L’ensemble demeure, toutes proportions gardées, ténu et étrangement « étroit ». Le codec DTS-HD Master Audio 5.1 autorise un plus grand débattement, et orchestre les nuances et les subtilités avec, tout à la fois, une douceur et une vigueur retrouvées, mais cet encodage représente une déception assez nette eu égard de qui en était attendu. L’ensemble respire et se montre détaillé, aéré, fluide et directionnel, mais sans pour autant composer une perspective sonore anthologique ou ne serait-ce que marquante. Énergique mais quelque peu décharnée, âpre et rêche (réponse en fréquence peinant à mobiliser clarté et transparence au dessus de la zone des médiums), libre mais compromise sur le plan de l’occupation de l’espace d’écoute (une volonté artistique ?), cette bande-son affirme régulièrement sa puissance, mais brille davantage sur ses parts créatives que sur son potentiel strictement technique.
• The Future According to Steven Spielberg (in HD)
• Inside The World of Precrime (in HD)
• Phillip K. Dick, Steven Spielberg and Minority Report (in HD)
• Minority Report: Future Realized (in HD)
• Minority Report: Props of the Future (in HD)
• Highlights from Minority Report: From the Set
• Minority Report: Commercials of the Future (in HD)
• Previz Sequences
• From Story to Screen
• Deconstructing Minority Report
• The Stunts of Minority Report
• ILM and Minority Report
• Final Report
• Production Concepts
• Storyboard Sequences
• Trailers
![]() |
|
![]() |
|
![]() |
|
![]() |
|
![]() |
|
![]() |
|
![]() |
![]() |
|
![]() |















Les visages d’Amanda Seyfried (Needy) et Kyle Gallner (Colin) ne sont sans doute pas inconnus aux fans de Veronica Mars, puisqu’ils ont tous deux tenu des rôles clés dans la série, sans pour autant se donner la réplique. Avec Jennifer’s Body, Karyn Kusama réalise son troisième long métrage. En effet, elle avait mis en scène le très remarqué Girlfight (moisson de prix à la clé à travers le monde, dont le Grand Prix au Festival du cinéma américain de Deauville) en 2000, avant de faire un virage à 180° en mettant en scène le film d’actionAeon Flux en 2005, adapté de la série animée à succès diffusée sur MTV.
Le point fort de cette édition se révèle être, incontestablement, l’aspect global de l’image: des plus argentique, elle se montre très fidèle aux choix de pellicule, et laisse respirer cette ambiance moite et sombre, maléfique et ténébreuse. La structure du grain originel demeure intacte, et ce dernier ne se montre jamais vraiment intrusif. Le codec AVC fouille le master avec vigueur, et le restitue avec une agréable fraîcheur lors des scènes en extérieur jour, mais faillit quelque peu à la tâche lors des (innombrables) scènes situées dans la pénombre, où contrastes et niveaux des noirs manquent d’envergure de manière suffisamment notable. L’originalité de certains cadrages transparait à l’écran avec une très belle énergie, visible dans l’amplitude de la gamme colorimétrique, explosive de primaires saturées lors de la grande scène du bal située vers la fin du métrage. Dans l’ensemble, la définition, à défaut de se montrer aiguisée et raffinée, en impose suffisamment pour laisser apparaître la prestance de la Haute Définition, à l’exception de certaines séquences sus-mentionnées, qui pâtissent d’un affaiblissement sensible du niveau de détail, et souffrent d’un rendu « nuageux », parfois imprécis, parfois vaporeux ou trop léger. Le réalisme qui habille et texture l’image, au final, se laisse grandement apprécier, tout comme les subtils changements chromatiques et autres éclairages qui tapissent l’ambiance malsaine de certaines séquences (une chambre en construction éclairée la bougie, une piscine désaffectée, un parc nocturne…). L’éclairage et les chutes de lumière sur les visages, dès les premières séquences, attestent du rendu détaillé de cette édition HD, et de l’exigence formelle de la cinéaste qui, tout au long de ces 107 minutes, donne libre cours à des fantasmes visuels parfois très réussis. A découvrir.
Dès le départ, et pour mettre (encore) de l’huile sur le feu, nous n’avons trouvé que peu, voire très peu, de différences entre la piste son non compressée DTS-HD Master Audio 5.1 (environ 4 Mbps tout de même) et la simple piste DTS 5.1 mi débit Française. Cette dernière semble ajouter une légère distorsion et écourter quelque peu la répons en fréquence, mais globalement, elle se montre identique en tout point à la piste son lossless… Un élément nouveau, jalais vu jusqu’alors, est proposé sur ce disque: lors de l’appui sur la touche « language » de la télécommande de la platine Blu-Ray, un micro menu, rouge, apparaît à l’écran, indiquant, brièvement (3-4 secondes), la nature du flux audio choisi ainsi que sa langue. En d’autres termes, pour ceux qui zappent comme nous le faisons souvent d’une piste à l’autre sans pour autant ouvrir le menu pop-up, ce gadget, cette amélioration ergonomique est une bénédiction
Apparu pour la première fois au cinéma dans le film DAREDEVIL – aux côtés de Ben Affleck – le personnage d’Elektra est vite devenu aussi important que celui de “tête à cornes”. Convaincu du potentiel énorme développé par cette héroïne passionnante et ambiguë, les dirigeants de Fox et de Regency décident très tôt de lui dédier un film. En fait, selon le producteurs Avi Arad (PDG des Marvel Studios), l’idée d’un film consacré à Elektra germe lorsque Jennifer Garner a été castée pour ce rôle dans DAREDEVIL.
Excellent rendu d’une photographie composée avec un soin surprenant, et surtout, qui s’avère très contrastée (noirs très profonds et appuyés), et qui nécessitera un réglage fin de votre diffuseur afin d’en optimiser le rendu. Les qualités habituelles des réussites du format Blu-Ray sont présentes sur cette édition: définition appréciable, sans pour autant en faire des tonnes, colorimétrie retouchée lors de l’étalonnage mais complètement réussie aussi, lumières étudiées (parfois difficiles à gérer si le film n’est pas diffusé dans l’obscurité totale) et assez surprenantes pour ‘un tel film’. Toutefois, seules les scènes en extérieur jour mettront en valeur les qualités intrinsèques de ce pressage HD. Pour le reste, les scène sombres souffrent d’un manque d’élan, et accusent une définition en retrait, aux contrastes très perfectibles.
Sur le plan artistique, Elektra ne démérite pas de sa nature Marvel: sa bande-son se veut très ouverte et surtout très ample, tapageuse, sachant utiliser les vertus du multicanal à très bon escient, notamment lors des multiples, mais finalement rares, emplois des armes de la tueuse, qui développent toute une panoplie de bruitages de lames tranchantes, du sortir du fourreau jusqu’aux coups mortels qu’elles assènent. Les séquences d’action pure accusent une dynamique irréprochable caractérisée par une forte remontée des valeurs dynamiques et un étalement des constituants sonores d’une clarté bluffante: on perçoit ainsi chaque élément source, chaque bruitage, avec une clarté expressive formidable, d’où une maximalisation du potentiel de la bande-son (arbre qui chute, élimination des démons…). Le canal 0.1 LFE révèle une subtilité dans l’art de la nuance que l’on ne soupçonnait absolument pas: il vous sera possible en effet, de percevoir des cycles différents au niveau du rendu des basses, et votre caisson travaillera littéralement comme il le fait rarement, l’amplitude et la modulation qui ont été implantés dans ce canal de graves s’avèrent en effet des plus surprenants… Les dialogues en VF, parfaitement clairs, débordent de la centrale, mais ne nuisent pas aux détails sonores contenus dans ce même canal, preuve d’un travail soigné. Pour le reste, la signature de cette bande-son n’est certes pas aussi franche que celle de Daredevil ou X-men, mais parvient tout de même à susciter des instants sonores presque inoubliables. La bande-son du film se décuple en effet plus qu’elle n’agit, mais lors de ces déploiements, une forte concentration de valeurs acoustiques envahit alors la scène sonore, créant par la même une architecture sonique de tout premier ordre qui dispose de suffisamment d’arguments pour relever le potentiel du film (que serait-il sans ses séquences d’action échevelées?) mais aussi de proposer un bel exercice à votre matériel de reproduction… La réponse en fréquence, en ce sens, se révèle être, avec le canal 0.1 LFE, le gros point fort de cette édition, proposant des aigus fins et cisellés, aériens et tranchants ainsi que de belles valeurs de haut médiums ou de médium tout court. L’ampleur du son est ainsi assurée par une gamme dynamique forte de café et par un excellent usage du spectre audible, qui lui intervient au cœur même du son pour renforcer sa force expressive. Le technique rejoint ainsi l’artistique, un tel travail de composition, qui repose sur la modulation et l’usage concerté de la réponse en fréquence relevant plus d’un travail de peintre que de technicien dans la mesure où nuances et couleurs sonores occupent une part essentielle dans l’élaboration de la bande-son, ce qui ne court pas forcément les rues… En ce sens, la bande-son de Elektra rejoint celles des autres films des héros Marvel, auxquels elle s’associe techniquement et artistiquement en prolongeant cette continuité acoustique. La précision littéralement chirurgicale de certains effets et de leur texture se révèle des plus surprenantes par moments, et la VF, pour une fois, n’a pas gommé cette texture si spécifique lors du doublage. La tonicité et l’expressivité du mixage VO sont conservées, voire maximisés, ainsi que sa dimension explosive par moments (le mot est faible).

SYNOPSIS
Allons droit à l’essentiel: si les toutes premières séquences déçoivent en raison d’une définition vacillante et d’un piqué globalement moyen, la suite stabilise le rendu, et propose tout bonnement l’une des plus belles images de cette longue année 2009. A n’en point douter, il s’git là de l’une des meilleures éditions pour un titre dit de « catalogue ». Braveheart constitue ainsi l’un des plus vibrants exemples de la prestance technique dont est capable le format Blu-Ray et ses technologies connexes. Avec ses 15 ans au compteur, le film, très attendu, ne semble pas avoir pris une ride, ou très peu, et ne souffre presque aucunement de techniques de post-traitement pourtant nécessaires lors d’une réédition. En ce sens, l’emploi d’un filtre Digital Noise Reduction (DNR), si elle s’illustre en de très courtes occasions, occasionnant une chute abrupte de la prestance de l’image, mais très sporadique, se montre mesurée et nécessaire. La stabilité de l’image étonne grandement, tout autant que la richesse presque sans commune mesure de l’étalonnage colorimétrique: les verts des plaines Ecossaises transparaissent comme jamais jusqu’à présent, offrant aux images un souffle lyrique et une vibrante puissance expressive, qui laisse des traces. Denses, contrastées, vives et réelles, les multiples couleurs primaires, ainsi que toute leur gamme nuances, apparaissent avec une netteté et une justesse hors du commun, flirtant avec le prodigieux. Eléments naturels, maquillages (bleus sidérants), aciers des épées… l’ensemble se voit attribué une prestance visuelle prodigieuse et de toute beauté. Le piqué de l’image, solide comme jamais, permet de mettre en exergue la sublime photographie de John Toll. Impossible d’imaginer une image plus nette, plus définie, plus stable, plus évocatrice. Cette édition se met totalement au service du film. Les multiples scènes de bataille offrent des perspectives visuelles sans commune mesure, constituant le point d’orgue de ce spectacle exceptionnel: les arrières-plans resplendissent de vie, tandis que le niveau de détail des premiers plans, où dominent armures, armes, vêtements, robes et blasons font remonter un luxe de détails qui animent le coeur même du film.
Nous avions pu découvrir le film dans les années quatre vingt dix lors de son édition Laserdisc, qui proposait un transfert agréé THX, accompagné d’une piste AC3 (Dolby Digital 5.1). En son temps, cette bande-son se montrait musclée, mais souffrait de très importants soucis de gestion des niveaux et de la dynamique globale, qui ne parvenaient jamais à trouver un point d’équilibre entre réalisme expressif et efficacité multicanaux. Une certaine platitude empêchait cette édition d’emporter l’adhésion. Du reste, le caractère sourd du spectacle audio ne jouait guère en sa faveur. Ce sentiment de contrainte(s), de compromission, objectivement repéré, fut également à l’oeuvre lors des multiples éditions DVD, qui comprenaient le même mixage 5.1 Oscarisé, et récupérait ses mêmes manques d’ardeur, sa vigueur retenue, son caractère sourd et par trop tempéré…
Pour le reste, le film bénéficie d’un enregistrement détaillé de tous les sons ambiants, qui profitent d’une dynamique enfin libérée, et de niveaux enfin mis à nu. Leur amplitude y est plus cossue, plus souple aussi, et l’ensemble emporte l’adhésion sur la totalité du métrage. Les ambiances naturelles de la première partie du métrage, jusque là placée vers l’arrière-plan et quasiment inaudibles, se montrent très largement mieux mises en avant, occupant même la scène arrière de manière texturée, certes, mais encore trop discrète… Outre une gestion assez traditionnelle de l’arc frontal, la scène arrière participe ponctuellement au rendu immersif de l’ensemble, mais sans jamais vraiment étonner par sa pertinence, et sans s’affirmer plus que de raison. Lors des scènes de bataille, par exemple, le recours à cette expansion arrière se montrera très mesuré, voire inexistant, le mixage ne souhaitant pas abuser d’une démesure acoustique comme peut le faire Gladiator. Les ambiances naturelles, suffisamment détaillées, habillent l’essence des enceintes arrières (pluies, vent…), mais son recours y sera plus ténu que prévu. A l’identique, les chocs des armes ne se voient positionnés et ‘dimensionnés’ que sur la façade, offrant par la-même une spatialisation en demi-teintes sur certains axes de l’espace d’écoute. Essentiellement stéréophonique, la bande-son se déploie sur les trois enceintes frontales, sans jamais manquer de rigueur ou de solidité. Là où certains affaiblissements se font sentir lors des passages chargées en informations d’ambiance ou de bruitages, d’autres étonnent par leur vivacité et leur profondeur de réponse en fréquence: les flèches enflammées du dernier combat, lorsqu’elles heurtent le sol, occasionnent en effet des explosions et la formation de boules de feu dont la sonorité, moderne et vive, semble avoir été enregistrée hier, rompant ainsi avec d’autres éléments sonores plus ternes dans leur rendu immédiat et spatial.

SYNOPSIS
Pour son passage à la haute définition, le film de Sylvetster Stallone n’a semble t-il pas bénéficié d’un dépoussiérage complet, ni d’une remasterisation luxueuse comme ce fut le ca pour d’autres titres du catalogue de l’éditeur. Pour preuve, l’ouverture du film affiche un trop important nombre de défauts pellicule: tâches, points blancs, structure du grain ne sont pas optimisés et c’est dans de très mauvaises circonstances que débute la projection. Toutefois, cet état de fait s’améliore grandement quelques instants plus tard, et le film récupère une très belle vigueur, avec une superbe structure du grain argentique, qui restitue tout l’impact des images. Chronique urbaine en demie-teinte dans sa première (et très longue) première partie, le film profite d’une agréable exposition, mais met en scène des paysages urbains grisaillants, aux lumières tamisées et peu reluisantes. Les scènes de nuit ou sous-exposées virent d’ailleurs très vite à la purée de pois tant la granularité y abonde, sans ménagement aucun, proposant des images décevantes. La définition de extérieurs jours demeure tout de même fort appréciable, et affiche une belle finesse dans le rendu des différents plans. Les arrière-plans se montrent détaillés et la profondeur de champ parfois surprenante. Tenue en laisse durant près d’une heure et demie, l’expressivité visuelle prend son envol lors du fina, où le magnifique travail de steadycam de Garrett Brown, inventeur de ce procédé filmique alors naissant (employé par Kubrick sur Shining l’année suivante, en 1980) y est représenté de manière grandiloquente et magistrale lors du combat final, véritable morceau de bravoure. A cette occasion, la palette de couleurs, si nuancée et discrète jusqu’alors, s’envole elle aussi, proposant des teintes primaires éclatantes de vitalité (les tenues des boxeurs, les lumières de la salle, le ring…), qui en finiraient presque par éblouir. Le travail de caméra à l’épaule ou portée atteint son paroxysme, et le tout se voit représenté avec une impeccable fluidité, que le codec AVC restitue sans heurts. Ces vingt dernières minutes font en effet à elles seules oublier la torpeur visuelle et narrative du reste du métrage. Le piqué s’y montre plus acéré, et la profondeur de champ divine, tout comme l’impact des images. Le grain demeure intact, et définit une image des plus argentique, qui affiche une belle fidélité ainsi qu’une finesse fort appréciable.
L’essentiel du film se verra exploité sur la façade avant, avec un canal central plutôt clair et défini, qui évite au maximum les effets caverneux ou « affaiblis ». Un certain impact est préservé dans la restitution des dialogues souvent inintelligibles du boxeur quoi, contrairement à ce qu’il était possible de craindre, ne sonnent jamais creux ou plats, mais, au contraire, se voient octroyés une certaine dynamique et une bonne intégration spatiale. La scène multicanaux demeure plate et inexpressive, si l’on excepte quelques bribes de placements sonores plus ambitieux, mais très secondaires et tout juste repérables. A nouveau, ce sera l’incroyable musique de Tom Conti qui bénéficiera de l’énergie déployée par le codec DTS-HD Master Audio. Totalement ouverte et dynamisée, répartie avec soin sur la stéréophonie frontale, elle ambitionne également de se répandre sur la scène arrière, de manière toutefois ténue, mais suffisamment réelle. Ainsi, le générique, ou les multiples passages musicaux permettent à la bande-son de décoller réellement, et de s’offrir un espace tridimensionnel fort appréciable, surtout que la musicalité se montre intacte et diaboliquement ouverte, permettant de redécouvrir totalement cette partition subtile et dynamique. Le haut du spectre y est couvert avec soin, mais la partie inférieure (médiums et basses) y sont largement moins prégnants. Il nous est néanmoins apparu que le mixage 5.1 de la musique dont bénéficie le film se montrait moins convaincant qu’un autre remixage que nous avions chroniqué récemment, en la personne de Vendredi 13. Le reste du film souffre d’une anémie expressive et d’un manque cruel d’ampleur et de portée sonore. L’acoustique du film y laisse des plumes, peinant par là-même à le faire exister sur le plan sonore. Difficile de faire mieux en raison des matériaux source (le film date tout de même de 1979) et de son mixage tamisé, réalisé à l’époque selon le procédé analogique Dolby Stéréo SR.
SYNOPSIS
Fox France propose, en avant-première mondiale (le Blu-Ray zone A sera disponible le premier décembre 2009 seulement), la suite du célèbre La Nuit au Musée, dans un transfert 1080p globalement très positif. Si l’on met de côté la présence de bruit et de grain (parfois) prononcé sur certaines scènes sous-éclairées, ce transfert se montre à la pointe, et ravit par ses couleurs endiablées et chatoyantes, à la colorimétrie riche et nuancée. Celle-ci donne à voir de superbes tons primaires, et des tons ambrés, orangés avec notamment des jaunes particulièrement éclatants. Le piqué de l’image n’est pas en reste, accusant une belle densité, au rendu très argentique, naturel et fluide. Une image dense et fidèle à la source, intacte, propre et reluisante. les extérieurs jours y affichent une luminosité idéale. L’image conserve une vivacité de chaque instant et propose une très belle dynamique vidéo, que le codec AVC employé ici conserve parfaitement. Chaque plan se voit présenté avec une très belle dynamique, et au final, c’est bien le sentiment d’un pressage resplendissant qui domine. Quelques plans présentent une définition moins poussée, mais on sera ravi de l’intégration spectaculaire des effets spéciaux surprenants et très réussis du film. Intègre, bien portante, difficile de reprocher quoi que ce soit à cette édition, surtout pas au niveau de la stabilité générale et de la densité intacte de chaque plan. Une image pleine d’impact et de vie, très cinégénique, qui parvient même à transcender le film, notamment au niveau de la profondeur de champ et du relief qui naît de ces images léchées et savamment composées.
Avant toute autre chose, nous déplorons le manque total d’ambition acoustique sur la scène arrière, qui se montre aux abonnés absente, exception faite de deux ou trois maigres contributions plus conséquentes. L’essentiel du spectacle se déroule sur la façade, mais cette dernière peine tout de même à élargir le rendu et à proposer des perspectives sonores franches et marquées. En cause, son manque d’ambition et sa non faculté à proposer une scène sonore expansive, à la stéréophonie ciblée et alerte. Le canal central reproduit les dialogues de manière fort convenable, et non sans impact (largement supérieur à Fast and Furious 4 que nous avons récemment chronique ici-même sur le site). Ce canal central phagocyte l’essentiel des informations de présence et d’ambiance, tant est si bien que les deux canaux latéraux, certes vigoureux, se montreront peu à même de proposer une ampleur digne de ce nom, avec dune diaphonie séduisante. L’ensemble n’emporte guère l’adhésion, en raison d’un manque certain de « pétillance » et d’un réserve expressive qui finit par gâcher le spectacle. Relativement plat, le relief sonore n’est pas intégré tel qu’il le devrait, se montrant tenacement réservé et sclérosé aux seules zones immédiatement situées à proximité du canal central… Le registre grave y est également sous employé, mais ne démérite pas pour autant.
SYNOPSIS

L’éditeur nous fait parvenir son planning prévisionnel de sorties Blu-Ray pour cette fin d’année 2009. Ainsi, courant décembre, vous pourrez retrouver, en Haute Définition 1080p et DTS-HD Master Audio 5.1 (VO Anglaise):













Articles les plus commentés