Romeo + Juliet

Romeo-Juliet

Annoncé il y a de cela quelques mois par la Fox, l’édition Blu-Ray restaurée du film de Baz Luhrmann vient d’être assortie de détails techniques concernant son contenu. Le film y a donc été restauré, et son master final retravaillé et approuvé par le cinéaste en personne. Le dossier de presse de l’éditeur mentionne un travail de Luhrmann sur les images du film, ainsi que sur la colorimétrie, sans oublier la bande-son, restaurée et redynamisée par la même occasion, et présentée en DTS-HD Master Audio 5.1 (VO only). Les suppléments de cette édition, proposée, en outre, à petit prix, proposeront:


  • « Dépoussiérer Shakespeare » : Mode Picture-in-Picture avec le commentaire audio du réalisateur Baz Luhrmann
  • Archives inédites (13 min) : premier baiser, séquence sur la plage, répétition
  • La musique dans Roméo + Juliette : Documentaire (50 min), musique et script, le cheminement d’une chanson
  • La galerie de Baz Luhrmann (32 min) : Pourquoi Shakespeare ?, Focus sur la mise en scène de plusieurs séquences clés Galerie d’interviews (14 min) : Leonardo DiCaprio, Claire Danes, John Leguizamo
  • Version DVD du film (16/9, SD, Dolby Digital 5.1)


Moulin Rouge

moulin rouge blu-ray

Il en va de même pour son formidable Moulin Rouge. Master nettoyé et retravaillé par le metteur en scène afin de lui insuffler un degré de prestance maximal, et de proposer une expérience Haute Définition digne de ce nom, le studio n’ayant pas pour habitude de faire les choses à moitié (jusqu’à preuve du contraire). La version Française, habitude de l’éditeur, ne sera encodée qu’en DTS 5.1 standard, mais la Version originale Anglaise proposera, elle, une piste son encodée en DTS-HD Master Audio 5.1. La sortie a aussi été fixée au 6 octobre prochain. Trois heures et demie de suppléments sont également inclus à cette édition. Pour la plupart, ils ont été upgradés en HD, et proposeront le contenu suivant:

 

  • « Spectaculaire, Spectaculaire !  » : mode Picture-in-Picture avec le commentaire audio du cinéaste Baz Luhrmann
  • Une aventure créative
  • Featurette (11 min)
  • Le making-of de Moulin Rouge (26 min)
  • Archives inédites (35 min) : premier montage du rap de Zidler, première chorégraphie de Nicole et Jim, le tango de la jalousie
  • Premiers tests, premiers essais vocaux de Nicole Kidman
  • « Sad siamonds »
  • Les chorégraphies de Moulin Rouge (19 min)
  • La musique de Moulin Rouge (30 min)
  • Version DVD du film (16/9, SD, Dolby Digital 5.1)


Posted by Stéphane Roger | Cornwall On août - 22 - 2010 News preview

All the boys love Mandy Lane blu ray test

Mandy Lane est si belle, si pure, si innocente… que tous les garçons la convoitent. Pour la séduire, une bande de copains l’invite dans un ranch pour y fêter la fin des classes. Au rendez-vous : sexe, drogues, alcool… et un invité surprise, qui tente de mettre la main sur le plus convoité des trophées : Mandy Lane.


IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1 
blue-dot Wild Side

Globalement, cette édition restitue toutes les charges visuelles de son metteur en scène, jusque dans des détails qui pourraient laisser perplexes certains spectateurs: la présence d’un grain abondant, issu de l’émulsion des pellicules originales, l’emploi de certains filtres qui amoindrissent le rendu etc etc… Dans son ensemble, le film profite d’un pressage HD 1080p respectueux en tout points des intentions originelles du cinéaste. La définition et le niveau de détail sont en revanche moins marqués que de coutume, mais force est de constater que le film a du constituer un véritable cauchemar pour ce qui est de l’encodage. Mais il en va ainsi du style du film, très recherché, voulu par Jonathan Levine: ralentis expressifs quasi-surréalistes, contrastes appuyés, saturation violente des teintes primaires, traitement des pellicules… Une recherche stylistique et formelle permanente, aux images presque « mentistes », sorte de laboratoire visuel tour à tour archi-réaliste, et aussi archi-saturé et empesé. L’encodage réalise des prouesses, en se fiant au master avec la plus grande précision possible, avec, en particulier, une gestion de la luminosité très affinée (scènes situées en extérieurs jour). Une image globalement difficile à évaluer, mais un sans faute réel pour l’éditeur, qui n’a pas cherché à pousser le rendu vers telle ou telle dimension dans le but de le parfaire artificiellement.

 

 

all_the_boys_love_mandy_lane

SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais & Français
blue-dot 16 Bit, 48 Khz.
blue-dot OFFSET: n/a

Tout slasher qui se respecte se doit, d’ordinaire, de posséder une mise en avant poussée de la dimension acoustique. Mandy Lane n’y fait aucunement exception, et ce, même si ses origines modestes empêchent une véritable libération formelle. Mais qu’à cela ne tienne. Le résultat sonore se montre à la hauteur, et se permet même de proposer une musicalité sans faille sur le rendu des chansons « pop » employées tout au long du métrage, et qui lui octroient un habillage stylistique supplémentaire, ainsi qu’une force d’âme tout à fait réjouissants. Le final, au son de Sealed with a kiss, interprété par Bobby Vinton, laisse sur le carreau eu égard de sa qualité Hi-Fi. Pour le reste, la dynamique sait se montrer férocementagressive, et il en sera de même de l’ensemble des canaux lors des sollicitations d’effroi propres au genre: coups de feu, attaques au couteau ou coups assénés avec violence se voient retranscris acoustiquement de manière pleine et entière, vigoureusement et sèchement (qualité d’enregistrement des sons). La scène arrière, certes tangible, se montre parfois employée avec saveur et rigueur, mais manque également son plein potentiel scénique lors de séquences plus ambitieuses, où son usage réservé affiche une modération trop poussée… . Le canal de graves parvint sans peine à asséner de violents coups au palpitant, ancrant le récit sonore dans un fondement sourd et vicieux, insidieux mais fort à propos. Si la prise de son se montre globalement sèche, elle ne manque pas de dynamisme et de réalisme, que le montage son, moins spectaculaire que prévu, mais jamais dépourvu d’ingéniosité, parvient à mettre en avant une très belle créativité, réservée principalement aux (nombreux) passages musicaux et aux séquences d’effroi. Le codec DTS-HD Maser Audio 5.1 (présenté sous 16 Bit) se montre respectueux des intentions sonores et du design acoustique de l’ensemble. A l’aise sur tous les terrains, il remplit la pièce avec conviction, et permet d’épaissir le rendu sonore en optant pour la non-compression. Qu’il s’agisse d’effluves sonores déchaînées ou d’ambiances fines mais solidement texturées, la piste DTS-HD Master Audio restitue toute la plénitude du mixage originel, là où tant d’éditions de films du même genre, plus prestigieux, lors de la grande époque du support DVD, manquaient leur coeur de cible sonore en raison du choix du codec Dolby Digital 5.1 qui, au delà d’une spatialisation revue à la baisse, élaguait aussi l’intérieur des sons en présence, qui, immanquablement, perdaient considérablement en texture donc en réalisme et franchise sonore. Sur cette édition Blu-Ray, il n’en est rien, et la notion de spectacle sonore prend alors tout son sens, tout en préservant ses forces vives.

 

INTERACTIVITE

  • Interview de Amber Heard (14 minutes environ)
  • Interview vidéo du cinéaste Jonathan Levine (28 minutes environ)
  • Bandes-annonces (4/3, SD, Dolby Digital 2.0)
Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray

Notes du disque :
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On août - 19 - 2010 News preview test 2



valhalla rising blu-ray review

Un film de Nicolas Winding Refn

Pendant des années, One-Eye, un guerrier muet et sauvage, a été le prisonnier de Barde, un redoutable chef de clan. Grâce à l’aide d’un enfant, Are, il parvient à tuer son geôlier et ensemble ils s’échappent, s’embarquant pour un voyage au coeur des ténèbres. Au cours de leur fuite, ils montent à bord d’un bateau viking, mais le navire, pendant la traversée, se retrouve perdu dans un brouillard sans fin, qui ne va se dissiper que pour révéler une terre inconnue. Alors que ce nouveau territoire dévoile ses secrets, les Vikings affrontent un ennemi invisible et terrifiant, et One-Eye va découvrir ses véritables origines…


Après Bronson et la trilogie Pusher, Nicolas Winding Refn livre une fresque épique et spectaculaire. Une véritable épopée de bruit et de fureur, servie par une mise en scène virtuose et magnifiquement incarnée par l’acteur Mads Mikkelsen.


IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1 
blue-dot Wild Side

Tourné à l’aide de caméras Red One, offrant une résolution native de 4K, le transfert Blu-Ray de Valhalla Rising ne déçoit aucunement, loin de là. Les détails trop cliniques ou numériques parfois offerts par ce type de matériel sont ici totalement absorbés par le style visuel du cinéaste, qui parvient à capter des détails naturel inouïs et le grain de peau des acteurs grimés avec délectation. Loin de tout lissage, le rendu stupéfie à (presque) tous les instants, s’octroyant une précision de tous les diables, forte de contrastes forts et poussés, et d’une colorimétrie soigneusement étudiée. Les scènes en extérieurs, qui dominent la quasi-intégralité du film, sont restituées avec une grande vigueur visuelle, les paysages et les lumières naturelles étant exposés à merveille. La finesse du rendu, la prestance des images cadrées en Scope se montrent bien souvent optimaux. Ce transfert parvient à extraire tous les détails du style du cinéaste, le moindre de ses choix artistique, au point de former un idéal technique sans faille, à la solidité sans cesse éprouvée.

 

SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 7.1: Anglais & Français.
blue-dot 16 Bit, 48 Khz.
blue-dot OFFSET: n/a

Des détails physiques particulièrement perforants émaillent ce long-métrage, constitué de scènes très calmes, et d’autres vertigineuses de violence, le tout subtilement dupliqué sur le rendu acoustique, qui parvint à allier douceur extrême (proche du mutisme acoustique) et violence exacerbée. Lors de ces instants de pure violence, de multiples canaux s’actionnent avec une vigueur sonore particulièrement ambitieuse. Le codec DTS-HD Master Audio, ici présenté en 7.1, restitue toute la violence et la célérité de la bande-son avec une précision fort appréciable, et ce en dépit de son encodage sous 16 Bit. Le canal de graves se montre vigoureux, parfois trop présent, mais sas pour autant atteindre les octaves les plus basses. Les ambiances naturelles envahissent régulièrement la pièce d’écoute (vent des montagnes, eau…), et leur niveau de détail se montre pétillant, immédiat, forts d’un réalisme brut et d’une amplification parfois sauvages (les attaques de One-Eye, au corps-à-corps, sont presque plus violentes et gore au niveau acoustique qu’au niveau visuel, et pourtant, les éruptions de sang , les lacérations et les eviscérations sauvages sont légion). Les deux canaux centraux arrières renforcent la précision du trait acoustique, délivrant des ambiances fines, jamais sur-présentes, qui accroissent le réalisme spatial d’une scène arrière loin d’être secondaire, bien que parfois moins marquée que prévu. Au grand final, il s’agit là d’un paysage sonore sobre mais abouti, hautement chargé de détails, et régulièrement avivé par des sons prégnants, enregistrés, montés et mixés avec un savoir-faire technique et artistique marquant.

 

INTERACTIVITE

  • L’ENFER D’ODIN : entretien avec Mads Mikkelsen et Nicolas Winding Refn (26mn)
  • Bande-annonce (4/3, SD, Dolby Digital 2.0)
Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray

Notes du disque :
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On août - 19 - 2010 News preview test 3

toy-story-3

La venue du superbe Toy Story 3 au format Blu-Ray vient d’être confirmée par Disney. Ainsi, le 2 novembre, en zone A (quid du zonage…), les spectateurs et autres fans de la saga pourront retrouver les aventures de Woody et Buzz l’Eclair en 1080p, le tout accompagné d’une piste son proposée en DTS-HD Master Audio 7.1 (mixage son très réussi pour son rendu en salles). Les suppléments proposeront, pour leur part, le contenu suivant:

  • Teaser (HD) Cars 2 early sneak peak
  • Day And Night theatrical short
  • Bonus: The Gang’s All Here, Toys! Epilogue
  • Buzz Lightyear Mission Logs: The Science Of Adventure (conj with NASA)
  • Paths To Pixar: Editorial
  • Studio Stories: Where’s Gordon, Cereal Bar, Clean Start
  • A Toy’s Eye View: Creating A Whole New Land
  • Alex Syntek
  • Cine-explore by director Lee Unkrich and producer Darla Anderson
  • Beyond The Toybox – Commentary track
  • Beginnings with Michael Arndt
  • Bonnie’s Playtime – A story roundtable
  • Roundin’ Up A Western Opening
  • Goodbye Andy
  • The Accidental Toymakers Of Pixar
  • Life Of A Short
  • Making of Day And Night
  • Ken’s dating tips, Lotso commercials
  • “Dancing With The Stars” at Pixar
  • Trailers and more
  • Game: Toy Story Trivia Dash
  • Alex Syntek music video



Posted by Stéphane Roger | Cornwall On août - 17 - 2010 News preview

Paristexas4

L’éditeur vient de nous commuiquer les dates de ses futures sorties au format Blu-Ray. Trois très grands films (qui figurent parmi nos films préférés depuis des lustres), dont deux étaient jusqu’alors disponibles en zone A uniquement (Criterion, donc aucune lecture possible en zone B…), qui bénéficieront de masters restaurés, d’un soin technique hors pair, et, fort logiquement, d’une piste son encodée en DTS-HD Master Audio 5.1.

  • Paris, Texas (Wim Wenders, 1984)
  • Les Ailes du Désir (Wim Wenders, 1987)
  • Les Demoiselles de Rochefort (Jacques Demy, 1964)

Il nous tarde déjà de redécouvrir les deux oeuvres de Wenders, mises en lumière par Robby Muller, dans des conditions dignes de ce nom. Nos confrères Canadiens de dvdbeaver.com avaient déjà pu tester/chroniquer Paris, Texas à cette adresse, dans sa version zone A, qui devrait être identique à notre zone B. Pour ce qui est de l’aspect sonore, Paris Texas et Les Ailes du Désir avaient déjà été précédemment édités en DVD zone 2, pourvus de fort réussies pistes son encodées en Dolby Digital 5.1. Le remixage avait été supervisé par Wim Wenders en personne. Ce seront ces deux travaux de remasterisation qui devraient ici être reproduits, le tout soigné par le codec DTS-HD Master Audio 5.1.

demoiselles-de-rochefort-04-g

Les Demoiselles de Rochefort, tourné dans un CinémaScope majestueux, a très récemment été diffusé sur Arte HD. Les résultats vidéo furent réellement étourdissants, et ce sera ce master qui sera inclus sur l’édition Blu-Ray à venir du film de Demy. Agnès Varda, ,ancienne compagne de Demy, s’est chargée de la restauration de trois films de son compagnon en 2005, auprès de Ciné Tamaris, sa propre société. Redécouvrir le film de Demy en Scope restauré, et ses partitions/chansons de Michel Legrand en son numérique non compressé relève de la gourmandise cinéphilique ultime.

 

 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On août - 13 - 2010 News preview

aurore11

L’éditeur Français dont nous avons régulièrement parlé a décidé de passer la vitesse supérieure pour ce qui est de ses éditions vidéo au format Blu-Ray. Le marché étant désormais plus mature, et le coefficient de pénétration de la HD davantage marqué, l’éditeur peut se permettre de proposer davantage d’éditions encodées en Haute Définition. Pour la plupart, ces titres prévus au cours de cet automne bénéficieront de masters image et son restaurés. De grands classiques sont au programme. En voici la liste complète, pour des parutions qui s’étalent de septembre à décembre prochains:

 

  • 6 octobre : Le Monde sur le fil de Rainer Werner Fassbinder (DVD et Blu-ray)
  • 3 novembre : Frank Borzage en 3 films. (Coffret 3 DVD ou Blu-ray à l’unité :L’Heure suprêmeL’Ange de la rue et L’Isolé)
  • 18 novembre : Jeannot l’intrépide de Jean Image (Combo Blu-ray + DVD)
  • 1er décembre : F.W. Murnau en 2 films (Coffret 2 Blu-ray et DVD collector à l’unité : L’Aurore et City girl)

Ces films bénéficieront de masters image en 1080p, au format 1.33 pour la plupart. Pour ce qui est des bande-sons, celles-ci se verront proposées en DTS-HD Master Audio 2.0 (monophonique), sans perte(s). Une excellente nouvelle pour les plus authentiques cinéphiles, qui pourront ainsi redécouvrir, entre autres, les classiques de Murnau (parmi les plus belles oeuvres de l’histoire du Cinéma) dans une qualité inédite.

murnau blu-ray

 

 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On août - 12 - 2010 News preview

 

Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir de très brèves chroniques de titres Blu-Ray récemment édités, et au sujet desquels nous n’avions encore rien écrit. Aucun mécanisme de sélection, mais de simples mots-clé qui placent d’emblée dans l’ambiance que dégage l’acoustique spatialisée de ces titres porteurs, et réellement capables de mettre en avant les vertus du son numérique lossless. De multiples diapasons ont été accordés à cette occasion. Découvrez notre tour d’horizon, non exhaustif, mais qui devrait vous permettre de faire vos choix.


FURIE

eli

diapason-argentS’il n’a pas rencontré son succès escompté, Le Livre D’Eli dispose d’un transfert Blu-Ray en acier blindé. Pour preuve, son master image terrassant de précision et de finesse, sans cesse ajusté, permet d s’immerger totalement dans l’atmosphère post-apocalyptique pensée et conçue par les deux frères metteurs en scène. La bande-son du film encodée en DTS-HD Master Audio 5.1 (sous 24 Bit) dispose d’une accroche frénétique et d’une disposition spatiale qui frise l’irrévérence. Les ambiances se font fines et nettes, détaillées avec soin. Les deux fusillades du film, certes brèves, constituent à n’en point douter des scènes mémorables sur le terrain acoustique: les coups de feu résonnent avec une vigueur sans nom, et l’intégralité de la scène sonore s’agite de toutes parts, offrant un rendu spatial divinement contrasté et riche de mille nuances. Une véritable furie acoustique à la dynamique incendiaire, et à la réponse en fréquence idyllique. Ces deux séquences, véritable coups d’éclats formels, se hissent dans peine à la hauteur d’un ‘top-démo’ pour cette année 2010, enraison de la violence sonore instantanée qu’elles déploient et de la profondeur acoustique qu’elles dessinent au coeur de l’espace 5.1. La clarté spatiale offerte par le son numérique lossless, ainsi que son impact et son degré d définition sont ici immanquables et constituent des pièces de démonstration (presque) absolues. Diapason d’argent. Dieu que le rendu audio proposé par le format DVD, aussi bon soit-il, est loin derrière…

 

 

DENSITE

day

diapason-argentLa bande-son de DayBreakers, encodée en DTS-HD Master Audio 7.1 (Discrete, sous 24 Bit, 5431 kbps selon nos confrères de dvdbeaver.com), propose une expérience analogue à celle du Livre d’Eli, mais à laquelle se rajoute rage et puissance effrénées. L’éditeur, Lionsgate, pourtant spécialiste des ré-égalisations sauvages, livre ici une piste son 7.1 lossless d’une superbe densité acoustique, qui restitue au mieux le mixage originel: la scène sonore, dès les tout premiers instants, remplit l’espace d’écoute en étoffant chaque recoin, et en diffusant un environnement sonore dimensionné et réaliste, riche en nuances diverses. Les deux canaux supplémentaires proposés sur la scène arrière se montrent, pour une fois, non pas relégués à de simples ambiances inaudibles, mais participent de l’effort de mise en espace des sons. Réactive, ample et généreuse, d’une grande précision dans sa délimitation des périmètres spatio-acoustiques, cette bande-son rageuse et vibrante constitue sans nuls doutes l’un des meilleurs usages récents du format audio 7.1, tout en offrant une expérience sonore dense, riche et texturée, aux multiples éclats et à la variété abondante. Un superbe tapis acoustique qui remplit la pièce, particulièrement appuyé et profond, dès les tout premiers instants, d’une myriade de sons high tech et réalistes, sensiblement marquants et violents, et qui, régulièrement, transcendent réellement la préhension du film. Le pouvoir de recouvrement acoustique se montre ici optimal et optimisé. Une exceptionnelle réussite Australienne, image(s) et son(s), précédée, en ouverture, d’un jingle DTS présenté en DTS-HD Master Audio 7.1 Discrete (24 Bit et 96 Khz). Souvent incroyable voici à nouveau un mixage exemplaire qui surclasse tous les rendus audio possibles entendus et expérimentés sur support DVD.

 

 

OUVERTURE

toy story blu-ray review

diapason-orDisponibles depuis le mois de juin, les deux premiers opus de la saga Toy Story, pourtant vieux de près de 15 ans, constituent pour leur part l’exemple parfait d’un traitement vidéo… parfait. L’image se montre idyllique, tout bonnement parfaite et anthologique, et semble même davantage impressionner que les productions Pixar plus récentes. Du côté sonore, Gary Rydstrom, alors en charge du sound design et du mixage, a su réaliser des performances hors normes, que les pistes DTS-HD Master Audio 6.1 (Matrix) retranscrivent comme jamais auparavant. Clarté de cristal, ampleur sonore dithyrambique, sens du détail, puissance d’évocation, rigueur des espaces sonores… . Il s’agit tout bonnement de deux des bandes son les plus jouissives entendues au cours de cette année, qui surclassent même celles des dernières productions Pixar. Le générique de fin de chaque épisode, en particulier, propose un rendu spatial et des originalités de mixage presque inédites, au rendu tout simplement mirifique pour peu que le matériel suive. Le reste des films, courts, concentre un maximum de créativité sur l’intégralité des canaux, avec de régulières exergues qui animent le canal central arrière avec une précision là aussi mémorable. Les basses fréquences accusent un poids et une netteté d’ensemble qui laissent sur le carreau, et l’intelligibilité du canal central, tout autant que sa clarté impérieuse, évoquent davantage la Haute Fidélité que le son cinéma. Des modèles du genre, pourvus de séquences anthologiques (le camion dans le premier opus pour ne citer que lui) à l’ouverture et à la variété sonore presque indéfinissables.

 

 

EPIQUE

clash

Le Choc des Titans déploie en quasi-permanence une scène sonore 5.1 qui, si elle se montre quelque peu moins perforante et performante que les titres chroniqués plus haut, leur emprunte leurs chemins acoustiques sinueux ainsi que leurs vertus sonores saisissantes. La piste DTS-HD Master Audio, proposée en 5.1 multicanaux, se montre diantrement puissante et appuyée, regorgeant d’ampleur et forte de situations épiques. Les multiples combats décrivent un périmètre acoustique large et densément peuplé de cris, vociférations, râles et souffles qui, d’un même tenant, procurent ampleur et souffle guerrier à un ensemble remarquable. En particulier, le combat final, contre le célèbre Kraken, constitue un point d’orgue où culminent toutes les vertus de ce mixage sauvagement agressif. L’ensemble réagit avec flexibilité et puissance, incitant à faire grimper les décibels afin de savourer au mieux cette déferlante de clashs et autres concussions, tout en préservant la fort agréable intelligibilité qu’offre le codec DTS-HD Master Audio 5.1, ici clairement à son avantage, et loin, très loin des pistes son déployées par l’éditeur au cours des précédentes années, sur supports DVD ou Blu-Ray. La musique se répand avec tact et tenue, tandis que s’additionnent les multiples sons des armes. Une superbe mobilité spatiale enrobe les sons, qui se déplacent aux quatre coins cardinaux de l’installation avec une facilité déconcertante et une évidente précision. Variété et diversité (les cris fulgurants des différentes créatures) animent ce mixage au montage son certes tapageur, mais disposant de suffisamment de rigueur et de largeur acoustique pour convaincre en termes de dimensionnement de la scène sonore. (édition testée: zone B Britannique, identique à la zone B Française à paraître sous peu, courant août).

 

 

FOISONNEMENT

alice

diapason-bronzeDernière réalisation de Tim Burton, Alice au Pays des Merveilles propose une image en 2D (3D non native en salles, au rendu stéréoscopique très perfectible…) plutôt réussie, mais semble préserver ses caractéristiques 3D… pour sa bande-son. En effet, personne ne pouvait s’attendre à un tel déferlement de diversité, un tel foisonnement de sonorités toutes plus originales les unes que les autres, subtilement placées dans un environnement sonore à la spatialisation exemplaire. La piste son, ici encodée en DTS-HD Master Audio 6.1 (Matricé, sous 24 Bit et 48 Khz), dispose d’une très solide réserve de puissance. La pertinence du canal central arrière, d’ordinaire relégué au domaine du secondaire, prend ici tout son sens sur de très nombreuses séquences clé, comme cette chute dans le « rabbit hole », qui déclenche une triphonie arrière au rendu exemplaire et perforant, tout en conservant une spatialisation à la précision chirurgicale. Autre aspects marquants de cette piste 6.1: sa diversité et son originalité, visibles/audibles dans le rendu et la conception des sons dans l’espace. Les insectes imaginaires pourfendent la zone d’écoute d’avant en arrière lorsque Alice pénètre à Wonderland, des ombres fantomatiques hantent l’espace d’écoute, d’abord de manière spectrale et informelle sur les trois canaux arrières, puis de manière plus concrète sur la scène frontale et le canal de renfort de graves (.1 LFE). Une fois à Wonderland, rares sont en effet les scènes ou séquences dépourvues d’ambiances poussées ou habitées de sons croquignolesques. L’ensemble se voit agité de toutes parts, sans pour autant viser l’agressivité. Au final, le parcours d’Alice se montre tout autant visuel que sonore, tant la bande-son et son mixage/montage accompagne sa quête avec véhémence et acuité. Un authentique paysage acoustique, riche et mouvementé, aux multiples panoramas sonores, qui vit, existe et respire sur sept canaux très sensiblement plus audibles que dans les précédentes créations de Tim Burton, pourtant riches en évènements sonores. Dosés avec un équilibre réaliste et féérque à la fois, les mutliples tintements de clochettes, chuintements, vociférations, plaintes ou ritournelles musicales jouissent d’un subtil équilibre sonore, aux localisations poussées et puissantes, et à l’acoustique forte et doucereuse à la fois. Le rendu du son numérique lossless (sans compression), via le codec DTS-HD Master Audio 6.1 surprend à nouveau par l’évidence de ses qualités musicales et acoustiques.


Posted by Stéphane Roger | Cornwall On août - 11 - 2010 News preview

robocop-2

Si l’on ne sait encore rien quant au contenu de l’édition Blu-Ray des trois films, il est tout de même possible de prédire que l’éditeur, MGM (distribué par Fox sur tous les territoires depuis quelques années), proposera les trois métrages en 1080p (quid d’une remasterisation poussée, ces trois films, surtout le premier opus, ayant toujours souffert de pressages SD et/ou HD calamiteux…), accompagnés d’une piste son Anglaise proposée en DTS-HD Master Audio. A nouveau, aucun élément actuel ne permet d’en dire davantage, qu’il s’agisse d’un retraitement image ou d’une remasterisation/remixage son. Sortie prévue (annoncée mais non confirmée) au cours de cet automne.

 

 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On août - 10 - 2010 News preview

absolutepower

Plutôt méconnu du grand public, véritable succès critique lors de sa sortie en 1997, Absolute Power, brillamment mis en scène par Eastwood, se voit édité en zone A (Warner), et très récemment dans notre zone B. Dépourvue du moindre supplément, cette édition propose une fort belle piste son encodée, contre toute attente, en DTS-HD Master Audio 5.1, sous 24 Bit, et avec un bitrate audio non négligeable de 4069 Kbps en moyenne. Nous connaissons fort bien ce film étonnant, long, méditatif parfois, mais profondément abouti, sorte de thriller amplifié nimbé d’une dimension politique et morale surprenante, pour ce qu’il est (les Cahiers du Cinéma le considéraient à l’époque comme une oeuvre magistrale), mais aussi pour sa bande-son au mixage étincelant. Il a d’ailleurs constitué notre second achat au format Laserdisc AC3 en son temps. Et si la piste Dolby Digital (384 Kbps) qu’il contenait à l’époque ne rivalisera jamais avec une piste son proposée en DTS-HD Master Audio de nos jours, elle mettait déjà en lumière un mixage savamment composé, très animé sur l’arrière (jusque dans la superbe musique de Lennie Niehaus, ancien grand collaborateur du cinéaste avant que ce ne soit lui qui compose intégralement les partitions des bande-originales de ses oeuvres), subtilement mis en espace dans ses moindres séquences, et pas uniquement lors des plus agitées. Des heures passées à écouter ce qui, à l’époque toujours, constituait la découverte de la révolution « 5.1″ (en 1997) nous ont permis de connaître tous les détails de ce film très délicat, et d’en apprécier la finesse des gestes de mise en scène, au cadre, et au son. Une excellente nouvelle donc que cette réédition, d’autant que le film est très peu (pour ne pas dire jamais) télédiffusé. Une aubaine de le (re)découvrir, à tout petit prix.

 

IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: VC-1
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1 
blue-dot Warner Bros (Blu Line), prix de vente maximum conseillé: 15€

Si les toutes premières séquences laissent craindre le pire (effet VHS très voyant), la suite s’améliore nettement, offrant au film une parure visuelle inédite. La saturation des couleurs se montre parfois très poussée, mais cette saveur visuelle est conforme à nos souvenirs de la diffusion en salle. La définition et le piqué se montre globalement très réussis, notamment lors des séquences en extérieurs. Les contrastes, de bon aloi, permettent une lisibilité optimale, et il en sera de même pour la luminosité, subtilement ajustée, avec quelques effets « vignette » sur de rares plans, en bord cadre. La compression se montre à la hauteur, sans accroc, et l’ensemble respire bon l’argentique. Que dire si ce n’est que la magnifique photo de Jack N. Green se montre brillamment restituée, et que la mise en scène du maître ne cesse d’en imposer, via des images retapées, sans avoir été remastérisées complètement. Pour un titre de fin de catalogue, le résultat émerveillera par la finesse de sa restitution et par les subtiles textures qui habitent chaque plan. A n’en point douter.

absolute power blu-ray

SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Français & Français etc… Dolby Digital 5.1 (-4dB)
blue-dot 24 Bit, 48 Khz, 4096 Kbps
blue-dot OFFSET: n/a

Le rendu acoustique s’affranchit enfin des affres de la compression qu’imposait l’éditeur à ses pistes Dolby Digital anémiques lors de l’ère du DVD. La précédente incarnation vidéo du film, sur DVD, ne profitait que très rarement du potentiel du son multicanaux, et, pire, disposait d’une scène sonore sourde et éteinte, compressée sur le terrain de la dynamique. La piste DTS-HD Master Audio offerte ici corrige très nettement et favorablement le tir, octroyant au film et à son mixage un fort supplément d’âme pour ce qui est de ses vertus dynamiques. Ainsi, la spatialisation frontale s’étaye de manière spectaculaire et perce enfin la surface des enceintes. Dans son grand ensemble, le son s’y affiche plus véloce, plus volumineux, plus rapide et plus réaliste, avec davantage de textures sonores et de force vive sur le terrain acoustique. L’intelligibilité prime et domine avant tout, ainsi que la section des graves.

 

Les séquences clé du film (le cambriolage et la fuite de Luther-Eastwood) bénéficient d’une netteté spatiale et d’une propreté fréquentielle qui octroient à la superbe partition de Lennie Niehaus une dynamique et une puissance expressive insoupçonnée jusqu’alors. Les graves sont présents, avec quelques descentes brèves mais sensibles,et l’ensemble du spectre audible réagit aux sollicitations des appuis orchestraux de Niehaus. La scène arrière, plutôt secondaire, existe bel et bien, jusque dans la reproduction de l’orchestre. Les mutliples ambiances urbaines y gagnent en présence ainsi qu’en dimension spatiale. Du reste, la dynamique se voit totalement réinvestie par rapport à l’édition Laserdisc, atteignant ici des petits sommets de vivacité énergique. Quant aux dialogues, leur reproduction se montre très claire, ouverte, ne souffrant d’aucun soucis d’intelligibilité. Ils se voient armés d’une clarté d’écoute et d’une vigueur qui dépasse souvent, et allègrement, nombre de productions contemporaines…

 

La séquence du café « Alonzo » bénéficie de superbes textures sonores, où graves et sous-graves cohabitent avec un haut du spectre délié, naturel, ne versant jamais dans l’artifice, et suggérant un remplissement opportun de la scène sonore. La clarté du son, pourtant très peu remasterisé, y est lisible de bout en bout, et le surcroît de clarté qu’offrent les 24 Bit de profondeur de signal, ainsi que le choix du son numérique non compressé, se montrent optimaux, proposant des résultats audibles dès l’entame du film, qui y gagne considérablement ne ouverture du champ sonore, en chaleur et en transparence. Un résultat qui, globalement, nous a émerveillé, et aura su nous accompagner intelligemment et finement dans la redécouverte de ce film subtilement réussi. Très chaudement recommandé.

INTERACTIVITE

  • Totalement absente…
Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray

Notes du disque :
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On juillet - 26 - 2010 News preview




Poseidon blu-ray

Il s’agit du soir du Nouvel An sur le Poséidon. Les voyageurs font la fête et trinquent à l’avenir. Mais leur futur approche quand une vague de 46 mètres renverse le navire…la bataille pour leur survie commence.


IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: VC-1
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1 
blue-dot Warner Bros (Blu Line), prix de vente maximum conseillé: 15€

Les images très saturées du film s’offrent un confort de visionnage tout neuf. La palette colorimétrique brille de mille feux, offrant des couleurs primaires élégamment saturées, une belle stabilité colorimétrique, amplifiée par les excellents cadrages en Scope. La définition demeure pointue, exception faite de quelques séquences sous-exposées, mais très rares. Pour le reste, luminosité, contrastes et niveau des noirs tirent pleinement profit des extensions qu’offre le format Blu-Ray. La profondeur de champ s’illustre de manière prodigieuse sur de nombreuses scènes, dessinant une sensation dimensionnelle au coeur des images. L’alternance colorimétrique entre les scènes sous-marines et les scènes en intérieurs dévastés, aux couleurs plus chaudes, ne pose aucun soucis, chacune préservant un excellente part d’intensité. Enfin, signalons la présence de grain argentique: bien que très présent sur une poignée de séquence, il demeure naturel et réaliste la plupart du temps, texturant doucement l’image. Certains effets spéciaux visuels, totalement dépassés, se montrent arrogants de basicité sur certains plans, tant le piqué qu’offre la HD améliore le rendu visuel.

 

SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Français & Français etc… Dolby Digital 5.1 (-4dB)
blue-dot 16 Bit, 48 Khz
blue-dot OFFSET: n/a

Le rendu acoustique s’affranchit enfin des affres de la compression qu’imposait l’éditeur à ses pistes Dolby Digital anémiques lors de l’ère du DVD. La précédente incarnation vidéo du film, sur DVD, ne profitait que très rarement du potentiel du son multicanaux, et, pire, disposait d’une scène sonore sourde et éteinte, compressée sur le terrain de la dynamique. La piste DTS-HD Master Audio offerte ici corrige très nettement et favorablement le tir, octroyant au film et à son mixage un fort supplément d’âme pour ce qui est de ses vertus dynamiques. Ainsi, la spatialisation frontale s’étaye de manière spectaculaire et perce enfin la surface des enceintes. Dans son grand ensemble, le son s’y affiche plus véloce, plus volumineux, plus rapide et plus réaliste, avec davantage de textures sonores et de force vive sur le terrain acoustique. L’intelligibilité prime et domine avant tout, ainsi que la section des graves, certes performante, rehaussée par rapport à l’expérience DVD, mais bien en dessous des attentes.

 

Néanmoins, la scène arrière se montre totalement éteinte, secondaire, et ne dispose jamais de l’énergie nécessaire à remplir l’espace d’écoute. En ce sens, la scène sonore demeure sclérosée aux seuls canaux frontaux, la présence sur l’arrière relevant davantage de l’anecdotique… Les très rares effets demeurent des ambiances timides, quasi-inaudibles, qui, du coup, ruinent la dimension spatiale de cette bande-son qui nous avait semblé très largement plus ouverte en salles lors de sa diffusion courant 2006. Un manque de cohérence sonore certain, d’autant que les précédentes productions de Petersen avaient su combler sur ce terrain, voire réaliser des prouesses, au vu des exigences techniques du cinéaste de Das Boot. Sur Poséidon, l’ensemble de la bande-son réagit au travers d’explosions et de concussions, de chocs d’objets aux proportions gigantesques dont les échos et autres manifestations sonores demeurent étrangement et systématiquement localisés sur les canaux stéréo frontaux de la façade. Une indéniable déception.

 

INTERACTIVITE

  • Poseidon un bateau sur le plateau (22 mn, 4/3, issu de l’édition DVD)
  • Journal de Bord (10mn, 4/3, issu de l’édition DVD)
  • Poséidon à l’envers (12mn, 4/3, issu de l’édition DVD)
Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite

Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray

Notes du disque :
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On juillet - 23 - 2010 News

gainsbourg vie heroique blu-ray

C’est à nouveau en retard que nous allons évoquer la sortie Blu-Ray du splendide Gainsbourg (Vie Héroïque) de Joann Sfar. Disponible depuis près de deux mois maintenant, nous sommes enfin parvenus à visionner cette édition HD, qui permet une découverte émerveillée du film, qui s’y voit présenté dans des conditions techniques luxueuses. La piste son DTS-HD Master Audio 5.1, n’y allons pas par quatre chemins, constitue l’une des plus réussies entendue cette année, qu’il s’agisse du plan technique, mais aussi, et surtout, artistique.

 

Daniel Sobrino, que nous avions interviewé il y a de cela quelques années, suite à son César du Meilleur Son pour son travail sur les Choristes, est crédité en tant que chef opérateur du son. Cyril Holtz, mixeur (excessivement) talentueux a réalisé le mixage 5.1 du film, assisté de Jean Goudier (au montage son). Une fine équipe, qui, une fois réunie, a opté pour mise en commun des compétences de chacun, donnant ainsi à voir et à entendre un mixage et une bande-son singuliers, au parfum d’inédit. Avant toute chose, le premier éclat de ce mixage provient de l’enregistrement des dialogues, et de la qualité de tous les sons « in ». La voie centrale propose à elle seule un rendu limpide et cristallin, à la dynamique vocale saisissante, confinant avec le (presque) jamais entendu cette année.

gainsbourg blu-ray

Les innombrables passages chantés profitent ainsi d’un confort de diffusion et d’une fidélité dans le rendu qui laissent pantois. Une haute fidélité qui n’usurpe aucunement son appellation, prolongeant les efforts vocaux des acteurs, mettant subtilement en lumière leurs interprétations. Le jaillissement de certaines paroles, la justesse des timbres et l’équilibre du grain des voix percent la scène sonore frontale avec une netteté saisissante, laissant même filer quelques sifflantes, preuve d’une absence de réégalisation forcée. Avec ses nombreux passages dialogués, aux consonances théâtrales, il est évident que le film profite pleinement de ce surcroît de définition (les 24 Bit sont audibles de bout en bout), en proposant une brillance et une netteté à nulle autre pareille.

 

Mais au delà de cette caractéristique, qui met en vedette le travail de captation de Daniel Sobrino, la bande-son excelle aussi à reproduire une esthétique du sentiment musical, tout en offrant des perspectives d’écoute sans cesse renouvelées. Là où il était possible d’en attendre fort peu en termes de spatialisation et de diaphonie, ce travail sonore surprend sur toute la ligne. En effet, le recours aux extensions qu’offre la scène surround arrière sont quasi-constants, et la mobilité des son dans l’espace tridimensionnel accuse une finesse spatiale et une précision sans commune mesure. Dès les toutes premières séquences, l’équilibre de ce mixage est rendu évident via sa liberté expressive, sa fraîcheur et l’évidence de son réalisme, qui, tous, conduisent à son immédiateté et à sa transparence. Chaque lieu semble habité, de manière fort juste et réaliste, d’extensions sonores et acoustiques s’affranchissant des traditionnelles notions d’effets ou d’ambiances. Des rires d’enfants placés de ci de là sur tous les axes de la scène sonore, des appels au loin, dans la forêt, tous sont reproduits avec toutes les vertus du réalisme poussé à son maximum, sur un grand nombre de canaux. Ainsi, si le film se prête finalement peu aux éclats sonores, il se trouve tout de même une acoustique intime spectaculaire, hautement plus évènementielle sur le terrain sonore que le dernier volet des aventures d’Indiana Jones…

gains2

En outre, l’aspect musical, ou plutôt de son rendu dans l’espace, a bénéficié d’un soin tout particulier, quasi-conceptuel. Tentative d’explications: la plupart des chansons de Serge Gainsbourg sont connues pour être rendues (et sauf erreur de notre part) en son monophonique. Ici interprétées par les acteurs, et nouvellement instrumentalisées par Olivier Daviaud et ses nombreux musiciens, la fidélité de la retranscription importait massivement. Or, en lieu et place d’une disposition spatiale traditionnelle, en mono éclaté sur les deux canaux frontaux, comme il est coutumier de l’entendre depuis tant d’années, Cyril Holtz a opté pour un positionnement bien spécifique au coeur de son mixage 5.1. Sans doutes ne l’avez vous pas remarqué, mais durant les deux heures quinze du film, outre les dialogues sur la voie centrale, seule la partie droite de l’installation/auditorium véhicule les sons, principalement la musique et les chansons. En ce sens, ce ne sont pas deux canaux frontaux qui jouissent des textes de Gainsbourg, mais la zone fantôme située entre le canal avant droit et le canal arrière droit. Loin de tout artifice, cette gestion de l’espace permet de solliciter des zones audibles peu conventionnelles, construisant par là même l’espace sonore sur la droite, tout en maintenant une profondeur acoustique qui couvre l’avant et l’arrière de la zone d’écoute. La musique de Serge Gainsbourg ne se voit ainsi aucunement dénaturée, mais profite d’une profondeur inédite via cette disposition très cinégénique, qui libère aussi la charge acoustique de la scène frontale. Certains aspects musicaux profitent de tous les canaux à disposition, aux moments dramatiquement opportuns.

gains

Au delà d’une simple caractéristique technique secondaire, il s’agit là sans nuls doutes d’une authentique figure de style, visant, via ce procédé d’expression, à s’écarter de l’usage ordinaire de l’espace sonore cinématographique, dans le but de tenter d’insuffler une expressivité particulière au propos musical. Loin d’être tout juste évocatrice, la bande-son participe ainsi de cet effort de mise en scène. Mise en espace, la musique récupère une vigueur sensationnelle, lors de nombreux passages iconiques: l’arrivée de B.B, les différentes rencontres, les enregistrements, les coups d’éclat… Le mixage n’atteint plus sa stricte visée de support audio, mais vise un état supérieur de représentation cinématographique, qui agit en symbiose avec les images. Un tel degré d’exigence, une telle conceptualisation impliquent des volontés stylistiques d’intégration, tout en révélant les sens multiples des sons mis en musique. Paroles et instruments, impeccablement enregistrés et mis en scène avec un brio exceptionnel, deviennent des êtres à part entière.

 

diapason-argentSignalons enfin la qualité et la prestance du rendu musical, qui met en valeur chaque instrument, et qui offre des textures musicales suaves et saisissantes de netteté et de profondeur. Subjectivement, le mixage semble  même conserver une part importante des textures des prises de son analogique de l’époque. Certains passages obligent presque à faire grimper très haut le volume sur l’amplificateur, afin d’être violemment immergé par les paroles et les musiques de cet artiste hors normes. Soignée, nerveuse, réactive, musicalement chaude et presque charnelle, mobile et d’une très rare élégance, cette bande-son ne pouvait rêver mieux qu’une présentation en DTS-HD Master Audio. Le codec, pour une fois, y trouve une expressivité technique comme on en entend rarement. Particulièrement à l’aise, il impose la qualité d’écoute ainsi que la profondeur de signal qu’offre le son numérique non compressé avec une facilité doublée d’ une évidence qui, littéralement, laissent sur le carreau. Massivement musicale, férocement réussie, cette bande-son constitue une véritable oeuvre d’art. Oubliez certaines productions nord-Américaines pourtant efficaces. La bande-son de Gainsbourg (Vie Héroïque) se pose, pour une pléthore de raisons, comme son immanquable point d’orgue technique et artistique.

 

evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray











Posted by Stéphane Roger | Cornwall On juillet - 21 - 2010 News preview test 1

SYNOPSIS

Le jour où les flics sont venus me chercher dans ma banque, pour m’apprendre que j’avais un frère jumeau, qui plus est un mac, et que j’avais 30 sec pour répondre à leur deal :20 ans de taule ou un mois dans la peau de mon frère, j’ai mis 15 sec pour endosser son costard de mac.

le mac blu ray


DOSSIER DE PRESSE

Après une série de films sérieux depuis quelques années ( Le Couperet, G.A.L, Pars vite et reviens tard) il semble que seul Thomas Langmann ramène José Garcia vers la comédie. Producteur et scénariste pour Le Boulet et Astérix aux jeux olympiques, il retrouve son double statut avec Le Mac. La recette miracle pour attirer son acteur fétiche ? Rien d’étonnant en tout cas quand on sait que l’idée originale du scénario vient de Thomas Gilou, réalisateur de La Vérité si j’mens, qui avait révélé le comédien au grand public.

Pascal Bourdiaux, réalisateur du film, qui a longtemps dirigé des épisodes de « Un gars, une fille» a également fait venirArsène Mosca, personnage récurrent de la série. Arsène Moscane sera pas en terrain inconnu, puisqu’il avait déjà croisé José Garcia sur le tournage de Astérix aux jeux olympiques.

José Garcia retrouve enfin Gilbert Melki, avec lequel il n’avait pas travaillé depuis La Vérité Si J’mens 2. Il renoue également sur l’affiche avec un accoutrement qui avait déjà marqué les spectateurs du Boulet : une sorte de peignoir/robe de chambre improbable qui ne semble pas l’entraver dans les scènes d’action.

Le casting comporte deux comédiens aux trajectoires singulières. Jo Prestia et Doudou Masta n’ont pas toujours été devant la caméra en tant qu’interprètes : le premier est un ancien champion de sport de combat (muay thai) et le second un ancien rappeur. Un second round pour les deux hommes qui étaient déjà réunis pour La Horde.

Ce n’est pas la première fois qu’une comédie s’appuie sur une resssemblance inattendue entre deux personnages que tout oppose. Il s’agit d’un ressort presque classique. On se souvient notamment des Visiteurs et leurs quiproquos engendrés par la ressemblance entre Jacquouille et Jacquart, tous deux joués par Christian Clavier. Dans Grosse Fatigue,Michel Blanc devait lui aussi éviter les ennuis causés par un sosie malveillant, et dans Le Siffleur, François Berléands’invente un jumeau dur à cuire. Même outre-atlantique, ce genre d’intrigue a déjà été porté à l’écran : dans Président d’un jour, un simple citoyen doit remplacer au pied levé le président, dont il est le portrait craché.

Le tournage n’a pas été de tout repos pour José Garcia ! L’acteur a dû prendre des leçons de danse pour le rôle. Les quelques extraits du making off montrent que l’entraînement a pour le moins été intensif. Mais le résultat est là : dans la scène du night club, on peut voir un mac déchaîné qui s’en donne à cœur joie sur la piste de danse…


Breton de coeur et d’origine, nomade de fait, tenté par la médecine,
journaliste par passion, voyageur et observateur par curiosité, Nicolas
Hulot aime rappeler qu’il «n’est pas né écologiste, mais qu’il l’est
devenu». Son parcours, semé de découvertes, d’expériences et de
rencontres qui l’ont mené d’un bout à l’autre du globe, a petit à petit
forgé son combat pour l’écologie et plus largement en faveur d’une
approche plus humaniste du monde.
Après quelques mois passés en fac de médecine, il exerce plusieurs petits
boulots et découvre la photo. Göksin Sipahioglu, créateur de l’agence
SIPA presse lui fait confiance ; Nicolas Hulot fait du photoreportage son
premier métier. Il parcourt ainsi le monde durant 5 ans et est témoin
de faits nationaux et internationaux marquants, notamment en Afrique
Australe ou en Afrique du Sud avec les événements qui ont précédé la fin
de l’apartheid. La photo l’amène naturellement à s’intéresser à la presse
écrite et parlée, et il a l’opportunité d’entrer à France Inter. De 1978 à
1987, il sera journaliste et producteur de plusieurs émissions. Il innove
dans les méthodes de reportages, se faisant acteur d’aventures qu’il
fait vivre en direct à ses auditeurs. C’est ainsi qu’il relève certains défis
comme la descente du Zambèze à la pagaie ou se pose au pôle Nord
géographique avec le 1er aéronef monomoteur. En 1987, le hasard de
la vie le mène à l’audiovisuel, chez TF1. Une simple expérience qui ne
devait durer que quelques mois, et qui se transforme en une véritable
tranche de vie. Depuis 22 ans, Nicolas Hulot a successivement été
producteur et présentateur des émissions «Ushuaïa, le magazine de
l’Extrême» (1987-1995), «Opération Okavango» (1996-1997) et enfin
«Ushuaïa Nature» (depuis 1998).

image2

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1
blue-dot Fox (France), disponibilité: 06 juillet 2010

le mac blu ray

Globalement, cette édition HD délivre un rendu visuel chatoyant (colorimétrie somptueuse et relevée, aux cadres remarquables), offrant des images denses et piquées, bien souvent hautement détaillées. Un léger grain argentique habille l’ensemble, apportant une gamme de textures fort agréables. L’encodage se montre en tout points solide. La profondeur de champ, associée à un degré de définition poussé, offrent un rendu proche de l’exemplaire, loin de tout lissage ou de compromission. Excellent niveau des noirs également, aidé en cela par des contrastes saisissants. Dans l’ensemble, cette édition procure de fort agréables sensations visuelles, qui ne sont pas étrangères au cadrage Scope idéalement mis en lumière par cette édition Blu-Ray qui frôle la perfection.


 

son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Français
blue-dot 24 Bit, 48 Khz 
blue-dot OFFSET: aucun

le mac blu ray

Si l’essentiel du spectacle se déroule sur la façade avant, délaissant d’occasionnels éclats que l’on aurait apprécié entendre émaner de derrière l’installation, la bande-son ne manque aucunement de rigueur ou de franchise. Mieux: elle offre de multiples points d’accès acoustiques, et se montre très ouverte en termes de spatialisation et de dynamique. Les dialogues savoureux occupent le centre de la scène frontale, et profitent d’un rendu dynamique et ‘immédiat’. Le volume de ces éclats de voix se montre flatteur, étalonné avec soin. Les différentes ambiances musicales (ambiances, boites de nuit…)profitent elles aussi d’une ouverture stéréophonique du champ sonore plus marquée que sur d’autres productions du même acabit. Le canal de renfort de graves affiche une fine dextérité, et sert tout à la fois à amplifier un rendu souvent dynamique, ou à parfaire le poids acoustique de certains lieux (parking souterrain vers la fin du métrage). La réponse en fréquence, pour sa part, se montre libre et libérée de toute entrave compressive, quelque soit la zone du spectre audible.

 

Il en résulte un son aux aspects clairs (pour ne pas dire ‘éclaircis’), libre, détouré avec soin, et armé d’une solide définition acoustique. Le sound design se montre pour sa part plutôt réjouissant: en ne recentrant pas l’ensemble essentiellement sur les dialogues, le film se trouve rapidement une autre vision sonore: bruits ambiants, définition des lieux, extensions des espaces naturels… . Un ensemble qui respire, agit et vit, amplifié et vitaminé par le codec DTS-HD Master Audio 5.1 qui octroie tour à tour une dynamique quasi-incendiaire à la scène frontale (réalisme audio très travaillé et immédiateté certaine), et un pouvoir de définition réaliste et solide, fort et patent. Une certaine richesse expressive s’empare de ce long-métrage, qui s’offre un rendu luxueux mettant clairement en avant le soin apporté à la conception sonore de cette comédie endiablée pour laquelle l’aspect audio a été intégré avec rigueur et vigueur (sens du rythme, relances régulières du tempo via des effets tonitruants ou irruptions brutales de titres musicaux pop…). A l’exception d’une scène arrière fort secondaire, reléguée à l’arrière-plan, peu porteuse et finalement anecdotique, l’ensemble séduit par sa franchise et son pouvoir d’évocation, frais et pétillant, qui n’est pas étranger au sentiment de feel-good que dégage le film.

 


interactivite

  • Making of (27 minutes environ)
  • Le mac en six leçons
  • « Le mac vu par »
  • Bêtisier
  • Bande-annonce


evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray



Posted by Stéphane Roger | Cornwall On juillet - 19 - 2010 News preview test 2

wolfman

Ce sera le vingt juillet prochain que Universal (France) proposera à la vente le film de Joe Johnston. Wolfman, remake avéré du film au titre homonyme, se présente de manière somptueuse pour cette édition Blu-Ray. Il nous a déjà été possible de visionner en partie l’édition zone B Britannique, totalement identique à celle que proposera l’éditeur dans nos vertes contrées d’ici quelques jours. Le verdict, partiel, se montre plutôt élogieux: le master image se montre extrêmement fidèle à la source, et même si la mise en scène abuse d’effets « gothique » et de filtres de luminosité, ce qui efface quelque peu la définition, en limitant sa réactivité, la section image se montre solide et détaillée, dynamique et enjouée. La très surprenante mise en lumière du film, qui joue sur des cadrages serrés et de brusques ouvertures du champ se montre réellement à son avantage, et l’ensemble accuse des contrastes forts et des premiers plans particulièrement détaillés.

 

La bande-son dispose aussi d’une très grande liberté expressive et agit avec beaucoup d’aisance sur le plan de la spatialisation multicanaux: contrairement à certaines pistes son proposées par l’éditeur, celle-ci semble dépourvue de toute forme de compromission sur le haut du spectre, qui se montre soyeux et ouvert, limpide et acéré. La mise en espace des sons fonctionne en ce sens à merveille, offrant de riches perspectives sonores que le codec DTS-HD Master Audio 5.1 amplifie encore davantage, lui octroyant une force réaliste et un sentiment d’invasion acoustique presque oppressant. La lisibilité semble optimale sur toutes les zones du spectre audible, et la réponse en fréquence se montre avantageuse et bien-portante. Le design, sonore accompagnant le film nous a semblé réaliste et vivant, pourvu de nombreux détails sonores et de nervures particulièrement réelles. Une jolie liberté acoustique, aucunement limitée, qui permet réellement au codec audio sans pertes de fonctionner à partir d’un terreau sonore de grande qualité.

wolfman bd live

La surprise provient également de l’interactivité: l’éditeur réalise ne effet une première, inédite et sans précédent à notre connaissance. Le film original, grand classique du studio, mettant en vedette Claude Rains ou encore Lon Chaney, se voit entièrement disponible, en streaming vidéo, via le BD-Live de l’éditeur. Selon la qualité de la connexion interne, la diffusion se fera en 480p, voire en 720p. Le film a subi une remasterisation partielle mais réelle, et les résultats sont superbes: 4/3 et noir et blanc agréablement préservés, rendu sonore en mono 2.0 clair et distinct. La liaison internet, à quelques micro-coupures près, se montre convaincante, réactive, et la lecture démarre en moins de 25 secondes. Là où il était possible de craindre une absence de contrôle de la part du spectateur, Universal, à nouveau, surprend, et propose un système de navigation simple et clair, que nous ne soupçonnions aucunement: en effet, à tout moment, il est possible d’agir sur le streaming, en mettant le film en pause, lecture, avance rapide… . Un grand nombre de chapitres est accessible depuis la timeline (compteur temporel défilant). L’ensemble demeure fluide, intègre, rapide, sans bavure. Seule une piste son en VO (Anglaise) est disponible, et l’absence totale de sous-titres (toutes langues)  gênera les plus rétifs à la langue de Shakespeare, mais cette initiative inédite mérite d’être saluée. Elle permet surtout de sauver de l’espace disque, et d’utiliser l’extension BD-Live (connectivité internet) de manière pertinente, même si certains regretteront l’absence de DVD joint proposant le film autre qui’en streaming. Dans tous les cas, ce nouveau modèle éditorial n’a pas manqué de nous séduire, et il nous tarde de découvrir d’autres titres pourvus de cette extension fort réussie.

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On juillet - 13 - 2010 News preview

mademoiselle chambon

Jean est quelqu’un de bien : un bon maçon, un bon fils, un bon père et un bon mari. Et dans son quotidien sans heurt, entre famille et travail, il croise la route de Mademoiselle Chambon, l’institutrice de son fils. Il est un homme de peu de mots, elle vient d’un monde différent. Ils vont être dépassés par l’évidence des sentiments.

 

C’est aussi la première fois que Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon sont partenaires à l’écran depuis leur séparation à la ville -les deux comédiens s’étaient mariés en 1998, une fille est née de cette union. Ils s’étaient donné la réplique auparavant à trois reprises, dans L’Irrésolu de Jean-Pierre Ronssin (le film sur lequel il se sont rencontrés, en 1993), puis Le Septième ciel de Benoît Jacquot (1997), enfin dans Filles Uniques de Pierre Jolivet (2003)

 

Le réalisateur parle de ce qui l’a séduit dans le livre et du travail d’adaptation :« C’est effectivement une histoire simple. Ce n’est donc pas l’intrigue qui m’a happé mais la manière dont Eric Holder traduisait les émotions de ces gens modestes. Avec ses outils de romancier, il parlait de ces personnes avec une fragilité et une émotion qui semblaient me dire : « Voilà ce que tu dois filmer, c’est à cela que tu dois oser te confronter ». Avec Florence Vignon, nous nous sommes alors mis au travail pour adapter ce livre. Et à l’arrivée, nous ne l’avons sans doute pas adapté. J’ai fait parvenir le scénario à Eric Holder lorsque nous avons achevé notre travail. En retour, il nous a écrit une très belle lettre dans laquelle il nous disait : « c’est moins une adaptation qu’un prolongement, qu’un enrichissement, qu’un dévoilement d’une émotion que le roman tâchait de transmettre. »


IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1 
blue-dot France Télévisions Distribution

Un très beau pressage HD,  qui permet de mettre en lumière la très délicate photo dont jouit le film, le tout enrobé dans une ambiance doucement argentique qui habille et texture les images de toute beauté. Une image dense et détaillée, réaliste et subtilement spectaculaire. Les cadrages si symboliques et pregnants du cinéaste prennent en HD tout leur sens, à l’image de cette longue séquence finale (deux travelling avant) qui se pose comme la clé de voûte du film.

 

SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Français & Français DTS-HD Master Audio 2.0
blue-dot 24 Bit, 48 Khz
blue-dot OFFSET: n/a

Un rendu acoustique très nuancé, presque atone parfois, qui permet de mettre en scène les somptueux silences et non dits qui baignent le film. Le canal de grave se montre inexistant, ainsi que la scène arrière, l’essentiel étant focalisé au coeur même de la scène sonore frontale, sur la voie centrale. Là où une piste encodée en Dolby Digital 5.1, sur une édition DVD par exemple, aurait introduit de négligentes distorsions, ne respectant pas l’intégrité des voix complètement, le codec DTS-HD Master Audio lui assure une présente constante des fils conducteurs acoustiques du film. Aussi peu puissante soit-elle (il s’agit sans le moindre doute du mixage le plus doux et le moins agité qu’il soit), la piste DTS-HD Master Audio maintient une forme d’intensité jusque dans les innombrables silences, garantissant un rendu sonore intact, lavé de toute compression. Miraculeux dans sa discrétion, le mixage n’en est que grandi et épuré, tout en y gagnant incontestablement en présence et en densité.

 

INTERACTIVITE

  • Bande-annonce
  • Interview (superbe) d’une durée de 31 minutes
  • Scènes coupées

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite

Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray

Notes du disque :
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On juin - 20 - 2010 News preview

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Plus rythmé que Bandof Brothers, mis en scène avec brio, riche en émotions et spectaculaire à souhait, la nouvelle minisérie (10 épisodes d’une heure) produite par Tom Hanks et Steven Speilberg, The Pacific, qui évoque les événements de la Seconde Guerre Mondiale dans la région Pacifique où sont intervenus les marines et l’armée Américaine, se prépare à débarquer en Haute Définition via un coffret Blu-Ray ($100  tout de même…) le 2 novembre prochain. TOut d’abord destinée à la zone A (quid du zonage ?), cette édition sera par la suite déclinée en Europe, avec les mêmes caractéristiques techniques.

 

Au programme donc, des transferts 1080p, accompagnés d’une piste son Anglaise proposée en DTS-HD Master Audio 5.1. Le mixage détonant de la série, largement plus événementiel acoustiquement parlant que Band of Brothers, ne pourra qu’y gagner au change, notamment le somptueux générique d’ouverture mettant en vedette la splendide partition de Hanz Zimmer, riche en graves, et émotionnellement portée par un mixage symphonique de toute beauté. Voici ce générique d’ouverture, qui met en lumière le thème « Honor » composé par Zimmer:

 

 

Sur le flanc des suppléments, cette édition comportera des contenus de haut niveau, présentés en HD:

  • “Historical Backgrounds” – the five-minute prologues that set the stage for each episode and additional historical footage narrated by Tom Hanks.
  • “Making The Pacific” – go behind the scenes and take an inside look at the making of this epic, 10-part miniseries.
  • “Profiles of The Pacific” – delve into the lives of the real Marines featured in The Pacific. Get a personal perspective on their families, their war experience and their lives after the war in these intimate portraits.
  • “Anatomy of The Pacific War” – explore the historical influences and cultural perceptions that led to the merciless brutality in the Pacific theater of World War II.
  • “The Pacific Enhanced Viewing” – the ultimate viewing companion to The Pacific. Learn more about the Marines and gain a deeper historical understanding of the battles while watching the miniseries with Enhanced Viewing, a 10-part, 10-hour, picture-in-picture experience. Exclusive content includes interviews with historians and veterans, archival footage, maps and more.
  • “The Pacific Field Guide” – allows viewers to navigate through the major events featured in The Pacific in this standalone, interactive Field Guide. Search within for categories to view exclusive content including animated maps, extensive interviews with historians and veterans, historical footage, photographs and more.






Posted by Stéphane Roger | Cornwall On juin - 9 - 2010 News preview

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