10 mai, 2021 - 07:50
Vous êtes ici: Accueil / Actualités / NUMÉRO 9: Test Blu-Ray

NUMÉRO 9: Test Blu-Ray

SYNOPSIS

9-3Dans un futur proche, la Terre a été ravagée par une grande guerre entre les hommes et les puissantes machines qu’ils avaient crées. Sachant l’humanité condamnée, un scientifique créé 9 petites créatures, fragiles et sans défense à partir d’objets divers ramassés dans les décombres. Incapables de s’opposer aux machines, ils ont formé une petite communauté survivant au jour le jour dans les décombres. Mais le dernier né de cette famille, le Numéro 9 a une mission. Il détient en lui la clé de leur survie et devra convaincre ses camarades de quitter leur refuge de fortune pour s’aventurer au coeur du royaume des machines. Ce qu’ils vont découvrir en chemin représente peut-être le dernier espoir de l’Humanité.


DOSSIER DE PRESSE

Numéro 9 est inspiré d’un court métrage déjà réalisé par Shane Acker. Il imagina le personnage de 9 dès la fin des années 90 alors qu’il était étudiant en architecture à UCLA avant d’entamer une formation d’animateur. Après près de 5 ans de travail, il livra finalement un court métrage de 11 minutes en guise de film de fin d’étude. Rapidement remarqué, il fut même cité aux Oscars en 2006 après avoir remporté la médaille d’or des Oscars étudiants.

 

Pendant qu’il peaufinait son court métrage, Shane Acker travailla six mois en Nouvelle-Zélande sur le tournage du Seigneur des anneaux : le retour du roi de Peter Jackson où il travaillait en tant qu’animateur. On ne s’étonne ainsi pas qu’il ait choisi Elijah Wood (Frodon) pour prêter sa voix à Numéro 9.

 

9-jaquetteShane Acker revient sur son univers et les personnages qu’il a créés : « Ce sont des créatures punk-récup, » explique le réalisateur. « C’est un terme que j’ai entendu dans la bouche d’un fan du court métrage, et je pense que cela correspond très bien au style des personnages qui n’ont pas été conçus comme des jouets, mais pour survivre dans un environnement désolé. J’ai compris qu’il fallait dépeindre leur monde de manière réaliste, en le ponctuant de vestiges d’une époque révolue et de nouvelles formes de vie. Pour le style visuel, Shane Acker avoue s’être inspiré de plusieurs maîtres du stop-motion comme Jan Svankmajer, les frères Quay, et les frères Lauenstein (Numéro 9 était d’ailleurs imaginé initialement comme un film en stop-motion). Enfin pour les paysages urbains, il s’est inspiré des photos de villes européennes détruites pendant la Seconde guerre mondiale et des tableaux fantasmatiques de Zdzislaw Beksinski.

 

Pour créer les personnages muets Numéro 3 et Numéro 4, les animateurs se sont inspirés de suricates et du cinéma muet.

 

image2

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 1.85:1
blue-dot M6 Vidéo, France, disponibilité: 13 janvier 2010

9-2S’il ne s’agit aucunement du plus beau rendu d’une oeuvre d’animation sur support HD, cette édition brille toutefois par son sens aiguisé du détail, et son respect, probant, de l’univers singulier exposé ici. Une profondeur de champ somptueuse oeuvre en permanence, et procure aux images une densité et une élongation de tous les instants. Premiers et arrières plans affichent une superbe subtilité, et les images proposées regorgent de détails, mettant subtilement en valeur les valeurs intrinsèques qui donnent au film son cachet si spécifique. Les contrastes se montrent aussi très probants, découpant les scènes à merveille, et mettant habillement en scène, et en espace, les petites créatures dans cet univers post-apocalyptique. La température colorimétrique ne se montrera pas aussi détonante et exagérée que sur des productions Pixar, mais au contraire, affiche un rendu en phase avec le projet: rouille, terre, poussières, tons ocres et verdoyants, orangeâtres et crasseux viennent parachever ce paysage visuel inouï et d’une fort belle densité. Les matières sont reproduites avec agilité, et il en va de même pour le niveau des noirs (profond et dense). Enfin, saluons les performances du codec AVC, qui allie finesse et sens du détail, et qui, outre quelques fondus un peu postérisés, ne faillit jamais à la tâche, et se cale en symbiose parfaite avec ce qui est représenté à l’écran. Des résultats excellents, pour une galette intègre et très bien portante.

 

son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais et Français (3975 Kbps et 4015 Kbps, respectivement)
blue-dot 24 Bit, 48 Khz 
blue-dot OFFSET: aucun

9-1Deux bandes-annonces (présentées en Full HD 1080p en uniquement en version Française) se lancent lors de l’insertion du disque. Dès l’entame de la lecture, le ton est donné: ce disque se veut 100% DTS, sous ses différentes déclinaisons. La bande-annonce de Démineurs se montre explosive, et affiche un très haut degré de volume, tout comme celle de Twilight Chapitre 2. Toutes deux sont présentées en DTS-HD Master Audio 5.1, et augurent un fort beau spectacle sonore, riche en détails, et en effets divers. Suit le logo M6 Vidéo, court, lui aussi présenté en audio lossless. Il ne sera de même pour le menu, proposé en DTS-HD Master Audio 5.1. Le suppléments sont encodés en DTS 5.1 Plein Débit 2.0

 

Avec Numéro 9, l’auteur a souhaité suggérer un univers intègre et singulier, en lui accordant un maximum de détails graphiques. Il en va évidemment de même d’un point de vue acoustique, et dès les premiers instants, il sera possible de se rendre compte à quel point le design sonore apporte sa part d’expressivité. Le niveau de détail frappe l’esprit lors du réveil de 9. essentiellement situé sur la façade avant, le design sonore réalise des miracles de précision, au fur et à mesure que se déploie cette petite créature. Dense et très imagée, la scène avant propose une superbe stéréophonie et un pouvoir évocateur qui laissent sur le carreau. Peu de temps après, l’ensemble des canaux s’active, et décrit un paysage acoustique d’une superbe richesse, tour à tour ouvert et pertinent, détaillé et évocateur. Le moindre élément scénique récupère une valeur acoustique certaine: vent, poussières, chocs, matières qui s’entrechoquent, bruits métalliques, glissements, frottements, cliquetis… La technique d’hyper-foley (suramplification des détails scéniques sur la voie centrale) est constante, donnant un effet de zoom sonore sur les multiples éléments existentiels de ces créatures. Toujours très réaliste, cette bande-son privilégie le niveau de détail, et n’en oublie pas pour autant de composer un univers sonore à part entière, qui se voit systématiquement chargé en détails intrinsèques. en ce sens, la scène sonore 5.1 se remplit au fur et à mesure des aventures des créatures, proposant, d’une scène à une autre, de très belles variations de ton et de hauteur. Lors des attaques des créatures mécaniques, l’immensité du danger est rendue acoustiquement par un gonflement de la dynamique, et l’ajout d’un très net surcroit de détails. En effet, les monstres mécaniques occupent l’espace avec une précision chirurgicale: chacun de leurs déplacements est rendu avec une sensation d’espace et de mobilité sans commune mesure, et ce, sur l’ensemble des canaux. Une subtilité scénique marquante pour une localisation spatiale expansive et très nette. Le recours au renfort de graves (0.1 LFE) affiche lui aussi une teneur exceptionnelle: profondes, rauques et totalement abouties, les basses fréquences accusent un poids colossal, et suggèrent des descentes de très grande qualité. Elles appuient vigoureusement les scènes les plus agitées, octroyant du poids et de la profondeur à une bande-son dantesque parfois, d’une épatante richesse texturelle et expressive. L’entièreté du registre grave crée un sentiment de fracas et de chaos, de menace palpable et de justesse sonore.

 

Difficile de reprocher quoi que ce soit à ce spectacle acoustique composé avec soin, qui se propose « d’imager » le spectacle via des codes formels aboutis, et atteint totalement son but en proposant u gigantisme des proportions sonores, ainsi qu’une vigueur de tous les instans, sur l’ensemble des canaux. Atmosphères et effets créent un sentiment prégnant et réaliste, que le codec DTS-HD Master Audio 5.1 sublime de part en part. Dès les tous premiers instants, l’avantage d’un codec audio sans pertes saute aux oreilles: la scène sonore est pleine, riche, dense, texturée, extrêmement dynamique, juste et nuancée. Elle affiche un rendu solidifié, « enverguré », et suggère un remplissement optimal de l’espace d’écoute à l’aide d’une absence totale de trous sonores, et d’une plénitude gracieuse et épanouie. Incommensurablement plus dense et habité, ce spectacle sonore dispose d’une richesse et d’une subtilité que nous ne pouvons que chaudement vous recommander.

 

 

interactivite

  • Commentaires audio du cinéaste
  • Court métrage original, en SD, récompensé aux Oscars 2006
  • Scènes coupées
  • Aventure du court au long-métrage (16 minutes environ)
  • Visite des studios (HD)
  • Identité visuelle de numéro 9 (HD)
  • Secrets d’animation (HD)
  • Personnages (HD)
  • Etapes de fabrication (HD)
  • Origines de l’Apocalypse (HD)
  • Les visions de numéro 6
  • Shane Acker, Tim Burton et Timur Bekmambetov (HD)
  • Matériaux (HD)

Durée du film: 79 minutes

Suppléments (incluant le commentaire audio): 119 minutes


evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray
9 blu ray blu-ray-sortie-92 chronique DTS-HD Master Audio 5.1 hd imagepixarhd1080p Kbps lisible en zone B M6 vidéo numéro 9 numero-9-blu-ray numero-9-bluray shane ackner Sound design stéphane roger test blu-ray TOP IMAGE TOP SON zone B

A propos de Stéphane Roger | Cornwall

Rédacteur en chef et créateur du site DTS-Phile.com. Cinéphile, enseignant.
Installations Home-Cinema
Scroll To Top
WordPress SEO fine-tune by Meta SEO Pack from Poradnik Webmastera