29 novembre, 2022 - 12:51
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SHOOT AND RUN: Test Blu-Ray (Zone B)

SYNOPSIS

12-1Lorsque Danny Fisher réussit à appréhender Miles, un redoutable voleur, celui-ci est sur le point de s’enfuir avec un butin de plusieurs millions de dollars. Au cours de l’opération, la fiancée du braqueur est tuée accidentellement.
Après s’être échappé de prison, le génie criminel décide de se venger en obligeant Danny à réussir douze épreuves, douze rounds pour sauver la vie de sa propre fiancée.
Torturant son intelligence autant que ses capacités physiques, Miles n’épargne aucun piège à Danny. Chaque nouveau
round oblige le policier à traverser la ville à un rythme infernal, mettant en danger la vie d’innocents, transformant voitures et bateaux en véritables armes de destruction massive… A chaque round, les risques augmentent et le moindre faux pas peut s’avérer mortel. La course contre la montre commence…


DOSSIER DE PRESSE

Pour Renny Harlin, le film était une opportunité de revisiter le genre. Il explique : » J’espère que 12 Rounds sera le premier d’un nouveau genre de films d’action, un cinéma d’action  » docu-réaliste  » tourné caméra au poing complètement différent des superproductions hollywoodiennes réglées au millimètre. Nous avons donné au film une énergie et un sentiment de réalisme très fort qui reflètent, je pense, beaucoup mieux les goûts et les envies du public d’aujourd’hui. « 

 

12-jaquettePour les scènes d’action infernales de 12 Rounds, Renny Harlin voulait rompre avec le style de tournage traditionnel associé à ce genre de film. Il explique :  » Je voulais un style visuel qui souligne les prouesses physiques de John. Au lieu de le montrer comme un super-héros, nous en avons fait un homme ordinaire. J’ai mis de côté toutes les techniques et tous les outils habituels, comme les travellings avec la dolly ou des grues et les effets visuels, que les gens s’attendent à voir dans les films d’action contemporains. Nous avons imaginé 12 Rounds comme une histoire vraie qui serait vraiment arrivée, et pour la filmer nous avons en quelque sorte envoyé sur le terrain trois équipes de  » documentaristes  » pour fixer l’histoire des personnages sur la pellicule.  » Ce style de tournage  » commando  » a nécessité l’utilisation de plusieurs technologies et de différents types de caméras. Le directeur de la photographieDavid Boyd raconte :  » Nous avons utilisé plusieurs médias, dont des images de vidéo surveillance et des prises de vues aériennes. En se succédant les unes aux autres, elles donnent à 12 Rounds une énergie et un réalisme qui vous saisissent de la première à la dernière image. « 

 

La première version du scénario de Daniel Kunka se déroulait à Chicago, mais le producteur Michael Lake avait une autre ville en tête pour cette histoire, à la fois pour des raisons artistiques et économiques : la Nouvelle-Orléans. Michael Lakeraconte :  » On voit dans ce film bien plus d’endroits de la Nouvelle-Orléans que dans n’importe quel autre film tourné là-bas. La ville participe vraiment à l’histoire. On y voit Ninth Ward, le Quartier Français, le quartier des affaires et Algiers. « 
Renny Harlin ajoute :  » On trouve à la Nouvelle-Orléans une ambiance exotique qui n’existe dans aucune autre ville américaine. « 
Les cicatrices infligées à la ville par le terrible ouragan Katrina étaient encore bien visibles. Ashley Scott se souvient :  » On sentait qu’une catastrophe d’ampleur biblique s’était déroulée, et pourtant, partout autour de nous, les gens reconstruisaient leurs maisons et leur vie. C’était bouleversant. Pendant le tournage, nous avons rencontré des personnes exceptionnelles et avons entendu des histoires incroyables. « 

 


image2

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1
blue-dot Fox (France), disponibilité: 3 février 2010

12-2Globalement, le pressage proposé ici restitue les images rigoureuses du cinéaste avec panache et entrain. Le montage heurté et très mouvementé, pour ne pas dire sportif, suit la cadence via cet encodage AVC qui instille un réel sentiment de Haute Définition, sans pour autant constituer le meilleur titre du moment. Point fort: la palette colorimétrique. Elkle affiche en effet des valeurs très hautes en terme de « chaleur » et donne à voir des images saturées, proches de la sursaturation parfois, preuves d’un étalonnage numérique (trop?) vitaminé en post-production. La définition s’en sort avec les habituels honneurs d’une production typée « Hollywood ». Entendre par là que les premiers plans s’y montrent limpides et détaillés, et que les arrière-plans ne souffrent plus de compression ou d’un affaiblissement du niveau des détails rendus. Fluides et nettes, les images du film (même les plus ridicules) se hissent sans peine à la hauteur des standards actuels, même s’il subsiste un sentiment d’inaccompli, un traitement trop « industrialisé », standardisé pour susciter une réelle émotion, que l’on soit cinéphile ou cinéphage. Vibrantes et dénuées d’un trop plein de grain (ici, sous contrôle), les images demeurent solides et profondes, mettant habillement en valeur l’architecture si spécifique du sud des Etats-Unis, dont les multiples détails sont exposés au grand jour, dans des cadrages scope d’une belle tenue.

 

 

 

son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais, Français DTS 5.1 Mi Débit.
blue-dot 24 Bit, 48 Khz 
blue-dot OFFSET: aucun

12-3A l’image du traitement visuel, cette édition ne déçoit aucunement, blockbuster (raté, ndlr) oblige. Au crédit de cette bande-son, on citera volontiers son emploi constant et tendu du renfort de graves. Le canal 0.1 LFE propose en effet une puissance décuplée, vrombissante parfois, mais souvent épanouie et expansive dans son rendu du bas du spectre, que le codec DTS-HD Master Audio permet d’explorer avec richesse et rondeur, ardeur et puissance. Les séquences les plus musclées établissent un très bon rendu de cette zone du spectre, avec des effets véritablement tendus au niveau du grave, qui n’hésite pas à tapisser la pièce d’une onde porteuse de sens, durablement efficace. D’autres passages ne profitent pas de la même extension vers l’infra-grave, mais redoublent d’efficacité pour étoffer le rendu sonore jusque dans les zones les plus sourdes. Comme c’est bien souvent le cas sur ce genre de productions trop peu productives d’acoustiques créatives, les séquences calmes accusent une  baisse sensible du rendu sonore global, s’effondrant totalement sur l’enceinte centrale, centrale qui, par ailleurs, sur ce titre, manque cruellement d’ambition acoustique, de par un rendu quelque peu sourd et mat, sans vie ni ampleur. Un recul acoustique qui, en de multiples occasions, affaiblit la teneur de la façade avant.

Pour le reste, le mixage demeure très efficace, s’accaparant l’essentiel des canaux, sans pour autant exceller à créer un relief dantesque ou assourdissant. En ce sens, la scène arrière se montre certes patente et présente, mais délaisse volontiers effets subtils ou accrocheurs, au profit d’une extension assez banale de la façade avant, activée dans des scénarios acoustiques bien précis… et finalement assez rares. La caractéristique dominante, outre le renfort constant du canal de graves, demeure la dynamique, incendiaire et endiablée, qui englobe le film et sa bande-son dans un écrin de décibels, sans pour autant jouerla carte de la finesse à tout prix. Puissante, ‘volumique ‘ et quelque peu éparpillée, la dynamique accuse un poids impressionnant, qui ne cesse d’asséner des coups ou des attaques, mais sans ambiguïté, ni ambition artistique clairement établies. Un sentiment de puissance décuplée s’empare de la bande-son dès l’origine du film, mais il semble malheureusement que le mixage et le montage son ne parviennent pas à s’harmoniser avec suffisamment de rigueur et de clairvoyance.

Nuls doutes en revanche sur les vertus du codec audio lossless. La piste son DTS-HD Master Audio 5.1 propose des fréquences étendues, une spatialisation libre de contraintes compressives, mettant ainsi habilement (convenons-en) en avant une débauche de décibels farouches et sauvages, sans générer de zones de distorsion ou de phénomène de pooling. Puissante et envahissante à défaut d’être totalement inspirée et créative, cette bande-son suit la cadence du film avec une certaine bonhomie, et le met en scène sur le plan acoustique non sans efficacité, mais avec une furie guère contrôlée, et des ‘forces sonores’ par trop ‘industrielles’ ou artificielles. De coups d’éclat en explosions, de poursuites endiablées en combats rapprochés, les nuances sont minces, mais la présence et l’agressivité répondent, toujours, présentes à l’appel.

 

 

interactivite

  • Commentaires audio du scénariste et de John Cena
  • Les cascades de John Cena
  • 12 rounds bonus
  • Bêtisier (navrant…)
  • Fins alternatives (totalement inutiles…)
  • La musique de Shoot & Run
  • Vidéos virales (le comble du ridicule…)
  • Bandes-annonces

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evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray

A propos de Stéphane Roger | Cornwall

Rédacteur en chef et créateur du site DTS-Phile.com. Cinéphile, enseignant.

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