30 novembre, 2021 - 01:16
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BRAVEHEART: test Blu-Ray

braveheart blu-raySYNOPSIS

Evocation de la vie tumultueuse de William Wallace, héros et symbole de l’indépendance écossaise, qui à la fin du XIIIe siècle affronta les troupes du roi d’Angleterre Edward I qui venaient d’envahir son pays.

DOSSIER DE PRESSE

Le château de King John’s où de nombreuses scènes ont été trounées, a déjà été utilisé pour des scènes de Au-dela de la gloire de Samuel Fuller.

Mel Gibson a eu des démêlées avec des organismes de protection des animaux qui ont cru que les chevaux utilisés dans les violentes scènes de combat étaient réels, alors qu’ils étaient en réalité faux

Le tournage se partage entre l’Écosse (pour les scène de village), l’Irlande (pour les sites de châteaux, et des deux principales batailles), et les studios Ardmore (pour les séquences d’intérieur).

Braveheart est le second film de Mel Gibson après The Man without a face. Il remporte cinq Oscars : ceux des meilleurs film, réalisateur, photographie, maquillage et montage d’effets sonores.

Mel Gibson a fait appel à Terry Gilliam pour diriger Braveheart, mais ce dernier a décliné la proposition et il a donc décidé de le réaliser lui-même.

La scène de la torture a dû être raccourcie, car jugée trop choquante. Cette scène montrait toutes les tortures que William Wallace devait subir.


Présenté dans une édition à la technique éblouissante, le film de Gibson n’a toujours pas perdu de sa verve, et continue d’étonner par sa justesse de ton, sa mise en scène ambitieuse et d’une très grande rigueur.

 

image2

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.40:1
blue-dot BITRATE: 19907 Kbps environ
blue-dot Fox (FPE), France, disponibilité: 04 novembre 2009

braveheart blu-ray 2Allons droit à l’essentiel: si les toutes premières séquences déçoivent en raison d’une définition vacillante et d’un piqué globalement moyen, la suite stabilise le rendu, et propose tout bonnement l’une des plus belles images de cette longue année 2009. A n’en point douter, il s’git là de l’une des meilleures éditions pour un titre dit de « catalogue ». Braveheart constitue ainsi l’un des plus vibrants exemples de la prestance technique dont est capable le format Blu-Ray et ses technologies connexes. Avec ses 15 ans au compteur, le film, très attendu, ne semble pas avoir pris une ride, ou très peu, et ne souffre presque aucunement de techniques de post-traitement pourtant nécessaires lors d’une réédition. En ce sens, l’emploi d’un filtre Digital Noise Reduction (DNR), si elle s’illustre en de très courtes occasions, occasionnant une chute abrupte de la prestance de l’image, mais très sporadique, se montre mesurée et nécessaire. La stabilité de l’image étonne grandement, tout autant que la richesse presque sans commune mesure de l’étalonnage colorimétrique: les verts des plaines Ecossaises transparaissent comme jamais jusqu’à présent, offrant aux images un souffle lyrique et une vibrante puissance expressive, qui laisse des traces. Denses, contrastées, vives et réelles, les multiples couleurs primaires, ainsi que toute leur gamme nuances, apparaissent avec une netteté et une justesse hors du commun, flirtant avec le prodigieux. Eléments naturels, maquillages (bleus sidérants), aciers des épées… l’ensemble se voit attribué une prestance visuelle prodigieuse et de toute beauté. Le piqué de l’image, solide comme jamais, permet de mettre en exergue la sublime photographie de John Toll. Impossible d’imaginer une image plus nette, plus définie, plus stable, plus évocatrice. Cette édition se met totalement au service du film. Les multiples scènes de bataille offrent des perspectives visuelles sans commune mesure, constituant le point d’orgue de ce spectacle exceptionnel: les arrières-plans resplendissent de vie, tandis que le niveau de détail des premiers plans, où dominent armures, armes, vêtements, robes et blasons font remonter un luxe de détails qui animent le coeur même du film.

Les contrastes s’y montrent également vifs et acérés, découpant les silhouettes avec tact, doublée d’une grande finesse dans leur maîtrise. La luminosité, très réaliste, se voit ajustée avec le même soin. Le transfert HD ayant été entièrement supervisé par le cinéaste cette année, accompagné de John Toll, difficile de lui reprocher quoi que ce soit. La garantie de se retrouver avec la vision intacte de Gibson domine chaque plan de cette édition lumineuse, superbement texturée, à la profondeur de champs souvent tranchante. Les images respirent et se montrent impactantes comme jamais auparavant, accompagnées d’une dynamique vidéo et d’une profondeur de signal qui jamais ne faiblit vraiment, capable de surprendre les plus aguerris. Vives, intenses, profondes et d’un naturel saisissants, les images issues de cette édition laissent sincèrement sur le carreau, et se montrent bien souvent dithyrambiques d’intégrité et de force expressive.

 

son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais
blue-dot Français DTS 5.1 mi débit, Espagnol et Italien
blue-dot 24 Bit, 48 Khz 
blue-dot OFFSET: n/a
blue-dot BITRATE: 4072 Kbps mesurés.

braveheart blu-ray 3Nous avions pu découvrir le film dans les années quatre vingt dix lors de son édition Laserdisc, qui proposait un transfert agréé THX, accompagné d’une piste AC3 (Dolby Digital 5.1). En son temps, cette bande-son se montrait musclée, mais souffrait de très importants soucis de gestion des niveaux et de la dynamique globale, qui ne parvenaient jamais à trouver un point d’équilibre entre réalisme expressif et efficacité multicanaux. Une certaine platitude empêchait cette édition d’emporter l’adhésion. Du reste, le caractère sourd du spectacle audio ne jouait guère en sa faveur. Ce sentiment de contrainte(s), de compromission, objectivement repéré, fut également à l’oeuvre lors des multiples éditions DVD, qui comprenaient le même mixage 5.1 Oscarisé, et récupérait ses mêmes manques d’ardeur, sa vigueur retenue, son caractère sourd et par trop tempéré…

Nous attendions, en ce sens, cette édition HD avec une impatience non dissimulée, histoire de vérifier si les vertus du codec DTS-HD Master Audio 5.1, qui repart sur le master studio ans lui appliquer la moindre compression, allait enfin pouvoir faire ses preuves et libérer le pouvoir expressif de cette bande-son certes datée (composée et mixée 3-4 ans après l’arrivée des procédés DTS et Dolby Digital, donc de la démocratisation de l’exploitation des mixages 5.1 en salles) mais suffisamment armée pour toujours pouvoir convaincre. Nous n’avons pas été déçus, pour ainsi dire, même si certaines réserves font leur apparition. En premier lieu, la musique emblématique de James Horner semble profiter au mieux de la décompression proposée par le codec DTS-HD. Au delà de sa lisibilité symphonique et de ses mélodies qui ont traversé les âges, elle a été mixée par Shawn Murphy, grand spécialiste de l’intégration des bandes-originales au sein des mixages 5.1 depuis la fin des années 80. Toujours en charge de ces mixages (il est actuellement en train de s’illustrer sur le Tintin très attendu, prévu en 2011), Mr Murphy a toujours su conjuguer expressivité et pertinence spatiale, et force est de reconnaître que son travail sur le film de Gibson marque durablement. La musique se voit omniprésente, répartie avec soin sur toute la largeur de l’arc frontal, richement stéréophonique, ample et onctueuse. Elle habille le coeur du film, lui procure sa stature et son pouvoir de conviction. Sans réellement résonner tel qu’elle le devrait sur la scène arrière, elle habite la triphonie frontale avec délectation, et ce sera dès les premiers instants que l’on constatera à quel point le codec DTS-HD peut réaliser des merveilles: amples, profonde, charnue et très aérée, la partition de James Horner se voit transcendée. Très largement plus réactive sur le plan spectral, elle descend parfois assez bas vers les graves, et s’étalonne d’elle-même sur la zone médium avec une très belle tenue en puissance, ce qui, auparavant, n’était absolument pas aussi évident. Ses respirations et des orchestrations gagnent incontestablement en ampleur et en amplitude.

braveheart-4Pour le reste, le film bénéficie d’un enregistrement détaillé de tous les sons ambiants, qui profitent d’une dynamique enfin libérée, et de niveaux enfin mis à nu. Leur amplitude y est plus cossue, plus souple aussi, et l’ensemble emporte l’adhésion sur la totalité du métrage. Les ambiances naturelles de la première partie du métrage, jusque là placée vers l’arrière-plan et quasiment inaudibles, se montrent très largement mieux mises en avant, occupant même la scène arrière de manière texturée, certes, mais encore trop discrète… Outre une gestion assez traditionnelle de l’arc frontal, la scène arrière participe ponctuellement au rendu immersif de l’ensemble, mais sans jamais vraiment étonner par sa pertinence, et sans s’affirmer plus que de raison. Lors des scènes de bataille, par exemple, le recours à cette expansion arrière se montrera très mesuré, voire inexistant, le mixage ne souhaitant pas abuser d’une démesure acoustique comme peut le faire Gladiator. Les ambiances naturelles, suffisamment détaillées, habillent l’essence des enceintes arrières (pluies, vent…), mais son recours y sera plus ténu que prévu. A l’identique, les chocs des armes ne se voient positionnés et ‘dimensionnés’ que sur la façade, offrant par la-même une spatialisation en demi-teintes sur certains axes de l’espace d’écoute. Essentiellement stéréophonique, la bande-son se déploie sur les trois enceintes frontales, sans jamais manquer de rigueur ou de solidité. Là où certains affaiblissements se font sentir lors des passages chargées en informations d’ambiance ou de bruitages, d’autres étonnent par leur vivacité et leur profondeur de réponse en fréquence: les flèches enflammées du dernier combat, lorsqu’elles heurtent le sol, occasionnent en effet des explosions et la formation de boules de feu dont la sonorité, moderne et vive, semble avoir été enregistrée hier, rompant ainsi avec d’autres éléments sonores plus ternes dans leur rendu immédiat et spatial.

Les dialogues se montrent toujours clairs, placés assez haut. Ils semblent ressortir avec une plage dynamique étendue, ce qui n’est aucunement pour nous décevoir. Ceci est du à l’emploi des 24 Bit de définition, qui permettent aux détails sonores les plus riches comme ces flèches que nous évoquions à l’instant, de bénéficier  d’une expansion immédiate et d’une résolution d’un piqué acoustique très largement plus net et pétillant. Chaque élément semble ainsi sortir de lui-même, récupérant au passage une jeunesse et une vigueur franchement audibles, qu’il s’agisse des masses orchestrales riches et détaillées ou bien des voix des personnages, qui gagnent incontestablement en aplomb et en présence.

Le codec DTS-HD Master Audio aère en outre le rendu, lui octroyant davantage de lisibilité, découpant la scène acoustique avec une très belle rigueur, et proposant des textures sonores plus naturelles. La version Française, proposée en DTS 5.1 mi débit, se montre très décevante: très loin derrière de le rendu de la piste non compressée, elle se montre ténue, retenue, moins perforante, moins déliée, et amoindrit tout bonnement le rendu effectif global, qui perd en texture et en matière. Plus faible en terme de niveau, elle correspond peu ou prou à ce qu’il avait été possible d’entendre sur DVD… Avec son acoustique solidifiée et sa scène sonore plus ample, la piste DTS-HD Master Audio emporte l’adhésion sur toute la ligne, permettant de se replonger dans le film dans des conditions que nous qualifierons volontiers d’inédites, tout en préservant le cachet des mixages multicanaux du milieu des années 90, qui misaient sur la lisibilité spatiale avant tout. Une réussite technique de plus à porter au crédit de cette édition HD décidémént plus que chaudement recommandée.

 

 

interactivite

  • Les Commentaires audio de Mel Gibson
  • Le Monde de William Wallace (30 mn). Documentaire Picture in picture sur le disque un, superbement conçu. En bas de cadre, des informations vidéo défilent sur l’Ecosse d’hier et aujourd’hui, agrémentées d’anecdotes historiques ou de commentaires pertinents d’historiens. Très agréable à consulter en accompagnement du commentaire audio du cinéaste.
  • La Légende de William Wallace, le plus grand héros d’Ecosse (32 mn, HD)
  • Le Travail du scénariste (22 mn, HD)
  • « Alba Gu brath! » Le making Of (58 mn, SD, 4/3 et 16/9), qui rassemble les propos du cinéaste et de son monteur (1995 et 1998). Agrémenté de quelques photos de tournage et d’images issues de ce tournage en Ecosse et Irlande, il s’agit là d’une solide entreprise, loin de toute ambition marketing. Gibson revient même sur la relative déception au box-office qu’aura été le film, qui n’a jamais rallié les foules de par le monde, en salles du moins, avant d’exploser littéralement en vidéo.
  • Les Champs de bataille en 3D : toutes les batailles anglo-écossaises remodélisées en 3D et expliquées par des historiens
  • Les Interviews d’archive (14 minutes)
  • Galerie de photos de tournage (6:30 minutes, sonorisées en Dolby Digital 2.0, SD upscalée)


evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray
754.75 Kbps blu ray Braveheart braveheart-blue-ray braveheartmaquillage chronique devansapphire DTS-HD Master Audio 5.1 DTS-Phile Fox FPE hd impossible-de-lire-braveheart-sapphire John Toll maquillagebraveheart Mel Gibson Oscars Shawn Murphy silhouetteilfautsauverlesoldatryan test blu-ray test-blue-ray-braveheart-edition-simple test-braveheart-blue-ray TOP IMAGE troupesduroi zone B

A propos de Stéphane Roger | Cornwall

Rédacteur en chef et créateur du site DTS-Phile.com. Cinéphile, enseignant.
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