DTS inc. a récemment publié une vidéo mettant en scène son histoire depuis 1993. Disponible en Anglais, ce petit montage très rapide propose une vision très précise et détaillée des achèvements et autres réussites de la société. A découvrir sans plus tarder, et en 1080p:
14, c’est le nombre de nominations obtenues par les films dont France Télévisions Distribution détient les droits DVD et Blu-Ray. L’Apollonide, avec 8 nominations, est très en vue pour la cérémonie. N’oublions pas Philippe Torreton bouleversant dans Présumé Coupable et la star montante Leïla Bekhti qui a interprété son rôle dans La Source des Femmes entièrement en arabe.
L’Apollonide : 8 nominations
- Meilleurs espoirs féminins pour Céline Sallette et Adèle Haenel
- meilleure musique
- meilleur son
- meilleure photo
- meilleurs costumes
- meilleurs décors
- meilleur second rôle féminin
La Source des femmes : 2 nominations (Sortie double DVD, Blu-ray et VOD de « La Source des Femmes » le 7 mars 2012)
- meilleure actrice (Leila Bekti)
- meilleurs costumes
Présumé coupable : 2 nominations (disponible au format DVD et Blu-Ray depuis le 18 janvier dernier)
- Meilleure adaptation
- meilleur acteur (Torreton)
Les bien-aimés : 1 nomination
- meilleure musique
Le Tableau : 1 nomination (DVD, Blu-Ray en VOD le 24 avril 2012)
- meilleur film d’animation
C’est grâce à une promotion organisée par la FNAC en magasin que nous sommes parvenus à nous procurer cette édition Blu-Ray (zone B, parue chez Pathé) du film de Jean-Paul Rappeneau. Disponible depuis plus d’un an, mais (presque) jamais vue en magasin, du moins pour notre part, l’objet si rare (pourtant un titre porteur du catalogue de Pathé) recèle un certain nombre de vertus insoupçonnées, qui en font une édition de référence pour les amateurs de cette brillante adaptation du roman de Giono.
Rien de notable pour ce qui de la prestance de l’image: aucune restauration particulière n’embellit clairement les images, qui jouissent toutefois d’un écrin confortable et voient leurs couleurs rehaussées, ainsi que leur niveau de détail nettement plus relevé que sur l’édition DVD. Ce sentiment de cinégénie argentique s’offre au spectateur de manière plus fermement réussie, au grain mis en valeur, parfois trop. Les suppléments ( proposés en SD…) sont pour leur part identiques à ceux disponibles sur l’édition DVD, par ailleurs jointe dans l’emballage par l’éditeur.
La grande surprise provient en effet de la piste son, encodée en DTS-HD Master Audio 5.1. Pour l’un des tout premiers titres du cinéma Français encodé en DTS (le film datant de 1995), Césarisé de surcroît, les précédentes éditions Laserdisc (en Dolby Surround réussi mais bien trop en aplats) et DVD (Dolby Digital 5.1 trop compressé et au final bien peu expressif), cette dernière mouture corrige sérieusement le tir, en réveillant la scène arrière de manière impérieuse, et en offrant de « l’air », de l’espace et de l’entrain à l’intégralité de la scène sonore, si finement et expertement mixée. Dès les toutes premières minutes, la différence s’entend clairement: dynamique, ronde et claire, la scène sonore se voit davantage effilée, nettement plus aérienne et détaillée, et sa dynamique a grimpé, sensiblement, de trois bons crans.
Les détails naturels incrustés dans le mixage mettent enfin en évidence la précision du montage-son, qui semble ici presque plus travaillé et articulé, une fois les affres de la compression envolés. Ainsi donc, toutes les vertus dynamiques du son non compressé parviennent aux oreilles de l’auditeur, et le codec DTS-HD Master Audio se voit joliment mis en exergue. La musique de Jean-Claude Petit se trouve éclaircie et comme élargie, et la scène sonore arrière, jusqu’à présent peu mise en évidence, trouve ici une élégante remise en forme, parachevant un paysage sonore enfin conforme aux souvenirs de la salle de cinéma. Finesse et précision attestent de la bienveillance technique que réalise le codec DTS-HD, dont la non-compression permet d’apprécier toute les nuances orchestrales de la bande-originale, ou de redécouvrir le paysage sonore composé par Jean Goudier, désormais vaste et parfaitement cohérent.
Sans constituer une redécouverte totale et absolue, les résultats laissent pour le moins perplexe et suffisent à justifier une réacquisition, si toutefois deux autres titres des catalogues FPE et Universal proposés dans ce cadre promotionnel (eux titres payés, un troisième offert) trouvent vos faveurs.
Universal vient de nous faire parvenir son catalogue de sorties complet, jusqu’à l’automne prochain. Des sorties riches et complètement variées, qui alternent l’anecdotique et l’anthologique. Petit rappel: chacun de ces titres bénéficiera d’un encodage en DTS-HD Master Audio 5.1, à l’exception, étrange, des Blues Brothers, dont vous trouverez une chronique US à cette adresse, uniquement proposé en DTS 5.1 (VO)… Certaines sorties de novembre (voir plus bas) seront des Blu-Ray 3D.
- Blue Crush 2 (2 août)
- Battle For Honnor (17 août)
- Primale (17 août)
Devil (23 août)
Puis le 6 septembre, ce seront:
- Scarface (proposé en DTS-HD Master Audio 7.1 sur sa VO)
- Mon père est femme de ménage
- Blood Out (20 septembre)
- Fast and Furious 5 (27 septembre)
- Biutiful (idem)
- The Blues Brothers (idem)
- The Big Lebowski (idem) digipack collector (fort logiquement)
- Irish Gangster (idem)
- La 14ème Lame (4 octobre)
- The Loved Ones (11 octobre)
- Caprica (25 octobre, coffret 5 Blu-Ray, DTS-HD Master Audio 5.1 pour la VO et la VF)
- La 4ème Dimension (coffret 5 Blu-Ray, saison 1)
- Jurassic Park (Coffret collector de la saga, Anglais DTS HD Master Audio 7.1 et Français DTS 5.1)
Courant novembre (aucune date de sortie précise n’a encore été arrêtée):
- Troll Hunter
- J’ai rencontré le diable
- We want sex equality
- Precious
- Dans la peau de John Malkovitch
- American Graffiti
- Fantômes contre fantômes
- Les nerfs à vif (Martin Scorsese)
- Blue Crush
- Le Dilemme
- Michael (documentaire)
- Oceanosaure 3D (Blu-Ray 3D)
- Laurent Gerra, nouveau spectacle palais des sports
- La 4ème Dimension (coffret saison 2)
- Zhu, Le magicien du palais des rêves (Blu-ray 3D, sortie prévue le 8 novembre)
Une fois n’est pas coutume, c’est avec un gigantesque retard que nous inaugurons une nouvelle rubrique sur le site, consacrée à la 3D relief. Accessible depuis la page d’accueil et la barre de menu (à droite), vous pourrez y découvrir des chroniques Blu-Ray 3D identiques aux précédentes, mais avec une nouvelle échelle d’appréciation et de notation (encore à l’étude), qui espère refléter les attentes des spectateurs. Nos chroniques envisagent toujours la relation images/sons, et nous tenterons d’accorder un maximum de place aux achèvements que propose cette nouvelle technologie qui se fait de plus en plus présente dans nos foyers. La rubrique n’en est qu’à ses premières heures, mais d’autres chroniques et dossiers sont actuellement en cours de rédaction. Nous vous invitons à laisser vos commentaires histoire de partager votre enthousiasme (ou votre déception) face à la 3D, celle-ci introduisant encore plus de subjectivité et d’appréciation personnelle, chaque spectateur réagissant différemment face à un même film proposé en relief.
Pour débuter, nous vous proposons aujourd’hui deux chroniques de titres IMAX, édités au format Blu-Ray 3D. Très vite, vous retrouverez les chroniques de Coraline, ainsi que Sanctum, et bien d’autres encore au gré de l’actualité et des parutions.
L’excellent Mimic, signé Guillermo Del Toro, se prépare à nous parvenir au format Blu-Ray via Lionsgate. L’éditeur, en zone A, vient de communiquer une sortie annoncée pour le 27 septembre prochain. Réalisé en 1997, et mettant en scène Mira Sorvino, Jeremy Northam, Josh Brolin, F. Murray Abraham et Charles S. Dutton, le film dispose d’une bande-son 5.1 formidablement architecturée, d’une rare violence évocatrice, et d’une subtilité spatiale toujours aussi efficace de nos jours. Il va de soi que le sound design inspiré de Randy Thom trouvera dans la piste DTS-HD Master Audio 5.1 proposée un écrin de choix, qui permettra de redécouvrir le film et son environnement acoustique sous les meilleures auspices techniques.
Voici la liste des suppléments annoncés:
- Digital Copy
- Introduction and Audio Commentary from Director Guillermo del Toro
- Behind-the-scenes retrospective featurette
- Featurette looking at the creatures in Mimic
- Deleted/Alternate Scenes
- Outtakes
- Storyboard Animatics
PJ Hogan a signé en 2003 une oeuvre absolument exceptionnelle: riche d’implications disons psychanalytiques, à l’interprétation de haut vol (Jason Isaacs dans un double rôle Freudien, et une fée clochette interprétée par notre Ludyvine Sagnier nationale), ce spectacle vivant, d’une richesse foudroyante, personne ne l’avait semble-t-il venu venir. Déjà disponible en Europe depuis quelques années (édité par Sony), Peter Pan propose une piste son Dolby True HD (sous 16 Bit, au débit limité à 1600 Kbps) qui permet déjà de redécouvrir le non moins exceptionnel travail de création sonore réalisé par Gary Rydstrom. A ce jour, nous considérons encore et toujours à la rédaction qu’il s’agit de l’un des montages et mixages 6.1 (le film a été mixé en Dolby Digital EX 6.1 matricé et exploité de la sorte en salles) les plus surprenants de ces dix dernières années. Avec son paysage sonore de très haute volée, la richesse de sa réponse en fréquence, et la créativité exacerbée de certaines séquences du film pour ce qui est de son exploitation des terrains multicanaux, qui flirtent souvent avec le « jamais entendu de la sorte » (les multiples scènes avec le crocodile), la bande-son de Peter Pan parvient à se montrer débordante et subtile à la fois, conjuguant à la perfection l’apport créatif d’une artiste hors norme, et les exigences/possibilités techniques du son multicanaux.
Il est donc important de ne pas se laisser berner par l’ambiance enfantine de ce conte. Sa mise en images et en sons atteint véritablement des sommets, que cette édition Blu-Ray zone A (fort logiquement dézoné), proposée cette fois-ci par Universal, devrait dépasser via la piste DTS-HD Master Audio 5.1, sous 24 Bit, qui propose un bitrate doublé par rapport à l’édition Européenne. Difficile de le croire sans l’avoir testé cependant, un bitrate audio plus élevé n’étant aucunement signe d’un éclaircissement global du rendu de la bande-son, mais il y a fort à parier que cette édition à petit prix devienne la référence pour ce film magnifique, fort, véritable OVNI dans la production cinématographique de 2003, qui a surpris le monde entier, y compris la quasi-intégralité de la presse Française.
SYNOPSIS
Depuis la mort tragique de leur père au cours d’un incendie, les deux frères McCaffrey n’ont pas suivi le même chemin. Fidèle à la tradition familiale, Stephen, l’aîné, est devenu un des pompiers les plus respectés de Chicago. Pendant ce temps, Brian, le cadet, bourlinguait de petits travaux en petits travaux. Toutefois, il a décidé de reprendre lui aussi le flambeau. A son entrée dans la compagnie, il est accueilli chaleureusement par John Adcox, un pompier ami de son père, mais observé avec suspicion par Stephen, qui doute de sa vocation. Las de cette méfiance, le jeune homme se fait détacher auprès du détective Donald Rimgale.
Grand classique du début des années 90, Backdraft a hanté bien des cinéphiles et cinéphages alors adolescents. Un sujet jamais traité auparavant, un score signé Hans Zimmer mémorable, des effets visuels époustouflants en leur temps… Près de vingt ans après, l’efficacité répond toujours présente, tout en offrant une perspective narrative et psychologique somme toute désuète mais dont les bases expressives demeurent toujours aussi porteuses.

CODEC VIDEO: VC-1, SMPTE
1080p
FORMAT: 2.35:1 (ouverture du film proposée en 4/3)
Universal (France), disponibilité: 11 janvier 2011
Passée l;a surprise, ou plutôt l’étonnement, de constater que le générique affiche une image cadrée en 4/3 (avec deux barres noires latérales à la présence justifiée mais inexpliquée…), le film débute enfin au ratio 16/9 et Scope 2.35. Déjà disponible au format HD-DVD, sans verve particulière, Backdraft dispose d’un transfert Blu-Ray de bon aloi, qui s’évertue à restituer la chaleur de chaque image et la température colorimétrique délibérément ’ocre’ qui fonde l’essentiel du style visuel du film. En ce sens, les couleurs et la colorimétrie se montrent fidèles en tout point aux intentions de Ron Howard, proposant même une extension colorimétrique jamais vue jusqu’à présent, y compris sur les tons de chair, légèrement trop saturés. Pour le reste, l’image affiche toute sa dimension argentique, mais dispose d’un degré de détail et d’une finition de la définition quelque peu limités. Le master ne semble pas avoir été rénové en bonne et due forme, et ce même si ce transfert HD parvient à tirer son épingle du jeu. L’image se montre parfois peu définie, granuleuse, et semble afficher une certaine simplicité, sans pour autant décevoir. Les contrastes découpent en revanche chaque scène avec un soin fort appréciable, et ce même s’ils manquent quelquefois de ce surcroît de dimension qui aurait bien pu faire toute la différence. Outre quelques poussières-pellicule et autres petites tâches, l’image se montre stable, solide et détaillée, preuve, s’il en fallait, que même si l’ensemble demeure perfectible, il n’en constitue pas moins la meilleure incarnation vidéo du film de Ron Howard à ce jour, surtout lorsque l’on sait que l’édition DVD la plus diffusée de par le monde restait limitée au 4/3.

DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais. Français, talien etc… sont proposés en DTS 5.1 (754.75 Kbps)
24 Bit, 48 Khz, Bitrate audio: 4373 Kbps (moyenne)
OFFSET: aucun
Deux ans avant l’arrivée du codec audio DTS en salles (1993), et un an avant la mise sur le marché du Dolby Digital (1992), Backdraft voyait le jour. Ron Howard a su s’entourer des plus grands spécialistes du son de l’époque, dont certains (pour ne pas dire tous) allaient contribuer à durcir le ton acoustique et à participer à l’essor de l’acoustique cinéma nord-Américaine dans les années qui suivirent. Ainsi, Randy Thom, Gary Summers mais surtout Gary Rydstrom (crédité en tant que Sound Designer et mixeur) ont été recrutés pour composer le paysage acoustique si sophistiqué du film. Backdraft a été présenté en salles en Dolby Stéréo, et cette édition Blu-Ray, comme ce fut le cas auparavant en DVD, propose un rendu multicanal en 5.1, évidemment remixé d’après les éléments orignaux, qui ont été extrapolés et remis en scène. Si les scènes principales n’exercent qu’une pression sonore relative, et disposent d’une mise en place sonore essentiellement frontale et stéréphonique, toujours dynamique et ouverte, au rendu des dialogues d’excellente facture, ce sont en revanche les séquences d’incendie qui tirent un profit maximal du son multicanaux. Fort logiquement, la dynamique grimpe de trois bons crans, et l’espace sonore tridimensionel se creuse de manière spectaculaire et agile, offrant alors un contraste vif et tranché avec le reste du métrage. Les inoubliables créations sonores de Gary Rydstrom, qui a oeuvré à personnaliser acoustiquement le feu, qui se meut dans l’espace de manière animale, avec des sonorités rauques, sournoises, liquides et « soufflantes » se montrent dithyrambiques. Chaque souffle se voit docilement projeté aux cinq points cardinaux de l’installation, appuyés par un emploi massif du caisson de graves, qui délivre un sous-grave tendu la plupart du temps, puissamment expressif. Le feu occupe d’abord une présence sur le canal central, avant de se voir multiplexé et ventilé sur les enceintes frontales latérales et sur la scène arrière, qui dispose d’un niveau de volume souvent étonnant, et d’une intelligibilité sans faille. Celle-ci propose une diaphonie étudiée, délivrant une séparation des canaux épatante, qui conduit à la création d’une scène sonore à la fois large, détaillée, réaliste et patente.
La mobilité des sons ne pose aucun soucis lors de ces séquences d’action, qui offrent une dynamique incendiaire doublée d’un rendu spectral étonnement détaillé et cristallin. Le volume diffusé sur la scène arrière, que l’on aurait souhaité plus participatif sur les autres séquences, se montre enfin à son plus bel avantage, et décrit les chutes d’objets en tout genre, les vociférations/respirations des flammes, les craquements de structures et les déplacements des fumées de manière souvent circulaire et panoramique. Lors de ces spectaculaires séquences d’incendie, le paysage sonore se montre actif et transparent, affichant un caractère physiologique indéniable, et décrivant des arabesques sonores qui évoluent au fil des déplacements des personnages à l’écran. Une véritable écriture sonore, aux coordonnées acoustiques très précises, qui attestent de la rigueur et de l’inventivité du travail des ingénieurs du son. Les habituelles signatures sonores de Gary Rydstrom s’y montrent évidentes, et la gestion de la spatialisation globale dépasse même celle audible sur bien des production contemporaines. La réponse en fréquence laisse respirer la zone médium, tout en s’extériorisant volontiers sur le haut du spectre, qui demeure tranchant et vif, particlièrement directif et ouvert lorsque sa « présence » est requise.
Le codec DTS-HD Master Audio 5.1 creuse clairement l’écart avec la poste DTS 5.1 mi débit de la VF, offrant des textures plus étoffées, ainsi qu’un rendu spatial et volumétrique de la dynamique sans commune mesure. Epaisseur et directivité des sons se voient ainsi optimisés, en toutes circonstances, rendant cette piste audio HD lossless quasi-étouffante d’activité multicanaux, lorsque cela est requis. Enfin, la piste DTS-HD restitue à merveille l’ambiance sonore typique des années 90, mettant en évidence chaque intention créative, et offrant à tous ces sons créés, montés et mixés par des doigts experts toute l’étendue de leur potentiel expressif. Loin de l’anthologique, certes, perfectible sur de nombreux domaines, mais globalement forte d’impacts et de présence, cette bande-son se voit restituée de manière limpide et ambitieuse, avec du volume, de l’agilité, de l’étoffe et de la matière sonore à revendre. La surprise est indéniable, pour peu que l’on passe sur certaines séquences bien anodines. Dans l’ensemble, musique, ambiances et effets ressortent avec une efficacité plutôt étonnante, à laquelle le codec DTS-HD Master Audio insuffle une dimension acoustique réellement saisissante.
- Introduction de Ron Howard (SD)
- Scènes coupées (SD; 43:10)
- Igniting the Story (SD; 15:00)
- Bringing Together the Team (SD; 19:09)
- The Explosive Stunts (SD; 14:41)
- Creating the Villain: The Fire (SD; 12:51)
- Real Life Firemen: Real Life Stories (SD; 8:58)
Certains suppléments, comme le contenu proposé en PiP, sont ici absents, mais se montrent présents sur l’édition Américaine du film.
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Nouveau titre à intégrer la splendide collection « Diamond » chez Disney, Alice au Pays des Merveilles est en cours de restauration intensive dans le but de paraître au format Blu-Ray le premier février prochain, en zone A. Au programme, une restauration complète (et l’éditeur ne nous a jamais déçu sur ce point)des images, qui seront présentées en 1080p, et une piste son Anglaise encodée en DTS-HD Master Audio 7.1. Le film sera présenté sur le premier disque (BD-50), les suppléments sur le second (BD-50 également), et un DVD du film sera également joint. L’édition zone B suivra, fort logiquement quelques mois plus tard, à moins qu’il ne s’agisse de semaines.
Aux toutes dernières nouvelles, et sans confirmation officielle, les suppléments proposeront:
- Operation Wonderland (HD 1080p, durée inconnue)
- “I’m Odd”: newly discovered Cheshire Cat song and intro
- Thru the Mirror Mickey Mouse animated short (in HD)
- One Hour in Wonderland
- An Alice Comedy: Alice’s Wonderland
- Original theatrical trailers (1951 & 1974)
- Through the Keyhole: A Companion’s Guide to Wonderland
- Disney View: Watch the movie in this expanded viewing experience with new Disney art in the wings of the screen
- Painting the Roses Red game: Help paint the roses red in the Queen’s garden. Careful, or someone could lose their head!
- Walt Disney color TV introduction (1959): A never-before-seen color TV intro by Walt
- Reference Footage: Alice and the Doorknob: Kathryn Beaumont provides an introduction to this newly discovered reference footage of Alice talking to the doorknob
- Pencil Test: Alice Shrinks: Kathryn Beaumont introduces a newly discovered pencil test of Alice shrinking
- Reflections on Alice

Etant absolument émerveillé par l’interactivité proposée d’ordinaire par l’éditeur sur ses titres édités en Blu-Ray, et de sa richesse inouïe, nous ne pouvons que nous réjouir de cette nouvelle sortie. Chaque édition « Diamond » bénéficie d’un soin qualifiable d’extrême, jusque dans l’animation des menus de navigation. Les contenus supplémentaires se montrent eux aussi d’un intérêt jamais secondaire, et certains segments documentaires de La Belle et la Bête pour ne citer que ce titre représentent, de loin, ce que l’on a pu découvrir/voir de mieux en termes de suppléments cette année. La qualité des images d’époque de ces documentaires restaurés, de même que la finesse du rendu HD 1080p des photos noir et blanc scannées avec soin en haute résolution permettent de redécouvrir totalement la notion de « supplément », et invite à se laisser aller et porter au plaisir des découvertes. Enfin, les suppléments les plus voraces en terme de stockage sont toujours placés sur un second disque (BR 50 Go), sans oublier la présence d’un DVD du film pour les plus jeunes ou pour les déplacements des enfants. A noter aussi: la présence d’un mode « Family » et « fast play » qui permet, suite à la première lecture et pour les suivantes, de zapper totalement les textes de loi et les bandes-annonces en début de lecture du disque. Le mode « family » permet de définir un minutage afin que les enfants puissent profiter du spectacle durant un temps maximal fixé par les parents.

Avec beaucoup (pour ne pas dire des tonnes) de retard, du à des journées extrêmement remplies et un changement de rythme radical, voici une news qui annonce un événement de taille: nos amis de Wild Side se préparent à proposer au format Blu-Ray (DVD SD également disponibles) six oeuvres remasterisées du maestro Italien Dario Argento. Au programme: des masters restaurés avec soin, et six oeuvres marquantes parmi lesquelles L’Oiseau au plumage de cristal, et surtout le magnifiquement dantesque Suspiria, aux codes chromatiques visuels anthologiques.
Les films se verront présentés en 1080p, et (confirmation à venir), se verront présentés en DTS-HD Master Audio Mono ou 5.1. En guise de suppléments, l’éditeur proposera une ligne éditoriale de grande classe, comme vous le constaterez avec la liste de ceux présents sur l’édition de Suspiria:
- Entretien avec Dario Argento (26 mn)
- Entretien avec Luciano Tovoli, Directeur de la photo (26 mn)
- Entretien avec Claudio Simonetti, Compositeur (13 mn)
- Entretien avec Davide Bassan, Fils et assistant du chef décorateur (13 mn)
- Entretien avec Dario Argento, édition spéciale Italienne (20 mn)
- Dans les profondeurs de Suspiria avec Daria Nicolodi (13 mn)
- Argento Vu par… Pascal Laugier, Alain Schlockoff et Jean-Baptiste Thoret (26 mn)
- Argento Connection – Avec Dario Argento, Claudio Argento, Luigi Cozzi, Romano Albani, Luciano Tovoli, Davide Bassan et Daria Nicolodi (26 mn)
- La restauration de Suspiria (13 mn)
- Mauvais genre, émission de radio Inédite spéciale Claudio Simonetti (France Culture)
- Bande-annonce
- Galerie Photos
D’autres titres, dont la plupart sont totalement inédits sur notre marché vidéo, ne proposeront toutefois pas de suppléments étoffés. Suspiria existe en remastering 5.1 (6.1 Discrete même pour être plus exact), puisqu’une édition DVD des débuts 2000, en zone 1, proposait le film dans ce format, avec des résultats tout à fait honorables. Sorties programmées au 3 novembre prochain.
Romeo + Juliet

Annoncé il y a de cela quelques mois par la Fox, l’édition Blu-Ray restaurée du film de Baz Luhrmann vient d’être assortie de détails techniques concernant son contenu. Le film y a donc été restauré, et son master final retravaillé et approuvé par le cinéaste en personne. Le dossier de presse de l’éditeur mentionne un travail de Luhrmann sur les images du film, ainsi que sur la colorimétrie, sans oublier la bande-son, restaurée et redynamisée par la même occasion, et présentée en DTS-HD Master Audio 5.1 (VO only). Les suppléments de cette édition, proposée, en outre, à petit prix, proposeront:
- « Dépoussiérer Shakespeare » : Mode Picture-in-Picture avec le commentaire audio du réalisateur Baz Luhrmann
- Archives inédites (13 min) : premier baiser, séquence sur la plage, répétition
- La musique dans Roméo + Juliette : Documentaire (50 min), musique et script, le cheminement d’une chanson
- La galerie de Baz Luhrmann (32 min) : Pourquoi Shakespeare ?, Focus sur la mise en scène de plusieurs séquences clés Galerie d’interviews (14 min) : Leonardo DiCaprio, Claire Danes, John Leguizamo
- Version DVD du film (16/9, SD, Dolby Digital 5.1)
Moulin Rouge

Il en va de même pour son formidable Moulin Rouge. Master nettoyé et retravaillé par le metteur en scène afin de lui insuffler un degré de prestance maximal, et de proposer une expérience Haute Définition digne de ce nom, le studio n’ayant pas pour habitude de faire les choses à moitié (jusqu’à preuve du contraire). La version Française, habitude de l’éditeur, ne sera encodée qu’en DTS 5.1 standard, mais la Version originale Anglaise proposera, elle, une piste son encodée en DTS-HD Master Audio 5.1. La sortie a aussi été fixée au 6 octobre prochain. Trois heures et demie de suppléments sont également inclus à cette édition. Pour la plupart, ils ont été upgradés en HD, et proposeront le contenu suivant:
- « Spectaculaire, Spectaculaire ! » : mode Picture-in-Picture avec le commentaire audio du cinéaste Baz Luhrmann
- Une aventure créative
- Featurette (11 min)
- Le making-of de Moulin Rouge (26 min)
- Archives inédites (35 min) : premier montage du rap de Zidler, première chorégraphie de Nicole et Jim, le tango de la jalousie
- Premiers tests, premiers essais vocaux de Nicole Kidman
- « Sad siamonds »
- Les chorégraphies de Moulin Rouge (19 min)
- La musique de Moulin Rouge (30 min)
- Version DVD du film (16/9, SD, Dolby Digital 5.1)

Mandy Lane est si belle, si pure, si innocente… que tous les garçons la convoitent. Pour la séduire, une bande de copains l’invite dans un ranch pour y fêter la fin des classes. Au rendez-vous : sexe, drogues, alcool… et un invité surprise, qui tente de mettre la main sur le plus convoité des trophées : Mandy Lane.
IMAGE
CODEC VIDEO: AVC
1080p
FORMAT: 2.35:1
Wild Side
Globalement, cette édition restitue toutes les charges visuelles de son metteur en scène, jusque dans des détails qui pourraient laisser perplexes certains spectateurs: la présence d’un grain abondant, issu de l’émulsion des pellicules originales, l’emploi de certains filtres qui amoindrissent le rendu etc etc… Dans son ensemble, le film profite d’un pressage HD 1080p respectueux en tout points des intentions originelles du cinéaste. La définition et le niveau de détail sont en revanche moins marqués que de coutume, mais force est de constater que le film a du constituer un véritable cauchemar pour ce qui est de l’encodage. Mais il en va ainsi du style du film, très recherché, voulu par Jonathan Levine: ralentis expressifs quasi-surréalistes, contrastes appuyés, saturation violente des teintes primaires, traitement des pellicules… Une recherche stylistique et formelle permanente, aux images presque « mentistes », sorte de laboratoire visuel tour à tour archi-réaliste, et aussi archi-saturé et empesé. L’encodage réalise des prouesses, en se fiant au master avec la plus grande précision possible, avec, en particulier, une gestion de la luminosité très affinée (scènes situées en extérieurs jour). Une image globalement difficile à évaluer, mais un sans faute réel pour l’éditeur, qui n’a pas cherché à pousser le rendu vers telle ou telle dimension dans le but de le parfaire artificiellement.

SON
DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais & Français
16 Bit, 48 Khz.
OFFSET: n/a
Tout slasher qui se respecte se doit, d’ordinaire, de posséder une mise en avant poussée de la dimension acoustique. Mandy Lane n’y fait aucunement exception, et ce, même si ses origines modestes empêchent une véritable libération formelle. Mais qu’à cela ne tienne. Le résultat sonore se montre à la hauteur, et se permet même de proposer une musicalité sans faille sur le rendu des chansons « pop » employées tout au long du métrage, et qui lui octroient un habillage stylistique supplémentaire, ainsi qu’une force d’âme tout à fait réjouissants. Le final, au son de Sealed with a kiss, interprété par Bobby Vinton, laisse sur le carreau eu égard de sa qualité Hi-Fi. Pour le reste, la dynamique sait se montrer férocementagressive, et il en sera de même de l’ensemble des canaux lors des sollicitations d’effroi propres au genre: coups de feu, attaques au couteau ou coups assénés avec violence se voient retranscris acoustiquement de manière pleine et entière, vigoureusement et sèchement (qualité d’enregistrement des sons). La scène arrière, certes tangible, se montre parfois employée avec saveur et rigueur, mais manque également son plein potentiel scénique lors de séquences plus ambitieuses, où son usage réservé affiche une modération trop poussée… . Le canal de graves parvint sans peine à asséner de violents coups au palpitant, ancrant le récit sonore dans un fondement sourd et vicieux, insidieux mais fort à propos. Si la prise de son se montre globalement sèche, elle ne manque pas de dynamisme et de réalisme, que le montage son, moins spectaculaire que prévu, mais jamais dépourvu d’ingéniosité, parvient à mettre en avant une très belle créativité, réservée principalement aux (nombreux) passages musicaux et aux séquences d’effroi. Le codec DTS-HD Maser Audio 5.1 (présenté sous 16 Bit) se montre respectueux des intentions sonores et du design acoustique de l’ensemble. A l’aise sur tous les terrains, il remplit la pièce avec conviction, et permet d’épaissir le rendu sonore en optant pour la non-compression. Qu’il s’agisse d’effluves sonores déchaînées ou d’ambiances fines mais solidement texturées, la piste DTS-HD Master Audio restitue toute la plénitude du mixage originel, là où tant d’éditions de films du même genre, plus prestigieux, lors de la grande époque du support DVD, manquaient leur coeur de cible sonore en raison du choix du codec Dolby Digital 5.1 qui, au delà d’une spatialisation revue à la baisse, élaguait aussi l’intérieur des sons en présence, qui, immanquablement, perdaient considérablement en texture donc en réalisme et franchise sonore. Sur cette édition Blu-Ray, il n’en est rien, et la notion de spectacle sonore prend alors tout son sens, tout en préservant ses forces vives.
INTERACTIVITE
- Interview de Amber Heard (14 minutes environ)
- Interview vidéo du cinéaste Jonathan Levine (28 minutes environ)
- Bandes-annonces (4/3, SD, Dolby Digital 2.0)
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La venue du superbe Toy Story 3 au format Blu-Ray vient d’être confirmée par Disney. Ainsi, le 2 novembre, en zone A (quid du zonage…), les spectateurs et autres fans de la saga pourront retrouver les aventures de Woody et Buzz l’Eclair en 1080p, le tout accompagné d’une piste son proposée en DTS-HD Master Audio 7.1 (mixage son très réussi pour son rendu en salles). Les suppléments proposeront, pour leur part, le contenu suivant:
- Teaser (HD) Cars 2 early sneak peak
- Day And Night theatrical short
- Bonus: The Gang’s All Here, Toys! Epilogue
- Buzz Lightyear Mission Logs: The Science Of Adventure (conj with NASA)
- Paths To Pixar: Editorial
- Studio Stories: Where’s Gordon, Cereal Bar, Clean Start
- A Toy’s Eye View: Creating A Whole New Land
- Alex Syntek
- Cine-explore by director Lee Unkrich and producer Darla Anderson
- Beyond The Toybox – Commentary track
- Beginnings with Michael Arndt
- Bonnie’s Playtime – A story roundtable
- Roundin’ Up A Western Opening
- Goodbye Andy
- The Accidental Toymakers Of Pixar
- Life Of A Short
- Making of Day And Night
- Ken’s dating tips, Lotso commercials
- “Dancing With The Stars” at Pixar
- Trailers and more
- Game: Toy Story Trivia Dash
- Alex Syntek music video

Nos confrères de dvdbeaver.com, le site Canadien de référence, ont eu la possibilité de se jeter sur un exemplaire de l’édition Blu-Ray du Psychose, de Alfred Hitchcock. Prévue à la vente courant automne chez nous (Universal en étant l’éditeur historique), cette édition devrait débarquer dans quelques petites semaines sur le territoire Nord-Américain. Au programme: une remasterisation complète de l’image, chapeautée par Robert Harris, expert ès restauration et préservation. Il en a été de même pour le mixage audio d’époque (1960), qui a été tout d’abord nettoyé puis respatialisé en conservant les caractéristiques acoustiques de la version originelle en mono. Toujours aussi effrayante de nos jours qu’au siècle précédent, le film profite des extensions technologiques modernes à l’occasion de son cinquantième anniversaire. Ainsi, la piste DTS-HD Master Audio 5.1 propose un taux de transfert de données audio de 3692 Kbps, sous 24 Bit. Une somptueuse édition qui ressuscite tout le potentiel formel de ce classique de référence.
A noter que la supervision sonore et sa restauration complète a été confiée à la société Audionamix, basée à Paris, spécialisée dans le traitement des sons, extraction des voix etc… Hans Zimmer a d’ailleurs fait appel à la technologie développée par cette société pour mettre en forme la partition de Inception.
Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir de très brèves chroniques de titres Blu-Ray récemment édités, et au sujet desquels nous n’avions encore rien écrit. Aucun mécanisme de sélection, mais de simples mots-clé qui placent d’emblée dans l’ambiance que dégage l’acoustique spatialisée de ces titres porteurs, et réellement capables de mettre en avant les vertus du son numérique lossless. De multiples diapasons ont été accordés à cette occasion. Découvrez notre tour d’horizon, non exhaustif, mais qui devrait vous permettre de faire vos choix.
FURIE

S’il n’a pas rencontré son succès escompté, Le Livre D’Eli dispose d’un transfert Blu-Ray en acier blindé. Pour preuve, son master image terrassant de précision et de finesse, sans cesse ajusté, permet d s’immerger totalement dans l’atmosphère post-apocalyptique pensée et conçue par les deux frères metteurs en scène. La bande-son du film encodée en DTS-HD Master Audio 5.1 (sous 24 Bit) dispose d’une accroche frénétique et d’une disposition spatiale qui frise l’irrévérence. Les ambiances se font fines et nettes, détaillées avec soin. Les deux fusillades du film, certes brèves, constituent à n’en point douter des scènes mémorables sur le terrain acoustique: les coups de feu résonnent avec une vigueur sans nom, et l’intégralité de la scène sonore s’agite de toutes parts, offrant un rendu spatial divinement contrasté et riche de mille nuances. Une véritable furie acoustique à la dynamique incendiaire, et à la réponse en fréquence idyllique. Ces deux séquences, véritable coups d’éclats formels, se hissent dans peine à la hauteur d’un ‘top-démo’ pour cette année 2010, enraison de la violence sonore instantanée qu’elles déploient et de la profondeur acoustique qu’elles dessinent au coeur de l’espace 5.1. La clarté spatiale offerte par le son numérique lossless, ainsi que son impact et son degré d définition sont ici immanquables et constituent des pièces de démonstration (presque) absolues. Diapason d’argent. Dieu que le rendu audio proposé par le format DVD, aussi bon soit-il, est loin derrière…
DENSITE

La bande-son de DayBreakers, encodée en DTS-HD Master Audio 7.1 (Discrete, sous 24 Bit, 5431 kbps selon nos confrères de dvdbeaver.com), propose une expérience analogue à celle du Livre d’Eli, mais à laquelle se rajoute rage et puissance effrénées. L’éditeur, Lionsgate, pourtant spécialiste des ré-égalisations sauvages, livre ici une piste son 7.1 lossless d’une superbe densité acoustique, qui restitue au mieux le mixage originel: la scène sonore, dès les tout premiers instants, remplit l’espace d’écoute en étoffant chaque recoin, et en diffusant un environnement sonore dimensionné et réaliste, riche en nuances diverses. Les deux canaux supplémentaires proposés sur la scène arrière se montrent, pour une fois, non pas relégués à de simples ambiances inaudibles, mais participent de l’effort de mise en espace des sons. Réactive, ample et généreuse, d’une grande précision dans sa délimitation des périmètres spatio-acoustiques, cette bande-son rageuse et vibrante constitue sans nuls doutes l’un des meilleurs usages récents du format audio 7.1, tout en offrant une expérience sonore dense, riche et texturée, aux multiples éclats et à la variété abondante. Un superbe tapis acoustique qui remplit la pièce, particulièrement appuyé et profond, dès les tout premiers instants, d’une myriade de sons high tech et réalistes, sensiblement marquants et violents, et qui, régulièrement, transcendent réellement la préhension du film. Le pouvoir de recouvrement acoustique se montre ici optimal et optimisé. Une exceptionnelle réussite Australienne, image(s) et son(s), précédée, en ouverture, d’un jingle DTS présenté en DTS-HD Master Audio 7.1 Discrete (24 Bit et 96 Khz). Souvent incroyable voici à nouveau un mixage exemplaire qui surclasse tous les rendus audio possibles entendus et expérimentés sur support DVD.
OUVERTURE

Disponibles depuis le mois de juin, les deux premiers opus de la saga Toy Story, pourtant vieux de près de 15 ans, constituent pour leur part l’exemple parfait d’un traitement vidéo… parfait. L’image se montre idyllique, tout bonnement parfaite et anthologique, et semble même davantage impressionner que les productions Pixar plus récentes. Du côté sonore, Gary Rydstrom, alors en charge du sound design et du mixage, a su réaliser des performances hors normes, que les pistes DTS-HD Master Audio 6.1 (Matrix) retranscrivent comme jamais auparavant. Clarté de cristal, ampleur sonore dithyrambique, sens du détail, puissance d’évocation, rigueur des espaces sonores… . Il s’agit tout bonnement de deux des bandes son les plus jouissives entendues au cours de cette année, qui surclassent même celles des dernières productions Pixar. Le générique de fin de chaque épisode, en particulier, propose un rendu spatial et des originalités de mixage presque inédites, au rendu tout simplement mirifique pour peu que le matériel suive. Le reste des films, courts, concentre un maximum de créativité sur l’intégralité des canaux, avec de régulières exergues qui animent le canal central arrière avec une précision là aussi mémorable. Les basses fréquences accusent un poids et une netteté d’ensemble qui laissent sur le carreau, et l’intelligibilité du canal central, tout autant que sa clarté impérieuse, évoquent davantage la Haute Fidélité que le son cinéma. Des modèles du genre, pourvus de séquences anthologiques (le camion dans le premier opus pour ne citer que lui) à l’ouverture et à la variété sonore presque indéfinissables.
EPIQUE

Le Choc des Titans déploie en quasi-permanence une scène sonore 5.1 qui, si elle se montre quelque peu moins perforante et performante que les titres chroniqués plus haut, leur emprunte leurs chemins acoustiques sinueux ainsi que leurs vertus sonores saisissantes. La piste DTS-HD Master Audio, proposée en 5.1 multicanaux, se montre diantrement puissante et appuyée, regorgeant d’ampleur et forte de situations épiques. Les multiples combats décrivent un périmètre acoustique large et densément peuplé de cris, vociférations, râles et souffles qui, d’un même tenant, procurent ampleur et souffle guerrier à un ensemble remarquable. En particulier, le combat final, contre le célèbre Kraken, constitue un point d’orgue où culminent toutes les vertus de ce mixage sauvagement agressif. L’ensemble réagit avec flexibilité et puissance, incitant à faire grimper les décibels afin de savourer au mieux cette déferlante de clashs et autres concussions, tout en préservant la fort agréable intelligibilité qu’offre le codec DTS-HD Master Audio 5.1, ici clairement à son avantage, et loin, très loin des pistes son déployées par l’éditeur au cours des précédentes années, sur supports DVD ou Blu-Ray. La musique se répand avec tact et tenue, tandis que s’additionnent les multiples sons des armes. Une superbe mobilité spatiale enrobe les sons, qui se déplacent aux quatre coins cardinaux de l’installation avec une facilité déconcertante et une évidente précision. Variété et diversité (les cris fulgurants des différentes créatures) animent ce mixage au montage son certes tapageur, mais disposant de suffisamment de rigueur et de largeur acoustique pour convaincre en termes de dimensionnement de la scène sonore. (édition testée: zone B Britannique, identique à la zone B Française à paraître sous peu, courant août).
FOISONNEMENT

Dernière réalisation de Tim Burton, Alice au Pays des Merveilles propose une image en 2D (3D non native en salles, au rendu stéréoscopique très perfectible…) plutôt réussie, mais semble préserver ses caractéristiques 3D… pour sa bande-son. En effet, personne ne pouvait s’attendre à un tel déferlement de diversité, un tel foisonnement de sonorités toutes plus originales les unes que les autres, subtilement placées dans un environnement sonore à la spatialisation exemplaire. La piste son, ici encodée en DTS-HD Master Audio 6.1 (Matricé, sous 24 Bit et 48 Khz), dispose d’une très solide réserve de puissance. La pertinence du canal central arrière, d’ordinaire relégué au domaine du secondaire, prend ici tout son sens sur de très nombreuses séquences clé, comme cette chute dans le « rabbit hole », qui déclenche une triphonie arrière au rendu exemplaire et perforant, tout en conservant une spatialisation à la précision chirurgicale. Autre aspects marquants de cette piste 6.1: sa diversité et son originalité, visibles/audibles dans le rendu et la conception des sons dans l’espace. Les insectes imaginaires pourfendent la zone d’écoute d’avant en arrière lorsque Alice pénètre à Wonderland, des ombres fantomatiques hantent l’espace d’écoute, d’abord de manière spectrale et informelle sur les trois canaux arrières, puis de manière plus concrète sur la scène frontale et le canal de renfort de graves (.1 LFE). Une fois à Wonderland, rares sont en effet les scènes ou séquences dépourvues d’ambiances poussées ou habitées de sons croquignolesques. L’ensemble se voit agité de toutes parts, sans pour autant viser l’agressivité. Au final, le parcours d’Alice se montre tout autant visuel que sonore, tant la bande-son et son mixage/montage accompagne sa quête avec véhémence et acuité. Un authentique paysage acoustique, riche et mouvementé, aux multiples panoramas sonores, qui vit, existe et respire sur sept canaux très sensiblement plus audibles que dans les précédentes créations de Tim Burton, pourtant riches en évènements sonores. Dosés avec un équilibre réaliste et féérque à la fois, les mutliples tintements de clochettes, chuintements, vociférations, plaintes ou ritournelles musicales jouissent d’un subtil équilibre sonore, aux localisations poussées et puissantes, et à l’acoustique forte et doucereuse à la fois. Le rendu du son numérique lossless (sans compression), via le codec DTS-HD Master Audio 6.1 surprend à nouveau par l’évidence de ses qualités musicales et acoustiques.








































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