30 novembre, 2021 - 01:40
Vous êtes ici: Accueil / Actualités / LE SYNDROME DU TITANIC: Test Blu-Ray

LE SYNDROME DU TITANIC: Test Blu-Ray

SYNOPSIS

« Je n’étais pas écologiste quand j’ai commencé, il y a 30 ans, à voyager de par le monde. J’ai vu la planète se rétrécir sous mes yeux, je suis passé de la conviction insouciante de vivre dans un monde infini et immuable à la conscience d’un monde fini et vulnérable. Depuis presque 20 ans, je me bats avec d’autres pour alerter mais surtout mobiliser face à la menace. Aujourd’hui, le cinéma m’apparaît comme le moyen essentiel pour que chacun puisse à son tour, en France et à l’étranger, s’approprier le constat et partager mes sentiments. Que chacun puisse voir la Terre et l’Humanité telles qu’elles sont et telles que je les ai vues. Que l’Homme retrouve sa propre échelle dans le temps et l’espace. Ce film est un cri d’alarme, ne laissons pas le temps nous dicter le changement, mais aussi un cri d’espoir, saisissons l’occasion pour nous retrouver, mobilisons le génie humain en donnant enfin du sens au progrès. »


Nicolas Hulot

Le Syndrome du Titanic Blu-Ray


DOSSIER DE PRESSE

Le propos des réalisateurs ne se limite pas à un constat environnement. « Je vois bien que toutes les crises – écologiques, économiques, alimentaires et climatiques – se combinent et qu’elles nous mènent droit vers une crise de l’humanité, voire humanitaire », souligne Nicolas Hulot. « Ce film veut inviter chacun à s’interroger sur le sens du progrès. J’ai cru longtemps que la planète était infinie, que la trace de l’homme était insignifiante, que le progrès était un processus linéaire, irréversible, que la science, la technologie et les institutions nous mettaient à l’abri des menaces… Tout cela est un immense malentendu. On a érigé un système qui court à sa perte car il fonctionne sur le principe d’une croissance exponentielle et de ressources infinies dans un monde qui, lui, ne s’étend pas… Quand on aura à gérer une addition de pénuries, notre « vernis de civilisation » risque alors de voler en éclats ! Pas besoin d’être un prix Nobel pour comprendre qu’on arrive au bout du processus. »

 

Que désigne ce syndrome du Titanic ? Nicolas Hulot répond : « Il évoque bien sûr l’attitude des passagers du célèbre paquebot qui continuaient à danser et à festoyer sans réaliser la proximité avec l’iceberg fatal. Autrement dit, si nous ne changeons pas de direction, nous courrons à la catastrophe. Je dirais même que le scepticisme résiduel que j’observe encore chez certains à l’égard du changement climatique, revient à naviguer avec un bandeau sur les yeux par temps de brouillard à fond les manettes dans une mer parsemée d’icebergs… Le paquebot sur lequel nous sommes tous embarqués, c’est la planète Terre. Et nous n’en avons qu’une. »

 

Jean-Albert Lièvre revient sur les contraintes… et les heureuses surprises du tournage : « À Tokyo, nous avons filmé le high-tech, à Lagos la démesure et la misère, à Minneapolis les excès de la consommation dans le plus grand centre commercial au monde : le Mall of America… Toutes ces séquences étaient prévues, mais pas forcément les rencontres humaines que nous y avons faites. C’est ainsi que les homeless se sont imposés dans notre séquence à Los Angeles, et que nous avons découvert les « hommes cages », ces vieillards croupissant en Chine dans des habitats métalliques de quelques mètres carrés, à 200 mètres seulement d’un hôtel de luxe (…) Pour mieux nous faire accepter sur les trottoirs de São Paulo, de Shangaï ou du Caire, nous avons tourné avec des équipes réduites à un maximum de trois personnes. Quand on filme la nature, on passe son temps à pister des animaux qui vous fuient, mais dans les villes, c’est l’inverse, tout le monde vient vers les caméras. Tout l’enjeu est dès lors de se faire oublier. Durant le tournage, le plus souvent je composais le cadre, un cadre fixe et on laissait vivre l’action. »

 

Jean-Albert Lièvre précise le rôle de chacun dans le processus de création :« Nicolas a apporté la dimension politique et moi la vision cinématographique (…) Nous avons beaucoup préparé chacune des grandes étapes (tournage, montage, commentaires, etc). Puis j’ai dirigé les tournages des deux équipes parties filmer durant un an aux quatre coins du monde. Le parti pris visuel est d’une grande simplicité, sans trucage de postproduction, ni mise en scène et privilégiant les plans fixes. Il y a en tout deux travellings et un seul fondu enchaîné dans tout le film ! J’ai tenu à garder cette réalité documentaire. Le film est graphique, mais pas esthétisant. J’aime beaucoup la photo, et en particulier les univers cinématographiques d’Antonioni (notamment Le Désert rouge), de Kubrick, ou des films comme Soleil vert. » Nicolas Hulot ajoute : « Jean-Albert (…) a su retranscrire en images mes craintes et mes aspirations. C’est aussi lui qui s’est occupé de l’univers sonore. »

Breton de coeur et d’origine, nomade de fait, tenté par la médecine,
journaliste par passion, voyageur et observateur par curiosité, Nicolas
Hulot aime rappeler qu’il «n’est pas né écologiste, mais qu’il l’est
devenu». Son parcours, semé de découvertes, d’expériences et de
rencontres qui l’ont mené d’un bout à l’autre du globe, a petit à petit
forgé son combat pour l’écologie et plus largement en faveur d’une
approche plus humaniste du monde.
Après quelques mois passés en fac de médecine, il exerce plusieurs petits
boulots et découvre la photo. Göksin Sipahioglu, créateur de l’agence
SIPA presse lui fait confiance ; Nicolas Hulot fait du photoreportage son
premier métier. Il parcourt ainsi le monde durant 5 ans et est témoin
de faits nationaux et internationaux marquants, notamment en Afrique
Australe ou en Afrique du Sud avec les événements qui ont précédé la fin
de l’apartheid. La photo l’amène naturellement à s’intéresser à la presse
écrite et parlée, et il a l’opportunité d’entrer à France Inter. De 1978 à
1987, il sera journaliste et producteur de plusieurs émissions. Il innove
dans les méthodes de reportages, se faisant acteur d’aventures qu’il
fait vivre en direct à ses auditeurs. C’est ainsi qu’il relève certains défis
comme la descente du Zambèze à la pagaie ou se pose au pôle Nord
géographique avec le 1er aéronef monomoteur. En 1987, le hasard de
la vie le mène à l’audiovisuel, chez TF1. Une simple expérience qui ne
devait durer que quelques mois, et qui se transforme en une véritable
tranche de vie. Depuis 22 ans, Nicolas Hulot a successivement été
producteur et présentateur des émissions «Ushuaïa, le magazine de
l’Extrême» (1987-1995), «Opération Okavango» (1996-1997) et enfin
«Ushuaïa Nature» (depuis 1998).


CRITIQUE SUBJECTIVE

Une oeuvre littéralement sublime, qui marque durablement. Difficile de croire, en l’état, de son insuccès critique et public… La pertinence du discours, la beauté des textes, la magie formelle des images, l’ampleur acoustique de l’ensemble contribuent à susciter l’admiration devant une telle maîtrise et une singularité si intègre. Sans le moindre doute, notre coup de coeur du mois, pour bien des raisons. Une oeuvre à la dramatique acérée, qui préoccupe, inquiète, et se veut résolument négatif, sans pour autant asséner de message forcé.


image2

blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 1.85:1
blue-dot Fox (France), disponibilité: 11 mars 2010

Le Syndrome du Titanic Blu-Ray

Le point fort de cette édition se révèle être, incontestablement, l’aspect global de l’image: des plus argentique, elle se montre très fidèle aux choix de pellicule, et laisse respirer chaque ambiance (urbaine, naturelle etc…). La beauté des cadres vous saisit à chaque plan, en particulier les toutes premières séquences (métro), et cette édition HD met admirablement en valeur la qualité exceptionnelle du montage. La définition, si elle vacille quelque peu, offre une pertinence de détails de premier choix la plupart du temps, et creuse clairement le fossé entre l’édition SD et celle proposée en Blu-Ray. La qualité de la photographie (certains plans affichent une beauté littéralement sidérante) y est pour beaucoup, bien entendu, et se voit investie d’une superbe stabilité et d’un impact visuel décuplé via ce transfert 1080p. Couleurs et colorimétrie, au sens large, profitent d’une belle extension dynamique, offrant un rendu riche et texturé, savoureux et nuancé.

Constitué d’images d’archives parfois, ou d’emprunts marqués (trois plans de Baraka de Ron Fricke, présentés de manière non restaurée, sont repérables), le film propose aussi quelques fluctuations assez dérangeantes lors de certaines occasions. Mais le point noir de cette édition, incontestablement, sont ces amas de pixels mobiles, que l’on jurerait importés d’un transfert DVD… Certains plans fixes accusent de curieux fourmillements dans certaines zones de l’image, affichant des pâtés disgracieux de pixels mobiles, doublés d’un bruit vidéo plus ou moins marqué. Loin d’être secondaires, ces artefacts se remarquent d’emblée, et témoignent d’une absence de rigueur de la part de l’éditeur, au final impardonnables… Néanmoins, le caractère pictural du film se voit totalement préservé, et profite de l’extension offerte par la Haute Définition de manière pleine et entière.

 

son2

blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Français, avec sous sans commentaires de Nicolas Hulot, piste son DTS-HD Master Audio 2.0
blue-dot 16 Bit, 48 Khz 
blue-dot OFFSET: aucun

le syndrome du titanic blu-ray

diapason-bronzeUn savant mélange de sonorités abstraites et concrètes vient tapisser l’espace acoustique du film. Très texturée, la bande-son se voit habillée avec soin et finesse, nuance et amplitude. Quel bonheur de pouvoir faire monter les décibels sans pour autant générer de fatigue auditive. Et de pouvoir suivre la cadence des images avec une piste son libre de toute compression, qui n’hésite pas à amplifier le rendu, et à distiller des micro-détails quasi-organiques qui attestent de la liberté créative qui a présidé le mixage. Impeccable rendu dui codec DTS-HD Master Audio 5.1, qui aère le rendu, rajoute des nuances à foison, orchestre les plans sonores avec vigueur et subtilité, texture le filé orchestral, et, au final, habille totalement la pièce d’écoute de musiques et effets en tout genre, alternant effets directs et ambiances plus secondaires. La clarté de la voie centrale se montre presque idéale, et la finesse de l’ensemble permet un fonctionnement en symbiose parfaite avec les images. Parfois tellurique (canal 0.1 LFE ravageur, sans pour autant jouer la carte de la finesse et de la douceur), la bande-son repose toutefois en grande partie sur la construction architecturale d’un paysage sonore fluide et ouvert, musical et contemplatif. Parfois, les univers sonores des plans évoqués à l’écran prennent vie via le mixage 5.1. En d’autres occasions, l’espace d’écoute se pare de sonorités plus abstraites, plus neutres, mais toujours préserve dans une volonté de construire, d’élever l’ordre formel des images vers d’autres cieux. Jamais bassement illustratifs, les sons orientent finalement les images en leur conférant un écho impressionniste selon le principe de la synesthésie, chère à Baudelaire: « Mode de perception selon lequel, chez certains individus, des sensations correspondant à un sens évoquent spontanément des sensations liées à un autre sens. Le cas le plus fréquent est la synopsie ou audition colorée. » Les signes (notes de musique), les signifiants (images, bruitages…) deviennent figures, puis forment du sens, et élèvent l’apparence esthétique du film. Au travers de la grammaire de l’image et du son (combinées en combinatoires ici), le film évoque et se bâtit en processus de représentation abymé, multi-dimensionnel, presque littéraire.


La réponse en fréquence apparaît libre et sans embuches: aigus filants, médiums charnus et riches, chauds et amples, sonorités suaves et soyeuses… La dimension panoramique de certains « plans sonores » renforce la mise en espace des sons dans l’espace 5.1, tandis que le codec DTS-HD Master Audio embaume le tout dans un écrin de pureté, lavé de toute forme de compromission. A aucun moment cette bande-son n’apparaitra terne ou assoupie, détériorée sur le plan technique. Le confort auditif et ‘l’expansivité’ des sons employés et mis en forme autorisent un voyage sensoriel parfois fracassant, parfois reposant, souvent brillant et inspiré. La présence de son lossless se repère dès l’entame du film. Il crée ce sentiment de propreté et de transparence, de cristallinité sereine qui sied si bien au film écrit par Hulot.


En ouvrant son mode de perception, la bande-son (surtout, vous l’aurez compris, en DTS-HD Master Audio sans pertes) crée une forme de méditation impressionniste. Plus orientée vers l’impression suscitée (d’où la création de cette bande-son après le tournage, en post-production) que par les détails eux-même, cette bande-son colorée et au final bigarrée dispose de son prope pouls, de ses propres palpitations, que le mode multicanal permet de mettre à nu, d’amplifier, d’extérioriser. On ne pouvait rêver meilleur allié.

 


interactivite

  • Teaser (SD)
  • Galerie photo (HD, deux minutes environ)
  • Scènes inédites
  • Débat avec Nicolas Hulot

[adfever type= »product » value= »11620320″]

evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray



1080p 16 Bit blu ray chronique DTS-HD Master Audio 5.1 DTS-Phile Fox FPE hd images-de-lacoustique Jean-Albert Lièvre le syndrome du titanic le-syndrome-du-titanic-1080p le-syndrome-du-titanic-dvd-test le-syndrome-du-titanic-tournage Nicolas Hulot Sound design stéphane roger test blu-ray test-blu-ray-titanic test-blu-rey-prince-of-persia-fourmillement test-le-syndrome-du-titanic titanic-bluray-test titanicorchestre zone B

A propos de Stéphane Roger | Cornwall

Rédacteur en chef et créateur du site DTS-Phile.com. Cinéphile, enseignant.
Installations Home-Cinema
Scroll To Top
WordPress SEO fine-tune by Meta SEO Pack from Poradnik Webmastera