29 novembre, 2022 - 12:11
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MOULIN ROUGE: Test Blu-Ray

SYNOPSIS

mr-posterChristian, un jeune poète désargenté fraîchement débarqué à Paris, se fait entraîner par Toulouse-Lautrec et ses amis dans la folle vie parisienne. Il croise sur sa route Satine, courtisane et meneuse de revue au Moulin Rouge, dont il tombe amoureux. On lui confie l’écriture d’une revue pour le cabaret. Mais le Duc, un aristocrate aisé qui finance le projet, a des vues sur Satine…

 




Breton de coeur et d’origine, nomade de fait, tenté par la médecine,
journaliste par passion, voyageur et observateur par curiosité, Nicolas
Hulot aime rappeler qu’il «n’est pas né écologiste, mais qu’il l’est
devenu». Son parcours, semé de découvertes, d’expériences et de
rencontres qui l’ont mené d’un bout à l’autre du globe, a petit à petit
forgé son combat pour l’écologie et plus largement en faveur d’une
approche plus humaniste du monde.
Après quelques mois passés en fac de médecine, il exerce plusieurs petits
boulots et découvre la photo. Göksin Sipahioglu, créateur de l’agence
SIPA presse lui fait confiance ; Nicolas Hulot fait du photoreportage son
premier métier. Il parcourt ainsi le monde durant 5 ans et est témoin
de faits nationaux et internationaux marquants, notamment en Afrique
Australe ou en Afrique du Sud avec les événements qui ont précédé la fin
de l’apartheid. La photo l’amène naturellement à s’intéresser à la presse
écrite et parlée, et il a l’opportunité d’entrer à France Inter. De 1978 à
1987, il sera journaliste et producteur de plusieurs émissions. Il innove
dans les méthodes de reportages, se faisant acteur d’aventures qu’il
fait vivre en direct à ses auditeurs. C’est ainsi qu’il relève certains défis
comme la descente du Zambèze à la pagaie ou se pose au pôle Nord
géographique avec le 1er aéronef monomoteur. En 1987, le hasard de
la vie le mène à l’audiovisuel, chez TF1. Une simple expérience qui ne
devait durer que quelques mois, et qui se transforme en une véritable
tranche de vie. Depuis 22 ans, Nicolas Hulot a successivement été
producteur et présentateur des émissions «Ushuaïa, le magazine de
l’Extrême» (1987-1995), «Opération Okavango» (1996-1997) et enfin
«Ushuaïa Nature» (depuis 1998).

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blue-dot CODEC VIDEO: AVC
blue-dot 1080p
blue-dot FORMAT: 2.35:1
blue-dot FOX (France), disponibilité: octobre 2010 (zone B)

moulin rouge blu-ray

Globalement, cette édition HD délivre un rendu visuel totalement chatoyant (colorimétrie absolument somptueuse et relevée, cadres en CinémaScope rehaussés…), offrant des images généralement denses et souvent extrêmement piquées, pour ne pas dire hautement détaillées. Les visages des acteurs remplissant le cadre en Cinémascope se montrent absolument superbes de présence et de densité, révélant des sensations visuelles inédites, le tout rehaussé par une finesse dans le rendu qui impose régulièrement le respect le plus total. La définition affiche de superbes valeurs une fois écoulées les cinq premières minutes, stylisées et douces. La fluidité du codec AVC ne laisse transparaître aucun défaut et parvient à suivre la cadence d’un montage souvent syncopé avec délectation. Les couleurs et l’intégralité de la température colorimétrique permettent de redécouvrir totalement l’oeuvre dans toute sa richesse chromatique: ainsi, fini les « bleeds » au niveau des rouges denses. L’ensemble respire et marque durablement les rétines, exacerbant par la même occasion la dimension baroque de ce long métrage hors-normes. Contrastes et luminosité se montrent frappants de profondeur, avec un rendu des noirs d’une profondeur et d’une densité que l’on ne soupçonnait pas. Globalement, ce pressage HD éblouit et étonne de plan en plan, et parvient à respecter la cinégénie si spécifique appliquée par le cinéaste à ses images tout en proposant un rendu visuel contrasté, aux aspects riches et variés, d’une luxuriance chromatique que le format Blu-Ray permet de mettre en lumière comme jamais auparavant. Une réussite totale et aboutie.


 

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blue-dot DTS-HD Master Audio 5.1: Anglais.  Français, talien etc… sont proposés en DTS 5.1.
blue-dot 24 Bit, 48 Khz
blue-dot OFFSET: aucun

moulin rouge blu-ray

Voici ce que nous avions pu écrire au sujet de l’édition DVD du film, sorti il y a de cela quelques années: Pour la musicalité du rendu, de la fluidité ou de la dynamique, c’est vers la piste DTS qu’il conviendra de se diriger. Sur ce plan là, c’est du tout bon. L’enceinte centrale est proposée en pleine bande: bénéficiant d’une qualité réellement hi-fi lors des passages chantés, elle fait rayonner les voix avec une chaleur, une clarté (formidable, vraiment) et une présence fort bienvenus. Pour le reste, la disposition dans l’espace sonore de même que le design sonore sont somme toute assez traditionnels, calmes et posés, même si des instants furieux s’emparent de la bande-son et font éclater tous les canaux. Lorsque la bande-son s’envenime, c’est à dire régulièrement, il est difficile d’y déceler un défaut dominant. Cependant, même à fort volume ou dans les moments chargés, l’impression que rien ne brille vraiment domine… Pas de folies dans la réponse en fréquence… Bref, nous avons entendu mieux, et la folie (bien réelle celle-la) musicale qui émane du film aurait du s’inscrire dans un ensemble plus virulent au niveau de l’expressivité (ici bien réhaussée en DTS) et de la créativité. Cette déception est tempérée par les ‘bulles d’énergie’ que dégagent la plupart des chansons du film: solidement ancrées au coeur des haut-parleurs, elles éclatent avec une énergie symphonique et une fidélité particulièrement flatteuses sur la piste DTS. Le caisson s’en donne à coeur joie et s’offre des élans assez créatifs par moments. La chaleur de cette bande-son est davantage représentée lors de deux chansons: Elephant Medley et One Day I’ll fly Away. Le grain des voix, palpable, accentue l’émotion musicale et révèle une esthétique sonore certaine.

moulin rouge blu-ray

Qu’en est-il donc avec cette édition Blu-Ray, censée supplanter sans peine le rendu DVD via le choix du codec DTS-HD Master Audio 5.1? Après les quelques dissipations inhérentes au codec DTS Mi Débit de la précédente édition SD, cette édition Blu-Ray permet, à nouveau, de redécouvrir (presque) totalement le film. Si certains dialogues se montrent enterrés ou peu frappant, les passages musicaux et chantés affichent une propreté spectrale et une réactivité symphonique qui marquent. Le mixage y récupère une largeur et une spatialisation discrète jusqu’à présent aux abonnés absents. La musique, ou plutôt les musiques ne subissent plus de distorsion mais proposent une fidélité accrue et une réactivité multicanaux qui incite à faire grimper très haut les décibels au niveau de l’amplificateur sans avoir à subir de déformation(s). L’espace sonore se creuse davantage, et la musique prend vite au coeur même des diffuseurs (les enceintes), en y rajoutant une finesse de rendu qui prend très vite la voie d’une musicalité exacerbée. La proximité des voix lors des chansons accentue et multliplie l’émotion. Elles sont rendues, comme ce fut le cas sur l’édition DVD, avec une chaleur et une justesse tonale qui frisent, pour peu, le réalisme ultime. Sensationnel, et le mot est faible. Certes, le mixage et le design sonore demeurent finalement assez frontaux, mais cette piste HD lossless s’autorise une envergure acoustique davantage appuyée tout en étant plus large et proche à la fois, et un recours à la scène arrière plus poussé, aux basses fréquences musicalement porteuses et très appuyées lors des passages opportuns. Vitesse et précision des sons font ici chambre commune, amplifiant par la même les émotions musicales qui gagnent en présence, en stabilité, et en clarté sonore. Dans son grand ensemble, le son s’étage et se répand avec tact et précision, finesse et réalisme orchestral, emportant les masses sonores dans un tourbillon sensoriel que nous vous suggérons d’écouter plus haut que d’habitude. La dynamique devient souvent un atout de choix, stupéfiante par moment, et capable de grands et vifs excès. La gestion de toutes ces masses sonores et ces remplissements du champs surround gagne énormément de ces 24 Bit de définition, qui permettent d’étager les sons et les textures sans perdre en justesse ou heurter l’oreille, ici bien plus sollicitée et rigoureuse en raison de l’omniprésence de la musique et de l’immanence des chansons (connues pour la plupart, du reste). La réponse en fréquence étonne par la justesse du rendu des timbres, et l’ampleur conséquente des passages orchestraux. Une solidité et une architecture sonore sonore de premier ordre amplifiée et rehaussée par le codec DTS-HD Master Audio qui extirpe un grand nombre de détails, affichant une « brillance » et une « pétillance » fort à propos, capable de puissants emballements, et riche d’une qualité de projection acoustique tout à la fois claire, pertinente, massive et juste. A nouveau, il s’agit d’une réussite, vibrante et sensorielle, qui dispose de suffisamment de pouvoir de séduction pour apporter des frissons lors des passages clé comme Elephant Love Medley ou One Day I’ll fly away (déjà présents sur les disques de Démo DTS au format DVD, mais loin, très loin de rivaliser avec la précision acoustique offerte sur cette édition Blu-Ray limpide comme du cristal).

 

interactivite

moulin rouge blu-ray

Tous les suppléments présentés ici le sont en HD (1080i ou p) et VOSTF:

  • Spectaculaire, spectaculaire ! : Mode PiP avec commentaire audio de Baz Luhrmann, Catherine Martin (directrice artistique), Donald McAlpine (directeur de la photographie) et Craig Pearce (co-scénariste)
  • Commentaire audio avec Baz Luhrmann, Catherine Martin, Donald McAlpine et Craig Pearce
  • Un mot de Baz Luhrmann (1min 58s)
  • Une aventure créative (11min 04s)
  • La maison de Iona (7min 11s)
  • Le making of Moulin Rouge (25min 55s)
  • Archives inédites :
  • – Father & Son (6min 22s)
  • – Premier montage du rap de Zidler (3min)
  • – Baz incite les artistes à se lâcher totalement (5min 16s)
  • – Être embrassé, effleuré… (1min 51s)
  • – Nicole et Jim répètent chez Iona (1min 25s)
  • – Première chorégraphie de Nicole et Ewan (2min 29s)
  • – La gigue de Zidler (42s)
  • – Diriger l’homme dans la lune (3min 34s)
  • – Mettre en scène Like a Virgin (2min 21s)
  • – La fin heureuse du Duc (1min 02s)
  • – Le tango de la jalousie – premiers tests (2min 37s)
  • – Répétitions – le tango de la jalousie (3min 31s)
  • – Répétitions – la scène de ravissement (3min 45s)
  • – Sur le plateau de Toulouse tonight (1min 05s)
  • – Premiers essais vocaux de Nicole Kidman – Sad diamonds (1min 38s)
  • Les stars :
  • – Nicole Kidman dans le rôle de Satine (3min 44s)
  • – Ewan McGregor dans le rôle de Christian (3min 23s)
  • – John Leguizamo dans le rôle de Toulouse (2min 31s)
  • – Jim Broadbent dans le rôle de Zidler (2min 29s)
  • – Richard Roxburgh dans le rôle du Duc (2min 44s)
  • Les scénaristes :
  • – Interview des scénaristes Baz Luhrmann & Craig Pearce (4min 09s)
  • – Craig Pearce lit la première ébauche du scénario (2min 29s)
  • La conception :
  • – Interview de la chef déco et costumière Catherine Martin (6min 49s)
  • – Interview du co-costumier Angus Strathie (2min 22s)
  • – Évolution de l’intro (4min 38s)
  • – La fée verte (3min 57s)
  • – Le moulin (2min 12s)
  • – Chez Christian (2min 35s)
  • – La piste de danse (2min 56s)
  • – Le jardin des délices (3min 04s)
  • – La tour gothique (1min 44s)
  • La chorégraphie :
  • – Can Can – scène rallongée (4min 49s)
  • – Tango – scène rallongée (5min 58s)
  • – Hindi – scène rallongée (3min 39s)
  • – Coup d’état – scène rallongée (57s)
  • – Interview du chorégraphe John « Cha Cha » O’Connell (6min 14s)
  • La musique :
  • – Voyage musical (9min 54s)
  • – Pot pourri de chansons d’amour (4min 28s)
  • – Interview Fatboy Slim (3min 56s)
  • – Lady Marmalade (4min 33s)
  • – Come what may (4min 15s)
  • – One day I’ll fly away (3min 57s)
  • La salle de montage:
  • – Interview de Jill Bilcock et Baz Luhrmann sur le montage (3min 46s)
  • – Maquettes de prévisualisation du réalisateur (4min 40s)
  • Documents internet Toulouse tonight :
  • – Introduction (57s)
  • – Can Can (2min 05s)
  • – Les bohèmes (2min 06s)
  • – Le Duc (2min 08s)
  • – Christian (2min 29s)
  • – Les extras (2min 09s)
  • – Satine (2min 15s)
  • – L’équipe du film (2min 21s)
  • – Une journée avec Toulouse (2min 37s)
  • – La fin (2min 28s)
  • Marketing :
  • – Moulin Rouge autour du monde (2min 10s)
  • – Bande-annonce cinéma (2min 26s, VO)
  • – Bande-annonce japonaise


evaluation

Note image Note Image
Note DTS Note DTS
Note mixage Note mixage
Note dynamique Note dynamique
Note scene arriere Note scene arriere
Note dimension Note dimension
Note interactivite Note interactivite
Note globale Note globale
Note interet du blu-ray Note interet du blu-ray


A propos de Stéphane Roger | Cornwall

Rédacteur en chef et créateur du site DTS-Phile.com. Cinéphile, enseignant.

2 commentaires

  1. Une magnifique édition, hautement recommandée, et proposée au petit prix de 20 €.

    Indispensable.

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