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2009-09-24_09-04-08_packshot_braveheat_collector

Ce sera demain, Mercredi 4 novembre, que sortira dans notre hexagone la très attendue édition collector Blu-Ray du film de Mel Gibson. Braveheart a pour l’occasion suivi un programme de restauration méticuleux, que l’éditeur, Fox, délivre dans des conditions dignes de ce nom, le tout accompagné d’une piste son DTS-HD Master Audio 5.1 dont nous avons entendu des merveilles. L’image ne sera pas en reste, avec un rendu en 1080p des plus étonnants, surtout lorsque l’on prend en considération ‘l’âge’  (relatif, toutefois) du film. Pour s’en convaincre, un petit détour par le site canadien dvdbeaver, qui a pu tester il y a quelques temps déjà l’édition zone A, seulement équipée d’une piste Dolby True HD. Le master image employé chez nous devrait être en tout point semblable, et se révéler tout aussi surprenant, si on le compare à la dernière édition DVD. AVSForum propose lui aussi un fil de discussion dédié qui devrait vous ravir… et se mettre au service des ventes de ce titre très attendu. Enfin, nos confrères et amis de hdnumerique se sont fendu d’une chronique en avant-première nationale. Le débit de la piste DTS-HD Master Audio y est révélé: 4072 Kbps, sous 24 Bit réels…

Les suppléments proposeront:

  • - Les Commentaires de Mel Gibson
  • - Le Monde de William Wallace (30 mn) (documentaire Picture in picture)
  • - La Légende de William Wallace, le plus grand héros d’Ecosse (32 mn)
  • - Le Travail du scénariste (22 mn)
  • - » Alba Gu brath! » Le making Of (58 mn)
  • - Les Champs de bataille en 3D : toutes les batailles anglo-écossaises remodélisées en 3D et expliquées par des historiens
  • - Les Interviews d’archive

 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On novembre - 3 - 2009 News preview

sh-1SYNOPSIS

De plus en plus souvent, la petite Sharon rêve d’une ville abandonnée, Silent Hill. Sa mère, Rose, décidée à comprendre l’étrange mal dont souffre son enfant, décide de l’accompagner sur place. Alors qu’elles pénètrent dans cet univers lugubre, Sharon disparaît. Rose se lance à sa poursuite, mais se rend vite compte que ce lieu étrange ne ressemble à rien de normal. Noyée dans le brouillard, peuplée d’étranges créatures, hantée par des ténèbres vivantes qui dévorent littéralement tout ce qu’elles touchent, cette dimension va peu à peu livrer ses terrifiants secrets… Avec l’aide de Cybil, de la police locale, Rose se jette dans une quête éperdue pour arracher sa fille au monde de Silent Hill. D’indices en épreuves, elle va découvrir tout ce que Sharon risque et ce qu’elle représente dans une malédiction qui dépasse tout…

DOSSIER DE PRESSE

Silent Hill est l’adaptation du jeu-vidéo homonyme de Konami conçu par le japonais Akira Yamaoka. Sorti en 1999 sur la console Playstation, le jeu a été suivi de trois suites vendues à plus de 4 millions d’exemplaires à travers le monde. Grâce à une ambiance unique privilégiant le psychologique à l’action et à une mise en scène déjà proche du cinéma, le jeu a révolutionné le genre dusurvival-horror au même titre que Resident Evil ou Alone in the dark. Deux jeux ayant aussi connu une adaptation au cinéma.

Le réalisateur Christophe Gans s’est entouré de plusieurs collaborateurs français afin de mener à bien le projet. Nicolas Boukhrief (Le Convoyeur) est ainsi venu épauler le réalisateur et Roger Avary pour l’écriture du scénario. L’un des Français les plus appréciés d’Hollywood, Patrick Tatopoulos a lui aussi participé à Silent Hill. Après avoir participé aux effets spéciaux de gros succès hollywoodiens comme Independence Day ou Underworld, il a réalisé le design des créatures du film. Enfin le montage a été assuré par Sébastien Prangère qui avait déjà travaillé avec Christophe Gans sur Le Pacte des loups.

Le film s’inspire principalement de l’histoire de fond de « Silent Hill 1″ et de « Silent Hill 3″. Il emprunte toutefois son esthétique à « Silent Hill 2″ et les mouvements de caméra au numéro 4 : « Au départ, nous souhaitions adapter le second jeu de la série, le meilleur de l’avis général, explique Christophe Gans. Mais nous voulions aussi expliquer pourquoi Silent Hill est devenu cet espèce de Triangle des Bermudes urbain où l’on peut éventuellement pénétrer mais dont on ne peut pas ressortir. C’est donc le premier jeu qui nous a finalement inspiré. Nous avons commencé par coucher sur le papier le script du premier « Silent Hill ». Cela nous a à la fois permis d’avoir une idée claire du potentiel du jeu mais aussi de nous révéler tout ce qu’il restait à approfondir pour en tirer un film digne de ce nom. Par exemple, il nous ait apparu clairement que le personnage central du jeu – un homme nommé Harry Mason –se comportait avec l’instinct maternel et la vulnérabilité d’une femme. Plutôt que de trahir ce personnage en le durcissant, nous avons préféré en faire une femme. Akira Yamaoka a beaucoup ri quand je lui ai fait part de mon point de vue, mais il a été d’accord. Je pense que si son personnage était un homme, c’était d’abord pour une question d’identification et parce que seul un homme peut décemment affronter les épreuves du jeu. Mais il lui avait en fait donné une nature totalement féminine !« 

Il n’y avait aucun homme présent dans les premières versions du script queChristophe Gans fit parvenir à la production. Celle-ci lui demanda alors de compléter les scénario avec un personnage masculin. C’est ainsi que le rôle de Sean Bean fut créé.

Contrairement à la trame du film qui se déroule aux Etats-Unis dans une ville de Virginie occidentale, le tournage de Silent Hill s’est déroulé au Canada dans la ville de Brantford, Ontario, du 25 avril au 22 juillet 2005.

Dans Silent Hill, plusieurs niveaux de réalité co-existent. Pour présenter les environnements des différentes dimensions, plusieurs versions de chaque décor ont dû être construites. Cinq studios ont ainsi été nécessaires pour tous les accueillir. Au final, plus de 106 décors ont été réalisés.

 

image2

blue-dot CODEC VIDEO: VC-1
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1
blue-dot BITRATE: n/a
blue-dot Metropolitan (disponible depuis fin octobre 2009, en quantités visiblement limitées…)

sh-2Cette réédition Blu-Ray, entièrement supervisée et approuvé par Christophe Gans, propose une vision intacte du film, et offre des résultats visuels sidérants de netteté, de chaleur (lors des séquences « réelles »), et de précision. Difficile de reprocher quoi que ce soit à ce transfert qui donne la part belle à une exceptionnelle dynamique vidéo, permettant de mettre en lumière le travail non moins parfait du chef opérateur. Tout au long de la projection, le piqué de l’image se voit octroyé un superbe rendu, mettant habillement en valeur l’origine argentique du métrage, et ce même si certaines séquences fortement réétalonnées et traitées en synthèse aseptisent le rendu, proposant des images lisses et artificieuses… Mais globalement, le film est proposé de manière tonique et vive par ce transfert qui parvient sans peine à manipuler les zones d’ombres et l’obscurité, via des contrastes remarquablement solides (la dernière partie, lors de la révélation dans la « chambre » de l’hôpital, en est un excellent exemple, et se détache clairement du reste du film), même si nous avons pu observer quelques fluctuations cycliques de leurs rendu, qui mettent en avant une légère pointe de manque d’homogénéité. Le niveau des noirs, dans son ensemble, ne manque aucunement de profondeur, puisque ces derniers habillent élégamment l’image, offrant un excellent niveau de densité et de matière. Les multiples flashs lumineux éblouissent le cadre, et l’exposition se montre redoutable. Outre les séquences à effets spéciaux et CGI, le reste du film a réellement été tourné en 35mm, d’où ces résultats quelque peu granuleux qui ne sont aucunement pour nous déplaire. Ajoutons à cela une palette de couleurs très riches lors des séquences initiales ou des contrechamps finaux, qui s’estompe peu à peu au fur et à mesure de l’intrigue, pour offrir des tons gris et ternes du plus bel effet. Dure, intense, profonde, à la profondeur de champ parfois très aboutie et à « l’effet 3D » parfois prononcé, l’image offerte par ce transfert ne manque aucunement de vigueur et de réalisme cinématographique, et parvient à s’approprier l’essence du film via des images denses et porteuses de sens, que l’encodage VC-1, pourtant moins performant que l’AVC sur ce type de pressages aux images complexes, ne trahit jamais.

 

son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Français, Anglais
blue-dot DTS-HD Master Audio 2.0: Français, Anglais
blue-dot 16 Bit, 48 Khz
blue-dot OFFSET: n/a
blue-dot BITRATE: n/a

sh-3Sur le flanc du son, le film de Gans nous est proposé par l’éditeur en DTS-HD Master Audio 5.1 (VO et VF), mais seulement sous 16 Bit (nous y reviendrons). Allons directement à l’essentiel: dès les tout premiers instants, il est aisé de comprendre que ce qui va suivre sera durablement marquant. Et c’est en effet le cas, avec une exploitation ambiophonique littéralement anthologique, qui met en avant le niveau de détail accru du son numérique lossless de manière exhaustive et immanquable. La gestion de la scène sonore se montre terrifiante et absolument ahurissante de subtilité multicanaux: un relief constant, une dynamique incendiaire capable des plus grands écarts, et une agressivité à nul autre pareil. Nous tenons là une pièce de choix, qui s’impose comme un référence ultime pour les amateurs du film, et qui représente également l’une des meilleures expériences HD vue (et entendue) ces derniers temps, qui balaye les éditions DVD, pourtant très bonnes, les renvoyant au rang de smples VHS. Redécouvrir une telle bande-son dans de telles conditions relève du plaisir rare et coupable. Jamais le film n’avait paru si ahurissant sur le terrain acoustique:  la réponse en fréquence sur l’intégralité du spectre laisse pantois d’admiration, et les nuances sonores se montrent d’une richesse prodigieuse, exceptionnellement vastes. Un impact surréel, une démonstration (presque) absolue.

 

« Presque », car l’éditeur n’a pas jugé bon de lui donner une plus grande ampleur, en raison de de l’encodage sous 16 Bit (au lieu des 24 dont le son numérique lossless est capable). Nul besoin de paniquer pour autant, mais les oreilles les plus acérées auront remarqué ce léger manque de profondeur et de définition lors des séquences les plus chargées en effet, dont l’intelligibilité, pas vraiment mise à mal, tirerait pleinement profit d’un piqué plus approfondi. Le canal de grave(s) délivre des attaques dantesques de profondeur, pour sa part, et chaque lieu visité se voit nappé acoustiquement de vagues d’infra-graves sombres et menaçantes, sourdes et déliées qui tapissent le bas de la pièce d’écoute,  apportant de la matière et du volume à la scène sonore. Cet arrière-plan sonore créé par le canal 0.1 LFE ajoute une dimension surréelle permanente, elle-même amplifié par le recours à la scène arrière, qui, au grand final, nous a un tout petit peu « déçu ». Celle-ci devrait davantage être conçue comme un dissipateur d’ambiances, un « extenseur » d’atmosphère, plutôt que comme un moteur d’effets au sens strict. Non pas qu’elle se montre en retrait, mais sa conception même, véritable effet de sens et partie-intégrante du design sonore du film, ne requiert guère une pression permanente de cette zone de diffusion, le coeur de la scène sonore étant concentré sur la scène avant, qui regorge de micro-détails évocateurs, et possède une base expressive des plus expansive (le bûcher final inonde littéralement la triphonie frontale). Ces derniers sont plus ou moins régulièrement relayés  sur l’arrière, qui ouvre ainsi une perspective nouvelle sur le lieu visité, lui apportant une touche de profondeur, et une délicate note de précision atmosphérique, sans pour autant l’abreuver de détails secondaires ou superfétatoires. La scène sonore se déploie ainsi naturellement, mais certains seront surpris par son manque de construction systématique sur l’arrière de l’installation. Il convient de garder à l’esprit qu’il ne s’agit nullement d’un défaut, mais d’une part conceptuelle intègre, qu’il convient d’apprécier à sa juste valeur. Subtile et tendue, cette scène arrière, sans emporter la bande-son de manière radicale, habille finement la bande-on, lui octroyant ce surcroît d’informations atmosphériques qui lui apportent tout son sens lors des innombrables séquences d’exploration (école, église, sous-sols…).

 

La bande-son du film redonne tout son sens au terme acoustique: « Elle fait appel aux phénomènes ondulatoires et à la mécanique vibratoire. » Par la même, la conception sonore du film, gérée par Nicolas Becker (sur lequel Gans revient lors du documentaire sur le disque deux), constitue la pièce de choix. Ouvragé à partir de sons réels, concrets et parfois banals, qui ont été distordus et ont subi une multitude de transformations, la bande-son du film se voit habillement mise en valeur par le codec DTS-HD Master Audio, qui redonne de l’énergie et de la « croustillance », des impacts réalistes à la profondeur insondable et du poids aux différentes nappes sonores. Celles-ci s’enchevêtrent et s’interpénètrent, suggérant une acoustique  sournoise, dissolue, au combien manipulatrice, qui génère très vite un trouble dans la perception de l’atmosphère du film. Ce trouble, situé à mi chemin entre une anormalité croissante et un réalisme immédiat des sons,  est ensuite exploité par le mixage et le montage son, qui le focalise sur des différents plans sonores, habillant le tout de boucles d’ambiances (premier et arrière-plan(s) ). Cette chaîne de fabrication génère très vite une atmosphère sonore pétrifiée et prégnante, au pouvoir de suggestion diaboliquement habille: les sons maintiennent une texture réaliste, qui flatte l’oreille, tout en suggérant graduellement des distorsions et manipulations acoustiques qui altèrent la perception de la réalité sonore et des ambiances. Par là même, cette subtile élaboration participe au déploiement dramatique du film, jalonnant sa construction narrative.

 

Les effets sonores réagissent sur l’ensemble du spectre, s’y manifestant sur ses différentes zones: aigus, médiums, graves et infra-graves. La dynamique de la piste son décompressée force encore plus le rendu, libérant des masses acoustiques déchaînées, présentées ici en haute résolution, avec une superbe fidélité. Seule la musique nous a semblé souffrir d’une intégration assez élémentaire, dépourvue de fondations acoustique marquantes. Solide, profonde, inquiétante et d’une prodigieuse richesse, cette bande-son est en soi un véritable exercice conceptuel, qui n’en constitue pas moins une superbe démonstration de savoir-faire et d’exigence(s). Un hit, que nous récompensons par un diapason d’argent, et que l’on rêve, un jour, de pouvoir découvrir sous 24 Bit.

 

interactivite

  • DISQUE UN: double commentaire audio, dont celui, en VF, du cinéaste: indispensable.
  • Mode Picture in Picture stupéfiant, permettant de découvrir le film sans effets spéciaux ou visuels, sans étalonnage, dans une petite fenêtre qu’il est possible d’agrandir en plein écran. Inédit, et absolument saisissant. Le mode plein écran est présenté en SD, et la différence avec le film en HD est pour le moins frappante.
  • DISQUE DEUX: nouveau documentaire de une heure et demie « Silent Hill: entre deux mondes » (HD, 1080p, Dolby Digital 2.0), réalisé très récemment, et qui se révèle être d’une richesse sans fin. Anecdotes, recul, réflexions… Gans s’y montre magistral et diaboliquement pertinent. Un must
  • Autour du jeu vidéo : 
    – Interview du producteur du jeu vidéo, Akira Yamaoka 
    – Extraits de la rencontre entre le réalisateur Christophe Gans et Akira Yamaoka
  • Interview de Christophe Gans sur le jeu Silent Hill 2
  • Intros des jeux vidéo Silent Hill 1 et 2
  • Making of : 
    – La voie des ténèbres 
    – Sur le tournage
  • Featurette
  • Teaser (SD et 2.0…)
  • Bande-annonce (SD et 2.0…)
  • Galerie d’affiches
  • Galerie de photos

evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 31 - 2009 News preview

incognito-1SYNOPSIS

Lucas est devenu une superstar en s’étant approprié les chansons d’un ami qu’il croyait disparu. Soudainement, cet ami réapparait. Lucas, pour lui cacher sa fortune et sa célébrité, commet l’erreur de demander à Francis, un comédien raté, de prendre sa place.

DOSSIER DE PRESSE

Incognito marque la première expérience d’acteur du chanteur Bénabar. Le réalisateur Eric Lavaine raconte pourquoi il l’a choisi pour tenir la vedette de sa comédie : « Parce qu’il est totalement légitime en chanteur et parce que c’est un comédien né. On s’est connu lorsque j’étais directeur artistique, responsable des auteurs sur la série H pour laquelle il écrivait des épisodes. C’est devenu un ami et c’est naturellement que je lui ai parlé d’Incognito car je connaissais ses velléités de comédien. En plus, il n’y avait que lui pour écrire les chansons dont j’avais besoin pour le film. En gros, on s’est fait confiance. »

Le chanteur Bénabar débute sa carrière de comédien avec Incognito, mais il profite du film pour coiffer deux autres casquettes : celle de scénariste (il a déjà une petite expérience dans le dmaine puisqu’on lui doit l’écriture de certains épisodes de la série H) et celle de compositeur. C’est en effet lui qui a composé toutes les chansons d’Incognito. Il avait déjà composé pour le cinéma en 2004, pour Madame Edouard, et en 2006, pour Le Lièvre de Vatanen.

Le réalisateur Eric Lavaine se souvient précisément du jour où il a eu l’idée d’Incognito :  »(…) je passais des vacances à Naples et un matin, en courant le long de la baie, je tombe sur un type qui joue un morceau méconnu de U2 à la guitare électrique. Je m’arrête pour l’écouter et je lis dans ses yeux : « J’ai composé ça cette nuit, qu’est-ce que tu en penses, mon pote ? ». Je suis rentré à mon hôtel et j’ai écrit le pitch d’Incognito. L’histoire simple d’un mec qui s’est approprié les chansons d’un autre. »

Bénabar évoque sa première expérience devant la caméra :  »C’était plutôt quelque chose qui m’excitait secrètement, comme plein d’autres choses dont on a envie mais que l’on ne va pas forcément réaliser : grimper l’Annapurna, conduire une Ferrari ou faire du saut à l’élastique… (…) C’était quelque chose qui tenait plus de l’ordre du fantasme que du rêve. Un truc que je ne pensais jamais réaliser. » Puis d’ajouter sur l’expérience Incognito en général : »Sérieusement, cette expérience m’a sincèrement bouleversé. Ce film ne m’a pas seulement apporté des choses sur le tournage, mais bien après également. Par exemple, Eric Lavaine a voulu que je me mette au sport, j’avais quelques kilos à perdre… Eh bien, je continue. C’est un film qui a changé le regard que j’avais sur moi au niveau physique. Je sais que je n’étais pas tout à fait pareil à la fin du tournage ; et ce changement me suit, sans pour autant tomber dans le cliché. Ça a été une expérience vraiment nouvelle. »

Eric Lavaine ne tarit pas d’éloges sur Franck Dubosc, l’un des acteurs principaux d’Incognito. Pour lui, l’acteur livre une performance touchante et enfantine :  »Franck Dubosc est un acteur prodigieux ! Mais un acteur, pour donner toute l’étendue de son talent, a besoin de textes corrects. C’est aussi simple que ça. Et c’est parce que c’est un grand comédien que l’on peut lui faire jouer des scènes parfois limites, scènes qui seraient graveleuses ou lourdes avec d’autres et qui prennent une autre dimension avec Franck. Ce n’est pas si simple de jouer la comédie tout en jouant à la Wii cul-nu. Francis est un personnage qui n’a pas de filtre entre le cerveau et la parole ; comme un enfant. Et Franck a su donner ce côté enfantin et touchant au personnage. »

 

IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: VC-1
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 1.78:1 
blue-dot BITRATE: n/a
blue-dot Pathé (FPE), France, disponibilité: 18 novembre 2009

incognito-2Le pressage proposé par Pathé recelle de très nombreuses surprises: avant toute chose, comme le remarquent nos confrères de hdnumerique.com, le film de Eric Lavaine a été tourné intégralement à l’aide de la caméra HD Panavision Genesis, que l’on a déjà pu voir à l’oeuvre sur de nombreuses productions Nord-Américaines. De toute dernière génération, cette caméra restitue des images dynamiques et d’une excellente, pour ne pas dire remarquable, précision. En ce sens, le film bénéficie d’une vision pensée pour la Haute Définition, et c’est sans la moindre surprise que ce qui est ici offert sur cette galette se révèle être d’une excellente tenue. La fidélité de l’image s’y montre épatante, d’une superbe finesse, à la définition absolument parfaite. Loin de proposer un rendu trop numérique, l’image offerte ici préserve un cachet cinégénique, et laisse respirer les lumières crues, découpe les scène de nuit avec soin, et propose des contrastes irréprochables. La netteté de l’ensemble, le piqué de l’image constitue ce que l’on peut actuellement voir de mieux. Propre, définie, sans le moindre défaut (poussières ou granularité, encodage défaillant etc…), l’image de Incognito s’offre un luxe qu’elle parade de plan en plan, amplifiée encore par la justesse de la colorimétrie, aux couleurs étalonnées à la perfection pour représenter ces ambiances parisiennes quelque peu grisaillantes. Avec sa fluidité impeccable et son panache certain, l’image proposée ici accroche dès les premiers plans, puis ne faillit jamais à la tâche, avec son exposition aux petits oignons, sa luminosité idéale en tout point, et sa profondeur de champ très naturelle. Une surprise inattendue pour un rendu en acier blindé, d’une solidité à toute épreuve, d’une stabilité sans faille. Extrêmement surprenant.

 

SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Français
blue-dot 16 Bit, 48 Khz
blue-dot OFFSET: n/a
blue-dot BITRATE: n/a

incognito-3Si l’essentiel du spectacle se déroulera à l’avant, rien n’empêchera en revanche cette bande-son de briller comme par ‘magie’. Magie ? Absolument. Avec un enregistrement des voix littéralement bluffant, qui confère aux dialogues parfois savoureux une immédiateté et un impact dramatique fort agréables, et une mise en scène musicale tendre et savoureuse, très discrète, cette bande-son ne manque aucunement d’arguments de poids et constitue là aussi une surprise fort bienvenue. La stéréophonie frontale constituera le principal élément moteur de cette production, à l’acoustique toutefois réaliste et nette, tranchée. L’ampleur sonore se montre limitée par le manque de relief et le peu d’enjeux multicanaux, mais elle demeure cependant réelle et palpable, offrant au film un espace sonore HiFi dont la rondeur ne décevra pas, et aux accents frais et rutilants. Juste, épaisse physique, la bande-son saura réveiller vos enceintes en quelques occasions ciblées: les morceaux de musique, interprétés par le chanteur-acteur, accusent une superbe assise, et se voient armés d’une dynamique sans faille qui assure stature et profondeur de signal aux sons. En ce sens, la bande-son du film ne souffre jamais d’anémie et ne se montre jamais inexpressive. Bien au contraire, elle finit par imposer une stature transparente et dynamique, pétillante de vivacité, sans la moindre réégalisation. Cette caractéristique sonore permet au codec DTS-HD Master Audio de s’illustrer vaillamment: il découpe ‘espace scénique avec justesse, habille soigneusement la musique d’une étoffe soyeuse (les tout premiers instants du film en sont évocateurs), et parfait le rendu en s’assurant que rien ne soit perdu ou dissou, déformé ou distordu. Les message sonores percent la surface de la bande-son non sans élégance, et chaque micro-nuance de la prise de son semble revivre, ravivées par une texture sonore aussi agréable à oreille que ne l’est le satin au toucher.

Il suffit en effet d’écouter finement l’installation des dialogues au coeur de la voie centrale, ou d’observer les multiples ambiances urbaines lors des séquences en extérieur (FNAC, etc…), qui, à l’occasion, réveillent quelque peu la scène arrière, mais occasionnent surtout la mise en place de plans sonores richement texturés, incitant la scène sonore à gagner en dimension. Discrète mais réellement transparente à l’écoute, d’une clarté cristalline, propre et avenante, cette bande-son affiche un profil sonore chatoyant, très agréable, frais et tonique, que la piste son décompressée permet de mettre en scène non sans énergie, avec un très belle réponse en fréquence, jamais vraiment bridée par ses petits 16 Bit de définition. Une incontestable réussite dans son registre.

 

INTERACTIVITE

  • Film annonce en DTS  5.1 mi débit
  • Making-OF (14 minutes environ)
  • Scènes coupées
  • Essais comédien
  • Clip de la Chanson titre « Qui le Saura »
  • >Galerie photos (courte, mais présentée en HD 1080p)


Notes du disque

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray


Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 30 - 2009 News preview test 3



lascars-1SYNOPSIS

Condé-sur-Ginette, en périphérie d’une grande ville, à mille lieux du sable chaud, des cocotiers et du bleu océan des Caraïbes. C’est l’été. Le soleil brûle le chrome des mobylettes, réchauffe le bitume des tours, asphyxie les halls d’immeubles et crame les esprits. Ici, tout le monde rêve des plages de Santo Rico. Certains plus que d’autres. Pour Tony Merguez et José Frelate, les deux MC’s du quartier, le départ est imminent. Mais l’agence de voyage responsable de leur billet a zappé le nom de la destination. Retour à la case Ginette ! Pour refaire surface, Tony se mue en Montana façon Scarface et tente de refourguer un peu d’herbe fraîche  » gentiment  » prêtée par Zoran, brute épaisse aux pieds pas vraiment d’argile. José de son côté joue les Don Juan dans une grosse villa, occupée par Momo l’incruste et la belle… Clémence. Tout aurait pu rouler, si une maîtresse en furie, des réalisateurs plutôt amateurs, un sauna norvégien, des policiers énervés ou encore un juge coriace, n’en avaient décidé autrement…

DOSSIER DE PRESSE

Avant de faire l’objet d’un film, Les Lascars étaient diffusés sur le petit écran. Sous forme de sketches d’une minute, la série, le temps de deux saisons, a su créer l’évènement. Le phénomène Lascars s’exporte et se vend dans plus d’une vingtaine de pays. Disponible sur Internet, la série continue aujourd’hui de générer un très grand nombre de clics (20 millions de visionnage). Parallélement à la série télévisée, les Lascars font également leur show sur bande-dessinée.

C’est à Alexis Dolivet, Laurent Nicolas, Numéro 6, Cap1 et aux deux rappeursLucien Papalu et Izm que l’on doit Les Lascars. Désireux, dès le début de l’aventure, d’en faire un film, cette bande de joyeux lurons n’arrivent pourtant pas à convaincre des producteurs frileux. Ce n’est que 9 ans après la première diffusion de leurs sketches que le film se fait. Une aventure qui prend forme grâce à Roch Lener, producteur du film et sans qui le long métrage n’aurait jamais vu le jour.

Si Les Lascars est l’oeuvre de plusieurs mains, tous les créateurs de la série semblent s’entendre sur un point: le ton donné. Ils ont tous grandi avec ce qu’Eldiablo appelle « la culture hip hop », qui regroupe tant la danse, que le dessin ou encore la musique. Une culture ultra urbaine donc qui plonge les créateurs de la série dans un milieu qu’ils maitrisent mieux que personne puisque « Les Lascars, c’est nous avant tout ! On s’est inspiré de notre quotidien, de nos amis, de nos délires… Les Tony Merguez, José Frelate, Sammy et Narbé, on les connaît tous ! »

Diplômés de l’Ecole des Gobelins en 1997, Albert Pereira Lazaro et Emmanuel Klotz travaillent au sein de Millimages depuis 1998. Tandis que le premier se spécialise dans la réalisation de séries d’animation, le second est 1er assistant réalisateur sur les séries télévisées. Duo solide depuis déjà 10 ans, ils réalisent, avec Les Lascars, leur tout premier long métrage.

Si la série connait un joli succès audiovisuel, les producteurs à vouloir franchir le cap du grand écran ne sont pourtant pas nombreux. Afin de les rassurer, les producteurs de la série décident de créer un pilote, dans lequel ils mettent tous les ingrédients d’un succès déjà au rendez-vous: de l’humour, de l’action et un décor urbain et moderne inédit, le tout en 2D ou 3D ! En outre, les comédiens pressentis pour poser leur voix enregistrent un message à l’attention des éventuels partenaires. Le casting (de rêve) et la video font leur effet puisque France 2, Canal + et Studio 37 signent immédiatement.

Les acteurs ont enregistré leurs voix très peu de temps après la finalisation du scénario. Afin que chacun des comédiens ne soient pas prisonnier de son personnage, l’équipe du film a préféré procéder à l’enregistrement des voix avant de finir l’animation. De cette façon, les acteurs étaient plus libres pour rentrer dans leur rôle et livrer une interprétation moins rigide.

Afin de fédérer un large public, les réalisateurs et producteurs du film ont tenu à faire un film d’animation de qualité. Pour ce faire, Thomas Digard, directeur de l’animation, a travaillé entre « la prise de vue réelles, l’animation japonaise et le cartoon américain », le tout en mélangeant la 2D et la 3D !

 

IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: AVC Mpeg-4
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 1.78:1
blue-dot BITRATE: n/a
blue-dot France Télévisions Distribution

lascars-2Cette édition Blu-ray propose une vision intacte du film, et offre des résultats visuels sidérants de netteté, de chaleur, et de précision. Le tout premier plan pose déjà le décors: un design ultra-détaillé, un photo-réalisme appliqué, pas l’once d’un défaut, et une stabilité d’image sans la moindre défaillance. Oublions Pixar et Disney… le rendu vidéo est en tout point s-i-d-é-r-a-n-t de justesse, pour peu que l’on accepte cette animation saccadée caractéristique de la série. Un travail par couches successives a été appliqué: chaque plan est en ce sens visible et se distingue des autres: premier plan, plan moyen, et arrière-plan. D’un plan à un autre, l’image préserve sa précision et son impact visuel. Les grands angles ou plans larges sur les décors proposent tout bonnement ce que l’on a pu voir de plus beau et réussi de toute l’histoire du support Blu-Ray. Les contrastes se montrent terrassants de précision, sans oublier la définition de l’ensemble, qui fait littéralement redécouvrir son projecteur/téléviseur. Des personnages 2D sont ainsi incrustés dans certains décors 3D. Ceux-ci se montrent photo-réalistes, et intègrent des éléments dessinés à la main. Intacte et vierge de tout défaut, l’image préserve un lissage stupéfiant, doublé d’une propreté à toute épreuve. Totalement dimensionnée et tridimensionnelle, elle laisse apparaître une palette colorimétrique très nuancée, aux tonalités d’une richesse inouïe. Chaque plan incorpore en effet une gamme chromatique dingue de richesse et d’amplitude, aux tons primaires éclatants (pour ne pas dire « pétants ») et saturés à souhait, et aux demie-nuances acérées. Une véritable e-x-p-l-o-s-i-o-n de couleurs qui illumine chaque cadre, et qui devrait rendre les téléviseurs de dernière génération à la fête. La gamme dynamique vidéo se montre illimitée, et l’on ne peut que se régaler à se laisser aller et à plonger dans cet univers farcesque inouï, qui se double d’une réalisation supra-dynamique, aux cadrages sophistiqués et ambitieux. Lors des plans larges, un arrêt sur image permet d’apprécier chaque gamme de l’image, chaque parcelle du plan. Admirez les micro-détails des bâtiments, de la route, la richesse des textures appliquées, la finesse du trait, la profondeur quasi-vertigineuse de l’image, et l’amplitude extrême des couleurs à l’écran. Difficile de trouver mieux. Une singularité picturale étouffante de vivacité, qui donne du fil à retordre aux moteurs vidéo des matériels de reproduction. Anthologique. Quant aux performances du codec AVC, elles ont de quoi laisser sans voix elles aussi: pas un pixel qui traîne, absence totale de bruit vidéo, clarté souverraine jusqu’au plus profond de l’arrière-plan, aucune fluctuation.. Une véritable publicité vivante pour les mérites des nouveaux codec compressifs couchée sur galette.


SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Français
blue-dot DTS-HD Master Audio 2.0: Français
blue-dot 24 Bit, 48 Khz
blue-dot OFFSET: n/a
blue-dot BITRATE: n/a

lascars-3Mais le spectacle ne s’arrête aucunement aux images… La piste son DTS-HD Master Audio 5.1 constitue pour sa part un modèle absolu de réussite acoustique. Sa transparence, sa vitesse de représentation et sa précision en font une piste de démonstration, qui n’a de cesse de s’affiner. Diaboliquement réaliste, elle propose une énergie acoustique qui laisse totalement sur le carreau, et représente un démonstration absolue des vertus du son numérique sans pertes. On jurerait qu’il s’agit de 24 Bit et de 96 Khz, et de mémoire récente, nous n’avons pu entendre de telles performances au niveau du rendu du tissu sonore et de sa dextérité d’évocation. La scène arrière n’est pas employée en permanence (elle se montre quelque peu anémique même), mais au vu de la justesse de l’ensemble, du piqué acoustique de l’arc frontal, le plaisir de la découverte est immense. On se demanderait même, en faisant grimper les décibels, si nos enceintes pourraient encaisser de telles rafales de présence. Aucun offset, aucun soucis de volume, un Bitrate audio que l’on devine plutôt généreux etc… Des performances d’ensemble qui magnifient les différentes musiques incrustées dans la chair des images: rap, RnB, etc etc… possèdent une vigueur et une présence dans la bas du spectre qui incittent, régulièrement, à baisser le volume sous peine de souffrir non pas de fatigue auditive, mais d’un débordement jouissif de décibels. Le réalisme acoustique dépasse allègrement ce que l’on connaît d’un CD Audio pour ne citer que lui, et chaque parcelle de la bande-son recelle d’un pouvoir de représentation inouï. Epais, volumétrique, dynamique et profondément « projeté », le son se montre  la hauteur des images. Hautement directif (stéréophonie expansive en diable), il possède une fraîcheur et une propreté sans pareils, avec notamment un haut du spectre particulièrement ouvert et détendu, richement exploré, d’où ces sonorités si propres et aiguisées. Le travail de création sonore est audible dans chaque plan: ambiances urbaines, arrières-plans sonores, véhicules, son on-screen se montrent immédiatement notables. La spatialisation y est très pointue et suggère une immersion fine et dense à la fois. Effets et ambiances trouvent leur chemin le plus naturellement au monde, forts d’un positionnement spatial rigoureux et précis. En outre, la bande-son possède ces caractéristiques physiques de chaleur et de rondeur, de poids et de solidité… et se voit octroyée une dynamique absolument incendiaire. Nous sommes à court de superlatifs…

Un travail de pointe, visible également sur l’enregistrement des voix: totalement lavé de toute forme de distorsion ou de compression, elles affichent une décompression et une puissance de rendu qui laissent sérieusement sur place. Les percussions de la musique rugissent dans le canal de renfort de grave, puissant et détendu, qui explore au mieux l’infra-grave. Lors de certaines séquences, la vision acoustique 5.1 se montre dantesque de précision, et arracherait presque les membranes des enceintes. L’ensemble ne se montre pas moins nuancé et agile, focalisé sur certains gags ou situations assimilées qui recentrent les lignes de force sonore au coeur d’un arc frontal armé d’une dynamique monstrueuse et d’une précision chirurgicale. L’explosion finale regorge de subtilités, et les multiples scènes de fêtes/boîtes de nuit éclatent tout sur leur passage, sans qu’un seul canal pâtisse d’un affaiblissement tel que l’on pouvait les entendre sur DVD. Sur ce titre, le codec DTS-HD Master Audio se montre rugissant et parfaitement à même de restituer la vigueur, l’énergie dévastatrice et la dynamique défoulée du mixage originel. La non compression laisse le champ libre aux exagérations les plus folles, et l’on ressent vraiment l’esthétique sonore et ses nuances internes. Une représentation intègre au possible que l’on jurerait tout droit sortie du studio de mixage, présentée dans sa forme la plus pure, la plus intense, la plus propre. Les amplitudes sont conservées, et les masses sonores ne souffrent d’aucune forme de compromission, ne tombant jamais pour ainsi dire dans les divagations compressives. Une décompression qui s’entend, se perçoit et se ressent comme rarement, un décapsulage acoustique qui nous a tout d’abord surpris, puis émerveillé. Nous ne saurons que vous le conseiller le plus chaudement du monde.

 

INTERACTIVITE

  • Making-of (22 minutes)
  • Enregistrements des voix (13 min)
  • Enregistrements Los Angeles (2 min)
  • Scènes coupées
  • Tournée en province filmée par Vincent Desagnat
  • Modélisation des décors et des personnages
  • Planches d’animation
  • Fabrication des décors
  • Abécédaire des Lascars
  • Commentaire audio des cinéastes
  • Les Lascars se tapent l’affiche

L’interactivité se montre riche pour sa part et accompagne pleinement le film. On regrettera qu’elle ne soit présenté qu’en SD 480p…


Notes du disque

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 27 - 2009 News preview test 2

The Taking of Pelham 123

Nos confrères canadiens du site DVDbeaver viennent tout juste de tester complètement la dernière réalisation de Tony Scott, disponible en zone A (lisible partout dans le monde, compatibilité vérifiée) depuis peu. Au programme, une piste son en VO, encodée en DTS-HD Master Audio 5.1. L’éditeur, Sony Pictures, ne cesse de proposer ce type de codec sur toutes ses sorties, suite à son récent revirement et à son abandon des pistes Dolby True HD, au bitrate plutôt bas (aucune ne dépassait les 1400 Kbps). Une constance de performance s’installe, puisque toutes les pistes son produites par Sony se révèlent être encodées sous 24 Bit réels (profondeur de signal), et avec des bitrates audio (taux de transfert des données audio-numériques) de haute tenue. Aucun, en effet, ne se voit situé sous la barre des 3400 Kbps.

Le film de Tony Scott profite ainsi de 44 Go d’espace disque alloué à l’image, et se voit gratifié par une bande-son DTS-HD Master Audio dont le taux de transfert moyen atteint les 3608 Kbps, ce qui, fort logiquement, se ressent au niveau des performances acoustiques et sonores. COmme sur la plupart des titres de l’éditeur que nous avons pu écouter, la bande-son se montre généreuse et stable, profonde et dynamique. Les 24 Bit apportent une épaisseur qui redore les blason de textures et des nappes sonores, permettant une très grande dynamique et un piqué acoustique de premier ordre.

Les suppléments se montrent plus classiques dans leur approche, et comportent:

  • Commentaire audio (Tony Scott)
  • Commentaire audio ( Brian Helgeland et Todd Black le producteur)
  • No Time to Lose: The Making of Pelham 123
  • The Third Rail: New York Underground
  • Marketing Pelham
  • From the Top Down: Stylizing Character
  • cineChat (Chat organisé via la fonction BD-Live)

Les amateurs du style visuel et sonore du cinéaste, dont nous faisons partie, ne peuvent que se réjouir devant une telle nouvelle. Sony multiplie les sorties encodées en DTS-HD Master Audio 5.1, y compris sur des titres de catalogue plus anciens. Qui s’en plaindra ?

Ce titre, ainsi que nombreux autres, est disponible chez notre partenaire canadien, cinebox.net.

 

 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 26 - 2009 News preview

nam2-1SYNOPSIS

Le plus grand musée du monde vient d’accueillir de nouvelles expositions, et parmi elles, l’ancestrale tablette des pharaons aux pouvoirs magiques. Désormais la nuit, toutes les animations du musée prennent vie, y compris le maléfique pharaon Kahmunrah et ses acolytes Al Capone, Ivan le Terrible et Napoléon. Le gardien de musée Larry et ses vieux amis le Président Roosevelt, Attila, T-Rex, le romain Octavius et Jedediah le cowboy vont devoir livrer une bataille acharnée et délirante contre ces animations malintentionnées…

DOSSIER DE PRESSE

Comme son titre le laisse entendre, La Nuit au musée 2 est la suite de La Nuit au musée, qui s’était classé parmi les plus gros succès de 2007 avec plus de 250 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis, et plus de 2,2 millions d’entrées en France. Des autorisations pour filmer des scènes de La Nuit au musée 2 situées à la National Art Gallery sur les lieux étant – logiquement – impossibles à obtenir, le chef décorateur Claude Paré a du en reconstruire une réplique en studio. Au final, cette dernière est tellement réaliste qu’il déclare :  »Notre décor n’est pas une copie exacte de l’original, mais je ne serais pas surpris d’apprendre que le lendemain de la sortie du film, des membres du comité directeur auront demandé qui a autorisé le tournage d’un film dans la National Art Gallery ! »

L’un des plus gros défis de l’équipe de La Nuit au musée 2 a été de pouvoir tourner au Smithsonian. Ils ont finalement obtenu les précieuses autorisations… mais que pour les heures d’ouverture du musée, celui-ci ne fermant ses portes pour aucun homme ni film :  »Quand nous tournions au Smithsonian, c’était un peu comme être au théâtre parce que Ben [Stiller] devait jouer ses scènes devant des centaines de spectateurs », explique Shawn Levy. Pour sa première incursion à Hollywood, Alain Chabat incarne ni plus ni moins que son compatriote, l’Empereur Napoléon Bonaparte :  »Je joue un Napoléon très colérique, excessivement nerveux, très bruyant et court sur pattes avec un chapeau énorme et un problème avec sa taille. Comme les trois autres méchants, il a un ego démesuré et un sacré caractère. »

 

IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: VC-1
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1 environ
blue-dot BITRATE: n/a
blue-dot Fox (FPE), France, disponibilité: 21 octobre 2009

nam2-2Fox France propose, en avant-première mondiale (le Blu-Ray zone A sera disponible le premier décembre 2009 seulement), la suite du célèbre La Nuit au Musée, dans un transfert 1080p globalement très positif. Si l’on met de côté la présence de bruit et de grain (parfois) prononcé sur certaines scènes sous-éclairées, ce transfert se montre à la pointe, et ravit par ses couleurs endiablées et chatoyantes, à la colorimétrie riche et nuancée. Celle-ci donne à voir de superbes tons primaires, et des tons ambrés, orangés avec notamment des jaunes particulièrement éclatants. Le piqué de l’image n’est pas en reste, accusant une belle densité, au rendu très argentique, naturel et fluide. Une image dense et fidèle à la source, intacte, propre et reluisante. les extérieurs jours y affichent une luminosité idéale. L’image conserve une vivacité de chaque instant et propose une très belle dynamique vidéo, que le codec AVC employé ici conserve parfaitement. Chaque plan se voit présenté avec une très belle dynamique, et au final, c’est bien le sentiment d’un pressage resplendissant qui domine. Quelques plans présentent une définition moins poussée, mais on sera ravi de l’intégration spectaculaire des effets spéciaux surprenants et très réussis du film. Intègre, bien portante, difficile de reprocher quoi que ce soit à cette édition, surtout pas au niveau de la stabilité générale et de la densité intacte de chaque plan. Une image pleine d’impact et de vie, très cinégénique, qui parvient même à transcender le film, notamment au niveau de la profondeur de champ et du relief qui naît de ces images léchées et savamment composées.


SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais
blue-dot DTS 5.1: Français, Espagnol… (mi débit, 754.75 Kbps)
blue-dot 24 Bit, 48 Khz
blue-dot OFFSET: n/a
blue-dot BITRATE: n/a

nam2-3Avant toute autre chose, nous déplorons le manque total d’ambition acoustique sur la scène arrière, qui se montre aux abonnés absente, exception faite de deux ou trois maigres contributions plus conséquentes. L’essentiel du spectacle se déroule sur la façade, mais cette dernière peine tout de même à élargir le rendu et à proposer des perspectives sonores franches et marquées. En cause, son manque d’ambition et sa non faculté à proposer une scène sonore expansive, à la stéréophonie ciblée et alerte. Le canal central reproduit les dialogues de manière fort convenable, et non sans impact (largement supérieur à Fast and Furious 4 que nous avons récemment chronique ici-même sur le site). Ce canal central phagocyte l’essentiel des informations de présence et d’ambiance, tant est si bien que les deux canaux latéraux, certes vigoureux, se montreront peu à même de proposer une ampleur digne de ce nom, avec dune diaphonie séduisante. L’ensemble n’emporte guère l’adhésion, en raison d’un manque certain de « pétillance » et d’un réserve expressive qui finit par gâcher le spectacle. Relativement plat, le relief sonore n’est pas intégré tel qu’il le devrait, se montrant tenacement réservé et sclérosé aux seules zones immédiatement situées à proximité du canal central… Le registre grave y est également sous employé, mais ne démérite pas pour autant.

Le faste visuel de la deuxième partie du film demeure étrangement coincée au centre, la bande-son n’embrassant jamais les virtuosités visuelles et leur élans graphiques. La partition de Alan Silvestri y est présentée de manière des plus conventionnelles, sans élan particulier, et sans vigueur orchestrale conséquente. La réponse en fréquence, pour sa part, fait pleinement reluire les 24 Bit de profondeur de signal, proposant des créations sonores certes peu spatialisées, mais impactantes et libres lorsqu’elles sont sollicitées. La fantaisie du film, élément clé de sa réussite ne se voit pas portée vers l’univers acoustique du film, qui pâtit sérieusement d’une scène sonore plat et non dimensionnée avec soin.

Le format DTS-HD Master Audio propose une profondeur accrue, et offre à la bande-son une certaine stature, doublée d’un poids plus conséquent que sur la version Française présentée en DTS mi débit. Moins prégnante, elle n’offre pas subtilités spatiales et lé définition précise de la VO qui, elle, fait ce qu’elle peut pour mettre en lumière une bande-son décidément timide et amoindrie par des caractéristiques artistiques au final décevantes et sans ampleur.

 


INTERACTIVITE

Une section très réussie, riche en anecdote, qui se révèle très surprenante et totalement intéressante et pertinente. De quoi prolonger le plaisir du film durant une bonne heure et demie après le visionnage. Vraiment. Intégralement présentée en HD (1080i), la qualité de l’image s’y avère optimale, et c’est un point que nous tenons à souligner.

  • Making-oF (28 minutes) fort bien réalisé et conçu, véritablement haut de gamme eu égard du film
  • Double commentaire audio
  • Mode Scavenger (recherche interactive d’éléments dans le film) dédié aux enfants plus qu’autre chose…
  • Confessions historiques
  • « Directing 201″: une journée avec Shawn Ley sur le tournage. Passionnant reportage qui pénètre totalement dans l’envers du décors… (19 minutes)
  • Conversations préhistoriques
  • Museum Magic: le monde des photographies. Un court segment consacré aux très belles séquences situées à l’intérieur des tableaux et photos du film.
  • « Secret Doors and Scientists » (musée d’histoire naturelle)
  • Pharaon: segment sur le rôle du Pharaon, d’une durée de 4min50.
  • Documentaire sur les deux primates star du film (6min27)
  • The Jonas Brothers: casting des Cupidons.
  • Scènes coupées
  • « Gangster Levy »
  • Bêtisier (7 minutes)
  • Fox Movie Channel: construire une scène (9minutes 36, 4/3 480p)
  • Avant-première mondiale


Notes du disque

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray


Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 25 - 2009 News preview test 2



fastfurious-2SYNOPSIS

Un meurtre oblige Don Toretto, un ancien taulard en cavale, et l’agent Brian O’Conner à revenir à L.A. où leur querelle se rallume. Mais confrontés à un ennemi commun, ils sont contraints à former une alliance incertaine s’ils espèrent parvenir à déjouer ses plans. De l’attaque de convoi aux glissades de précision qui les mèneront hors de leurs propres frontières, les deux hommes trouveront le meilleur moyen de prendre leur revanche : en poussant les limites de ce qui est faisable au volant d’un bolide.

DOSSIER DE PRESSE

Fast and Furious 4 voit le retour des quatre acteurs vedettes du film d’origine : Vin Diesel est entouré de Michelle Rodriguez, Paul Walker etJordana Brewster. Toute la troupe n’avait en effet pas été réunie depuis le Fast & Furious de 2001.

Neal Moritz, le producteur de la saga Fast and Furious, explique pourquoi il a voulu proposr un quatrième volet au public : « Nous nous étions éclatés sur les trois premiers films, qui avaient connu un grand succès. Mais pour mettre la barre encore plus haut, il nous fallait faire revenir Vin Diesel et Paul Walker. (…) Nous avons palabré pendant des années, organisé des réunions et planifié et, surtout, construit une histoire digne de ces personnages et qui justifierait pleinement leur réunion. »

Vin Diesel évoque sa participation dans Fast and Furious 4 : « Après Fast & Furious : Tokyo Drift, j’entendais presque les gens me dire : « Allez, fais ce film, on a envie de te voir. » J’aime que les suites soient réellement une continuation de l’histoire originale; c’était le cas ici. Autre attrait : retrouver de vieux amis. C’est gratifiant de faire un film comme celui-ci avec des gens qui ont accompagné mes premiers pas à Hollywood. »

Le réalisateur Justin Lin explique que Fast and Furious 4 « est l’occasion de revisiter le passé afin d’exploiter et de développer ce que nous savons des personnages. C’est un bon moyen de faire évoluer la franchise et de la faire connaître à une nouvelle génération. »

 

IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: VC-1
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1 environ
blue-dot BITRATE: n/a
blue-dot Universal

 

fastfurious-1Ce transfert, proposé par Universal en zone B, propose le film dans des conditions de visionnage finalement agréables. Loin de constituer une référence ultime, les images proposées ici bénéficient d’un piqué de fort bon aloi, soutenu par des contrastes pour le moins solides (scènes nocturnes excellement bien rendues, à deux exceptions près), ainsi qu’un niveau des noirs profond et homogène. Certaines séquences constituent ce que l’on a pu voir de mieux dans cette franchise qui s’éssoufle d’elle-même, avec une fort agréable cinégénie, renforcée par le cadrage en cinémascope très efficace. Le piqué de l’image s’y montre détaillé et fin, et le pressage préserve un très élégant grain photochimique, argentique, qui texture l’image lorsqu’elle en a le plus besoin, affichant par là même une patine old school, loin de la débauche de numérique que l’on aurait pu craindre. Les effets visuels sont intégrés avec un peu moins de bonheur parfois, et se montrent tantôt voyants, tantôt absolument invisibles. La densité de l’image sur les plans situés en extérieur jour n’est aucunement à prendre en défaut, jouissant d’une définition acérée et d’un rendu fluide et précis.Les premiers plans s’avèrent éclatants, ainsi que la plupart des arrières-plans. On regrettera toutefois quelques simplifications lors de certaines scènes sous éclairées, où l’image perd sa texture et de sa splendeur. L’étalonnage colorimétrique restitue la vivacité de la Californie ou du désert Mexicain avec ardeur et une certaine forme de réalisme (même si l’étalonage numérique est passé par là). Des séquences banales comme celles situées au sein des bureaux du FBI semblent clairement dominer en terme de prestations vidéo (superbe rendu global), là où d’autres, plus « iconiques », affichent un rendu plus terne, tirant vers les tons ocres passés. L’encodage suit la cadence parfois infernale de la shaky cam de Justin Lyn avec bonheur. Une certaine fraicheur transparaît lors de certaines séquences, qui dominent le reste du métrage, un peu plus plat sur le terrain de la dynamique vidéo. Un pressage au grand final qui respire le classiscime, et duquel on en attendait peut-être un peu plus sur le terrain de la performance, certaines séquences clés se montrant tout de même en demie-teinte.


SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais
blue-dot DTS 5.1: Français, Espagnol… (mi débit, 754.75 Kbps)
blue-dot 24 Bit, 48 Khz
blue-dot OFFSET: n/a
blue-dot BITRATE: n/a

fastfurious-3Posons d’emblée des réserves que nous estimons importantes : il semble indéniable, en effet, que le fil ait subi un retraitement en phase de mastering. A l’instar d’un titre comme La Momie, La Tombe de l’Empereur Dragon, chez le même éditeur, Fast and Furious  4 a visiblement subi un lifting du haut du spectre et du haut médium, puisque le rendu sur cette gamme de fréquence manque très clairement d’épaisseur et de dimension. Jamais vraiment agressif, le son du film semble amputé de quelques hertz, ce qui occasionne ce son dur, assez désagréable au final, typé, rond, carré, mais sans extension vers la finesse ou la subtilité. Tout y semble tassé sur le médium ou le bas médium, tant est si bien que a bande-son dans son entièreté semble dès le départ cantonnée à une forme d’expression, une tonalité bloquée qui atteint tout le film. La dynamique y est efficace, mais loin de nos standards, et les montées de tension produisent toujours le même type de son, rauque et assez mat, sur tous les canaux. Cette tonalité, nous la connaissons bien, puisque Universal a souvent la fâcheuse tendance à appliquer cette courbe d’égalisation sur ses titres issus de la catégorie « BlockBuster ». Fini la fluidité sonique du premier opus, envolée la ‘subtilité’ fréquentielle (toutes proportions gardées ) du second volet… Ce quatrième épisode est plus proche de l’aphasique troisième volet, qui poussait en avant les décibels, sans recours ou presque à la scène arrière, sans la moindre subtilité, et de manière creuse et répétitive, lavée de toute ouverture vers le haut du spectre et de toute aération. Ici, l‘ouverture sonore est clairement limitée, et la directivité peu optimisée, comme bloquée, handicapée, sclérosée. Attention toutefois : le mixage proposé sonne juste, propose une très belle vigueur expressive, affiche une présence dense et épaisse, mais au final, nous n’avons absolument pas été convaincus par ce qui nous a été proposé… Pire: les dialogues se montrent exécrables dans leur rendu et dans leur intégration.

Le recours à la scène arrière se montre très largement supérieur à celle du troisième opus. Parfois ample et généreuse, cette scène arrière circonscrit souvent un très bel espace sonore, offrant des perspectives solides et détaillées, pour un paysage sonore ample, garni, et plutôt expansif. Néanmoins, en raison de la réégalisation qui a été appliquée, le recours aux voies arrière perd de sa substance en termes de directivité et de déploiement des masses sonores. Ce handicap est souvent lisible lors des scènes de poursuites, finalement assez peu ouvertes sur l’arrière, ou du moins loin de leur propre potentiel. Néanmoins, lorsque sollicitée, la scène arrière ouvre considérablement l’espace d’écoute (scène d’ouverture, la meilleure), mais le reste se montre bien trop plat et inexistant. Le canal de graves accuse une très belle amplitude, et se montre capable de grands écarts. La bande-son demeure vive, mais peu contrastée, générant une fatigue auditive assez prégnante passées les premières quinze minutes. Le codec DTS-HD Master Audio, en ce sens n’y est pas à proprement parler à son meilleur avantage : peu d’écart entre a piste VF compressée et la VO décompressée. A notre grand regret. Le son y est processed et ne donne jamais vraiment la pleine mesure de sa mesure, en raison de ce retraitement en amont. Efficace, bourrin, mais très aisément oubliable, en somme… surtout lorsque l’on a écouté, le même jour, la bande-son de Fight Club… De l’étoffe, mais pas de style, du poids, mais peu d’extensions, de la vigueur à revendre mais sans la moindre finesse…

 


INTERACTIVITE

Une section très réussie, en particulier avec la fonction U-Control, spécifique à Universal, qui propose un mode « prise de contrôle » comparable au maximum movie mode que Warner proposait en zone A sur Watchmen. Le cinéaste y explique, images et arrêts du images à l’appui, les difficultés posées par certaines séquences, et Paul Walker intervient lui aussi sur certaines séquences, de manière plus secondaire. 1080p et Dolby Digital 5.1

A signaler aussi le court-métrage « Los Bandoleros », particulièrement stylé (jeux de focales et depth of field…), et mis en scène par Vin Diesel, servant ici de prologue à la première séquence du film. Présenté en 1080p et en Dolby Digital 5.1.

La suite est plus classique, mais pas moins efficace. Toute l’interactivité est proposée en HD 1080i, et regorge de modules plus ou moins pertinents, mais au final assez réussis:

  • Commentaire Audio
  • Sous le capot: grosses cylindrées et voitures importées
  • Les retrouvailles du gang
  • Leçons de pilotage
  • Le tournage de la première scène
  • Courses poursuites
  • Au delà des frontières: le tournage aux Mexique
  • Cascades
  • Garage virtuel
  • Mode iPhone
  • Video Mash Up: module en java vous permattant de créer un montage sur certaines images du film. Agréable et tout à fait original.
  • Clip Vidéo
  • Gag Reel (bêtisier)


Notes du disque

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 25 - 2009 News preview test 3

brad-pitt-fight-club-photograph-cProposé fin novembre en sortie mondiale par la Fox, le film de David Fincher nous est parvenu à la rédaction, bien en avance. Avant de pouvoir lire notre chronique complète, nous avons souhaité vous transmettre notre (littéralement) émoi à la découverte de cette bande-son déjà mythique, et vous présenter, par là-même, le contenu technique de cette édition Blu-Ray hors du commun. En 2000 sortait l’édition DVD zone 1, qui ne proposait qu’une piste son en Dolby Digital 5.1, mais qui, déjà, en son temps, faisait figure de référence absolue. Une édition Allemande proposait, quelques années plus tard, une piste DTS, mais les résultats différaient guère de l’édition Nord Américaine. A ce jour, le film n’a jamais été présenté avec la pleine mesure de son spectacle auditif. Cette interminable attente touche enfin à sa fin, puisque Fox nous présente le film comme jamais auparavant: en DTS-HD Master Audio 5.1, sous 24 Bit (ndlr: TMS, peux-tu vérifier ?).


Allons droit au but: il s’agit là de l’une des plus intenses expérience de son multicanaux jamais entendue, pour ne pas dire la meilleure sur tous les terrains. Tous les indicatifs sont dans le vert, et nous ne pouvons lui accorder que des 10/10 amplement mérités sur tous nos critères de notation. L’énergie déployée est magistralement considérable, conjuguant performance technique (le film a été mixé en 1999) et savoir-faire artistique, à presque nul autre pareil. La présence d’une piste son non compressée sur cette édition Blu-Ray enjolive encore plus e résultat, offrant des perspectives acoustiques inédites et littéralement mémorables, capable, en de maintes occasions, d’endommager le matériel de reproduction. En exergue, la scène furtive du crash aérien en plein vol: il est FORTEMENT conseillé de réduire dramatiquement le volume sous peine de souffler l’intégralité de ses enceintes en moins de deux secondes. Face à une telle attaque de dynamique, il ne fait absolument aucun doute que bien des enceintes y laisseront leurs peau. Le résultat se montre sidérant de violence acoustique et représente, à n’en point douter, la meilleure scène d’emploi de gamme dynamique jamais entendu à ce jour. Le reste du film est à l’unisson, avec une réponse en fréquence démentielle, et une exploitation du paysage 5.1 p-e-r-m-a-n-e-n-t-e, jamais occlusive, toujours ouverte et raffinée, incrustée de vie à chaque plan sonore. La scène arrière regorge de détails et d’extensions, remplissant totalement la  pièce d’écoute d’une myriade de subtilités et attaques plus franches les unes que les autres. Le canal de grave, anthologique, aura la peau de nombreux caissons tant il déploie des ondes sonores qui frisent l’irrévérence domestique. La netteté acoustique de la bande-son est telle qu’elle imprime un tissu réaliste et expressionniste comme on a rarement pu en expérimenter. Parfaits en tout points, les dialogues se montrent francs et massifs, à l’image de la scène frontale, alerte et expansive, qui suit les cadences des images avec une efficacité sans commune mesure.

 

Tous les superlatifs sont en effet à employer pour qualifier cette bande-son extrême qui constitue un sommum absolu et s’impose comme la référence des références. L’écart entre la piste DTS 5.1 mi débit de la version française et celle encodée en DTS-HD Master Audio est également colossal, dès le générique d’ouverture. A aucun moment la versuon française ne s’approche ne serait-ce que la cheville de la piste son lossless. Pour évoquer l’image, elle se montre argentique, fidèle, fine, détaillée. Remasterisée à l’occasion de a sortie du film, elle s’offre une nouvelle fraicheur et restitue au mieux l’univers noir, sombre et poisseux dans lequel baigne le film.

 

Sans conteste, LE Blu-Ray à posséder, ne serait-ce que pour le film, et pour ce court supplément consacré au génialissime sound designer Ren Klyce, qui oeuvre aux côtés de Fincher depuis 1983. Ses anecdotes sont lumineuses, et sa définition du rôle du mixeur et du sound designer est éloquente: « nous peignons un paysage sonore au même titre qu’un chef opérateur le réalise avec ses images ». Présenté en HD, ce court supplément donne la parole à l’une des plus brillantes figures du son au cinéma, et qui s’y illustre depuis le début des années 90. Indispensable, tout simplement.

 

Nous confirmons également la non rétrogradation de la piste DTS-HD Master Audio en High Resolution au débit fixe, une vieille habitude de l’éditeur. Ici, il s’agit bien de son numérique sans perte, en Master Audio 5.1.

 

Nous sommes remplis d’une joie intense à l’idée de la sortie du film de Fincher, puisqu’il s’agit là de l’une des éditions Blu-Ray à intégrer absolument dans sa vidéothèque.

 

 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 24 - 2009 News preview

Shot on redVoici la liste des films qui ont bénéficié d’un tournage numérique à l’aide de la caméra HD « Red ». Capable de shooter en 4K et 3K, à 30fps, cette caméra se voit de plus en plus employée, et c’est avec délectation qu’il vous est possible de découvrir des images plus vraies que nature, mais avec ce cachet argentique qui fait toute la différence, sur les multiples éditions Blu-Ray proposées par les éditeurs. Tout dernièrement, Anges et Démons, de Ron Howard, disponible depuis quelques jours Chez Sony en DTS-HD Master Audio (VO et VF), en a bénéficié, comme une multitude d’autres oeuvres de tous horizons, tel que cette page vous le montrera… .

 

 

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 21 - 2009 News

Hyper Tension 2


Un parrain de la mafia chinoise a remplacé le coeur de Chev Chelios par une prothèse qu’il doit régulièrement stimuler en s’envoyant des décharges électriques.

 

Disponible depuis aujourd’hui dans les bacs, la suite du déluré mais jouissif Hyper Tension (Crank en Anglais) se voit proposé par Metroplitan dans une édition Blu-Ray direct to video, le film n’ayant reçu, pour des raisons obscures, de visa d’exploitation salles. Au programme: le même tournage que le premier volet à l’aide de caméras Haute Définition de dernière génération, pour une image 1080p découpée au scalpel, et une piste son DTS-HD Master Audio 7.1 (VO) et 5.1 (Version Française). Au vu des élans dantesques de la bande-son du premier opus, nul doute que celui-ci se catapulte sur la même longueur d’onde, et propose un mixage terriblement ouvert, massivement impressionnant, et superbement truffé de données multicanaux, le tout sublimé par le format DTS-HD Lossless. Ls lecteurs Nord-Américains y ont vu une piste son de référence, l’une des plus abouties pour cette année 2009…

Du côté des suppléments, l’éditeur a prévu:

  • Commentaire audio avec les réalisateurs
  • Making of Hyper Tension 2 : partie 1
  • Making of Hyper Tension 2 : partie 2
  • Hyper Tension 2 prise 2
  • Commentaire image sur image Crank !d out – Mode traditionnel
  • Commentaire image sur image Crank !d out – Mode Haute Tension
  • Partie Wrap
  • Transpirations avec Crank 2

Le tout proposé en HD ou en SD upscalée sur certains segments.



Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 21 - 2009 News


"Silent Hill", de Christophe Gans, en édition Blu-Ray zone B, publié chez Metropolitan. Une édition de référence, image et son...

"Silent Hill", de Christophe Gans, en édition Blu-Ray zone B, publié chez Metropolitan. Une édition de référence, image et son...

 

De plus en plus souvent, la petite Sharon rêve d’une ville abandonnée, Silent Hill. Sa mère, Rose, décidée à comprendre l’étrange mal dont souffre son enfant, décide de l’accompagner sur place. Alors qu’elles pénètrent dans cet univers lugubre, Sharon disparaît. Rose se lance à sa poursuite, mais se rend vite compte que ce lieu étrange ne ressemble à rien de normal. Noyée dans le brouillard, peuplée d’étranges créatures, hantée par des ténèbres vivantes qui dévorent littéralement tout ce qu’elles touchent, cette dimension va peu à peu livrer ses terrifiants secrets… Avec l’aide de Cybil, de la police locale, Rose se jette dans une quête éperdue pour arracher sa fille au monde de Silent Hill. D’indices en épreuves, elle va découvrir tout ce que Sharon risque et ce qu’elle représente dans une malédiction qui dépasse tout…


Ces prochains jours, nous vous proposerons une chronique d’un titre passé quelque peu inaperçu, et rare en magasin. Silent Hill vient en effet tout juste d’être réédité au format Blu-Ray par Metropolitan dans notre zone B, et propose des prestations techniques dantesques qui l’élèvent, dès les premiers instants, au rang de must have. A commencer par la section image: entièrement supervisée par Gans, le cinéaste, en personne, l’image 1080p du film est un révélation: détaillée à l’extrême, argentique, aux teintes colorimétriques riches, à l’univers visuel façonné avec soin… Des valeurs superlatives qui permettent de redécouvrir totalement le film, et de s’immerger dans un univers foisonnant et bigarré, totalement supérieur à toutes les éditions DVD SD à ce jour.

 

Silent Hill Blu-RaySur le flanc du son, le film de gans est proposé par l’éditeur en DTS-HD Master Audio 5.1 (VO et VF). Dès les tout premiers instants, il est aisé de comprendre que ce qui va suivre sera durablement marquant. Et c’est en effet le cas, avec une exploitation ambiophonique littéralement anthologique, qui met en avant le niveau de détail accru du son numérique lossless de manière exhaustive et immanquable. La gestion de la scène sonore se montre terrifiante et absolument ahurissante de subtilité multicanaux: un relief constant, une dynamique incendiaire capable des plus grands écarts, et une agressivité à nul autre pareil. Nous tenons là une pièce de choix, qui s’impose comme un référence ultime pour les amateurs du film, et qui représente également d’une des meilleures expériences HD vue (et entendue) ces derniers temps, qui balaye les éditions DVD, pourtant très bonnes, les renvoyant au rang de smples VHS. Redécouvrir une telle bande-son dans de telles conditions relève du plaisir rare et coupable. Jamais le film n’avait paru si ahurissant sur le terrain acoustique:  la réponse en fréquence sur l’intégralité du spectre laisse pantois d’admiration, et les nuances sonores se montrent d’une richesse prodigieuse, exceptionnellement vastes. Un impact surréel, une démonstration absolue. Point barre.

 

Au programme des suppléments, un tout nouveau documentaire d’une heure et demie, présenté en HD, et une originalité: des jaquettes réversibles. Au nombre de quatre, elles permettent de personnaliser le packaging. Inédit, futile… Mais au combien indispensable. D’autres suppléments sont présentés en résolution standard, et émanent des précédentes éditions du film. Le mode Picture in Picture (profil BD Java 1.1) permet de découvrir le film de manière originale: une petite fenêtre laisse entrevoir le film sans étalonnage et sans effets spéciaux. Il est également possible de l’agrandir de sorte à ce qu’elle remplisse le cadre.

 

Une édition très complète, qui ravira les fans du film, et qui ne manquera pas de constituer une surprise éditoriale de taille. A ce jour, et sans raison objective, cette édition Blu-Ray est difficilement trouvable en magasin. Une commande en ligne s’impose… .

 

 

 

 


Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 20 - 2009 News preview

The ChaserSYNOPSIS

Joong-ho, ancien flic devenu proxénète, reprend du service lorsqu’il se rend compte que ses filles disparaissent les unes après les autres. Très vite, il réalise qu’elles avaient toutes rencontré le même client, identifié par les derniers chiffres de son numéro de portable. Joong-ho se lance alors dans une chasse à l’homme, persuadé qu’il peut encore sauver Mi-jin, la dernière victime du tueur.

DOSSIER DE PRESSE

The Chaser a remporté le Grand Prix Action Asia au Festival du Film Asiatique de Deauville en mars 2009. Le Jury était alors présidé par le réalisateur français Xavier Gens. The Chaser est le tout premier long-métrage réalisé par Hong-jin Na. Cela ne l’a toutefois pas empêché d’être projeté à Cannes en Sélection Officielle Hors Compétition. Le réalisateur a choisi les acteurs principaux pour leur physique. Hong-jin Na :« Ce qui était capital, c’était le sentiment bestial qui devait se dégager d’eux, dès leur première apparition », explique-t-il. Le tournage a eu lieu dans la ville de Séoul, durant 85 jours. Il s’inspire de faits réels. Le film a été conçu comme un véritable hommage au film noir :« C’est un hommage à la tradition du film noir où l’inversion des valeurs est presque devenue une convention, explique le cinéaste, mais c’est également un constat de la dégradation de la société contemporaine. »

Une oeuvre remarquable au style aiguisé, entre polar et thriller. Le cinéaste étonne par sa qualité à concevoir des séquences d’une efficacité sensationnelle, tant dans la narration que dans la performance formelle. Si l’on excepte le creux situé au coeur du métrage (35 minutes inutiles et d’une vacuité sans fond), the Chaser s’impose comme l’un des thrillers les plus aboutis et les plus intenses de ces dernières années. SOmbre et âpre comme l’enfer, il sonde l’âme humaine de manière surprenante et c’est avec un plaisir coupable que l’on se laisse prendre dans toutes ses circonvolutions. Une expérience fascinante, au final grandiose.

 

IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot FORMAT: CinémaScope 2.39:1 environ
blue-dot BITRATE: n/a
blue-dot M6 Vidéo

The Chaser

Ce transfert, proposé par M6 Vidéo, propose le film dans des conditions de visionnage absolument excellentes. L’image se montre exceptionnellement détaillée, tirant pleinement profit de l’extension de la gamme dynamique vidéo offert par la Haute Définition. Une finesse caractéristique, un rendu argentique, des cadres superbes en CinémaScope, très travaillés, des lumières urbaines parfaitement détaillées… Un ensemble de conditions réunies qui dispose de très sérieux atouts pour mettre cette œuvre unique en lumière. Les contrastes se montrent ravageurs, mais le bémol vient des scènes de nuit : elles ne laissent, la plupart du temps, filtrer des gris en lieu et place de noirs intenses et profonds, donnant à voir un aspect surréel, qui n’est pas étranger au projet de mise en scène. La limpidité des images n’a d’égal que la perfection souvent atteinte de la définition, qui détaille l’image au maximum (scènes en extérieur jour de la seconde partie du film et de son très long dénouement anthologique). L’image offerte ici se montre limpide, diablement cinégénique, parfaitement fluide, et dynamiquement impeccable. La température colorimétrique allie de nombreuses variations, offrant des palettes de couleurs chatoyantes ou ambrées, et d’autres bien plus sombres. L’étalonnage numérique dont a bénéficié le film semble irréprochable. Contours, arrière-plans, profondeur de champs explosent naturellement à l’écran en de maintes occasions, détaillant des images riches et chaleureuses, stables et intenses. La haute teneur cinégénique du film brille sur les séquences clés du métrage, mais une grave réserve vient amoindrir la perfection ambiante : l’emploi, sporadique et non systématique, d’un réducteur de bruit dont le but est de débruiter l’image. Il s’illustre à l’cran par la présence d’aplats ou de simplifications, parfois très gênants pour ceux qui sauront les repérer. Pour le reste, une pointe de shimmering fait de temps à autres son apparition. Voici une image dynamique, précise, profonde, détonante même, et dont la présentation en Blu-Ray constitue une évidente réussite.


SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Français, Coréen (sous-titre Français)
blue-dot 24 Bit, 48 Khz
blue-dot OFFSET:  n/a
blue-dot BITRATE: n/a

wrestler-3

Le genre du film se prête bien volontiers à une exploitation spécifique du champ sonore, et The Chaser n’y échappe aucunement. Deux détails frappent l’attention dès les premiers instants : la clarté expressive et la richesse artistique du mixage. Sur le terrain technique, le format DTS-HD Master Audio 5.1 se voit pleinement exploité (principalement en VO, plus riche, plus épanouie, et surtout bien plus précise dans le rendu des ambiances). Il affirme sa supérioté sur la clarté des messages audio, la lisibilité du spectre, et la dynamique parfois incendiaire dont le mixage est capable. A ce titre, les apparitions de percussions qui rythment les courses poursuites décollent littéralement les boomers des enceintes, octroyant au film un confort auditif de premier choix et des valeurs dynamiques aériennes et raffinées. Les 24 Bit de définition acoustique se voient pleinement exploités, et procurent aux sons une patine très particulières, autour de la scène frontale, et jusque vers les voies arrières, qui profitent d’un traitement tonal équivalent à celui des voies avants en terme d’égalisation, d’où ces ‘appairements’ parfaitement réussis, et cette gestion des masses sonores subtile et profonde. Sans s’imposer sur l’intégralité du film, la scène arrière saura proposer une réserve expressive consistante et impactante. On regrettera le manque de ‘lumière sonore’ de ces deux canaux arrières, qui ne s’activent que sporadiquement, et ce même si la façade suffit à créer un paysage sonique ample et détaillé. L’enregistrement (ainsi que le montage des sons) se révèle absolument idéal : dynamique, fort et puissant, il plonge le spectateur dans un dédale de détails dont la finesse se voit répartie aux quatre coins de l’installation. Mobiles et fugaces, les masses sonores s’installent sur la façade avant, de manière détendue et vaste. Ambiances et effets sont distillés avec le même sens d’ampleur et  de largeur scéniques. Seuls les dialogues, pourtant enregistrés avec soin, se détachent quelque peu de cet ensemble, manquant d’une dose d’intégration plus poussée, et d’une épaisseur plus dense. Le registre grave, très expressif, propose pour sa part des nappes d’infra dans les scènes les plus violentes, et jouit d’une créativité régulièrement renouvelée dans son exploitation du bas du spectre. Souvent cristallin, le son proposé ici évoque quelque peu le second volet de la saga Infernal Affairs, avec son univers sonore très composé et détaillé, dynamique et immédiat, transparent et impactant. Les sons possèdent vitesse et profondeur, tout comme la partition, orchestrale ou parfois plus simplement panoramique panoramique, très solidement intégrée, qui décrit un superbe espace stéréophonique avec des aérations sur l’arrière très fluides. La spatialisation aurait pu se montrer plus poussée, mais les résultats étonnent d’un bout à l’autre, notamment au nivau des ambiances, souvent tridimensionnelles, mais toujours cohérentes et justes.

 

La supériorité de l’encodage lossless, comme le signalions plus haut, est ici pleinement visible et audible : la hauteur du son, ses inflexions, sa précision sur le terrain de la dynamique, la richesse du découpage des plans sonores, la profondeur de champ acoustique créée n’ont de cesse d’éblouir, dépassant allègrement le rendu en simple Dolby Digital d’une édition DVD. Aucune zone sombre, aucun phénomène de ‘pumping’, une lisibilité optimale, une intensité, une épaisseur volumétrique et une immédiateté permanente des sons, sur le terrain du réalisme acoustique, parachèvent une expérience fort réussie qui incite à pousser le volume pour profiter au mieux de l’épaisseur du tissu sonore et de sa dimension multicanaux souvent très poussée, pour ne pas dire diablement sophistiquée. Chaudement recommandé.

 

INTERACTIVITE

  • La genèse du projet (12’)
  • À propos du tournage (23’)
  • Scènes commentées par l’équipe du film (28’)
  • Scènes coupées commentées (8’)
  • « Le traqueur et le traqué » (15’)
  • Commentaires audio du réalisateur et des acteurs (sous-titré en Français)


Notes du disque

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray

Posted by cornwall On octobre - 18 - 2009 News preview test 2

A votre disposition sur le site, et pour bien préparer vos lectures de ce week-end, vous pouvez consulter nos tout derniers tests Blu-Ray en suivant ces liens:

Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 16 - 2009 News

push-1

SYNOPSIS

Depuis quelques années, on assiste à l’apparition de pouvoirs psychiques chez certains adolescents. Télékinésie, prévision du futur ou contrôle mental, ces facultés deviennent un enjeu pour la sécurité nationale. Traqués par le gouvernement, quelques survivants se réfugient à Hong Kong et décident d’unir leurs forces pour s’opposer définitivement aux militaires qui veulent exploiter leurs pouvoirs.

DOSSIER DE PRESSE

Le milieu redoutable de l’espionnage télépathique dépeint dans n’est pas seulement le fruit de l’imagination fertile des producteurs : il s’inspire d’authenthiques expériences menées par le gouvernement américain sur des médiums dans un but militaire. On peut, par exemple, citer le Projet Stagate, financé par l’armée américaine, destiné à exploiter le potentiel militaire des phénomènes médiumniques. Des télépathes ayant participé au programme ont ainsi fait état d’évènements paranormaux époustouflants – qu’il s’agisse de médiums ayant localisé des installations militaires – en s’appuyant sur des coordonnées imprécises – ou des lieux de catastrophes aériennes, ou d’autres encore ayant prédit les dates de lancement de sous-marins et de navires ennemis.

Il a fallu que l’équipe américaine apprenne à travailler de manière moins organisée qu’à son habitude, ce qui n’a pas toujours été facile. Loin des plateaux très réglementés aux Etats-Unis, la production a dû s’acclimater à l’animation incessante des rues de Hong Kong. « Ce n’était pas une production énorme, indique de producteur Glenn Williamsonmas ce n’était pas facile de tourner à Hong Kong sans se faire remarquer. » Au bout du compte, McGuigan a décidé de ne pas s’en tenir aux règles habituelles, mais adopter ce qu’il appelle une méthode de tournage « façon guérilla ». La seule manière de nous en sortir a consisté à dissimuler les caméras dans le car-régie et de tourner à travers de petits trous, » explique le réalisateur. « Les acteurs jouaient leur scène dans la rue, mais on ne pouvait tourner qu’une seule prise. Impossible d’avoir recours au montage car l’arrière-plan ne cessait de changer. »

Glenn Williamson, l’un des producteurs du film, s’exprime au sujet de : « Le personnage de Dakota Fanning voit des images de l’avenir. Ce sont des images qui sont essentielles pour le déroulement de l’intrigue, mais elles ne sont pas d’une précision absolue et peuvent s’avérer trompeuses, comme les souvenirs. Cette idée nous a permis de montrer ce que les personnages peuvent faire, mais aussi quelles sont leurs limites. Si nous allons au cinéma, c’est notamment parce que nous aimons être transportés dans un monde différent du nôtre, qu’il s’agisse d’un univers totalement imaginaire ou d’une réalité légèrement fantasmatique. On voulait que le monde de soit proche du nôtre, mais qu’il s’inscrive dans un style visuel sophistiqué. Du coup, c’est notre monde sans l’être tout à fait non plus. »

 

IMAGE

blue-dot CODEC VIDEO: AVC Mpeg-4
blue-dot FORMAT: CinémaScope
blue-dot BITRATE: n/a

push-2Le master regorge de subtilités et propose une excellente dynamiqe vidéo, visible dès les premiers instants. Avec son étalonnage numérique soigné, l’image dispose d’une dynamique vidéo supérieure qui n’hésite pas à atteindre des sommets sur quelques séquences. Le piqué et l’effet 3D se montrent optimaux sur la quasi-intégralité du métrage, préservant une belle profondeur de champ. A l’écran, les tons primaires explosent, tant est si bien que l’on a le sentiment de se retrouver à l’intérieur d’une boîte de smarties… Les couleurs retranscrivent la vitalité ambiante de Hong Kong avec délectation, et suivent une cadence effrénée, que le codec AVC maintient toujours avec beaucoup de fluidité et une finesse indéniable. Très solide, la définition propose des images nettes et tranchées, où chaque contour se voit parfaitement détaillé dans ce pressage haut de gamme. Dynamique, équilibrée, l’image séduit, avec ses couleurs chatoyantes et ses cadrages élégants et presque raffinés. Difficile d’être déçu ou de pointer du doigt des éléments néfastes, tant cette édition regorge de détails (les arrières-plans en sont un bien bel exemple), sans proposer pour autant une patine typée numérique. Un très léger grain habille l’image, mais ne se montre jamais envahissant. Les scènes nocturnes apparaissent avec une belle finesse, et ne souffrent aucunement d’une granularité exacerbée. Au contraire, elles préservent une belle tenue et se montrent exempte de bruit numérique. Une indéniable réussite de plus pour l’éditeur.


SON

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Français, Anglais
blue-dot 24 Bit, 48 Khz
blue-dot BITRATE: n/a

push-3Autre aspect de cette édition: son mixage et son rendu multicanaux haut de gamme. En effet, la piste son propose une expérience d’une dynamique rare, et qui sait positionner les sons dans l’espace non sans maestria. Outre ses dialogues placés un peu bas (égalisation peu optimisée… mais ce serait chipoter), l’intégralité de la bande-son se voit reproduite avec tous les honneurs du son numérique lossless. Sur le terrain de l’agressivité, certaines séquences frisent la démence, et l’on regrettera que le film, qui est tout sauf un film d’action pur et dur comme le laissait entendre sa bande-annonce, peine à trouver son équilibre entre esbroufe acoustique et performance sonique. Néanmoins, la mention « bien » est à accorder aux ambiances d’arrière-plan, qui se détachent à merveille, plongeant les spectateur s dans le chaos ambiant de Hong Kong avec délectation, profitant de l’extension acoustique offerte par les voies arrières, d’une très belle pertinence. Dynamiques, spacieuses et employées de manière intense la plupart du temps, elles dessinent une scène arrière détaillée et vaste, riche en événement divers, et denses de matière(s) sonore(s). Las cène frontale, sur la façade avant, n’est aucunement en reste et repose sur de très belles valeurs stéréophoniques, qui découpent l’espace ‘au cutter’, proposant des perspectives sonores franches et ouvertes, libres et denses.

Certaines séquence manqueront d’ampleur, mais dans son ensemble, le mixage regorge de surprises et de subtilités, alliant finesse et sens du détail. Tout y est clairement audible, de la plus petite subtilité à la plus grande déflagration. Mention spéciale aux frères hurleurs, qui déchainent à chacune de leurs interventions les 5.1 canaux disponibles, occasionnant une remontée brutale de la gamme dynamique, déjà massive et épanouie. Les séquences musclées seront les plus à leur avantage, mais le reste du film dispose également d’une solide base acoustique, principalement lisible dans l’exploitation sonore des multiples ambiances. Elles circonscrivent un espace d’écoute tour à tour tempéré et féroce, voire sauvage en de maintes reprises. Réponse en fréquence large et spacieuse là aussi: l’intégralité du spectre est exploité avec tact et précision.

Difficile de reprocher quoi que ce soit à cette approche détaillée de l’univers sonore du film. On se retrouve avec une scène sonore et des paysages acoustiques qui évoquent ceux de la saga X-Men, avec ses grands écarts de dynamique et sa vision sonore amplifiée et surhumaine. Débordant d’énergie, mais toujours clairement intelligible, cette piste son préserve des pics de puissance et des déferlements de décibels qui font plaisir à entendre, sans jamais vraiment être limités. On regrettera juste une égalisation de la façade qui a pour effet d’amoindrir quelques angles acoustiques et d’atténuer quelque peu l’expansion du champ sonore, mais ce serait, à nouveau, chipoter… La piste Française propose des dialogues doublés un peu bas, et a une sérieuse tendance à tamiser le rendu. Moins ouverte et moins marquante, elle est bien plus traditionnelle et ne met pas autant en avant les avantages (nombreux et multiples) du son numérique sans compression.

 

INTERACTIVITE

Le parent pauvre de cette édition. Un simple segment de 08:30, « quand la science dépasse la fiction », assez anecdotique, et une poignée de scènes coupées  dépourvues d’intérêt…


Notes du disque

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray



Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 15 - 2009 News preview test 1

wolverine-1Pour impressionner et reconquérir sa femme, Simon, maître nageur à la piscine de Calais, prend le risque d’aider en secret un jeune réfugié kurde qui veut traverser la Manche à la nage.

DOSSIER DE PRESSE, ENTRETIEN AVEC PHILIPPE LIORET

 

Comment est né le projet de WELCOME ?

D’abord de l’envie énorme de faire un film sur ce sujet-là et pas sur un autre. Sur ces types qui, fuyant leurs pays malades, veulent à tout prix rejoindre cet Eldorado qu’est l’Angleterre à leurs yeux et qui, après un périple invraisemblable, se retrouvent coincés à Calais, brimés, brutalisés et humiliés à quelques kilomètres des côtes anglaises qu’ils aperçoivent là-bas. Un soir, nous avons évoqué cela avec Olivier Adam et je me suis dit que cet endroit était un peu notre frontière mexicaine à nous, qu’il n’y avait qu’à creuser pour y trouver une dramaturgie formidable. J’en ai parlé avec Emmanuel Courcol et nous avons commencé à réfléchir à une histoire qui se passerait dans ce cadre-là.

Vous avez procédé comment ?

Avec Emmanuel, on a pris contact avec les associations qui font ce qu’elles peuvent pour aider ces types et on est parti pour Calais. Pendant plusieurs jours d’un hiver glacial, on a côtoyé la vie de ces bénévoles et celle infernale des réfugiés : la «jungle» dans laquelle ils trouvent refuge, le racket des passeurs, les incessantes persécutions policières – une garnison entière de CRS leur est dédiée – , les centres de rétention, les contrôles des camions dans lesquels ils se faufilent pour monter sur les ferries et dans lesquels ils risquent leurs vies pour échapper aux détecteurs de CO2, de battements de coeur, scanners, etc… Ce qui nous a beaucoup surpris c’est l’âge des réfugiés, les plus vieux n’ont pas 25 ans. Il y a même des gamins d’une quinzaine d’années qui entreprennent seuls ce périple fou. En parlant avec Sylvie Copyans de l’association Salam, on a appris que plusieurs d’entre eux, en désespoir de cause, avaient même tenté de traverser à la nage… Au bout de quelques jours, on est rentré à Paris avec tout ça dans la tête, sans se dire un mot dans la voiture.

Comment s’est élaborée la trame du scénario ?

Cette histoire d’un jeune type qui veut traverser la Manche à la nage nous hantait. C’est Emmanuel qui, le premier, a dit : «Il va à la piscine de Calais pour s’entraîner». Et j’ai ajouté : «Et il rencontre un maître nageur». En deux phrases, on tenait la trame et les personnages, tout en sachant qu’on n’était pas dans une «surscénarisation», dans une histoire à deux balles, et qu’on ne trahissait pas le vécu des réfugiés. Le sujet était tellement fort, tellement incarné par l’actualité des migrants, qu’il fallait que l’honnêteté prime. C’est comme ça qu’est né le personnage de Simon.Il fallait quitter l’aspect documentaire et ramener les personnages à leur histoire personnelle, à leur relation affective qui conditionne tellement la vie de chacun et qui est souvent derrière tout. En regardant vivre les bénévoles, je me suis dit que certains d’entre eux partageaient sûrement leur vie avec un conjoint qui n’avait probablement pas toujours leur générosité et leur engagement. Simon est quelqu’un de faillible, comme nous le sommes tous, loin d’être parfait. Au départ, comme la plupart des calaisiens, il ne s’intéresse pas au problème des migrants, il le subit : «Il baisse les yeux et rentre chez lui», comme dit Marion, son ex-femme. Plus jeune, il est passé tout près d’une grande carrière sportive et cet échec l’a rendu amer. Il s’est enfermé dans sa vie de maître nageur et son seul problème aujourd’hui c’est que Marion l’ait quitté. Quand il rencontre Bilal, il l’aide pour de mauvaises raisons. S’il lui propose de les héberger, lui et son copain Zoran, c’est juste pour impressionner Marion, pour lui prouver qu’il n’est pas l’individualiste forcené qu’elle croit qu’il est, tout cela dans le but de la reconquérir. Et ça va déraper : aide à personnes en situation irrégulière, c’est puni par la loi.


IMAGE

wolverine-2Un pressage dans la très bonne norme, qui ne propose aucunement une image typée vidéo, mais qui, bien au contraire, laisse respirer le grain argentique originel qui tapisse très élégamment l’image, lui procurant assurance et texture filmique. Aucune saturation particulière n’intervient, le film proposant des teintes sombres et ternes la plupart du temps, tirant vers le vert bleu, à la température colorimétrique à forte dominante froide. La représentation de la vile de Calais se montre en ce sens réaliste, le cinéaste n’optant jamais pour une approche tapageuse ou superfétatoire, qu’il s’agisse du style ou de la texture des images. On regrettera un niveau des noirs vacillant, qui n’assure pas tout à fait son rôle lors des nombreuses séquences en intérieur ou extérieur nuit, ainsi que des contrastes fléchissants, d’où cette certaine inconstance à l’oeuvre. Une certaine granularité intervint en de multiples occasions lors des séquences nocturnes, se mêlant avec moins de bonheur à cette fine couche de grain photochimique, si élégante par ailleurs. L’image respire le naturel dans son grand ensemble, et saisit cette réalité contemporaine avec maestria et justesse. Du reste, la profondeur de champs , sans se montrer exagéremment poussée, saura surprendre en de maintes occasions. Le piqué de l’image est qualifiable de bon, voire de très bon par moment, et ne vient pas rajouter de détails inutiles. Les contours sont naturels et n’ont visiblemet pas subi ‘d’améliorations’ malvenues. La définition de l’image se contente d’illustrer avec une vigueur certaine le cadre de ce drame poignant, et donne à voir des plans piqués, naturellement argentiques. Enfin, signalons que l’encodage AVC MPEG-4 affiche une très belle fluidité et ne se lisse pas prendre à défaut: il englobe l’ensemble avec finesse et efficacité, ne laissant jamais apparaître d’artefacts ou autres bévues compressives. Une édition solide et intègre, qui profite indéniablement, mais toujours humblement, au vu de la dimension intime du métrage, de son passage en Haute Définition.


SON

wolverine-3Warner renouvelle son passage au format DTS-HD Master Audio, et propose une piste son encodée sous 16 Bit (une très mauvaise habitude de l’éditeur…), pour un bitrate d’environ 1400 Kbps. A première vue, rien de bien marquant, surtout si l’on se fie aux indications erronées de la jaquette arrière, qui se contente de mentionner le seul codec Dolby Digital, pourtant totalement absent de cette édition. Le mixage respecte la nature intime et humaine du film, et offre avant toute autre chose une superbe captation des dialogues, qui respirent le naturel, et occupent la voie centrale avec une superbe présence scénique. De la hauteur, du volume, de la précision, rehaussés par une dynamique sérieusement impactante, qui autorise une très agréable représentation réaliste des sons ambiants ou dialogués. A ce titre, l’essentiel du mixage du film se verra concentré sur l’arc frontal. Cette façade divulgue de très nombreuses ambiances, qui se voient retranscrites avec du panache et du volume, sans le moindre soucis d’homogénéité ou de niveau. Précise et détaillée, la bande-son oeuvre avec coeur pour restituer les multiples ambiances du quotidien: ainsi, le son de la radio, d’une sonnerie de téléphone ou d’une cuisine se voient transposés acoustiquement avec une dextérité fort louable, et une sentiment d’immédiateté particulièrement remarquable. Les voies arrières ne sont pas pour autan délaissées, et en de rares occasions, elles entrent en scène pour parfaire la constitution d’une scène sonore complexe (piscine, rues, environnements urbains, nage…), proposant alors des perspectives acoustiques assez vives, jamais tamisées. L’englobement n’y certes pas des plus optimal, mais il a le mérite d’exister et de d’insuffler une énergie créative et réaliste qui inonde tout le film. Capable de rayonnements sonores très pertinents, la scène frontale accuse une très belle dynamique, et le codec DTS-HD Master Audio oeuvre à en restituer toutes les nuances expressives si contrastées, sans jamais altérer ou par trop tamiser le rendu, contrairement à ce que l’on aurait pu en attendre, et contrairement, aussi, à ce que nous a proposé l’éditeur depuis toutes ces années DVD. La dynamique y est prégnante et réelle, et la dimension parfois bien présente. Ce dimensionnement de la scène sonore atteste de la clarté bienfaitrice du codec DTS-HD Master Audio, qui offre en outre à la magnifique partition de Nicolas Piovani (un habitué des films du cinéaste) une formidable aération et une présence spatiale que l’on ne soupçonnait pas. Une réussite franche, jamais timide, toujours agréable et sensible, mise ne espace avec tact et moult détails.

 

ECOUTER LA BANDE ORIGINALE DU FILM (DEEZER)

 

 

INTERACTIVITÉ

Commentaires audio du cinéaste

Making-of (26 minutes)

Laurent Weil: La rencontre (26 min)

Le film au festival de Berlin (4 minutes)

Bande-annonce originale


 

Notes du disque :




Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite

Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray

Notes du disque :
Posted by Stéphane Roger | Cornwall On octobre - 13 - 2009 News preview test 1

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